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31
Jan
12

Critique: La Taupe

Il y a de ces films qui donnent qu’un semi désir de les voir. La Taupe en fait surement parti. C’est donc avec seulement une semi envie que j’ai accepté de l’invitation de nos amis de chez Cloneweb pour aller voir ce film.

Réalisé par Tomas Alfredson. Avec Gary Oldman, Mark Strong, Colin Firth et Benedict Cumberbatch. En salles le 8 février 2012.
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun…

Sorte d’enquête dont la but est en réalité de démasquer l’infiltré russe au sein des services secrets anglais, La Taupe présente un certain potentiel. En effet, de premier abord, il promet suspense, doutes, et complexité. Malheureusement, peut-être trop complexe, le film lasse vite, et le spectateur, perdu dans un nombre de détails souvent faussement nécessaires, s’embourbe complètement, sans forcement avoir envie de finalement s’en sortir.

Jolie pièce de mise en scène, La Taupe propose malgré tout une imagerie très stylisée et une lumière presque impeccable. Le casting fait lui aussi un sans faute, nous proposant notre Sherlock préféré, Benedict Cumberbatch, en enquêteur débutant. Sa prestation ici confirme une fois de plus qu’un belle carrière s’annonce pour lui, et ce, espérons le, au cinéma. Cependant, le reste du casting, c’est à dire une belle brochette d’acteurs connus et reconnus (de Colin Firth à Gary Oldman en passant par Tom Hardy ou encore John Hurt), n’est pas foncièrement mis en avant. Surement parce que le scénario nous lasse tellement qu’il ne nous permet pas, ou du moins ne nous donne nullement l’envie, de chercher à creuser un peu plus qui sont les différents hommes qui prennent place au milieu de l’investigation. Parce que oui, le grand soucis que pose ce film est qu’avec son scénario digne d’un encyclopédie, on se retrouve face a un film sans la moindre action, et donc d’un plat affolant.

Enfin, je ne sais pas si l’équipe de Cloneweb et moi sommes stupides, mais il faut avouer qu’à la sortie, les indices ayant amenés à determiner qui était la fameuse Taupe m’ont paru très flous, et assez décousus. Peut-être mon manque d’attention face à l’ennui m’a t-il encore joué des tours, ou alors après avoir passé trois heures à nous peindre un tableau complexe, les scénaristes se disent que plus personne n’y comprendra assez pour voir que leur conclusion ne sort plus de nulle part.

Pour finir, je pense que vous l’aurez compris, malgré beaucoup de bonnes choses, La Taupe est un film assez difficile a ingérer. A vouloir jouer sur un scénario trop solide, on finit par légèrement s’y casser les dents. Assez dommage, donc.

Karine La Taupe

20
Jan
12

Critique: Café de Flore

J’ai toujours eu tendance à avoir un a priori sur les films français. Trop lents, trop plats… J’y vais généralement à reculons. Café de Flore est une exception, puisque l’actrice principale n’est autre que Vanessa Paradis, qui est certainement la seule actrice française que j’apprécie. J’avais donc envie de voir ce film, même si le pitch ne m’avait pas convaincue.

Il n’est pas facile de dire adieu à ceux qu’on aime ; pour y parvenir, il faut parfois toute une vie – ou deux. Entre le Paris des années 1960 et le Montréal d’aujourd’hui se déploie une vaste histoire d’amour à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d’espoir. Café de Flore raconte les destins croisés de Jacqueline une jeune parisienne mère d’un enfant unique, d’Antoine un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent. Ce qui les relie : l’amour, troublant, maladroit, imparfait et inachevé… humain.

L’histoire se déroule à moitié dans le Paris des années 60 ainsi que dans le Montréal de nos jours. Le synopsis est confus, et la première demi heure du film l’est tout autant. Les scènes jonglent entre les époques, les personnages se ressemblent, bref, difficile de s’y retrouver. Pourtant, c’est ce joyeux mélange qui donne toute sa saveur au film. Le réalisateur a réussi la prouesse de fondre les époques de façons à mettre en avant leurs similitudes tout en marquant leurs différences. Bon, dit comme ça, ce n’est pas très clair, mais vous comprendrez mieux en voyant le film.

