Author Archive for K. Suck This !

31
Jan
12

Critique: La Taupe

Il y a de ces films qui donnent qu’un semi désir de les voir. La Taupe en fait surement parti. C’est donc avec seulement une semi envie que j’ai accepté de l’invitation de nos amis de chez Cloneweb pour aller voir ce film.

Réalisé par Tomas Alfredson. Avec Gary Oldman, Mark Strong, Colin Firth et Benedict Cumberbatch. En salles le 8 février 2012.
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun…

Sorte d’enquête dont la but est en réalité de démasquer l’infiltré russe au sein des services secrets anglais, La Taupe présente un certain potentiel. En effet, de premier abord, il promet suspense, doutes, et complexité. Malheureusement, peut-être trop complexe, le film lasse vite, et le spectateur, perdu dans un nombre de détails souvent faussement nécessaires, s’embourbe complètement, sans forcement avoir envie de finalement s’en sortir.

Jolie pièce de mise en scène, La Taupe propose malgré tout une imagerie très stylisée et une lumière presque impeccable. Le casting fait lui aussi un sans faute, nous proposant notre Sherlock préféré, Benedict Cumberbatch, en enquêteur débutant. Sa prestation ici confirme une fois de plus qu’un belle carrière s’annonce pour lui, et ce, espérons le, au cinéma. Cependant, le reste du casting, c’est à dire une belle brochette d’acteurs connus et reconnus (de Colin Firth à Gary Oldman en passant par Tom Hardy ou encore John Hurt), n’est pas foncièrement mis en avant. Surement parce que le scénario nous lasse tellement qu’il ne nous permet pas, ou du moins ne nous donne nullement l’envie, de chercher à creuser un peu plus qui sont les différents hommes qui prennent place au milieu de l’investigation. Parce que oui, le grand soucis que pose ce film est qu’avec son scénario digne d’un encyclopédie, on se retrouve face a un film sans la moindre action, et donc d’un plat affolant.

Enfin, je ne sais pas si l’équipe de Cloneweb et moi sommes stupides, mais il faut avouer qu’à la sortie, les indices ayant amenés à determiner qui était la fameuse Taupe m’ont paru très flous, et assez décousus. Peut-être mon manque d’attention face à l’ennui m’a t-il encore joué des tours, ou alors après avoir passé trois heures à nous peindre un tableau complexe, les scénaristes se disent que plus personne n’y comprendra assez pour voir que leur conclusion ne sort plus de nulle part.

Pour finir, je pense que vous l’aurez compris, malgré beaucoup de bonnes choses, La Taupe est un film assez difficile a ingérer. A vouloir jouer sur un scénario trop solide, on finit par légèrement s’y casser les dents. Assez dommage, donc.

Karine La Taupe

26
Jan
12

Critique: Cheval de Guerre

Pour commencer, je l’avoue, je ne suis pas une grande fervente de Steven Spielberg. Effectivement, il a su bercer mon enfance de doux rêves à base de dinosaures et d’archéologues, le fait est que je n’ai jamais pour autant vénéré le monsieur. J’avais malgré tout une certaine envie de voir War Horse. Je pensais que Spielberg allait nous montrer qu’il était un grand réalisateur. Que dans une époque ou le cinéma est fait de finesse et d’émotions, il saurait peindre avec élégance et distinction cette histoire liant un jeune homme à un cheval. Et le réalisateur qui m’avait tant convaincue enfant, n’a encore une fois pas su convaincre la jeune adulte que je suis.

Réalisé par Steven Spielberg. Avec Jeremy Irvine, Tom Hiddleston, Niels Arestrup et Benedict Cumberbatch. En salles le 22 février 2012.
De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, « Cheval de guerre » raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille…

Tout commence donc avec la rencontre entre un jeune homme, Albert, et un cheval extraordinaire que ce dernier nommera Joey.  Ensemble, ils surpassent leurs capacités, ils ne deviennent qu’un, en quelque sorte. Le jeune homme consacre tout son temps à ce cheval à la volonté de fer, et lui fait acquérir un courage, une intelligence et une volonté de vaincre hors norme. C’est ainsi que même séparés par une guerre violente et sans merci, les deux personnages, car c’est effectivement bien ce qu’est Joey, font preuve d’une foi à toute épreuve. Une foi en l’humanité, une foi en l’amitié, une foi ultime en la bonté universelle.

