12
juil
09

Billet d’humeur d’Oceanlook…

Oceanlook est en vacances. Et pour dégoûter ceux qui n’y sont pas encore ou qui n’y sont plus, il rajouterait qu’il est en Corse, qu’il fait une chaleur de folie, et que la mer, c’est super!

Pendant ce temps, Michael Jackson continue sa résurrection. Non non non, il ne s’agit de rumeurs idiotes d’un blog minable qui ne vaut pas mieux qu’Ici Paris, mais d’une réalité bien observable. En effet, et c’est bien malheureux, la mort rend populaire. Plus que jamais. Malheureusement.

Le King est de nouveau le King.

 

Il est plus fort que la crise! Il est plus fort que la grippe A et son armée de porcs! Il est plus fort que Sarkozy et son armée de.. (non, pas de porcs, quand même, on nous surveille!…), plus fort que “Barack Obama killing a mouche”‘! Michael Jackson a la cote. Il est redevenu le plus grand, sauf auprès de Mr. Morin qui préfère toujours Madonna (mais les goûts musicaux de Mr Morin, on s’en fout!)

Depuis bientôt trois semaines, les médias s’agitent comme des bourdons. Oui, cet été, ils auront autre chose à traiter comme sujets que la foire au boudin de Saint-Saucisse et les concerts foireux de David Guetta. Et, quand la magie des télévisions s’opère, on en croit à peine ses yeux. Ils tirent sur le sujet au maximum, flashs sur flashs, émissions spéciales sur émissions spéciales, clips sur clips, etc… C’est effrayant de contaster à quel point cette couverture médiatique a de l’influence. Quand je vois mon vieux pépé de voisin de 85 ans s’essayer au “Moonwalk” devant sa femme, pas tellement plus fraiche, qui chante “Billie Jean” sur l’air de l’Hymne à l’amour, j’ai envie de crier STOP!

Michael est mort, Jackson est immortel.

Michael Jackson est aussi plus fort que Jesus Christ. Pour preuve, petit retour en arrière. Il y a trois ans , Jackson était un monstre, pire que George Bush et Oussama réunis dans le même bac à sable! Trainé en justice pour pédophilie par des parents de pseudos-victimes plus intéressés par le téléviseur Phillips à 10000 dollars que par la situation de leurs enfants, le King sera acquitté. Mais sali. Jusqu’à sa mort. Aujourd’hui son décès a un effet Karsher. Et même jusqu’à ceux qui l’ont accusé, qui reviennent sur leurs témoignages. Dommage. C’est trop tard.

Aujourd’hui, les médias, en grande partie accusateurs, les fans qui restent les seuls fidèles, les hypocrites et les menteurs dansent devant son cercueil, ont regardé son hommage au Staple Center et écouteront “Thriller” jusqu’au bout. C’est le lot des légendes, adorés et detestés par ce qui fait leur nature: le public, lunatique et cruel.

Oceanlook.

11
juil
09

Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non. C’est Superman.

C’est les vacances pour Absolute Zone. Xidius va prendre son pied en allant voir des groupes en live, Mystermask va en suisse voir des films et Dailymotion fait je sais pas quoi, mais ne veut pas nous donner le Critika du mois. Et que fait Bigorneau quand il est en vacances ? Il lit des comics. C’est pour cela que aujourd’hui, je vous ai sélectionné 3 histoires, qui m’ont particulièrement plû, autours du dernier fils de Krypton, Superman.

Superman : Droit du Sang (VO : Birthright)

Superman : Droit du Sang (VO : Birthright)

Vous n’y connaissez rien à Superman (ce qui m’étonne, mais passons), alors je ne peux que vous conseiller Superman : Droit du Sang. Mark Waid revisite les origines du héros de Jerry Siegel et Joe Shuster en les rendant plus modernes. Jor-El, un scientifique de Krypton, se voit obligé d’envoyer son fils, Kal-El, sur Terre pour lui éviter une mort certaine sur sa planète natale, sur le point d’exploser. Arrivé sur notre bonne vieille planète, Kal-El est retrouvé et adopté par deux fermier du Kansas, Jonathan et Martha Kent. Presque adulte, il ressent le besoin de quitter son foyer pour visiter en long en large et en travers ce monde qui n’est pas le sien. Le célèbre scénariste Mark Waid réécrit soigneusement dans ce récit en douze parties toute la mythologie et les origines de l’Homme d’Acier. Pourquoi est-il parti à Metropolis ? Comment a t-il rencontré Lois Lane ? Comment est-il devenu si ennemie avec Lex Luthor ? Autant de réponse dans cette épopée bourrée de références aux premiers épisodes dédiés au héros (comme cette planche où Clark Kent jette une voiture, comme il le faisait sur la couverture de Action Comics #1 en 1938). La partie graphique de l’œuvre, réalisé par Leinil Francis Yu (que l’on peut voir à l’œuvre en ce moment dans Secret Invasion) est magnifique. Sa vision de Krypton et de sa technologie est assez impressionnante, ainsi que sa facilité à dessiner des scènes de combat compréhensibles et jouissives. Une œuvre intemporelle parfaite pour les néophytes. La série a été publié chez Panini dans la collection DC Anthologie (quelqu’un me dit dans mon oreillette qu’il faut cliquer sur la couverture).

