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Incontournables des 90’s…De La Soul Is Dead

Mardi, deuxième cycle, début 2010. L’attente est fébrile, le suspense insoutenable, la question que tout le monde se pose… Maintenant que nous sommes passés dans une nouvelle décennie, Xidius va t’il nous faire les Incontournables des années 2000? AHAHAHAHAHHAH, la bonne blague ! Et non les enfants, nous allons continuer notre exploration de la formidable décennie des 90’s, dont nous sommes très loin d’avoir fait le tour, n’ayant même pas parler du top of the top, de l’incontournable absolu, de l’album indispensable qui aura marqué toute la décennie de son emprunte !!! Mais avant de vous en parler, et vu que ce ne sera pas avant encore un certain temps, continuons notre voyage musical dans le temps, et revenons en 1991, pour De La Soul et son De La Soul Is Dead.

Avant de ce consacrer à la mort simulée du groupe, parlons tout d’abord de leur naissance puisque en 1989, De La Soul explosait sur la scène mondiale avec l’album 3 Feet High and Rising qui démontrait alors toute la fraîcheur du groupe faisant un gangsta rap ultra joyeux et bourré d’influences aussi variés que l’acid jazz, la hip hop ou encore le funk, en dynamitant les codes jusqu’au bout. Succès immédiat donc mais le problème c’est qu’à trop jouer avec les clichés de rap quasi hippie, le groupe n’arrivait plus à se retirer cette image et décida donc de débarquer deux ans plus tard avec un album au titre ultra évocateur… De La Soul Is Dead.

Pas question de payer les pots cassés (vous comprendrez le jeu de mot en observant bien cette article…) pour le groupe qui pour mieux se séparer quelque peu de son image livre ici un album plus sombre dans les thématiques qu’il aborde et parfois dans sa musique immédiatement. Pourtant, l’Intro démarre sur un jingle funky avec un animateur expliquant le déroulement de « l’histoire », avant d’entendre des enfants se chamailler jusqu’à ce que le narrateur impose le respect et se fasse écouter. Un bruit de vinyle se lançant et c’est Oodles of O’s qui démarre sur un air nonchalant, avec l’étrange impression que la musique est produite par une machine qui ne semble pas fonctionner correctement et se laisse aller. Le ton est posé, De La Soul impose définitivement son changement de style, enchaînant avec un Talkin’Bout Hey Love restant cette voix avec une ballade sympathique et qui ferait passer n’importe lequel des blues. Reprenant à 200% leurs inspirations « old school » pour Pease Porridge, le groupe amorce alors Skit 1, première transition d’une série de 5 qui permet tout au long de l’album de faire évoluer « l’histoire » racontée par le narrateur, dans le but de conserver une véritable cohérence. Johnny’s Dead Aka Vincent Mason achève la transition par une mini improvisation rigolote tandis que démarre en fanfare A Roller Skating Jam Named « Saturdays », morceau à la rythmique entraînante et qui vous fera move your body avant de passer par la très cool transition (encore une !) Wrms’ Dedication to the Betty arrivant sur le démarrage bien scratché de Bitties in the Bk Lounge, un rap au beat quasi dance et reposant uniquement sur ce dernier en terme d’instrumental, avant de le faire varier pour une seconde partie bien différente. Skit 2 passe, toujours aussi rigolote, et le piano précédent la batterie très prononcée et imposant une ambiance quasi funky de My Brother is Badhead résonne, alors que le flow des 3 membres du groupe dynamise une fois de plus le tout. Et dire que après déjà autant de bon son, vous n’êtes qu’à la moitié d’un disque qui répétera globalement le même schéma durant le reste de l’album avec une efficacité et une fraîcheur toujours aussi incroyable, multipliant les morceaux aux sonorités entraînantes tels que Let, Let Me In, Rap de Rap Show ou Not Over Till The Fat Lady Plays The Demo, aux influences rock comme Who Do You Worship ou encore disco avec Kickid Out The House. Il suffit de voir la variété XL des samples utilisés tout au long du disque, allant de morceaux de James Brown à ceux de Tom Waits en passant par du The Doors, du Lenny Kravitz ou encore du Serge Gainsbourg (sachant qu’ils peuvent mixer toutes ces influences dans un seul morceau !) pour se rendre compte de la richesse des influences d’un groupe de hip hop définitivement hors du commun, réussissant à assombrir sa musique sans jamais sacrifier son style tout en se posant comme des petits génies. C’est riche, c’est varié et ça met une patate d’enfer. C’est De La Soul et cet album prouve que la réalité à l’époque était bien différente de celle du nom de ce dernier.

Xidius


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