Le véritable point fort de Café de Flore, c’est l’équilibre parfait entre les contrastes. L’ombre et la lumière, l’espoir et le dépit, le passé et le présent, la santé et la maladie, l’amour et la haine… Autant de sentiments et de sujets traités sous tous les angles avec brio. La performance des acteurs est également à saluer. Travailler avec des enfants trisomiques, simuler le somnambulisme ou encore une terreur extrême… Autant de prouesses qu’on ne retrouve que rarement dans le cinéma français. A voir sans contre-indication.

Café de Loun

08
Déc
11

Critique: Mission: Impossible – Protocole Fantôme

Cette fin d’année ciné est surement l’une des plus riches que l’on ait vu depuis un petit moment. Steven Spielberg, Nicolas Winding Refn, George Clooney, Michel Hazanavicius, George Miller, Martin Scorsese et… Brad Bird. Bien connu dans le monde de l’animation (ayant signé des chef d’œuvres tels que Le Géant de Fer ou Les Indestructibles), il ramène sur le devant de la scène un grand personnage des films d’actions contemporains, Ethan Hunt, dans le 4ème volet de ses missions impossibles. Et c’est Jean-Victor qui a rempli celle de vous donner son avis sur le film.

Réalisé par Brad Bird. Avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Paula Patton et Simon Pegg. En salle le 14 Décembre 2011.
Impliquée dans l’attentat terroriste du Kremlin, l’agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l’opération « Protocole Fantôme », Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l’agence et de déjouer toute nouvelle tentative d’attentat. Mais pour compliquer encore la situation, l’agent doit s’engager dans cette mission avec une équipe de fugitifs d’IMF dont il n’a pas bien cerné les motivations…

En 3 films et une décennie, la saga Mission : Impossible s’est imposée comme une solide franchise dans le domaine du cinéma d’action/espionnage, s’installant directement aux côtés de James Bond et d’un autre nouveau venu, Jason Bourne. La spécificité de la série se situe au niveau de la mise en scène puisque si Tom Cruise reste le garant de la franchise et y occupe ardemment son rôle de producteur, il a pris un réalisateur nouveau à chaque film pour laisser celui-ci poser sa patte afin d’obtenir continuellement un style unique et différent, en accord avec son temps.
Une logique très louable et qui s’est révélé utile quand on voit combien les 3 opus sont variés, malgré une qualité variable.
Car excepté un premier opus ultra solide et dernier témoin de la maestria de Brian de Palma, la suite était d’un tout autre niveau, à commencer par un John Woo décérébré et poseur qui faisait son taff en guise de blockbuster ultra régressif tandis que J.J Abrams nous avait bien montré durant 2 heures qu’il venait du monde de la télévision.
Du coup, était-ce bien utile de relancer la machine pour une quatrième mission ?
Cela ne tenait qu’à un seul homme…

Prendre Brad Bird en réalisateur pour ce quatrième film était un choix atypique, mais pas étonnant.
Quoi de plus logique après avoir donné le 3ème volet à un « surdoué » de la télévision que d’offrir ce Ghost Protocol à un surdoué de l’animation dont c’est le premier film live ?
L’opération était fort alléchante quand on se souvient avec grand plaisir combien l’homme a mis tout le monde sur le derrière en réalisant les Indestructibles, qu’on peut considérer comme le meilleur film de super héros jamais fait. Il faut surtout se rappeler de ses incroyables scènes d’action et de ses poursuites fabuleuses dans la jungle, le film empruntant aussi fortement au cinéma d’espionnage et à la saga 007 auquel il rendait un vibrant hommage avec l’île sur laquelle se situait le cœur de l’action. Etait-ce suffisant à Bird pour prendre les rênes de ce Protocole Fantôme sans se faire bouffer par Cruise ou les nouveaux scénaristes d’Abrams ? Oui, oui et mille fois sommes nous tentés de dire quand on voit combien le réalisateur imprime la pellicule de sa marque, en opérant déjà un retour aux sources plus que bienvenue. Plutôt que de partir dans un style très tranché à l’instar de ces deux prédécesseurs qui avaient vite trouvés les limites de leurs concepts, l’ancien membre de Pixar a bien compris une chose : c’est Mission Impossible !
Pas question de tomber dans un réalisme poussé ou d’en faire trop à coups d’explosions dans tous les sens, le but étant de livrer un savant mélange d’action, d’humour et d’espionnage afin que le divertissement soit optimal.