Superman : Identité secrète (VO : Secret Identity)

Superman : Identité secrète (VO : Secret Identity)

Autre histoire sur Superman, mais dans un registre totalement différent, et pour cause. Superman Identité Secrète relate la vie (de l’adolescence jusqu’à la mort) d’un habitant du Kansas qui s’appelle Clark Kent. Ses parents, dont le nom de famille est “Kent” ont trouvé marrant d’appeler leur fils “Clark”. Mais, forcement, ce nom si connu est sujet à de nombreuses moquerie et boutades (comme lui offrir des comics Superman). Mais, un jour, l’inimaginable ce produit et le jeune Clark découvre qu’il peut… voler. Mais… Comment ? Pourquoi ? Est-il bien humain ? Autant de questions que le jeune garçon va se poser, et par conséquent, poser au lecteur. Cette oeuvre, en 4 longues parties, est un petit bijoux d’originalité. Le scénariste Kurt Buisiek nous plonge dans l’esprit d’un jeune homme qui se découvre des pouvoirs et va nous raconter sa vie. Un récit très plaisant à lire car on se prend d’amitié avec ce Clark Kent que l’on va voir passer de l’adolescence à l’âge adulte et même mourir. En plus d’un scénario habille, Identité Secrète jouit de la présence du très talentueux Stuart Immonen (dessianteur de Nextwave, dont je vous en ai parlé dans mon tout premier article) aux commandes. L’artiste peint des planches absolument renversantes, d’une poésie et d’une beauté rare. Un récit vraiment très accessible et très plaisant à lire. La série à été publié dans deux tomes en France : le premier aux éditions Semic, épuisé mais pas introuvable, et le second chez Panini Comics.

All Star Superman

All Star Superman

Ah ! Voici mon dernier coup de coeur (ou devrais-je dire “grosse claque”) en date : All Star Superman. Ce récit totalement hors continuité raconte l’histoire d’un Superman qui, suite au sauvetage d’une capsule près du soleil, mis en danger à cause de Lex Luthor, va faire une overdose de rayon solaire, ce qui aura pour conséquence de détruire ses cellules. En d’autres termes, Superman va mourir ! C’est l’occasion de faire une sorte de tournée d’adieu en, par exemple, révélant son secret à Lois Lane ect… Cette série de 12 épisodes écrite par Grant Morrison est de loin la meilleure qu’il m’est était donné de lire sur le personnage. Et je pèse mes mots. Morrison prend un réel plaisir à écrire sa version de l’Homme d’Acier, en réécrivant tous les personnages comme Lois Lane, ou Jimmy Olsen, et rend un hommage à tout les artistes qui ont contribué à la mythologie du personnage, le tout en écrivant un récit moderne, touchant et magnifique. Le scénariste place des références (scénaristiques et/ou visuelles) dans chaque planche de son oeuvre. Mais la virtuosité de cette série ne serai pas la même sans le célèbre Frank Quietly. Son travail sur la série est simplement remarquable. Le trait de l’artiste, si fin et precis, donne vie à un Superman iconique et éblouissant. Le dessinateur signe des planche sublimes, empreint d’une réel nostalgie. La série à d’ailleurs été nommé au derniers Eisner Awards (et j’en parle ici). Une magnifique série, qui convient plus aux lecteurs confirmé qu’au néophytes. Malheureusement, la publication VF est chaotique. Les 4 premiers épisodes de la série ont été publié dans les premiers numéros du bimensuel “All Star Superman”. Puis, après l’arrêt de cette parution, la série a été publié dans plusieurs “Superman & Batman HS”, dont le 1, le 2, le 5 et le 7. Mais vous pouvez acheter les 2 TBP VO sur amazon US (mais là, faut vraiment être balèze en anglais).

Voilà les 3 histoires de Big S qui m’ont le plus marqué. Je n’ai pas encore lu “The Man of Steel” ou encore “La mort de Superman”, qui sont présentés comme des chefs d’œuvres incontournables par certains, mais je compte bien me rattraper, cette été justement.

Bigorneau, qui a un slip par dessus son pentalon.

10
juil
09

Festival du film fantastique de Neuchâtel

Comme certains le savaient, j’ai eu l’occasion la semaine dernière d’assister au NIFFF, c’est à dire le Neuchâtel International Fantastic Film Festival, dans ce joli pays que j’ai eu l’occasion de découvrir pour la première fois : la Suisse, et dans cette encore plus magnifique ville : Neuchâtel. C’est dans ce cadre magnifique de cette ville médiévale, regorgeant de soleil et entouré de jolies filles à n’en plus savoir que faire que j’ai donc assisté à mon premier festival de cinéma, et ce fut une excellente semaine.

nifff2009

Le NIFFF existe depuis 9 ans maintenant et essaye d’élargir le cercle du film fantastique qui reste cloîtrer et perçu par le grand public comme les films gore ou de SF. Et c’est avec en moyenne 4h00 de sommeil par nuit et 23 films (seulement, j’aurais pu en voir 70 mais je n’aurais ni dormi ni mangé) que le fantastique envahi de plus en plus nos écrans, et qu’il serait idiot de réduire le fantastique aux films de genre. Et tout y est passé, comédie, histoire d’amour, animation, SF, gore, horreur, drame etc.

Dans tous les films que j’ai pu voir, il y avait clairement du bon et du moins bon (voir du très mauvais). J’ai obtenu mon accréditation presse par CloneWeb et tout ce que j’ai vu est à lire ici.

