Posts Tagged ‘Tony Moore

18
Mar
11

AMC’s Walking Dead

Walking Dead est l’un des comics qui marchent le plus en ce moment. Que ce soit aux USA, ou même en France, la série a rencontré un large publique. Et c’est presque logique qu’une chaine de télé ait eu l’idée de l’adapter. Et c’est AMC qui a obtenu le droit de transformer le récit papier en récit filmé, avec un budget assez conséquent, et un carton inattendu. En France, c’est la chaine Orange Ciné Choc qui aura le privilège de diffuser The Walking Dead, diffusion qui débutera le 20 Mars prochain ! Pour l’occasion, voici une critique en avant première française de cette première saison (avec quelques spoilers, mais très légers, je vous rassure) !

Tout comme l’œuvre originale, The Walking Dead raconte l’histoire de Rick Grimes, policier de la petite ville de Cynthiana, qui va tomber dans le coma à la suite d’une blessure par balle lors d’une opération de police. Il va se réveiller, 2 mois plus tard, dans un monde infesté de morts-vivants, où tout le monde à foutu le camp (au mieux) ou sont morts (au pire). Rick va alors partir à la recherche de sa femme et de son fils, disparus, à travers les Etats Unis. Et c’est sa vie, ou plutôt sa survie, ainsi que celle des survivants qu’il va rencontrer, que nous raconte la série.

Adapté donc du célèbre comic book de Kirkman, Moore et Adlard, cette série, produite par une chaine reconnue pour la qualité de  ses productions (Mad Men, Breaking Bad…), a suscité une très forte attente chez les fans de l’œuvre originale. Et il faut bien avouer que c’est légitime car, si il y a bien un comics qui est fait pour être adapté à la télé, c’est bien celui là. Le rythme et les codes du format télé sont très souvent utilisé par Kirkman pour sans cesse renouveler l’intérêt du lecteur et ainsi faire durer ses œuvres et les construire réellement dans la longueur. L’œuvre papier étant une gigantesque fresque peignant des psychologies et des rapports humains complexes mis à rude épreuves dans des situations extrêmes, avec rythme et rebondissement, on en attendait pas moins du format télé. Et si le bilan global est plus que mitigé, les premiers épisodes combles totalement nos attentes.

La première bonne idée, c’est celle de mettre Frank Darabont, un réalisateur confirmé, qui a signé de grands films (Les Évadés, La Ligne Verte), à la réalisation du pilote. Et son influence ce ressent car la mise en scène est très réussi, magnifique, avec de très beau plan, et une caméra proche des personnages et des émotions. Et si, par la suite, les réalisateurs changent d’épisode en épisode, ils essayent tout de même de coller au boulot de Darabont, en restant toujours aussi focalisés sur les personnages. De plus, le tout est sublimé par une photo à tomber par terre de David Tattersall (qui s’est notamment occupé de la photo sur Speed Racer), qui retranscris parfaitement l’ambiance froide et glauque que véhicule le noir et blanc de la BD. Mais si cet élément reste, un autre, très particulier de la BD, part avec le passage à la couleur: la violence contenue. Si il y a tout de même des scènes de meurtres, de tortures ou de massacre, le noir et blanc arrivait à rendre ça moins gore et beaucoup plus dramatique. Donc reste à savoir comment l’équipe va jongler avec cette problématique par la suite, mais de ce qu’on déjà pu voir, la série est beaucoup plus violente visuellement, et perd par conséquent niveau dramaturgie.

Une mise en scène qui donne un ton different à la série donc, beaucoup plus sombre et violent, mais avec un rythme également très différent. Ce qui apparait très bizarre dans un premier temps est finalement logique, au vue de la masse de dialogues écrit par Kirkman, qui par conséquent prennent bien plus de temps à être dit que être lu. Et même si cela créé quelques longueurs, celles-ci sont vite oubliées par quelques scènes d’action où les zombies, absolument magnifiques et terrifiants, bouffent littéralement l’écran, le cadre et l’espace des personnages. Des personnages interprétés par une brochette de comédiens globalement convaincants, malgrès le fait que physiquement, à part Jeffrey DeMunn (Dale), c’est pas trop ça. Le personnage principal, Rick, est joué par Andrew Lincoln, plus connu pour ses personnages de loveurs (Comme t’y es belle, Love Actually) que pour des personnages bad ass, est très monotone et ne véhicule pas la sympathie du Rick papier, attachant dès le début. D’autant plus qu’il ressemble à un ancien présentateur télé de TF1 dont j’ai perdu le nom. Enfin bref. A ses cotés, on retrouve Jon Bernthal (Shane) ainsi que Sarah Wayne Callies (Lori), que l’on a pu voir dans Prison Break. Si ces deux là ne sont pas resplendissants, ils font leur taf’ correctement, en étant relativement convainquant. Le reste du casting est relativement bon, même si je mettrais un petit bémol au jeune acteur qui incarne  Carl, Chandler Riggs, qui n’a visiblement pas les épaules du rôle qu’il aura à l’avenir, à savoir, un rôle essentiel et primordial. On verra bien par la suite… Un casting en demi teinte, mais qui n’est ni la chose la plus réussi, ni la chose la plus raté.