C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Du moins, c’est ce que nous prouve Brad Bird qui n’hésite pas une seule seconde à plonger son film dans l’espionnage old school.
Certains auront l’impression d’être devant un vieux James Bond tant au fond, on a déjà vu ça 1000 fois. Voici donc que les méchants russes ont organisés un complot machiavélique visant à contrôler le monde et à le réduire en poussière en lançant ni vu ni connu une petite ogive nucléaire pour enclencher une troisième guerre mondiale expéditive. Échanges de documents en pagaille, gadgets multiples, retournements de vestes en folie ou encore tueuses aussi belles que fatales, pas de doute : on est dans de l’espionnage à l’ancienne, renouant avec cette bonne vieille guerre froide.
Tout ça pourrait être mortellement ennuyant si Brad Bird ne prenait pas un malin plaisir à revisiter ce genre d’histoire connu de tous en exploitant le filon à 300%.
En choisissant d’assumer ce côté rétro et d’y aller à fond, Bird et son équipe nous rappelle à quelle point c’est bon d’avoir à faire à des histoires aux enjeux aussi clairs et sans fioriture du type « Les Agents sont avant tout des êtres humains » ou autre. On est ici pour jouer au chat et la souris, dans une série de situations retords et tendues comme pas deux, galvanisées par les idées géniales d’un metteur en scène comme un poisson dans l’eau.


Tout ça n’est qu’un terrain de jeu pour Bird, qui livre une série de moments de bravoure absolument réjouissants et malins. Phases d’infiltrations sous très hautes surveillances, séquences de voltiges dans lesquels le moindre geste peut être fatal, poursuites haletantes ou bastons bien vénères, tout y est. La réussite du film tient d’ailleurs dans le fait que Bird a plus que jamais retrouvé l’essence de la saga et livre un Mission : Impossible pur jus, d’un équilibre incroyable dans sa structure et ne cédant jamais trop à une facette ou une autre.
Le clou du spectacle, et exemple le plus représentatif, est la séquence de Dubai, dans laquelle nos agents doivent intercepter des codes durant une vente dans la plus haute tour du monde. En 20 minutes de film, c’est un véritable festival : d’abord Tom Cruise escalade la tour puis doit redescendre en vitesse pour pouvoir permettre un hack de serveur, avant d’assister à deux rencontres en quiproquos durant lesquelles le va et vient constant entre les deux scènes fait grimper la tension au plafond, pour ensuite finir dans une poursuite en voiture dans une tempête de sable, la non visibilité du lieu faisant gronder le danger. Un florilège du programme attendu qui autant dans sa rythmique ciselé que dans sa mise en scène spectaculaire se révèle extrêmement plaisant, absorbant totalement le spectateur.
Il faut dire qu’au-delà même de mettre en scène des séquences délirantes et constamment inventives, Brad Bird les emballe de fort belle manière. Il faut voir Tom Cruise escalader cette tour hallucinante pour le croire (seul un plan est doublé par un cascadeur !), la séquence se révélant d’une lisibilité folle à une telle altitude, se permettant des mouvements de caméras vertigineux et des angles anxiogènes, que le format IMAX ne fait qu’accroître. Authentique et bluffante, ce passage renvoi à la poubelle le balancier et ses fonds verts cracra du 3ème pour s’inscrire dans la trempe du passage suspendu mythique du premier épisode, tout comme le reste du film qui n’oublie pas un seul instant qu’il appartient à une saga déjà bien établie.


