Posts Tagged ‘avant première

31
Jan
12

Critique: La Taupe

Il y a de ces films qui donnent qu’un semi désir de les voir. La Taupe en fait surement parti. C’est donc avec seulement une semi envie que j’ai accepté de l’invitation de nos amis de chez Cloneweb pour aller voir ce film.

Réalisé par Tomas Alfredson. Avec Gary Oldman, Mark Strong, Colin Firth et Benedict Cumberbatch. En salles le 8 février 2012.
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun…

Sorte d’enquête dont la but est en réalité de démasquer l’infiltré russe au sein des services secrets anglais, La Taupe présente un certain potentiel. En effet, de premier abord, il promet suspense, doutes, et complexité. Malheureusement, peut-être trop complexe, le film lasse vite, et le spectateur, perdu dans un nombre de détails souvent faussement nécessaires, s’embourbe complètement, sans forcement avoir envie de finalement s’en sortir.

Jolie pièce de mise en scène, La Taupe propose malgré tout une imagerie très stylisée et une lumière presque impeccable. Le casting fait lui aussi un sans faute, nous proposant notre Sherlock préféré, Benedict Cumberbatch, en enquêteur débutant. Sa prestation ici confirme une fois de plus qu’un belle carrière s’annonce pour lui, et ce, espérons le, au cinéma. Cependant, le reste du casting, c’est à dire une belle brochette d’acteurs connus et reconnus (de Colin Firth à Gary Oldman en passant par Tom Hardy ou encore John Hurt), n’est pas foncièrement mis en avant. Surement parce que le scénario nous lasse tellement qu’il ne nous permet pas, ou du moins ne nous donne nullement l’envie, de chercher à creuser un peu plus qui sont les différents hommes qui prennent place au milieu de l’investigation. Parce que oui, le grand soucis que pose ce film est qu’avec son scénario digne d’un encyclopédie, on se retrouve face a un film sans la moindre action, et donc d’un plat affolant.

Enfin, je ne sais pas si l’équipe de Cloneweb et moi sommes stupides, mais il faut avouer qu’à la sortie, les indices ayant amenés à determiner qui était la fameuse Taupe m’ont paru très flous, et assez décousus. Peut-être mon manque d’attention face à l’ennui m’a t-il encore joué des tours, ou alors après avoir passé trois heures à nous peindre un tableau complexe, les scénaristes se disent que plus personne n’y comprendra assez pour voir que leur conclusion ne sort plus de nulle part.

Pour finir, je pense que vous l’aurez compris, malgré beaucoup de bonnes choses, La Taupe est un film assez difficile a ingérer. A vouloir jouer sur un scénario trop solide, on finit par légèrement s’y casser les dents. Assez dommage, donc.

Karine La Taupe

10
Jan
12

Critique: The Darkest Hour

J’ai toujours été de ces personnes optimistes au sujet des films à sortir. J’ai toujours mis un point d’honneur a trouver le truc intéressant dans la bande annonce la plus chiante qui soit. Pour Darkest Hour, je partais avec un bon sentiment. Hélas…

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Le concept même me plaisait bien : des envahisseurs invisibles, se nourrissant d’électricité. Je n’avais encore jamais vu ce genre de choses au cinéma. L’idée de ne pas pouvoir les voir, mais de les craindre me donnait déjà quelques frissons. Loin de mes attentes, Darkest Hour se pose en navet mineur de ce début d’année. Non pas que le film soit véritablement mauvais, disons juste que le concept est très mal exploité. Moi qui m’attendait à toute une reflexion sur le mode de fonctionnement de ces aliens si originaux qui me donnaient l’eau à la bouche, niet, nada, voire même que dale. On ne les verra au final presque pas du film.

Alors en soi, effectivement, c’est toujours plus logique de s’attarder sur notre joyeuse troupe de gai lurons, survivants miraculeux de l’attaque d’une boite de nuit moscovite. Parce que oui, un des points intéressants a rayer de ma liste est que pour une fois, le chaos ne prend pas place au USA. Pour une fois, on se souvenait que les USA n’étaient pas tout à fait le centre du Monde. Bref. Ils survivent donc, et commencent à bouger à la recherche d’un moyen de rentrer chez eux.