Maintenant, si il y a bien un aspect qui marche dans ce War Horse, c’est l’aspect émotionnel. Steven Spielberg a sans nul doute un véritable don pour faire ressentir au plus froid des spectateurs des sentiments profonds et sincères. Ici, utilisant un cheval comme figure forte de son récit, et n’ayant ni recours à la pensée du cheval comme dans le livre duquel l’histoire est adaptée, ni à la capacité d’expression des marionnettes de sa version théâtre, Steven Spielberg réussit par une infime maitrise de son découpage à nous faire ressentir ce que Joey ressent, à nous faire vivre ce qu’il vit. Si on doit se reconnaître dans un personnage de ce film, c’est dans ce dernier, et non dans des personnages humains. On rêve d’avoir la force, la passion et le courage de cet animal. Quel incroyable exercice que de placer un animal si peu expressif habituellement sans le moindre artifice au premier plan d’un tel projet, et ce en traitant d’une telle époque !

Malgré tout, comme je vous l’ai dit plus haut, Spielberg n’a pas su me convaincre totalement. Alors oui, il a réussi a faire battre mon cœur, ce qui n’est pas une mince affaire, mais il a aussi réussi à me faire facepalmer à plusieurs reprises. Le mot qui m’est revenu en tête a plusieurs reprises durant le film a été « grossier ». Alors oui, pourquoi grossier ? Parce que malgré un casting à tomber et une qualité émotionnelle pas loin de la perfection, Steven Spielberg ne réussit pas a sortir de ses habitudes de réalisateur très grand publique, et sert une mise en scène et une narration à coup de pâtés. Certains plans sont perturbants, tant leur simplicité nous tombe dessus comme une enclume. Certains, quant à eux, et je parle ici même parfois de séquences complètes, se retrouvent avec des artifices superflus, sois disant hommage, mais malgré tout très désagréables et malvenus. Entre autre, ayant maintenant pris l’habitude de faire des films familiaux, Spielberg a, je le pense, oublié qu’il s’adressait ici à un publique plus mature, ayant la capacité de comprendre une image sans qu’on la lui pré mâche avant ingurgitation.

Quid de la musique, me direz-vous ! John Williams, ami et compositeur fidèle du Grand Monsieur, a t-il su capter et relever au poil le film ? Et si je vous dis que le mot facile me vient à l’esprit quand je pense à la bande originale du film, m’en voudrez vous ? On m’a dit un jour que la musique d’un film était bonne si on ne l’entendait pas. On voulait me dire par là que la musique est bonne si elle sait se fondre parfaitement avec les images, et qu’elle ne prend pas plus de place que nécessaire. Elle doit se contenter d’être là, de remplir sa fonction, mais ne doit pas prendre le pas sur les images ou les dialogues,. Après, peut-être ai-je tort. Mais dans War Horse, il m’est arrivé à plusieurs reprises de ne plus entendre que la musique, que je trouvais alors étrangement calée vis a vis des scènes défilants à l’écran. S’arrêter dans le déroulement de l’histoire, et sortir en quelque sorte de l’intrigue du film parce que la musique ne peut s’empêcher de prendre trop de place, personnellement, je ne pardonne que très peu.

Pour conclure, War Horse n’est en soit pas un mauvais film, loin de là. Malgré tout, il ne peut pas, je pense, satisfaire pleinement une personne qui aime véritablement le cinéma. Tout y est trop facile, trop réchauffé, trop pré mâché pour que l’on puisse se laisser pleinement prendre par le fil du récit. On se laisse avoir par nos sentiments pour apprécier de toutes façons ce film, mais dans un coin de notre tête, on se demande tout de même pourquoi Steven Spielberg est encore considéré comme un Dieu vivant, alors que son travail n’est plus aujourd’hui à la hauteur des attentes qu’il nous a donné l’habitude d’avoir.
Tout ça pour dire, si vous aimez les chevaux, allez voir ce film. Et si vous n’aimez pas les chevaux, allez le voir quand même, Joey vit pas toujours des choses cools, vous pourrez prendre un plaisir malsain à le voir souffrir. Dans tous les cas, bonne séance.

Karine de Guerre.