Brad Bird sait qu’il tient un héritage sur ses épaules, et y rend un hommage singulier en allant piocher le meilleur des opus passés. Sans aller dans la pose racoleuse et clipesque du 2ème épisode, ce Ghost Protocol s’autorise des moments de folies pures, avec cette tempête de sable surréaliste et utilisant le numérique avec ingéniosité ou un combat final sur plusieurs niveaux renvoyant à la logique verticale singulière à la franchise.
Sans tomber dans le pseudo réalisme du 3ème et sa romance faisandée, Bird et ses scénaristes n’oublient jamais le passé d’Ethan Hunt et l’intègre intelligemment dans l’intrigue.
Enfin, et c’est le symbole le plus flamboyant de cette réussite, on retrouve enfin l’esprit d’équipe cher au premier épisode. Le groupe composé par Cruise, Paula Patton, Jeremy Renner et Simon Pegg fait des étincelles et trouve une dynamique qui lui est propre, n’hésitant pas à amener de l’épaisseur, du background et du mystère aux 3 membres de l’équipe à l’importance notable.
Cruise ne s’accorde plus tous les mérites, et laisse la place à Renner pour poser son charisme incroyable, à Patton pour apporter une touche féminine appréciable et à Pegg pour donner une légèreté juste et ne désamorçant jamais la tension des scènes, bien au contraire.
Cerise sur le gâteau, Bird s’amuse avec les mécaniques habituelles des Mission Impossible et utilise la situation de fugitifs de ses héros pour donner une raison à leurs faits et gestes, les bougres étant parfois obligés de passer par des méthodes peu conventionnels étant donné qu’ils ne disposent plus du matériel habituel. Ainsi, ils ne pourront par exemple plus faire les fameux masques de la série, utilisés par le passé pour alimenter à maintes reprises des twists devenus prévisibles et qu’il était bon de balancer un peu par-dessus bord. Ces mises en difficulté pimentent d’ailleurs le film tout du long, notre équipe n’étant pas à l’abri de l’échec ou des blessures.
Un renouvellement dans la saga qui s’avère bénéfique pour tout le monde, y compris un Michael Giacchino qui semble bien plus inspiré sur la musique que sur celle du précédent, ou le retour du monteur Paul Hirsch (Star Wars, Ferris Bueller’s Day Off) qui montre qu’il n’a rien perdu de son sens du timing depuis le premier épisode sur lequel il avait œuvré.
Brad Bird a ainsi peut être quitté Pixar, mais il n’en reste pas moins bien entouré puisque si on était venus pour s’amuser, il faut bien avouer qu’on s’est éclatés comme des petits fous.


Dès l’allumage de l’allumette au terme d’une introduction déjà bien enlevée, on sait qu’on va avoir à faire à un sacré tour de roller coaster.
Tout est question de dosage, de ton et d’équilibre, comme le prouve un Brad Bird nous démontrant que le monde de l’animation est une sacrée école cinématographique.
Carré comme pas deux, déroulant un rythme d’enfer et ne laissant pas une seconde de répit à son spectateur, ce Ghost Protocol vous scotche pour une poussée d’adrénaline de 2 heures et signe enfin l’arrêt d’une époque maudite pour le cinéma d’action, lâchant l’explosion à tout va et le réalisme atrophié pour revenir à un divertissement plus fantaisiste, plus malin et terriblement accrocheur.
Mission accomplie pour Brad Bird, en attendant impatiemment la prochaine et en achevant une année 2011 qui, en seulement deux films (celui là & Fast Five), aura su redonner ses lettres de noblesses à un genre tombé en désuétude.

Xidius

25
Nov
11

Battlefield 3 : It’s the war !

Après presque 1 an d’absence, le rédacteur le plus prolifique d’AZ est de retour. Et le monde est bien fait puisque, après un dernier article où l’on parlait de ce cher Call of Duty : Black Ops, celui d’aujourd’hui est consacré à son plus grand (unique ?) rival : Battlefield 3. Un duel serré qui ne peut se régler que sur un champ de bataille.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons tout d’abord que je ne suis pas forcément partisan d’un des deux camps à la base. Initié aux Call of Duty avec les épisodes Modern Warfare 1 & 2 (surtout le 2), j’ai ensuite passé de longues nuits blanches sur Black Ops. Et même si le plaisir était là, je n’étais pas aveugle sur le manque de renouvellement de la licence et de cette politique scandaleuse des DLC : du contenu supplémentaire vendu à un prix parfois exorbitant alors qu’il était au départ inclus dans le jeu. A l’heure de la sortie de Modern Warfare 3 j’ai pris la décision d’aller voir chez la concurrence ce qu’il en était.