De là s’ensuit une suite de dialogues clichés, ridicules, et sans queue ni tête. Les personnages, joués par des acteurs n’ayant pas l’air de croire une seule seconde en la capacité du film à être bon, vagabondent, sans avoir l’air de savoir où ils pourront bien finir. Emile Hirsch, qui, je le pensais, serait le ticket gagnant du film, en arrive au point ou il ne sert qu’un rabais du strict minimum. Pas cool Emile, pas cool. On finit par ne même pas être choqué de voir des terminators russes exterminateurs d’aliens à coup de flingues basiques et tout pourris. « On est russes, on est des oufs, et on va mourir pour défendre notre patrie d’amour. Ouais gros ».

Vient alors le moment ou l’on se demande si l’on est pas en fait devant un direct to dvd d’un petit nanard pas très drôle. Puis on revoit les moyens déployés pour le film, et les larmes commencent à rouler sur notre visage.
Je finirais par cette lettre, adressée directement à ce grand homme qui a réalisé ce chef d’oeuvre de genre :

Cher Chris Gorak,

Je sais que c’est drôle d’essayer de nouvelles choses, mais parfois, il faut savoir se retenir. A l’avenir, si tu as envie de faire un teen movie tout en faisant un film de SF tout en faisant un survival tout en faisant je ne sais quoi d’autre pouvant te passer par la tête, reflechis-y bien. Ne te lance pas comme ça. Revise tes cours de mise en scène, je t’aiderais si tu veux, promis. Mais ne nous inflige pas des heures encore plus sombres que celles que tu nous as déjà fait passer.

Merci, des bisous.

The Darkest Karine

27
Oct
11

Critique: Intouchables

Le cinéma français est gâté en ce moment, comme en attèstent les sorties de films comme The Artist, Polisse ou encore de celui dont nous allons vous parler aujourd’hui. Réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache (déjà réalisateurs de Nos Jours Heureux), Intouchables raconte une rencontre émouvante entre un riche tétraplégique et un jeune de banlieue, dont les destins mêlés vont changer respectivement leurs points de vue et leurs rapports aux autres, leurs vies tout simplement.

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

Avec une scène d’introduction aussi inattendue qu’hilarante et nous présentant d’emblée les personnages ainsi que leur rapport l’un à l’autre, on sait pertinemment que les réalisateurs Toledano et Nakache vous nous faire découvrir une histoire à la fois sensible et drôle, traitant d’un sujet pas facile : le handicap. Seulement voilà, le film pourrait très bien tomber dans les clichés les plus affreux et on sera (agréablement) surpris de la finesse avec laquelle le sujet est traité et aussi par l’habilité du scénario qui évite tous les pièges faciles et qui prend le spectateur par la main à dose de vannes, de sentiments forts et de situations plus cocasses les une que les autres. Et pour cause, on enchaîne les fou-rires tout le long du film, et ce, grâce au jeu formidable des deux acteurs principaux, avec un François Cluzet parfait dans son rôle d’aristocrate un peu coincé mais rêveur et Omar Sy, qui est à la fois convaincant, extrêmement drôle et possédant lui-aussi sa part de sensibilité. L’atout charme de cet ensemble est bien évidemment Audrey Fleurot qui nous gratifie d’un rôle pas si essentiel que ça mais plaisant, accompagnant la plupart du temps Omar dans bon nombres de situations comiques.

On se tord de rire devant ce film. Pourquoi ? Parce que la plupart des scènes mettent en opposition deux mondes très différents, repérsentés respectivement par François Cluzet et Omar, et petit à petit, chacun va se retrouver dans la vie de l’autre, échangeant leur propres point de vue, se complétant l’un l’autre. C’est par cette idée de duo à la fois très différents chacun de leur côtés et très similaires une fois réunis, que le film nous emmène très loin, à la fois dans le rire et à la fois dans l’émouvant. Ces deux personnages deviennent alors invincibles, intouchables.

Du côté de l’image, le film nous lègue une photographie soignée, avec un vrai travail derrière, notamment durant les scènes de nuit, avec une visite magnifique dans Paris. On peut dire autant de bien pour ce qui est de la musique, à la fois bien dosée lorsqu’il s’agit de mettre en parallèle le côté classique et le côté groovy (avec le groupe cultissime Earth Wind And Fire ) mais aussi avec un thème musical au piano d’une grande beauté. Ainsi, le sens du détail est très appréciable et distingue déjà le film des autres films français actuels, ce qui est une très bonne chose.