L’une de nos grands frayeurs lors de l’annonce de cette adaptation était le scénario. Même si le style d’écriture de Kirkman est très télévisuel, est-ce que la série TV allait conserver la même intrigue et ses personnages, avec la même complexité et justesse que dans l’œuvre papier ? Et les premiers épisodes apportent une excellente solution à cela: reprendre le fil conducteur des évènements, et rajouter de nouveaux éléments. Ce que doit être une vraie adaptation (hein Zack). Les premiers épisodes répètent donc les mêmes évènements que dans la BD, mais toujours en modifiant ou en ajoutant quelques petits trucs, comme un dialogue entre Shane et Rick, avant une fusillade, qui explicite les problèmes de couple entre ce dernier et sa femme. De plus, les dialogues sont très soignés, et les scénaristes ont réussi à garder l’un des éléments essentiels, et qui fait tout le génie de l’œuvre: se focaliser d’abord sur les personnages. Mais, hélas, si les scénaristes ont effectivement respecté cela dans les premiers épisodes, il semblerait qu’ils l’aient oublié lors de l’écriture de la fin de saison. Oui, car c’est ça le truc le plus raté de cette première saison. Le season final est complètement raté et compile pratiquement tous les clichés et pièges du genre à éviter. Rajoutez à cela une tension dramatique foireuse, une post prod dégueulasse et un cliffhanger de fin, comment dire… inexistant, et vous avez comment tout pour raté ce qui doit être le point culminant de la saison. D’autant plus que, si les scénaristes avaient été fidèle à la BD, la fin était toute trouvé et avait un impact de folie ! Mais bon, entre temps, les scénaristes responsables du massacre ont été viré, donc on peut espérer que la saison 2 sera plus réussi et fidèle.

Malgré cette fin très décevante, la première saison de Walking Dead reste relativement prometteuse. Une réalisation ultra soignée, des acteurs plutôt pas mal dans l’ensemble, une ambiance mal saine réussi et un récit plutôt fidèle au début… Quoi qu’il en soit, c’est une série à découvrir ! Donc je vous rappel donc, si vous avez la flemme de regarder en haut de l’article, que la série est diffusé à partir du 20 Mars à 21h55 sur Orange Ciné Choc !

The Walking Bigorneau

22
Nov
10

Franken Castle

Je me rends compte que ça fait quand même longtemps que je n’ai pas parlé et chroniquer un comic book. Donc aujourd’hui, on répare cette erreur avec un étonnant ovni venant pourtant de la série d’un personnage Marvel assez connu et qui a vu ses aventures adaptées au cinéma à deux reprises, je veux parler du Marvel Saga 8 sorti ce mois ci, consacré à la saga Franken Castle !

Pour vous mettre directement dans le bain, avant d’attaquer la chronique, un petit résumé de la vie du bonhomme au t-shirt avec une tête de mort ! Crée par Gerry Conway, Ross Andru et John Romita, Sr. dans les pages d’Amazing Spider-Man 129, le Punisher fait sa première apparition en 1974. Frank Castle, ancien mercenaire, voit sa famille assassinée par la pègre, et décide de les venger en éliminant mafias et malfrats des rues de New York. Lors de sa première aparition, il est engagé par le Chacal pour tuer Spider-Man. Mais il se rend compte que le Chacal l’a dupé et s’allie alors avec l’homme araignée. Après d’autres apparitions dans les pages de Spider-Man ou Daredevil, il va enfin avoir le droit à une mini-série en 1985, puis à une série régulière en 87 qui fera des bébés comme Punisher War Journal et Punisher War Zone (qui va donner son titre au film sorti en 2008). Après une série estampillé 2099, se déroulant donc dans la continuité 2099, ainsi qu’une autre série régulière, dont une qui fera à peine 18 épisodes, c’est Garth Ennis qui va donner ses lettres de noblesses au héros. Il commence en 1995 où il réalise avec Dougie Braithwithe le one-shot The Punisher Kills the Marvel Universe. Il lancera et écrira aussi une grande partie des épisodes de la série Marvel Knight: Punisher (ou le volume 6 de la série) avec le dessinateur Steve Dillon. D’ailleurs, tous ces épisodes sont compilés dans un Marvel Omnibus qui vient tout juste de sortir en France.