Mais surtout, je vais revenir sur plusieurs films qui m’ont marqué. J’ai d’abord eu l’immense honneur, dans le cadre de “carte blanche au président du jury” (qui cette année était Bong Joon-Ho, réalisateur de “The Host”), de découvrir sur grand écran “The Thing” de John Carpenter qui fut probablement une des plus grosses claques que je me suis prise pendant le festival.
Nous avons aussi eu le droit à trois rétrospectives, celle de William Castle, cinéaste des années 50 qui créait des interactions avec son public (comme voter pour le sort d’un personnage, ou même signer une assurance vie avant le film), une rétrospective Catégorie III (cinéma hong-kongais ultra gore, c’est l’équivalent de l’interdiction aux moins de 18 ans) et enfin une rétrospective du cinéma de genre scandinave (où je n’ai eu l’occasion de ne voir qu’un seul film).
En association avec le festival, la ville de Neuchâtel avait organisé un cinéma en pleine aire où j’ai eu probablement l’une des plus belles expériences cinéma de ma vie. C’était lors de la projection de “Brendan et le secret de Kells”, le film était simplement sublime, et le cadre était parfait (ciel étoilé, petite brise), le tout me plongeant alors dans un état presque second.
Je ne m’attarderais pas sur les résultats du festival que vous pourrez trouver ici, si ce n’est que le grand gagnant est “Fish Story”. Voici donc les films qui ont réellement attiré mon attention lors du NIFFF.

  • Connected, de Benny Chan

Cellular à la sauce Hong-kongaise, ça vous tente ? C’est ce que propose ce remake du film de David R. Ellis.
Thriller très sympathique quoique très tiré par les cheveux (on pense notamment à la course-poursuite complètement folle). Et le tout donne un excellent film très bien ficelé où on est tenu en haleine jusqu’au bout.
La réalisation approche la perfection et le jeux des acteurs est tout bonnement excellent. On est aussi étonné de voir avec quelle facilité on passe du rire à la tension. On passe un très bon moment.

  • Brendan et le secret de Kells, de Tomm Moore

Chef d’oeuvre? Pas loin. Brendan et le secret de Kells est une merveille. L’animation n’est pas sans rappelé celle de Samurai Jack et celle-ci adepte un style proche des enluminures. On en prend pleins les yeux de bout en bout. On regrette juste le fait que le film soit vraiment destiné aux enfants, le scénario reste donc très simple et parfois un peu brouillon (les ellipses ne sont pas très bien amenées). Pourtant, les thèmes abordés lors du récit sont très adultes et certains personnages pourront parfois faire frissonner de frayeurs les plus jeunes. Le dvd sort le 19 aout en France.
Sublime.

  • Tears for sale, de Uros Stojanovic (Charleston et Vendetta en VF, sortie le 12 août)

Très bonne surprise que ce film serbo-croate produit par Luc Besson. Après la première guerre mondiale, des villages serbes sont décimés d’hommes. 2 soeurs qui n’ont jamais connu la chaleur corporelle des hommes décident alors d’en ramener au village.
Véritable conte de fée pour adulte, qui présente cependant quelques défauts (des longueurs et vraiment trop de ralenti), on ne s’ennuie pas, et surtout, c’est très drôle (le film est complètement au second degré). Bourrer d’effets spéciaux, c’est visuellement très beau. Bonne surprise donc.

  • Fish Story, de Yoshihiro Nakamura (le gagnant)

4 histoires à 4 époques différentes. Toutes celles-ci ont un lien entre elles et vont permettre de sauver le monde. Un film complètement atypique donc et quelque peu loufoque, et ici, tout est très bien écrit. Malgré quelques longueurs, Fish Story est une petite merveille. On appréciera les clins d’oeil à différents films cultes (Star Wars, Karaté Kid).
On peut parfois penser que le film se perd dans ses époques, mais les connections entre les histoires montrées à la fin du film nous font comprendre que tout a son importance.

  • Moon, de Duncan Jones

Mon coup de coeur de la compétition internationale. Sam Rockwell (la ligne verte) incarne un astronaute envoyé pour 3 ans sur la Lune. Il arrive à la fin de sa mission jusqu’à ce qu’il se retrouve nez-à-nez avec son clone.
C’est ici le premier film de Duncan Jones, fils de David Bowie, et c’est très réussi. La réalisation est impeccable, Rockwell est époustouflant, le scénario est jamais vu, mais surtout, gros point fort du film, on est ravi de voir que Duncan Jones utilise très peu les CGI pour laisser la place aux décors à l’ancienne et autres maquettes. Le tout accompagné de la musique, certes minimalistes, mais non moins magnifique, du maître Clint Mansell (the Fountain). Un véritable bijou.

Ca a aussi été l’occasion pour moi de rencontrer deux réalisateurs à suivre de très près. Olivier Beguin, réalisateur suisse du court-métrage Dead Bones qui prépare un long et Talal Selhami, qui commence le tournage de son premier film en octobre au Maroc, “Mirages”.
J’essayerais quant à moi de retourner l’année prochaine et surtout d’aller au festival de Sitges en octobre, pour les 30 ans d’Alien!

