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11
Août
09

Découverte cinéma : Charleston et Vendetta (Tears for sale)

C’est bien beau les découvertes musicales, mais dans le monde du 7ème art, certains films se doivent d’être connu. Alors je lance une petite rubrique, et comme, à l’heure où j’écris cet article, il est tard, je reviendrais sur ce que signifie le cinéma pour moi la semaine prochaine.

Mais aujourd’hui je vais vous parler d’un film qui sort mercredi 12 août, Charleston & Vendetta. Alors oui, vous allez me dire que je radote, et c’est le cas sachant que j’en avais parlé un court instant ici.

Alors, Charleston & Vendetta, c’est quoi? C’est un film serbe produit par EuropaCorp (je vous avoue avoir eu peur en voyant le logo EuropaCorp apparaître à l’écran) et c’est la première réalisation (très réussie) de Uros Stojanovic. L’histoire se passe après la première guerre mondiale dans les années 1920 dans un village (fictif) de Serbie, où une grande partie du pays se voit décimé d’hommes. Deux soeurs tuent par malchance le dernier « homme » (il relève plus d’un légume) du village. Elles décident alors d’en ramener et rencontreront Charleston et Vendetta.

Charleston et vendetta

Pour ceux qui avaient déjà lu, voilà ce que j’ai pu en penser :

Très bonne surprise que ce film serbe produit par Luc Besson. Après la première guerre mondiale, des villages serbes sont décimés d’hommes. 2 soeurs qui n’ont jamais connu la chaleur corporelle des hommes décident alors d’en ramener au village.
Véritable conte de fée pour adulte, qui présente cependant quelques défauts (des longueurs et vraiment trop de ralenti), on ne s’ennuie pas, et surtout, c’est très drôle (le film est complètement au second degré). Bourrer d’effets spéciaux, c’est visuellement très beau. Bonne surprise donc.

Avec le recul, les appréciations négatives se sont effacées ne laissant place qu’à un magique conte de fée à la réalisation douce, à l’image magnifique, visuellement très réussi, et une photo incroyable. Le casting féminin est plein de justesse, et surtout, qui ravira la gente masculine du blog, les deux soeurs sont d’une beauté saisissante (Katarina Radivojevic et Sonja Kolacaric.).

(ne vous fiez pas aux apparences de la bande annonce qui reflète le film comme un truc bourrin remplis d’explosions, c’est bien plus que ça, et beaucoup plus poétique!)

Alors pourquoi je vous en parle? Simplement parce que le film m’a touché, qu’il a le mérite d’être connu, et que si le réalisateur veut me faire d’autres films dans le genre, c’est avec plaisir que je lui donne mon argent.
Evidemment, le film est très mal distribué (seulement 10 copies me dit allociné). Alors si vous habitez pas loin, n’hésitez pas car il sera diffusé à partir du mercredi 12 août

  • Au CGR Olympia de la Rochelle, au méga CGR2 Lions à Tours, au méga CGR de Tarnos, au méga CGR de Colmar, au méga CGR de Brignais, au CGR le Colisée de Le Mans, au Publicis Cinéma et au MK2 Bibliothèque à Paris, au CGR de Torcy et au mégarama de Villeneuve la Garenne

Alors oui, comme vous avez pu le remarquer, le film ne passe que dans des cinémas numériques, et pour cause, il a été tourné pour le numérique, et voir ce film sur une simple pellicule (qui a souvent beaucoup plus de charme que le numérique, disons le), dénaturerait alors peut-être le film ainsi que le choix du réalisateur.

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N’hésitez plus une seconde, la semaine prochaine, c’est Charleston & Vendetta. Quant à moi, je vous retrouve dans la semaine pour un nouvel épisode de cette rubrique.

10
Juil
09

Festival du film fantastique de Neuchâtel

Comme certains le savaient, j’ai eu l’occasion la semaine dernière d’assister au NIFFF, c’est à dire le Neuchâtel International Fantastic Film Festival, dans ce joli pays que j’ai eu l’occasion de découvrir pour la première fois : la Suisse, et dans cette encore plus magnifique ville : Neuchâtel. C’est dans ce cadre magnifique de cette ville médiévale, regorgeant de soleil et entouré de jolies filles à n’en plus savoir que faire que j’ai donc assisté à mon premier festival de cinéma, et ce fut une excellente semaine.

nifff2009

Le NIFFF existe depuis 9 ans maintenant et essaye d’élargir le cercle du film fantastique qui reste cloîtrer et perçu par le grand public comme les films gore ou de SF. Et c’est avec en moyenne 4h00 de sommeil par nuit et 23 films (seulement, j’aurais pu en voir 70 mais je n’aurais ni dormi ni mangé) que le fantastique envahi de plus en plus nos écrans, et qu’il serait idiot de réduire le fantastique aux films de genre. Et tout y est passé, comédie, histoire d’amour, animation, SF, gore, horreur, drame etc.

Dans tous les films que j’ai pu voir, il y avait clairement du bon et du moins bon (voir du très mauvais). J’ai obtenu mon accréditation presse par CloneWeb et tout ce que j’ai vu est à lire ici.