Ne vous fiez pas aux préjugés sur ce genre de films, qui d’après certains tombent toujours dans les clichés, ne vous braquer pas parce que c’est un comédie française, parce que vous seriez à deux doigts de rater un des meilleurs films français de l’année. Bref, ce film est à voir et réserve encore bien des surprises. À bon entendeur…

L’Intouchable Marvel Boy.

05
Oct
11

Critique: The Artist

2011, année de la toute suprématie de la 3D, devenu globalement un argument de producteur et non plus un choix artistique de mise en scène. Année également du pari fou d’un réalisateur français qui a décidé de revenir au fondement même du cinéma avec un film en noir et blanc muet qui se place dans les années 30, alors que le cinéma subis l’une de ses plus grandes mutations avec l’apparition du son. Ce film, c’est The Artist.

En salle le 12 Octobre 2011. Réalisé par Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell…
Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

Ce pari fou, c’est celui de Michel Hazanavicius, le réalisateur le plus classe du monde a qui l’on doit La Classe Américaine ou encore, deux des meilleures comédies françaises récentes, les sacro-saints OSS 117. Connu, et reconnu, pour son talent d’écriture grâce à ses travaux précédemment cités, le voir sur un mélo muet était d’autant plus surprenant que suicidaire. D’autant que le casting a de quoi faire saliver, avec un Jean Dujardin qui, au fil de sa carrière, a montré son talent (le plus souvent devant la caméra de ce même Hazanavicius), ainsi que des gueules du cinéma ricain avec notamment John Goodman et James Cromwell. Le film était alors attendu. Très attendu. D’autant plus par l’auteur de cette critique qui est autant amoureux de Dujardin depuis ses débuts (Un Gras Une Fille, c’était quand même mortel) que d’Hazanavicius («Monde de merde !»). Qu’en est-il alors que ce film ?

Autant y aller cash, avant de rentrer dans les détails, le film est une énorme réussite. Un chef d’oeuvre qui dépasse son statut d’expérience et d’hommage pour devenir une vraie œuvre de cinéma, retournant aux fondements du cinéma pour mieux lui déclarer un amour inconditionnel. On entendait déjà venir les «Hazanavicius fait un travail de copier-coller». Et bien non. Si le réalisateur s’impose des contraintes en enlevant la parole à ses personnages, cela lui permet de se libérer dans sa mise en scène. Le film regorge d’idées de cadres, de mouvements de caméra, tous plus brillants les uns des autres, offrant une lisibilité et une évidence dans ce que veux transmettre le réalisateur à son publique. Ainsi, le réalisateur d’OSS ne se contente pas de rendre hommage au cinéma muet, mais il y apporte de l’eau au moulin en se permettant mouvements de caméra et cadres qui n’étaient pas possibles à l’époque. On regrettera le fait que certaines idées de mise en scène ne sont pas plus exploitées par le réalisateur pour que le film respecte son contrat de film muet. Mais cela n’enlève rien au talent tout simplement incroyable du réalisateur pour exprimer une émotion par un plan, une séquence, l’utilisation d’une musique…

La musique a en effet une importance primordiale puisqu’elle sera la seule chose que captera votre oreille du film. Ludovic Bource, compositeur de talent qui a travaille avec Hazanavicius depuis le début (il est ainsi responsable de la musique des deux OSS, ou du fabuleux générique de nos interviews d’Angoulême 2011 !), signe ici une musique sublime, rentrant parfaitement en symbiose avec l’image pour souligner, mettre en évidence, amener une émotion, une idée. Ainsi, c’est elle qui va apporter le rythme du film, avec des composition plus rapide pour certaines scènes, ou d’autres plus lentes, le tout toujours au service de la mise en scène. La chose est d’autant plus risqué sur ce plan que certains passages, entre deux scènes et deux compositions, laisse place à un silence dans la salle. Chose qui peut être effrayante pour tout réalisateur, et peut très vite devenir gênant, le silence devient ici un moment de flottement, sorte de bulle très agréable reposante et légère, où seule la beauté des images contente le spectateur. Car les images sont d’une beauté incroyable, pas seulement grâce à la mise en scène, mais également grâce à la lumière, incroyablement maitrisé pour un film de 2011, où le noir et blanc est presque plus utilisés. Ce travail de lumière met d’autant plus en valeur les images, ainsi que les acteurs du film.