(Les critiques sont celles que j’ai écrite pour CloneWeb.net)

09
juil
09

Revue de concert : Simple minds

One day we’ll return here when the belfast child sings again

Quoi de mieux qu’entamer cet été de concert par l’immense groupe écossais, Simple Minds. Ils étaient hier soir à lOlympia et j’ai pu les voir pour la deuxième fois.

olympia

Pour ceux qui ne connaissent pas, Simple Minds est un groupe écossais existant depuis 1975. Il est mené par Jim Kerr, le chanteur, Charlie Burchill à la guitare, Eddie Duffy à la basse, Mel Gaynor à la batterie et Andy Gillepsie aux claviers. Leur chanson la plus connue reste Don’t you (forget about me)

Le concert s’est ouvert hier sur The Silencers (groupe aussi écossais des années 85) qui fut une excellente surprise, puis, ils ont laissé place à Simple Minds.
Et c’est parti pour pas loin de 2h30 de folie. On sent que le groupe est vraiment soudé et il y a une réelle complicité avec le public. Mais surtout, Jim Kerr est incroyable. A 50 ans, malgré sa petite bedaine, il saute, court, danse, fait des acrobaties et parfois même le grand écart, il a une pêche extraordinaire et nous la transmet (le public français était étonnamment en forme).

Sans titre-1

Les Minds n’hésitent pas à alterner nouveaux titres (le dernier album Graffiti Soul est sorti en mai) et morceaux cultes le tout dans une cohérence parfaite donnant alors un concert magique (j’ai eu tous les morceaux que je voulais entendre, j’étais donc comblé), les chansons de Graffiti Soul s’intégrant parfaitement avec les titres cultes que l’on connait . Je n’ai évidemment rien à redire sur la performance artistique et musicale du groupe, qui utilise la même recette depuis 30 ans, et depuis 30 ans, ça marche! J’ai aussi beaucoup apprécié la mise en avant de la guitare électrique (plus en accord avec le dernier album) par rapport aux versions studios. Certes, certains pourront toujours dire qu’ils ont pris un coup de vieux (à raison) ou que le son de l’Olympia était mauvais (pas pour moi en tout cas, j’ai dû être bien placé), reste que Jim Kerr et sa bande malgré leur cinquantaine avancée gardent une force d’esprit absolument incroyable et une énergie nous entrainant avec eux au fil des chansons. On retiendra la sublime version d’une des plus belles chansons au monde (et je pèse mes mots), Belfast Child, j’en frissonne rien qu’en y repensant, et la présence de nombreux morceaux de New Gold Dream.

Sans titre-2

Simple Minds est un groupe taillé pour la scène, clairement, et surtout, Simple Minds est éternel. Je vous laisse avec la setlist et un live de Belfast Child.

setlist

Moscow Underground
Stars
Rockets
See the Lights
I Travel

Waterfront
Hypnotized
Stay Visible
Different World
Don’t you (forget about me)
Big Sleep
Promised you a miracle
Hunter & the Hunted
New Gold Dream
Glittering prize
Someone Somewhere
Alive and kicking

Home
Belfast Child

Sanctify

This is it
Ghostdancing

Merci à Bruno pour les photos (son album est là)

http://www.youtube.com/watch?v=ZhaHLoK3CF
08
juil
09

Revue de concert : Nine Inch Nails

Ce mardi 7 juillet fût une journée très chargée. Certains pleuraient durant la cérémonie en hommage à Michael Jackson, d’autres devant les résultats du Bac ou encore devant la cuvette de leurs toilettes. Et d’autres avaient des préoccupations tout autre, à commencer par Xidius qui s’est rendus avec d’autres personnes au Zénith de Paris pour accueillir le seul, grand et unique Trent Reznor pour sa dernière performance dans la capitale (la dernière en France à lieu à Nîmes à la fin du mois) dans le cadre du Wave Goodbye Tour de Nine Inch Nails ! Groupe emblématique et fondamental de ces 20 dernières années, la formation à l’abréviation culte marque sa fin ou du moins du pause pour son créateur qui désire passer à autre chose. Connu pour ses lives monstrueux, notamment l’année dernière avec un Lights in the Sky Tour simplement révolutionnaire en terme de mise en scène live mais réservé au public outre atlantique, Reznor revient une dernière fois avec une tournée qu’il veut simple, directe et brutale. Au moins, on était prévenus…

Après avoir patienté durant une première partie sympa mais pas très appropriée (Mew), la salle fût remplît de fumée à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’enfin, les lumières s’éteignent et que le Zénith plonge dans un noir complet. La scène s’illumina et sortant tout droit d’un nuage de fumée, Trent Reznor arriva devant le micro, acclamée par une foule conquise et prête à en découdre. Et seulement quelques secondes après cette arrivée sobre, Somewhat Damaged commença sa montée crescendo tandis qu’illico presto, la fosse était déchirée par des spectateurs bien décidés à ce que soit le bordel et ce de manière épique ! A peine cette introduction simple mais foutrement efficace terminée, NIN fît comprendre que l’heure n’était pas à la rigolade et qu’on allait en prendre plein la gueule et ceux avec la terrible, c’est le cas de le dire, Terrible Lie, dont les “Hey GOD!” et le refrain étaient hurlés par un public décidément déchainé et qui remuait sacrément, avant d’accélérer le mouvement sur Heresy dont le riff puissant fît exploser les décibels pour finir ce démarrage de bourrin par un March of the Pigs monstrueusement efficace et dont la rythmique martelée n’avait d’égal que le bordel devant la scène. Il était alors temos d’immobiliser quelque peu la foule mais toujours avec un son fort, très fort, ce qui fût accompli sans problème par le duo Reptile & The Becoming, avant d’offrir une belle surprise à la salle parisienne : la très rare I’m Afraid of Americans, à l’origine en duo avec David Bowie. Et comme si il ne faisait pas assez chaud comme ça, le groupe décida de refaire péter les riffs de guitares criards calibrés pour retourner les foules avec à la suite les jouissives Burn & Gave Up, qui offrirent l’occasion une fois de plus aux fans de se déchirer la voix en gueulant les paroles.