Mais surtout, je vais revenir sur plusieurs films qui m’ont marqué. J’ai d’abord eu l’immense honneur, dans le cadre de « carte blanche au président du jury » (qui cette année était Bong Joon-Ho, réalisateur de « The Host »), de découvrir sur grand écran « The Thing » de John Carpenter qui fut probablement une des plus grosses claques que je me suis prise pendant le festival.
Nous avons aussi eu le droit à trois rétrospectives, celle de William Castle, cinéaste des années 50 qui créait des interactions avec son public (comme voter pour le sort d’un personnage, ou même signer une assurance vie avant le film), une rétrospective Catégorie III (cinéma hong-kongais ultra gore, c’est l’équivalent de l’interdiction aux moins de 18 ans) et enfin une rétrospective du cinéma de genre scandinave (où je n’ai eu l’occasion de ne voir qu’un seul film).
En association avec le festival, la ville de Neuchâtel avait organisé un cinéma en pleine aire où j’ai eu probablement l’une des plus belles expériences cinéma de ma vie. C’était lors de la projection de « Brendan et le secret de Kells », le film était simplement sublime, et le cadre était parfait (ciel étoilé, petite brise), le tout me plongeant alors dans un état presque second.
Je ne m’attarderais pas sur les résultats du festival que vous pourrez trouver ici, si ce n’est que le grand gagnant est « Fish Story ». Voici donc les films qui ont réellement attiré mon attention lors du NIFFF.

  • Connected, de Benny Chan

Cellular à la sauce Hong-kongaise, ça vous tente ? C’est ce que propose ce remake du film de David R. Ellis.
Thriller très sympathique quoique très tiré par les cheveux (on pense notamment à la course-poursuite complètement folle). Et le tout donne un excellent film très bien ficelé où on est tenu en haleine jusqu’au bout.
La réalisation approche la perfection et le jeux des acteurs est tout bonnement excellent. On est aussi étonné de voir avec quelle facilité on passe du rire à la tension. On passe un très bon moment.

  • Brendan et le secret de Kells, de Tomm Moore

Chef d’oeuvre? Pas loin. Brendan et le secret de Kells est une merveille. L’animation n’est pas sans rappelé celle de Samurai Jack et celle-ci adepte un style proche des enluminures. On en prend pleins les yeux de bout en bout. On regrette juste le fait que le film soit vraiment destiné aux enfants, le scénario reste donc très simple et parfois un peu brouillon (les ellipses ne sont pas très bien amenées). Pourtant, les thèmes abordés lors du récit sont très adultes et certains personnages pourront parfois faire frissonner de frayeurs les plus jeunes. Le dvd sort le 19 aout en France.
Sublime.

  • Tears for sale, de Uros Stojanovic (Charleston et Vendetta en VF, sortie le 12 août)

Très bonne surprise que ce film serbo-croate produit par Luc Besson. Après la première guerre mondiale, des villages serbes sont décimés d’hommes. 2 soeurs qui n’ont jamais connu la chaleur corporelle des hommes décident alors d’en ramener au village.
Véritable conte de fée pour adulte, qui présente cependant quelques défauts (des longueurs et vraiment trop de ralenti), on ne s’ennuie pas, et surtout, c’est très drôle (le film est complètement au second degré). Bourrer d’effets spéciaux, c’est visuellement très beau. Bonne surprise donc.

  • Fish Story, de Yoshihiro Nakamura (le gagnant)

4 histoires à 4 époques différentes. Toutes celles-ci ont un lien entre elles et vont permettre de sauver le monde. Un film complètement atypique donc et quelque peu loufoque, et ici, tout est très bien écrit. Malgré quelques longueurs, Fish Story est une petite merveille. On appréciera les clins d’oeil à différents films cultes (Star Wars, Karaté Kid).
On peut parfois penser que le film se perd dans ses époques, mais les connections entre les histoires montrées à la fin du film nous font comprendre que tout a son importance.

  • Moon, de Duncan Jones

Mon coup de coeur de la compétition internationale. Sam Rockwell (la ligne verte) incarne un astronaute envoyé pour 3 ans sur la Lune. Il arrive à la fin de sa mission jusqu’à ce qu’il se retrouve nez-à-nez avec son clone.
C’est ici le premier film de Duncan Jones, fils de David Bowie, et c’est très réussi. La réalisation est impeccable, Rockwell est époustouflant, le scénario est jamais vu, mais surtout, gros point fort du film, on est ravi de voir que Duncan Jones utilise très peu les CGI pour laisser la place aux décors à l’ancienne et autres maquettes. Le tout accompagné de la musique, certes minimalistes, mais non moins magnifique, du maître Clint Mansell (the Fountain). Un véritable bijou.

Ca a aussi été l’occasion pour moi de rencontrer deux réalisateurs à suivre de très près. Olivier Beguin, réalisateur suisse du court-métrage Dead Bones qui prépare un long et Talal Selhami, qui commence le tournage de son premier film en octobre au Maroc, « Mirages ».
J’essayerais quant à moi de retourner l’année prochaine et surtout d’aller au festival de Sitges en octobre, pour les 30 ans d’Alien!

(Les critiques sont celles que j’ai écrite pour CloneWeb.net)




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