La transition est toute faite pour parler des personnes devant la caméra. On retrouve ainsi Jean Dujardin dans le rôle principal, George Valentin, plus bankable que jamais depuis son pris d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes pour ce film. Il campe ainsi un acteur de cinéma muet vedette qui va s’éprendre d’amour pour une jeune actrice, Peppy Miller, joué par Berenice Bejo, qui va rencontrer un certain succès au permise du cinéma parlant. Ce duo d’acteur, sur qui repose le film, est simplement génial, en symbiose comme peut l’être l’image est la musique. La caractérisation de ses personnages passe autant sur le faciès des personnages que sur la mise en scène et l’utilisation des quelques dialogues écrit du film. En effet, on notera que le personnage de Valentin ne parle que très rarement, pour coller à son rôle de personnage de cinéma muet, tandis que Peppy Miller est une vraie pipelette.
On pouvait s’inquiéter de la capacité d’adaptation de Jean Dujardin au format muet, lui qui a une tchatch et une voix singulière, et qui a souvent le droit à beaucoup de dialogues (de Brice de Nice à OSS en passant par Un Gars, Une Fille et bien d’autres), tout nos doutes disparaissent lors de sa première apparition dans une scène d’ovation hilarante. L’acteur ne tombe pas dans le piège de trop surjoué, et joue parfaitement son double rôle d’acteur populaire (qui pour le coup surjoue) et d’homme à la vie bien morose, montrant encore une fois son talent à jouer toutes les émotions (prouvant que les meilleurs acteurs sont ceux cantonné aux comédies, comme le prêche Alexandre Astier). Un talent extrêmement bien dirigé, qui mérite amplement son prix à Cannes. Le reste du casting est également excellent, notamment grâce à une Berenice qui transpire le vintage et la pinup ou aux deux fabuleux seconds rôles que sont Goodman et Cromwell. Un mot sur un personnage essentiel au film, le chien, Uggy, qui mérite également sa Palme Dog.

Si les personnages sont aussi attachant et touchant, c’est autant grâce au talent des acteurs devant la caméra, du talent de l’homme derrière la caméra que de celui de l’homme qui se trouve derrière la plume qui a écrit ce film. C’est le réalisateur lui même, tout seul contrairement aux OSS, qui signe le scénario. Ce dernier est un modèle d’écriture, car présente avec une simplicité folle les personnages, le tout, sans son art du dialogue ! L’histoire en elle même peut paraitre basique, simple, mais pas pour autant dénué de drame et d’émotion. Elle se veut d’ailleurs plus ou moins simple afin de ne jamais perdre le spectateur, qu’il faut quand même un peu guidé dans cet expérience de cinéma inédite pour une grande partie du publique. Mais le scénario, avec cette histoire simple et claire, va se permettre de dépeindre une époque charnière dans l’histoire du cinéma. Un scénario beaucoup plus riche qu’il n’y parait, d’autant pus admirable quand on prends en compte l’absence totale de dialogue.

Et non, je taris pas d’éloge sur ce film, mais rare sont les œuvres que l’ont attends de manière totalement disproportionné et qui se trouve être bien plus que ce que l’on en attendait. The Artist s’impose donc comme un film qui transcende le genre, ne se contentant pas d’un simple hommage. Une déclaration d’amour au cinéma réalisée par un ensemble de talents, plus fabuleux les uns que les autres, que ce soit devant ou derrière la caméra, pour signer un chef d’œuvre du cinéma, intemporel et universel. Et oui.

(PS: Nous avons eu la chance de rencontrer le réalisateur, Michel Hazanavicius, et l’acteur principal, Jean Dujardin, lors d’une séance de question/réponse après la projection du film à l’UGC de Bordeaux !)

28
Sep
11

Critique: Real Steel

Avec Real Steel, Hugh Jackman, Dakota Goyo et Shawn Levy nous entraînent dans un univers futuriste, mais pas si lointain, dans lequel les robots ont remplacé les boxeurs, pour des combats toujours plus brutaux. Charlie Kenton, ancien boxeur déchu car humain, se reconverti en entraîneur pour robots de combats, dont le manque de discernement le pousse à accumuler les dettes… Jusqu’à l’arrivée inopinée de son fils dans sa vie.

Réalisé par Shawn Levy, avec Hugh Jackman, Evangeline Lilly, Kevin Durand. En salle le 19 octobre 2011.
Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Un scénario classique dans les blockbusters américains : l’enfant prodigue qui débarque sans prévenir pour bouleverser (positivement) la vie de l’un de ses parents. Jusqu’à là, rien de bien nouveau (on est dans une production Disney après tout).