Après un tel déferlement de guitares hurlantes et de gros son dans la tronche, le groupe fît une transition tout en douceur et splendide vers un des nombreux chef-d’oeuvres absolus du groupe, La Mer, et sa mélodie au piano très calme et douce, dynamisée ensuite par une batterie soutenue, tout en gardant une sensation très aérienne au final. Un morceau à la composition quasi parfaite et dont la retranscription live l’est tout autant, s’intégrant parfaitement au concert quand bien même on est dans un registre radicalement différent des morceaux précédents. Toujours dans cette veine plus posée, Reznor nous servit par la suite le tout aussi somptueux The Fragile, morceau puissant et malgré tout envoûtant et simplement beau, la encore chanté par un public véritablement connaisseur. Arriva alors Non-Entity, morceau sorti récemment dans la compil NIN|JA 2009 mais datant de longue date et dont le placement dans la set-list se révélait la encore judicieux, introduisant une très grande surprise qui fût aussi agréable qu’inattendue : Gone/Still, morceau instrumental calme et à l’atmosphère si particulière dont seul Reznor est le maître. Le génie du groupe pour les transitions parfaites se manifesta encore une fois en relançant un morceau crescendo, le très bon The Way Out Is Through qui permis ensuite de tout faire péter avec le enragé Wish et le tout aussi furieux Survivalism, dont le refrain semblait presque être aboyé par les musiciens. Reznor commença ensuite un discours expliquant que le petit dernier à avoir rejoint la line-up, le batteur Ilan Rubin (qui est proprement monstrueux, il faut bien le dire), prenait ses 21 ans le jour même. Résonna alors un petit remix débile mais rigolo de Closer tandis que l’homme en question eût non seulement le droit à un beau gâteau finalement claqué sur la tronche par son autre surprise plutôt originale et appréciée du public. Pour des raisons évidentes, on ne peut pas l’illustrer directement mais pour la comprendre, vous irez cliquer ici, et on en parle plus sous peine de se faire taper par le boss d’Absolute Zone ! En tout cas, le bougre avait l’air d’apprécier, comme vous pouvez le voir. Et on le comprend. Et à peine remis de ses émotions et les cheveux pétés de crème fouettée que le voilà reparti sur sa batterie accompagné du groupe pour nous jouer un très bon Physical, qui fût d’ailleurs filmé par le responsable audio-visuel du groupe, Rob Sheridan et dont la vidéo HD arrivera bientôt (et vous la trouverez dans cette même phrase, le temps d’une petite MAJ!)

La fin approchait et elle fût encore une fois somptueuse. Tout d’abord, nouvelle surprise qui combla toutes mes attentes… The Day the World Went Away. Rendue célèbre récemment car utilisée sur la bande annonce du dernier Terminator, cette chanson sublime oscillant entre chant calme et guitare puissante a été magistralement interprétée, dans une performance live empruntant à la version album The Fragile et à la version plus calme et acoustique de l’album Still. Magnifique, tout simplement. Vint alors Hurt, ballade déchirante à l’interprétation parfaite et qui se fît dans un calme quasi religieux sauf si on considère le public accompagnant une fois de plus au chant. Mais comme on allait terminer cette soirée comme on l’avait commencer, le groupe ressorti les crocs progressivement, d’abord pour la assez pop The Hand That Feeds, seule chanson de la soirée tirée de l’album With Teeth, le plus accessible du groupe, mais qui se révéla malgré tout super efficace avant de terminer le tout en beauté par l’incontournable Head Like a Hole, scandée par la foule et dont la fin brutale mis les points sur les i !

Et alors, ce concert globalement? Nine Inch Nails s’apprête à mettre fin à son histoire après avoir marqué au fer rouge la musique dans les années 90 et le génie de son géniteur n’est plus à prouver. Après une performance live énorme mais avec un public absent (merci les Metalleux…) dimanche dernier au Rock Werchter, le groupe a retrouvé son public et à juste retourner totalement le Zénith. Alors certes, il fallait être blindé dans la fosse mais l’ambiance était malgré tout bon enfant et le public ultra réceptif en cas de problème (pour preuve, votre serviteur a fait tomber ses lunettes et tandis qu’il les voyait déjà fracassées, toutes les personnes autour de lui se sont immédiatement écartés pour me laisser les reprendre et se déchaina à nouveau une fois ces dernières à nouveau sur mon nez!). Que ce soit Robin Finck, guitariste emblématique du groupe dans les années 90 qui fît son retour l’année dernière après une escapade chez les Guns’n Roses, Ilan Rubin le petit dernier qui à seulement 21 ans maitrise parfaitement la batterie et sort de chez les Lostprophets pour participer à la fin de NIN ou encore Justin Meldal-Johnson, excellent bassiste qui a notamment collaboré avec Beck, Garbage ou Air, les trois musiciens recrutés par Trent Reznor pour la dernière line-up sont monstrueux et très polyvalents (chacun à changé plusieurs fois d’instruments dans la soirée, le batteur passant par exemple au clavier, le guitariste au xylophone ou le bassiste au clavier lui aussi.). Quand au leader (qui touche lui aussi à plusieurs instruments), sa voix et la qualité de ses interprétations n’a d’égal que son charisme et son humilité. Trent Reznor nous a démontré une fois de plus la magie de son groupe, passant de morceaux ultra violents à de grands passages planants et le tout avec une aisance et une évidence unique tout comme la musique d’un groupe décidément fondateur. La setlist variait et touchait à de nombreux disques, avec son lot de surprises, le groupe était excellentissime, la salle chaude comme la braise et la simplicité de mise en scène (pas d’écran ou de conneries, juste des éclairages dans tous les sens et un peu de fumée parfois) remettait encore plus la musique en valeur. Un concert quasi parfait, dont le seul vrai reproche pourrait être la non présence d’un rappel quand bien même avec seulement 1h45 de show le groupe a tout déchiré. Clairement, avec ce Wave Goodbye Tour, Trent Reznor voulait donner une fin digne à son groupe emblématique. Non seulement il sort par la grande porte, mais montre définitivement que son génie musical et le fruit de son travail depuis 20 ans sont entrés dans la légende. Chapeau l’artiste et surtout…Merci.