Plus réaliste et donc moins arcade, des maps plus grandes, des véhicules… Les arguments mis en avant par les pros Battlefield sont nombreux. Et il faut bien reconnaître qu’ils ont raison… du moins en partie. Commençons par ce qui fâche : le mode solo. Si on a toujours dit que le solo d’un CoD ne valait pas le coup pour 70 €, autant dire que c’est encore pire pour le jeu du studio Dice. Premier point noir : un scénario bancal, mal écrit et presque inintéressant. Si la volonté de se démarquer des Modern Warfare avec leurs conflits dignes de la troisième guerre mondiale est honorable, on aurait quand même préféré quelque chose de plus palpitant et surtout honnête. Car essayer de faire autre chose tout en plagiant les ressorts scénaristiques de Black Ops (un homme interrogé qui raconte son histoire via des flashbacks) est plus que critiquable. Et ce n’est pas le background de l’univers qui va renforcer l’immersion malgré 2-3 bonnes idées. Histoire d’enfoncer le clou, il faudra faire face à une intelligence artificielle peu réactive mais suffisamment pour ne prendre que votre joueur dans sa ligne de mire. Et le pire du pire : des respawn à l’infini à certains endroits. De quoi faire honneur à Black Ops… Je pourrais aussi parler de ses QTE complètement à la ramasse mais je préfère vous en laisser la surprise. Surtout n’hésitez pas à en parler dans les commentaires !
Mais qu’on se rassure, le solo reste acceptable et on s’amuse toujours autant parce que oui, la guerre virtuelle c’est cool. De plus le jeu est réussi graphiquement et compense une réalisation classique. Les bruitages et la musique sont excellents ainsi que le doublage français que l’on saluera. Et n’oublions pas qu’il ne s’agissait que d’une mise en bouche.

Il y a bien quelques missions sympathiques en coopération (en ligne ou sur la même console) à effectuer mais autant s’attarder sur l’essentiel : le multijoueur. Et là ce sont des heures de bonheur qui vous attendent. Si vous êtes un habitué des Call of Duty il va falloir revoir votre stratégie. La taille des cartes risque de briser votre routine de même que tous les véhicules (avion de chasse, hélicoptère, tank et j’en passe) utilisables. Sans parler de l’un des aspects les plus intéressants : la destruction des décors. Etre la cible d’un char et se cacher dans un bâtiment avant d’y être délogé par deux ou trois roquettes procurent quelques sueurs froides. On est loin du bourrinage intempestif et stupide de CoD.
Quatre classes sont disponibles, du plus bourrin au sniper (il y en a pour tous les goûts), mais la bonne idée c’est que chaque classe évolue indépendamment des autres hormis pour quelques armes gagnées. Cela permettra à chaque joueur de se spécialiser dans un ou deux domaines et de devenir de véritables experts. Et vous verrez qu’au bout de quelques heures jeu on est vite fier de voir comment on évolue. Car de l’entraînement il en faudra, notamment pour la conduite parfois déroutante de certains véhicules. Aaaah combien d’avions de chasse ai-je déjà crashé… Certains pesteront contre le faible nombre de maps (9 seulement) mais il est bon de noter qu’elles s’adaptent en terme de taille au mode de jeu : c’est toujours plus sympa en match à mort en équipe de ne pas avoir à parcourir de longues distances à pied et sans ennemi. Concluons sur deux notes positives : l’esprit d’équipe a une certaine importance dans Battlefield donc avec quelques amis c’est encore plus jouissif et, second point, un DLC est prévue pour décembre avec de nouvelles cartes histoire de prolonger le plaisir (bon certes des maps d’un des précédents opus de la licence mais restons de bonne humeur).

Ce qu’on leur a mis aux gars de Call of Duty !

En clair si vous avez envie de changer d’air, ce Battlefield 3 est une excellente initiative. Décevant en solo (mais bon Modern Warfare 2 était tellement épique), le jeu révèle toute sa valeur en multijoueur même s’il faudra quelques heures avant d’en saisir toutes les subtilités. Et n’oubliez pas, faites la guerre en virtuelle, pas en vrai !

Sergent Pottio

Source images : jeuxvideo.com

28
Sep
11

Critique: Real Steel

Avec Real Steel, Hugh Jackman, Dakota Goyo et Shawn Levy nous entraînent dans un univers futuriste, mais pas si lointain, dans lequel les robots ont remplacé les boxeurs, pour des combats toujours plus brutaux. Charlie Kenton, ancien boxeur déchu car humain, se reconverti en entraîneur pour robots de combats, dont le manque de discernement le pousse à accumuler les dettes… Jusqu’à l’arrivée inopinée de son fils dans sa vie.

Réalisé par Shawn Levy, avec Hugh Jackman, Evangeline Lilly, Kevin Durand. En salle le 19 octobre 2011.
Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Un scénario classique dans les blockbusters américains : l’enfant prodigue qui débarque sans prévenir pour bouleverser (positivement) la vie de l’un de ses parents. Jusqu’à là, rien de bien nouveau (on est dans une production Disney après tout).