10
Jan
12

Critique: The Darkest Hour

J’ai toujours été de ces personnes optimistes au sujet des films à sortir. J’ai toujours mis un point d’honneur a trouver le truc intéressant dans la bande annonce la plus chiante qui soit. Pour Darkest Hour, je partais avec un bon sentiment. Hélas…

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Le concept même me plaisait bien : des envahisseurs invisibles, se nourrissant d’électricité. Je n’avais encore jamais vu ce genre de choses au cinéma. L’idée de ne pas pouvoir les voir, mais de les craindre me donnait déjà quelques frissons. Loin de mes attentes, Darkest Hour se pose en navet mineur de ce début d’année. Non pas que le film soit véritablement mauvais, disons juste que le concept est très mal exploité. Moi qui m’attendait à toute une reflexion sur le mode de fonctionnement de ces aliens si originaux qui me donnaient l’eau à la bouche, niet, nada, voire même que dale. On ne les verra au final presque pas du film.

Alors en soi, effectivement, c’est toujours plus logique de s’attarder sur notre joyeuse troupe de gai lurons, survivants miraculeux de l’attaque d’une boite de nuit moscovite. Parce que oui, un des points intéressants a rayer de ma liste est que pour une fois, le chaos ne prend pas place au USA. Pour une fois, on se souvenait que les USA n’étaient pas tout à fait le centre du Monde. Bref. Ils survivent donc, et commencent à bouger à la recherche d’un moyen de rentrer chez eux.

De là s’ensuit une suite de dialogues clichés, ridicules, et sans queue ni tête. Les personnages, joués par des acteurs n’ayant pas l’air de croire une seule seconde en la capacité du film à être bon, vagabondent, sans avoir l’air de savoir où ils pourront bien finir. Emile Hirsch, qui, je le pensais, serait le ticket gagnant du film, en arrive au point ou il ne sert qu’un rabais du strict minimum. Pas cool Emile, pas cool. On finit par ne même pas être choqué de voir des terminators russes exterminateurs d’aliens à coup de flingues basiques et tout pourris. « On est russes, on est des oufs, et on va mourir pour défendre notre patrie d’amour. Ouais gros ».

Vient alors le moment ou l’on se demande si l’on est pas en fait devant un direct to dvd d’un petit nanard pas très drôle. Puis on revoit les moyens déployés pour le film, et les larmes commencent à rouler sur notre visage.
Je finirais par cette lettre, adressée directement à ce grand homme qui a réalisé ce chef d’oeuvre de genre :

Cher Chris Gorak,

Je sais que c’est drôle d’essayer de nouvelles choses, mais parfois, il faut savoir se retenir. A l’avenir, si tu as envie de faire un teen movie tout en faisant un film de SF tout en faisant un survival tout en faisant je ne sais quoi d’autre pouvant te passer par la tête, reflechis-y bien. Ne te lance pas comme ça. Revise tes cours de mise en scène, je t’aiderais si tu veux, promis. Mais ne nous inflige pas des heures encore plus sombres que celles que tu nous as déjà fait passer.

Merci, des bisous.

The Darkest Karine

22
Nov
11

Brand New

Parlons un peu musique, et pas Minute Rock, pour une fois. Je l’avais déjà dit, y en a un peu ras le bol non, des groupes mythiques que tout le monde connait et été forcé d’écouter mille fois dans sa vie. Je ne critique pas, mais la musique, c’est pas que ça. Et heureusement, je suis là pour te le rappeler un peu, parce que c’est un principe qui se perd un petit peu sur ce blog. Plus de découverte musicale, rien. Tu es complétement perdu. Je le sais. Je suis ton phare. Ta lumière dans le brouillard. Ne réfléchis pas, et suis moi sur les traces de Brand New. Tu vas kiffer ta maman.

De quoi quand comment et pourquoi. Excellente question. Brand New, coup de coeur que je dois à la magie de Tumblr et aux douze mille fans qu’ils ont sur ce réseau, est un groupe rock alternatif à l’américaine. Leurs morceaux sont pop, rock, et ont parfois même des accents post-hardcore . Mais ne t’en fais pas, ne prend pas peur, rien de trop violent pour toi, je te le promet.  Cela s’explique d’ailleurs simplement que la majeure partie de la formation de Brand New se faisait avant appeler The Rookie Lot, groupe legerment plus punchy, dont le style se retrouve essentiellement dans le premier opus du groupe, Your Favorite Weapon. (2001)
Voilà rapidement, pour vous, ce que ça donne :

Bon. Si tu es encore là, c’est bon signe. Le fait est que je ne suis pas là pour me la jouer Wikipédia et te donner les dates de sorties de chacun de leurs albums. On a pas que ça a faire. Le principe, c’est de savoir si oui ou non tu as bon goût. Mon but, c’est de te coller ma musique au visage et te forcer à écouter jusqu’au moment ou tu aimeras.
Alors voilà. Je vais te mettre seulement deux morceaux histoire de ne pas te noyer dans le bon goût non plus, tu n’es plus tellement habitué à ça. Tu les écoutes, et tu me dis. Le premier sort tout droit de Déjà Vu (2003), qui est, je pense, l’album de Brand New que je préfère. Le second, lui, est tiré de  Daisy (2009), leur dernier album en date.