Set-list : Somewhat Damaged
Terrible Lie
Heresy
March of the Pigs
Reptile
The Becoming
I’m Afraid of americans
Burn
Gave up
La mer
The Fragile
Non Entity
Gone/Still
The Way Out is Through
Wish
Survivalism
Closer Remix (Anniversaire de Ilan Rubin)
Physical
The Day the World Went Away

Hurt
The Hand That Feeds
Head Like a Hole

Xidius, aux anges.

07
juil
09

La découverte musicale du moment…Street Sweeper Social Club

Back to Back! Xidius de retour pour vous jouer un mauvais tour avant de repartir fissa en mode hasta la vista tandis que vous chers lecteurs vous êtes en manque de bon son…No problemo, j’ai la solution! Accrochez vous, prenez votre meilleur flow et accueillez comme il se doit Street Sweeper Social Club !

Si vous avez une bonne mémoire, ce nom vous dit quelque chose… Composez par Boots Riley et l’emblématique Tom Morello (faut il rappeler que c’est l’ex guitariste de Rage Against the Machine & de Audioslave?), ce Street Sweeper Social Club a démarré sa carrière sur les chapeaux de roues puisque peu de temps après l’annonce de sa formation, le groupe était déjà annoncé pour faire partie avec Jane’s Addiction et Nine Inch Nails de la tournée NIN|JA 2009…Et vous a offert pour l’occasion 2 titres ! (remember…) Et figurez que le premier album vient de sortir !!!!!

Et ça tombe bien puisque le disque en question fait plaisir à entendre. Entre un Tom Morello classique certes mais comme toujours ultra efficace avec son identité sonore reconnaissable entre mille et un Boots Riley qui balance son flow comme il faut, le groupe propose une formule certes un rien éculée mais qui donne toujours sacrément la pèche avec des titres percutants et donnant envie de bouger son corps, comme la très bonne ouverture Fight! Smash! Win!, prête à être scandée en live ou encore le terrible The Oath, au refrain accrocheur et évident. On retiendra aussi Clap for The Killers ou Promenade, ballade rock dont la rythmique vous fait bouger à elle seule. Et j’en vois déjà qui arrivent en clamant que le groupe n’apporte rien de nouveau. Certes, mais c’est foutrement efficace, terriblement cool et si vous n’êtes pas convaincu, reste le clip de 100 Little Curses qui est très classe et montre définitivement la coolitude de ces mecs!

Xidius, qui fonce au Zénith de Paris.

06
juil
09

Roger Federer devient le plus grand de tous.

Avec le joueur de tennis suisse Roger Federer, l’Histoire du sport s’écrit à vitesse grand V… Vainqueur hier des Internationnaux de Grande-Bretagne (Wimbledon), il devient le tennisman le plus titré du tennis en Grand Chelem. Il y a tout juste un mois, il égalait le record de Pete Sampras (14 majeurs) à Roland Garros mais le dépassait en gagnant sur toute les surfaces du circuit.

Ce quinzième titre ne fut pas pour autant une promenade de santé, comme le montrent les quatre heures de jeu qui ont opposé le suisse à l’américain Andy Roddick.

 

Un match épique.

Andy Roddick se souviendra longtemps de ce Wimbledon 2009. Tout d’abord parce qu’il marque le retour du champion américain au plus haut niveau mondial, lui qui n’avait plus disputé de finale de Grand Chelem depuis 2006 (US Open). Il avait créé l’exploit en sortant le chouchou du public anglais en demi-finale, l’écossais Andy Murray. Et cette finale face à Federer, il y croyait dur comme fer, en dépit de ses deux petites victoires seulement sur le suisse sur vingt rencontres entre les deux hommes. Et la montagne Federer a tremblé.

Le premier set, assez serré, voyait Roddick atomiser le suisse de son service surpuissant. En sauvant, à 5-5, quatre balles de break, l’américain a bousculé Federer et lui a pris sur service par la suite pour conclure la première manche 7-5.

Dans la deuxième manche, alors que les deux hommes ne lâchent plus rien sur leurs jeux de service, Roddick mène 6-2, dans le Tie-Break, et pousse le suisse dans ces derniers retranchements. Le suisse sort alors un grand tennis et bénéficie d’un coup de chance sur une volée manquée de Roddick (à 6-4) pour effectuer un retour fulgurant et battre l’américain 8-6.

Le scénario de la troisième manche est plus au moins le même que celui du deuxième set. A la différence que Federer prend tout de suite l’ascendant dans le Tie-Break qu’il remporte solidement 7-5.