Toute la qualité de ce film vient justement de cet équilibre entre le côté doucement mielleux de Disney, et l’univers ultra violent des combats de robots. La boxe trouve réellement sa place au milieu de l’intrigue, puisque le film est centré sur cet univers : entraînement, enchaînements de bases, mouvements… On en apprend réellement sur ce sport, notamment grâce à un Hugh Jackman plus à l’aise que jamais sur le sujet, puisqu’il pratique la boxe depuis de nombreuses années.

Le scénario parfois léger et bancal est soutenu par l’excellent jeu des acteurs, notamment celui du jeune Dakota Goyo, qui réalise une véritable performance pour son jeune âge, et réussi à être drôle et touchant dans son affection pour les robots, et hilarant dans ses scènes de danse (dans lesquelles certains croiront voir un chanteur canadien anciennement méché dont je tairais le nom, pour le bien être de la communauté).

Le film réussit sans problème à tenir le spectateur en haleine grâce aux nombreuses scènes de combats, sans pour autant choquer les âmes sensibles (on reste dans le divertissement familial), et, malgré quelques longueurs, le rythme reste fluide, notamment grâce à la qualité des effets visuels et sonores, qui rendent robots et combats plus vrai que nature. Les effets spéciaux sont particulièrement bien maîtrisés, et apportent une réelle plus value au film, complétant à la perfection le duo Jackman / Goyo.

Alors certes, le concept de l’ancien champion de boxe (de basket, de football…etc) qui se reconverti en entraîneur pour un looser qui va finalement devenir champion est un scénario vu, revu et re-revu au cinéma. Pourtant, avec Real Steel, Shawn Levy réussit à remettre au goût du jour un concept qu’on pensait éculé, et réussis à en faire une histoire (presque) touchante, malgré les clichés et scènes dont le film aurait pu se passer. A voir si l’on aime les histoires familiales, les robots, les combats, où Hugh Jackman, tout simplement.

Loun Steel

14
Sep
11

Critique: Glee ! On Tour – Le Film 3D

Avant toute chose, je tiens a préciser que je n’avais jamais spécialement regardé la série Glee. Dès le premier épisode, j’ai été lassée par le côté chorale mignonette. Autant dire que j’avais un gros a priori sur le film avant même d’entrer dans la salle. A priori qui est allé en s’amplifiant durant tout le film.

Réalisé par Kevin Tancharoen, avec Dianna Agron, Chris Colfer, Darren Criss…
Le phénomène GLEE arrive enfin au cinéma et en 3D pour un concert exceptionnel ! Découvrez le Glee Club sur scène et en coulisses pour vivre et partager l’expérience GLEE comme jamais.

Glee 3D est un film retraçant le concert de la chorale de la série, entrecoupé de passages backstage, durant lesquels les acteurs / chanteurs ont l’occasion de s’exprimer sur à quel point ils sont géniaux, à quel point leurs seins rendent bien en 3D (véridique !), et caetera. De nombreux passages sont également consacrés aux fans, et c’est là que le bâs blesse. Car si les chansons (même si je désapprouve le côté concert de reprise) sont relativement entraînantes et bien interprétées (malgré le côté Starac), les parties consacrées au fans sont VRAIMENT exagérées.
Si l’on excepte les hurlements stridents dignes d’un concert de Justin Bieber, presque supportables en comparaison, les séquences tournées sur quelques fans virent carrément dans l’émotionnel raté. Entre chaque chanson, on rencontre des personnes qui expliquent pourquoi et comment Glee les a aidé à reprendre confiance en eux, à mieux s’accepter, ou encore à mieux accepter les autres.

Alors certes, l’un des objectifs de Glee était de montrer que l’on pouvait être spécial, même si l’on est un nerd, une poupée barbie ou une star du foot, mais ces séquences émotion offrent un rendu surfait qui les décrédibilise et apporte énormément de lenteur à un film qui aurait pu être punchy (et que j’aurais pu apprécier sans)…
Glee 3D est un film qui bouge, mais reste particulièrement niais et mièvre sur base de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Ceux qui apprécient la série devrait aimer le film, mais je le déconseille fortement à tous ceux qui seraient réfractaires à la série ou encore aux films musicaux.

Loun On Tour 3D !




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