Si tu n’es toujours pas convaincu, je ne sais pas quoi faire de toi petit. Je te présente ma grosse obsession du moment, tu pourrais avoir un peu de respect et aimer quoi. Ce qui est bon avec Brand New c’est qu’ils ont un style vraiment à eux, que l’on reconnaît à travers des albums relativement différents les uns des autres. La musique est sombre, prenante, mais en même temps assez violente pour ne pas au choix se faire chier comme en écoutant un Coldplay ou finir en dépression comme avec Radiohead (mais n’y voyez aucune critique, la dépression, tout ça, parfois c’est cool aussi).

Pour finir, si tu viens de te prendre ta claque, et que tu as de l’argent, ce qui n’est pas mon cas, tu peux toujours aller te faire un petit séjour en Angleterre en février. Ils y joueront. Cours, vole, nage, comme tu veux. Je suppose que ça doit bien valoir le détour. Fais ça pour moi.

Karine, Trumper,
qui est sick de tes tattoos & the way you don’t appreciate Brand New.

15
Juil
11

Critique: Cars 2

Comment dire…Comment commencer…Voyez-vous, je me trouve ici face à une telle déception que je ne sais par ou débuter cette critique. Grande fervente du travail de Pixar depuis des années, dire du mal de l’un de leur films me semble être la pire trahison que je puisse leur faire. Et pourtant, j’y suis dans le cas présent bien obligée.

Réalisé par Brad Lewis et John Lasseter Avec (VO) Owen Wilson, Larry The Cable Guy, Michael Caine, Emily Mortimer (VF) Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Lambert Wilson, Mélanie Doutey…
Dans Cars 2, Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier. Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits automobiles…

Cars 2 est affligeant, ou néanmoins très mauvais. L’exception confirmant la règle que Pixar est une machine à chef d’œuvres, en quelques sortes. Le premier opus de la franchise me laissait déjà assez perplexe, l’histoire ne me faisant pas rêver, et les personnages me semblant assez antipathique (McQueen en particulier). Faire un film complet sur un univers ou seules les voitures existent, pourquoi pas. L’univers pouvait être intéressant. Mais là ou l’on se retrouve face a un problème majeur, c’est lorsqu’une suite est annoncée. Comment pousser encore plus loin ce qui était déjà plutôt faible pour faire tenir le premier film ?

La première séquence de Cars 2 est en réalité plutôt sympa. On se retrouve embarqués dans un James Bond à la sauce voitures. C’est rythmé, drôle, et véritablement agréable. C’est seulement lorsque l’on retrouve les héros du précédent film que l’on commence à s’ennuyer ferme. Martin, la dépanneuse meilleur ami de Flash McQueen vole la vedette et se place au centre du film pendant cette interminable heure et demi. Très loin d’être intéressant, ou ne serait-ce que drôle, Martin nous saoule du début à la fin par sa stupidité notoire. Personnage le plus insupportable de tous les Pixar réunis, et complétement à l’ouest pendant tout le film, il réussit tout même à sortir de nul part le dénouement à l’histoire de pseudo espionnage que l’on essaie de nous faire avaler. McQueen devient un simple figurant dans son propre film. Il ne se passe rien, et ce, même pendant les courses.

Une fois passé l’étape d’acceptation que l’on n’aura pas droit ici à un film à émotions, à un film autant pour petits que pour grands, on essaie de se rattraper avec des choses plus simples. L’humour, par exemple. On part à la recherche de blagues pouvant nous sortir un peu de l’état végétatif dans lequel on se trouve. Malheureusement, rien n’y fait. On essaie de se rattraper sur les courses, mais il se trouve que même celles-ci ont fui le film. En d’autres termes, malgré tous les compromis faisables pour une personne normalement constituée, le film reste un échec.