A deux sets à rien, on se dit que Roddick ne reviendra pas. Mais c’était sans compter sur le mental de guerrier de l’américain qui joue un tennis fabuleux dans la quatrième manche pour faire la course en tête et remporter le set 6-3. Il semble inbreakable tant ses jeux de service sont solides.

Le cinquième set, le plus long de toute l’Histoire dess Grands Chelems, est une anthologie du sport. Aucun des deux adversaires ne veut lâcher la moindre part à son adversaire et les jeux s’enchaînent jusqu’à ce fameux 15-14, service Roddick. Le suisse, qui n’avait pas réussi à breaker l’américain du match, perçoit le coup de moins bien de son adversaire et le pousse à la faute. La première balle de match est la bonne, il peut exulter.

Une nouvelle page du tennis.

Grâce à ce tournoi, Federer fait d’une pierre trois coups. Il bat le record de Pete Sampras au nombre de Grands Chelems gagnés, il redevient numéro 1 mondial et reconquiert son titre perdu l’an passé. Le suisse aura dû sortir un grand tennis pour éliminer Roddick, en réalisant 100 coups gagnants et 50 aces, son record.

Le jeune garçon, qui, au début de sa carrière, était critiqué pour son mental fragile et ses jets de raquettes, en dépit de son jeu prodigieux, a réussi à maitriser ses émotions au fil de sa carrière pour devenir sous les yeux de Borg, Sampras et Laver, le plus grand tennisman de l’Histoire. Combien de temps cela durera-t’il? Nul ne le sait, mais si Federer continue à maitriser son physique comme il le fait, rien ne semble l’empêcher d’atteindre 18, 19, 20 titres du Grand Chelem ou même plus… Mais ce qui est sûr, c’est qu’un certain majorquain ne l’entend pas de cette oreille…

Oceanlook.

05
juil
09

Dr Horrible’s Sing-Along Blog

Etant donné que Xidius est en vacances, il n’y aura pas (comme la semaine dernière) de Xidius Présente cette semaine. “Oooooooooooooooooooooh”, me direz vous. Oui, je sais bien, moi même je suis déçu, mais en lot de consolation, je vais vous parler de LA découverte web série du sciècle : Dr Horrible’s Sing Along Blog

Dr Horrible's Sing Along Blog

Dr Horrible's Sing Along Blog

Dr Horrible’s Sing Along Blog est une mini web série musicale en trois actes, créée, écrite et réalisée par Joss Whedon (Buffy, Firefly) et ses frères. Réalisée durant la grève des scénaristes, cette comédie musicale a été crée uniquement pour le net. L’histoire, c’est celle du Dr Horrible, méchant de seconde zone, qui espère obtenir une place au sein de la célèbre “Evil League of Evil“, une ligue de super-méchant. Il tient un blog (ce qui est assez rare pour un méchant) où il fait l’éloge de ses exploits et répond au courrier de ses lecteurs. Il tombe follement amoureux de Penny, une charmante bénévole qui aide les SDF et qui fait sa lessive dans la même laverie que le Doc (qui se fait appeler Billy en civil). Le problème de Dr Horrible, c’est Captain Hammer. Ce super-héros prétentieux déjoue tous ses plans et va même sortir avec Penny (dans un premier temps, sans être au courent du beguin du Doc).

Dr Horrible (Neil Patrick Harris)

Dr Horrible (Neil Patrick Harris)

Ce qui fait le charme de cette merveilleuse série, en plus du casting (mais on y reviendra), c’est toute la partie musicale. Les chansons sont très bien écrites et sublimement interprétées par un casting juste parfait. Entre un Neil Patrick Harris (dont vous avez déjà entendu parler ici) à la voix unique et une Felicia Day abolument irrésistible, on se surprend à chanter quand on regarde et à kiffer sa race ! Outre les chansons, l’histoire en elle-même est également très bien écrite. La scénario explore un point de vue totalement inédit, que même les comics n’avait jamais pris. Par contre, ne vous attendez pas à une série sérieuse et très terre à terre. L’humour prend une énorme place ici et contraste avec certains passages dramatiques (notament le final). Vous n’êtes pas encore convaincus ? Regardez ce trailer. Fort de son succès, Dr Horrible’s Sing Along Blog est sortie en DVD (uniquement disponible aux USA) et un second volet est en préparation. On ne sait pas encore si cette suite sera diffusée sur le net, sortira au cinéma ou directement en DVD, mais on attends la prochaine visite médicale avec impatience.

Je ne saurais donc que vous conseiller ce bijoux qu’est Dr Horrible’s avec son excellent casting, ses magnifiques chansons et son humour. Et ben, qu’est ce que vous faites encore là ?

Dr Bigorneau’s Sing Along Blog

04
juil
09

Les films de l’été…

Sans doute, très chers lecteurs, serez-vous étonné en ne voyant toujours pas sur Absolute Zone le dernier Critika de la saison, mais il faut croire que Dailymotion a décidé de ne pas être sympa pour cette fin d’année… Eh oui, il y a des éléments que l’on ne maitrise pas…

Ceci dit, le cinéma, de son côté, poursuit sa route et cet été, vous aurez droit à un déluge de films délicieux à aller voir en salles… Je vous propose d’en faire un rapide tour d’horizon…

L’été 2009 verra l’arrivée (dès hier en fait) de l’Age de Glace 3, et la suite des aventures de Manny, Sid, Diego et bien sûr Scrat (et Scratina? Hu hu!)… Les deux premiers volets avaient été des grands succès, et ce nouvel opus semble d’ors et déjà posséder toutes les armes pour faire au moins aussi bien… Et cette fois-ci, les héros auront affaire à… Des dinosaures… De quoi ravir tout le public enfant…

