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02
Fév
10

Incontournables des 90’s…Music Has the Right to Children

C’est bien de vouloir faire pleins de choses pour un site. C’est bien de vouloir faire pleins de choses pour plusieurs sites. C’est bien de vouloir faire énormément de choses et d’avoir pleins de projets.
Le problème récurrent, c’est le temps. Manque de temps général, un élément prenant du temps sur un autre, délais à respecter… Il y aura toujours cette question du temps et ce jonglage ininterrompu pour pouvoir remplir ses objectifs partout. Et même pour cet article, le temps est pris en compte…
Je vous donne du temps mes chers pour voyager à travers celui ci et revenir dans les années 90’s afin d’écouter Music Has the Right to Children, un vrai moment de calme signé Boards of Canada.

Boards of Canada est un duo né au début des années 90 et constitué de Marcus Eoin et Michael Sandison, deux musiciens d’origine écossaise plongé dans l’électro. Alors que le duo a bénéficié d’un grand succès grâce à leurs premiers albums Twoism ou ce Music Has the Right to Children, ils ont toujours préférés rester discrets comme l’a montré la sortie du dernier album The Campfire Headphase en 2005, qui n’a bénéficié que de peu de promotion et de publicité. Un choix aussi dû au temps de travail extrêmement long des deux hommes qui expérimentent énormément les sons et ont déjà passés 6 mois uniquement en post production sur un seul disque. Une anecdote qui n’étonne pas à l’écoute de ce magnifique album sorti en 1998 dont on va parler…

Wildlifre Analysis se pose comme une introduction intrigante pour quiconque n’a jamais écouté la musique du groupe. Dès le tout début, les sonorités ultra atmosphériques employées donnent l’impression que vous n’avez pas lancer un album mais plutôt que vous faites face à une rencontre du troisième type. La sensation étrange éprouvée durant l’écoute d’un son aussi lancinant et spectrale ne vous quittera désormais plus car vous êtes dans le monde de Boards of Canada, un univers musicale aérien, ponctué par un beat assez trip hop amené dès le second morceau, An Eagle in your Mind, permettant de rapprocher un peu le groupe d’artistes comme Massive Attack (spécialement leur phénoménal 100th Window) ou également Mogwai, en enrichissant le voyage musical de sonorités datées telles que des échos, des craquements et autres. Tantôt menaçante (The Color of the Fire), quasi psychédélique (Telephasic Workshop), mélancolique (Turquoise Hexagon Sun, un petit chef d’oeuvre) ou presque dub (Aquarius), la musique ambiante de « BOC » n’en reste pas moins totalement planante, proposant d’aller vers d’autres cieux (Olson en est l’exemple type) et se révèle très épurée sous sa composition finalement très complexe. Paradoxal donc mais tout aussi génial.

Xidius

17
Nov
09

Incontournables des 90’s…Londinium

Veuillez entrer dans le calme s’il vous plait, il y aura de la place pour tout le monde. Veuillez prendre garde à bien suivre la file et veillez à bien déposer vos effets personnels superflus au vestiaire et à uniquement garder le nécessaire sur vous. Une fois les portes ouvertes, entrez sans vous pressez et installez vous confortablement. Dès que tout le monde sera prêt, nous fermerons les portes et la machine à remonter le temps de Xidius s’enclenchera. Vous pourrez alors vous allongez, les fauteuils étant prévus à cet effet, puisque aujourd’hui, vous pouvez vous attendre à planer. Le programme du jour? Londinium de Archive. Bon Voyage.

Archive est un groupe anglais né en 1996, année durant laquelle à été produit le disque qui nous intéresse aujourd’hui. Depuis, ils ont produit 6 autres albums dont le récent Controlling Crowds Part IV et sont passés à un style plus progressif, électro et rock. Mais revenons en à nos moutons. En 1996, le trip hop est en plein essor, avec l’apparition de Portishead et bien évidemment de Massive Attack qui prépare son chef d’oeuvre Mezzanine durant cette période. C’est dans ce contexte qu’un troisième membre viendra poser sa pierre à l’édifice… Cette pierre étant évidemment Londinium !