Toute la qualité de ce film vient justement de cet équilibre entre le côté doucement mielleux de Disney, et l’univers ultra violent des combats de robots. La boxe trouve réellement sa place au milieu de l’intrigue, puisque le film est centré sur cet univers : entraînement, enchaînements de bases, mouvements… On en apprend réellement sur ce sport, notamment grâce à un Hugh Jackman plus à l’aise que jamais sur le sujet, puisqu’il pratique la boxe depuis de nombreuses années.

Le scénario parfois léger et bancal est soutenu par l’excellent jeu des acteurs, notamment celui du jeune Dakota Goyo, qui réalise une véritable performance pour son jeune âge, et réussi à être drôle et touchant dans son affection pour les robots, et hilarant dans ses scènes de danse (dans lesquelles certains croiront voir un chanteur canadien anciennement méché dont je tairais le nom, pour le bien être de la communauté).

Le film réussit sans problème à tenir le spectateur en haleine grâce aux nombreuses scènes de combats, sans pour autant choquer les âmes sensibles (on reste dans le divertissement familial), et, malgré quelques longueurs, le rythme reste fluide, notamment grâce à la qualité des effets visuels et sonores, qui rendent robots et combats plus vrai que nature. Les effets spéciaux sont particulièrement bien maîtrisés, et apportent une réelle plus value au film, complétant à la perfection le duo Jackman / Goyo.

Alors certes, le concept de l’ancien champion de boxe (de basket, de football…etc) qui se reconverti en entraîneur pour un looser qui va finalement devenir champion est un scénario vu, revu et re-revu au cinéma. Pourtant, avec Real Steel, Shawn Levy réussit à remettre au goût du jour un concept qu’on pensait éculé, et réussis à en faire une histoire (presque) touchante, malgré les clichés et scènes dont le film aurait pu se passer. A voir si l’on aime les histoires familiales, les robots, les combats, où Hugh Jackman, tout simplement.

Loun Steel

14
Sep
11

Critique: Glee ! On Tour – Le Film 3D

Avant toute chose, je tiens a préciser que je n’avais jamais spécialement regardé la série Glee. Dès le premier épisode, j’ai été lassée par le côté chorale mignonette. Autant dire que j’avais un gros a priori sur le film avant même d’entrer dans la salle. A priori qui est allé en s’amplifiant durant tout le film.

Réalisé par Kevin Tancharoen, avec Dianna Agron, Chris Colfer, Darren Criss…
Le phénomène GLEE arrive enfin au cinéma et en 3D pour un concert exceptionnel ! Découvrez le Glee Club sur scène et en coulisses pour vivre et partager l’expérience GLEE comme jamais.

Glee 3D est un film retraçant le concert de la chorale de la série, entrecoupé de passages backstage, durant lesquels les acteurs / chanteurs ont l’occasion de s’exprimer sur à quel point ils sont géniaux, à quel point leurs seins rendent bien en 3D (véridique !), et caetera. De nombreux passages sont également consacrés aux fans, et c’est là que le bâs blesse. Car si les chansons (même si je désapprouve le côté concert de reprise) sont relativement entraînantes et bien interprétées (malgré le côté Starac), les parties consacrées au fans sont VRAIMENT exagérées.
Si l’on excepte les hurlements stridents dignes d’un concert de Justin Bieber, presque supportables en comparaison, les séquences tournées sur quelques fans virent carrément dans l’émotionnel raté. Entre chaque chanson, on rencontre des personnes qui expliquent pourquoi et comment Glee les a aidé à reprendre confiance en eux, à mieux s’accepter, ou encore à mieux accepter les autres.

Alors certes, l’un des objectifs de Glee était de montrer que l’on pouvait être spécial, même si l’on est un nerd, une poupée barbie ou une star du foot, mais ces séquences émotion offrent un rendu surfait qui les décrédibilise et apporte énormément de lenteur à un film qui aurait pu être punchy (et que j’aurais pu apprécier sans)…
Glee 3D est un film qui bouge, mais reste particulièrement niais et mièvre sur base de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Ceux qui apprécient la série devrait aimer le film, mais je le déconseille fortement à tous ceux qui seraient réfractaires à la série ou encore aux films musicaux.

Loun On Tour 3D !




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