Michael Mann réunit à l’affiche Johnny Depp, Christian Bale et Marion Cotillard pour son dernier film, Public Enemies qui sort le 8 juillet… Le casting, très allechant, la bande-annonce, très allechante, laissent présager le grand retour du réalisateur de Heat et Collateral, qui s’était un peu perdu dans Miami Vice

Enfin! Après avoir été repoussée et encore repoussée, l’adaptation de Harry Potter et Le Prince de Sang-Mélé va enfin sortir sur nos grands écrans (Le 15 juillet). La sortie du film avait été repoussée pour pouvoir permettre à la société de production d’avoir un Blockbuster pour l’été 2009… Ce nouveau volet sera-t’il un succès? On peut se poser des questions, tant la promotion est invisible… Mais on peut déjà s’attendre à une oeuvre qui bafoue les problématiques du livre, tout comme les précédents… Jusqu’à présent, seul le film d’Alfonso Cuaron avait été à la hauteur. Et ce n’est sûrement pas avec ce piètre acteur qu’est Daniel Radcliffe que les choses peuvent s’améliorer… Incontournable sortie, sauf si vous avez ne serait-ce qu’un peu de plaisir à lire les bouquins…

Le barré Sacha Baron Cohen revient, après le succès de Borat, avec un nouveau film, Brüno, qui sort le 22 juillet prochain… Racontant les aventures d’un jeune homosexuel autrichien, fanatique de mode et catapulté en plein milieu homophobe américain, le film risque de faire parler de lui… Si vous aimez la provocation, et l’humour graveleux, ce film est bel et bien fait pour vous!

Le nouveau Tarantino, très attendu et dernièrement présenté à Cannes, sort le 19 août au cinéma… Si vous voulez voir de quelle façon Tarantino traite la Seconde Guerre Mondiale presque sous la forme d’un conte, on ne peut que vous conseillez d’y aller… Comme d’habitude, les critiques se divisent quant à leurs avis sur le film, certains criant au chef-d’oeuvre (comme pourrait le faire Xidius) et d’autres à la prétention puante et plate (comme pourrait le faire Mystermask). Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent et Christoph Waltz…

Oceanlook…

Psst: allez voir Up!

03
juil
09

Reaper – Le Diable et Moi.

Alalah. Comme c’est fou, comme c’est incroyable ! Malgré la canicule, malgré les orages, malgré le fait que je vive la nuit pour éviter le soleil et malgré que tout ce que je fais se résume à regarder des séries, écouter de la musique et lire des comics, je trouve le temps, pour toi mon petit lecteur adoré, d’écrire des articles sur la Zone. Oui, la Zone. C’est plus underground de dire la Zone qu’Absolute Zone. Ou alors, je pourrais dire la Zone Absolue. le français, ça donne un air plus grave. Bref, je me perd un peu dans un discours àlacon. Commençons.

Comme à mon habitude, je ne vais pas te parler d’un sujet important, un truc politique ou quoi que ce soit de ce genre. Je suis au delà de ça vois-tu. Non mon petit, je vais te parler d’une série, encore une fois. Non pas que je sois spécialisée dans les séries, mais bon, lorsque l’on se fait deux saisons en trois jours, on se pose des questions.

Let’s talk about REAPER, aussi appellé par ces stupides français, LE DIABLE ET MOI.

reaper-season2

Qu’est ce que ça raconte, me demanderas tu cher petit louvetau égaré.  Et bien c’est aussi simple que ça. Sam découvre le jour de ses 21 ans que son âme appartient au Diable. Il devient alors chasseur de prime pour l’Enfer, et doit capturer des âmes qui s’en sont échappées pour les y renvoyer. Principe simple et efficace, il faut bien l’avouer. Cependant, des complications diverses et variées vont venir au fil des deux uniques saisons de Reaper se greffer sur ce principe de base.

Crée par les scénaristes de New York Unité Spéciale, ce qui peut, avouons le, sembler assez étrange, Reaper met en scène un scénario tout à fait fantastique avec énormément de comique. On en oublie d’ailleurs ce coté, et on se laisse juste porter par les problèmes de Sam, par les diverses conneries de ses deux potes, ou on se met à adorer la figure du Diable qui nous est présentée ici comme un espèce de beau gosse italien cynique très chic.

reaper_promob

Menée merveilleusement par Bret Harrison ( vu aussi dans The Loop, autre très bonne série ), la série est un franc délice. Légère et intelligente à la fois, elle aborde des sujets importants a travers la loufoquerie des situations dans lesquelles se retrouvent les personnages. Sock et Ben, soit Tyler Labine et Rick Gonzales sont quant à eux pas laissé de coté la moindre seconde. Le casting de Reaper n’a pas été fait de travers, et tous les personnages à l’écran sont justes excellent.
Mention particulière à Ray Wise, le Diable, qui nous sert un Diable génial, jamais vu, très subtil.

Alors mon loulou, intéressé ? Parfait ! Sans te guider, je te laisse te débrouiller tout seul pour trouver un moyen de regarder cette excellente série. Excellente série qui, certes, ne s’étend cependant que sur deux saisons, et qui a été annulée… Quel dommage, quel gâchis !
Pour la peine mon petit, je te retrouve une autre série à regarder au plus vite, sur laquelle tu pourras enchainer directement après celle-ci !

Trumper,
Diaboliquement votre.