Pour conclure, Cars 2, deuxième opus de la franchise la moins appréciable de Pixar, se casse les dents en oubliant de viser un publique varié. Seuls les petits garçons de moins de 7 ans étaient heureux en sortant de la salle. Les personnages, tout comme l’histoire laisse de marbre, ou donne même parfois envie de se taper la tête contre un mur. Le film est clairement le film a éviter si l’on ne veut pas perdre foi en le talent de Pixar pour nous faire rêver, quel que soit notre age.

03
Juin
11

Critique: Balada Triste

Si tout ce qui touche à la guerre civile espagnole, aux clowns tueurs, à l’amour qui pousse à la folie et au grand n’importe quoi en général vous rebute, n’allez pas plus loin, le film n’est pas fait pour vous. Ceci dit, ce serait assez dommage de rater une…expérience pareille. Balada Triste est ce genre de film que l’on attend avec envie, mais qui finit par décevoir nos attentes.

Réalisé par Álex de la Iglesia. Avec Carlos Areces, Antonio de la Torre, Carolina Bang…
Espagne,1937. Pendant que la Guerre Civile espagnole fait rage, un cirque ambulant tente de survivre. Pendant cette période tragique, deux clowns vont s’affronter jusqu’à la mort par amour pour une belle acrobate.Le film est présenté en compétition dans le cadre de la 67ème Mostra de Venise.

L’introduction est géniale. Elle procure en réalité un plaisir, assez malsain. Un clown déguisé en femme contraint par l’armée de se battre à la machette, disons simplement que pour de l’innovant wtf, on fait difficilement mieux. La lumière, le découpage, tout est parfaitement maitrisé. Les dites-attentes sont comblées et on se retrouve avec un sourire aux lèvres face à ce massacre relativement épique. Le léger problème, c’est que ça ne dure pas. Et hop, petite baffe dans la tête du spectateur. Hop, petit ascenseur émotionnel en approche.

La seconde partie du film commence, et en réalité, on suit le fils du Super-Clown. Finalement, on retrouve une ambiance de cirque basique, quoi qu’assez étrange, et rien d’extraordinaire ne se passe. On nous rebat les oreilles avec une sorte de triangle amoureux pas très joli à voir, mettant en scène la fille aux rubans et les deux clowns du cirque. Bon, effectivement, une vie de cirque basique ici est toujours plus intéressante qu’une vie de cirque basique dans De l’Eau Pour les Éléphants. Ceci dit, on s’ennuie tout de même assez, et on attend avec impatience le retour d’une séquence digne de l’introduction. Parce que oui, un film qui commence sur les chapeaux de roues ne peut se permettre de ne pas continuer dans sa lancée, tout de même !

Au fur et à mesure que l’on avance dans le temps (que l’on arrive d’ailleurs difficilement à remettre en place), le trio se transforme, prend de l’importance, change aussi bien en caractère, et se frotte de plus en plus à une folie mémorable, que physiquement, en ce qui concerne les clowns, se faisant défigurer allégrement. Encore une fois, le réalisateur nous titille, et sait que l’on attend une montée en puissance de la folie. Cela dit, je ne peux qu’avouer avoir adoré la transformation du Clown triste en véritable Fou furieux avide de sang. On est clairement pas délaissés esthétiquement parlant. Trêve de plaisanteries, après une seconde partie très lente qui ne sait dans quel style se placer, voici venir le grand final, le final que l’on attend avec envie. Le final qui nous fait espérer un véritable feu d’artifice.

Et pourtant ! On se retrouve avec du très haut et du très bas. Les personnages, plus-que-pathétiques, finissent par lasser par leur folie maladive. Seul l’incompréhensible reste intéressant. Le véritable final s’étend tellement en longueur que l’on arrive difficilement à rester concentré. On apprécie effectivement quelques léger détails, mais le fond du problème se trouve en réalité dans l’échec de la surenchère, ne donnant que du vide. Le film, ayant d’autant plus échoué à nous attacher aux personnages se finit donc dans la plus grande perplexité.

Pour conclure, malgré de très bonnes choses, de très bonnes idées et une esthétique alléchante, Balada Triste n’arrivera pas à combler en profondeur les attentes nourries par les quelques trop rares scènes rythmées et excellentes de maîtrise. On se rattrapera en chantant cette musique entêtante en sortant de la salle, et on se remémora ce générique si sympathique. Cœur partagé pour ce film, que je n’approuve donc qu’a moitié.




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