Il va ensuite réécrire les origines du personnages dans la mini-série Born, puis entamer dans la gamme MAX, une série un peu hors continuité où il va pouvoir ce lâcher sur le personnage, toujours avec son comparse Steve Dillon. Et c’est en 2007, à l’occasion du crossover Civil War, que Marvel va relancer une série régulière dans la continuité, Punisher War Journal, qu’il va confier à Matt Fraction, l’étoile montante de la Maison des Idées. Avec l’aide d’Ariel Olivetti, Howard-Caca-Chaykin et d’autres artistes, il va remettre le personnage de Frank Castle au cœur de l’univers Marvel. Après 26 épisodes, Punisher War Journal va laisser sa place à une série sobrement intitulé Punisher, relancée pour la 7ème fois, avec le scénariste Rick Remender aux commandes. Dans son premier arc, dessinés par le talentueux Jerôme Opeña, le scénariste va plonger le personnage dans le Dark Reign, période où Norman Osborn et d’autres bad guys contrôlent la défense des USA. C’est alors que Frank va tenter d’assassiner Osborn, mais Sentry va l’en empêcher. Cette tentative d’attentat va énerver Osborn qui va charger The Hood de le tuer. Il va dans un premier temps échouer, puisque Castle va faire exploser une planque de Hood. Ce dernier va passer aux choses sérieuses dans le second arc, dessiné par Tan Eng Huat, où il va ressusciter une galerie de méchants de dernière zone afin de s’occuper du mercenaire. Or, ce plan va également échouer, et Hood va alors ressusciter la famille de Castle afin de le prendre par les sentiments. Pensant que ce ne sont que des clones, Frank va alors re-tuer sa propre famille. Cet acte va le briser psychologiquement et c »est alors que, dans le cadre de The List, Osborn va envoyer Daken, le fils de Wolverine, finir le travail. Et il va le faire, puisqu’il va littéralement découper en morceau ce cher Punisher.

C’est dans cette situation que va débuter Franken Castle, le troisième arc de Rick Remender, qui sera accompagner ici par Tony Moore (Walking Dead), Roland Boschi (Ghost Rider) et Dan Brereton. Après deux runs très super-héroïque et dans la continuité, le scénariste va faire un virage total (mais pas à 360 degrés, hein Christine !) dans le genre de la série afin de la transformer en une série fantastique/horrifique. En effet, les morceaux de Castle découpé avec amour par le fiston à Logan, vont être récupérés par Morbius, de la Légion des Monstres, qui va le « recoller » pour le faire re-vivir et lui demander de l’aide car son peuple est en danger. Un homme du nom de Robert Hellsgaard s’est mis en quête d’éliminer tous les créatures inhumaines de la planète. Va s’en suivre une aventure complètement loufoque, dans un univers fantastique à l’ambiance assez glauque, avec des scènes assez gores et un aspect ridicule et un second degrés assumé mais sans pour autant tomber dans le parodique. Il faut tout de même reconnaitre à Remender son talent d’écriture et son courage pour avoir fait ce qu’il a fait, c’est à dire bouleverser totalement les règles, le statut  et le genre d’une série et d’un personnage ultra connu du Marvel-verse pour livrer quelque chose de différents de ce que tous ses prédécesseurs ont fait.

La série a perdu pas mal de lectorat et de fans à cause de ça, et ça peut se comprendre. Mais cela n’enlève rien aux qualités de cet arc, surement le meilleur depuis le début du run. En effet, en changeant presque tout dans la série, Remender se donne une totale liberté et n’est plus contraint par les évènements du Marvel Universe. Même si, lorsqu’il avait cette contrainte, il signait quand même des histoires passionnantes, ici il peut encore plus se lâcher. Et on voit très bien que le scénariste s’amuse énormément avec l’univers de la Légion des Monstres, en construisant un back ground à cette galerie de personnage tout droit sorti d’un film de série B. Mais Remender garde un aspect du Punisher, tout de même, c’est l’action. Entre des scènes particulièrement sanglantes où Frank Castle et ses nouveaux amis lâchent toute leur rage, où encore ce combat final dantesque, Tony Moore et Roland Boschi livrent des planchent d’un dynamisme incroyable et de toute beauuuuté, sublimé par une colorisation sans encrage des plus réussie. Une saga qui surprend par son originalité donc, un véritable ovni qui traverse l’univers Marvel et qui, franchement, fait très plaisir à lire.

Pour lire le run de Remender, il vous suffit de trouver les numéros 4, 6 et 8 (celui chroniquer ici) du magasine Marvel Saga. Il faut d’ailleurs souligner ici le travail de Panini, qui propose l’équivalent d’un TPB dans chaque numéro consacré au Punisher, et ce pour seulement 5,60€, et ça fait plaisir aussi !

Bigorneau War Journal

26
Sep
10

Walking Dead Opening

LA série la plus attendu par une horde (c’est le mot) de fans depuis l’annonce de l’adaptation, c’est bien sur Walking Dead. A l’origine, c’est un comic book de Robert Kirkman et Tony Moore paru chez Image Comics et traduit et publié en France par Delcourt. L’histoire racontée est celle d’un policier, Rick Grimes, qui va se réveiller dans un hopital, dans un monde infesté de zombies. Mais je ne vais pas vous parler de la série, ni même de comics, je veux juste partager l’opening (le générique quoi) de la série, qui a été mis en ligne, et qui juste à tomber par terre (pour ceux qui veulent savoir quelle est la musique,c’est Fresh Blood, de Eels)

On reparlera de la série quand le premier épisode sera diffusé, le 31 octobre, soir d’Halloween.

The Walking Winkle

(EDIT: Ouais, bon, ok, c’est fait par un fan en fait (Daniel Kanemoto pour ne pas le citer) mais c’est tellement sublime que j’y ai cru.)




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