Un léger bruit, comme une cloche en apesanteur… Un bruit sourd, qui martèle le vide… Quelques paroles d’une voix chaude et grave puis une envolée sonore, faites de violons lancinants, de samples aériens puis enfin la rythmique machinal et presque tribal. Old Artist, sublime introduction de l’album, a le mérite de faire monter crescendo l’auditeur, dans une ascension planante renforcée immédiatement par All Time apportant un chant magnifique et une ligne de basse obsédante, sans oublier des samples quasi psychédéliques. En moins de 10 minutes, l’atmosphère lourde, mélancolique et paranoïaque prenant aux tripes du disque est posée, sans qu’on ait eu le temps de se rendre compte. Les violons sonnent alors à en donner la chair de poule pour mieux faire résonner So Few Words amenant le flow de Rosko John contrastant la voix fragile de Roya Arab pour mieux finir sur des sonorités électro quasi alarmantes et criardes. Le calme règne alors, quelques légères notes de piano font leur entrée avec la chanteuse toujours aussi subtil, et le tout accélère avec des teintes jazzy pour transiter vers le cœur de Headspace, qui voit l’arrivée d’un solo de guitare élégant. Dark Room ouvre alors ses portes, avec une voix à fleur de peau et une rythmique apportant toujours un côté désespéré à l’ensemble tandis que le titre est parsemé de sons cristallins, en opposition avec le rap du chanteur toujours présent, sonnant comme une mise en garde funèbre. A côté de ça, Londinium sonne comme une note d’espoir au centre de cette œuvre sombre, toujours tout en subtilité avec la guitare discrète et une impression de repos, annulée par Man-Made, ode désenchantée et fantomatique. Nothing Else vient alors à point nommé, tel un abandon face aux ténèbres de l’album, renforcé par Skyscaper, pur morceau de trip hop noir et désincarné. Parvaneh (Butterfly), sorte de libération zen, tombe alors comme un cheveu sur la soupe, semblant sortir de nul part et se révélant être la seule erreur de goût d’un disque qui se rattrape aussitôt avec un Beautiful World reprenant la formule miracle précédente en y enlevant aussi étonnamment que cela puisse paraître sa noirceur paraissant auparavant si caractéristique. Organ Song rappelle la mélancolie au galop avec des inspirations quasi orientales tout en finesse et ses violons toujours aussi lancinants avant de clôturer le tout sur le magique Last Five, synthèse parfaite de ce périple incroyable. Vous l’avez sûrement compris, Londinium est une invitation à un voyage aussi funèbre que poétique, avec des influences urbaines ou électronique, étonnant tant la noirceur y dégage une beauté quasi parfaite. Si Archive n’est par la suite écarté du genre introduit par ce disque, il n’a jamais reproduit un tel miracle tant ce chef d’œuvre s’impose comme un standard du trip hop, tout en réussissant à imposer son identité unique. Fans de Portishead & de Massive Attack, vous savez ce qui vous reste à faire.

Xidius

14
Nov
09

Revue de concert : Massive Attack

Oceanlook se lance aujourd’hui dans la périlleux exercice de la revue de concert!

Mardi soir avait lieu le concert de Massive Attack au zénith de Paris. Absent depuis plusieurs année sur scène, le groupe revient sur scène pour célébrer leur mini-album Splitting The Atom! Et également pour promouvoir la sortie du prochain album, Weather Underground, puisque des chansons jouées dans ce concert en sont issues.

Il faut déjà savoir que Massive Attack est groupe particulier, pas du tout comme les autres. Aux concerts de Massive Attack, vous n’allez pas remuer comme des malades sur des sons bougeant! Du tout du tout! Si, il faut le reconnaitre, le son est souvent dense et puissant, cette musique s’écoute avant tout posément, sans se poser de question, en sachant se laissant porter par les sonorités intenses qui vous assaillissent. D’ailleurs la plupart des personnes qui assistaient au concert restaient immobiles, comme absorbés par la prestation du groupe.

On se surprend soi-même à être transporté dans une autre sphère, très agréable par ailleurs. C’est ainsi que l’on pourrait définir la musique de Massive Attack : absorbante, fascinante voire délirante à certains moments. C’est en tout cas le ressenti que j’ai eu en écoutant la prestation.

Après une première partie plutôt molle, le concert démarre violemment avec une intro fondée sur des sonorités très particulières, à la limite de l’électro répétée avec intensité. La prestation du groupe est franchement maitrisée musicalement. Aucune fausse note, les morceaux s’enchaînent en une quasi-perfection. La particularité du groupe est de compter sur scène un nombre de membres impressionnant, permettant de varier les sons, les voix, etc.

On notera peut-être comme fausse note l’interprétation timide du titre-phare Teardrop qui, comme le dit Xidius, reste meilleure dans sa version studio, sublime. En revanche, l’autre titre très connu et reconnu de Massive Attack, Unfinished Sympathy, a été joué et a été un moment très fort, en fin de concert. Les autres titres qui m’ont scotché, Marrakesh, issu du prochain album, et Inertia Creeps, assez connue, elle aussi très intense et hypnotique.

De plus, l’écran, à la fois simple et de taille réduite,  donne cependant un aspect, une coloration particulière aux chansons. Il plonge le spectateur dans l’ambiance même de la musique.

Setlist

Intro : Bulletproof Love
01.  Hartcliffe Star
02. Babel
03. 16 Seeter
04. Risingson
05. Red Light
06. Future Proof
07. Teardrop
08. Psyche
09. Mezzanine
10. Angel
11. Safe From Harm
12. Inertia Creeps
13. Splitting The Atom
14. Unfinished Sympathy
15. Marrakesh
16. Karmacoma

Crédit photos : © ImmortalizR – www.soundofviolence.net
Oceanlook.




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