Posts Tagged ‘Superman

26
Déc
10

Le renouveau de DC Comics en kiosque

Parce que oui, lire du DC en français aujourd’hui, c’est possible ! Si il y a quelques mois on pouvait très fortement en douter, fort est de constater que Panini Comics, qui publie la licence en Europe, a fait de gros efforts pour donner de la lecture au DC fans français, mais également pour essayer d’ouvrir le marché aux néophytes afin de conquérir un nouveau lectorat. Petit guide afin de vous aider à vous y retrouver dans les parutions DC en kiosque.

Commençons par LE magazine de DC en France, qui en est à presque 60 numéros (un record pour un titre DC chez Panini) et qui accueille les séries centrales de cet univers. À son lancement, le sommaire était composé des séries JLA, Flash et Teen Titans. Et, avec le temps, ce sommaire a changé ; la série Green Lantern a ressuscité (c’est le cas de le dire), Flash est partie pour laisser sa place à la nouvelle monture de la Société de Justice d’Amérique, puis Teen Titans est partie également tout comme la JSA de Geoff Johns. Aujourd’hui, il ne reste que la série Justice League of America et Green Lantern. Un maigre programme en apparence, plus très maigre lorsque l’on sait que le mag est passé de mensuel à bimestriel l’année passée (donc la publication française a pris pas mal de retard par rapport à nos amis américains) et, surtout, que l’actualité du policier galactique vert est très chargée. En effet, l’univers d’Hal Jordan est au cœur du gros crossover DC du moment, à savoir Blackest Night.

Cet event raconte l’histoire d’une guerre de couleur, entre tous les corps des Lanterns. Car, il faut savoir que chaque couleur correspond à un  sentiment (Rouge pour la haine, Orange pour l’avarice, Jaune pour la peur, Vert pour la volonté, Bleu pour l’espoir, Iindigo pour la compassion, Violet pour l’amour), et que chaque corps a réussi à en faire une énergie. Et tous ses corps se font plus ou moins une guerre à travers la galaxie. Mais, une terrible menace est en train de naitre en la personne de Black Hand et de son propre corps : les Black Lanterns. Puissant dans la couleur noire, couleur de la mort, les anneaux choisissent comme représentants de ce corps uniquement des gens… morts. Un corps de zombies, en somme. C’est cette menace qui plane sur l’univers que vont devoir affronter toutes ses chatoyantes couleurs. En apparence assez compliqué (surtout si vous n’avez rien compris à mon résumé bordelique), ce crossover mené par le scénariste de Green Lantern depuis maintenant quelques années, Geoff Johns, se révèle très facile de compréhension, du moment que l’on est au courent pour les différents corps, tout en faisant des clins d’œil aux grands fans (toute la discussion entre Hawkman et Hawkgirl). Le numéro 59 de DC Universe, dont la couverture est juste en haut du paragraphe, est en cela le meilleur point de départ pour un lecteur qui souhaite se mettre à DC, car il accueille les épisodes 0, 1 et 2 de Blackest Night, en plus d’un épisode de Green Lantern rattaché au crossover, se concentrant plus sur le duo Hal Jordan/Flash, ainsi que le premier épisode de la nouvelle équipe artistique de la série Justice League of America, James Robinson et Mark Bagley. Donc en plus d’être une excellente lecture (grâce à des dessinateurs de tallent comme Ivan Reis), il permet aux nouveaux de découvrir  ce magnifique univers qu’est celui de DC. Jetez-vous dessus !

Ah Batman, Batman, Batman… Pour la majorité des gens, Batman c’est surtout des films, qu’ils soient de Bruton ou de Nolan (quoi ? qui ? Schumacher ? Le pilote de F1 ?), mais il ne faut pas oublier le papier ! Et Panini, après un premier mag Batman et le mag Superman & Batman, a (enfin) relancé le héros dans les kiosques français avec le bimestriel Batman Universe. Petit point sur la situation avant toute chose : Grant Morrison est arrivé sur Batman avec l’ambition de synthétiser 70ans de chronologie. Chose qu’il a, pour certains, réussi avec brio, mais en perdant pas mal de lecteurs, la faute peut-être à un récit beaucoup trop complexe. Mais plus que de faire une banale synthèse, il a également apporté sa pierre au personnage en… « tuant » Bruce Wayne, alter égo de Batman, lors du crossover Final Crisis. Et cet évènement va changer la vie de Gotham et le monde des super-héros, et poser une question : qui va remplacer Bruce Wayne à la place de chevalier noir ? Et c’est la mini-série Batman: Battle for the Cowl qui va y répondre, dans les deux premiers numéros de Batman Universe.

Le magasine a rencontré un énorme succès, au point que le premier numéro fut épuisé dès les premières semaines après sa sortie. Mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas obligé de lire les deux anciens numéros avant d’attaquer le troisième, il vous suffit juste de savoir qui est le nouveau Batman et qui est le nouveau Robin (informations que vous trouverez dans l’introduction du numéro 3). Le troisième numéro, encore disponible me semble-t-il, est donc le parfait point d’encrage pour suivre les aventures des nouveaux Batman et Robin. Le sommaire du magazine est partagé entre deux séries, la première étant Batman & Robin de Grant Morrison, qui est accompagné de l’immense Frank Quitely pour le premier arc, et la seconde étant la série Batman, réalisé par Judd Winnick et Mark Bagley (ouais, encore lui). Ce troisième numéro de Batman Universe est donc une pure merveille, avec 3 épisodes de B&R absolument géniaux, une histoire complètement barrée, de l’action et des dessins de folie, mais également le premier épisode du run de la nouvelle team de Batman, qui est également très bon. A l’heure où vous lisez ses lignes, le 4 doit être sorti, comme ça, ça vous fait double dose de Batou ! A lire de toute urgence !

En plus des deux parutions sus citées, vous pourrez trouver en kiosques pas mal de hors-série proposant des récits complets, très accessibles pour le public novice. Le premier, c’est DC Universe HS 18, sorti il y a maintenant 4mois mais qui reste encore trouvable. Ce numéro accueil un arc complet du run de Geoff Johns sur la série Action Comics, série consacrée aux aventures de Superman. Cet arc est d’ailleurs le dernier du scénariste, qui signe ici avec son collègue Gary Frank aux dessins. Ce dernier arc met en scène Brainiac, le vrai. Car Johns va nous révéler que tous les Brainiac vu précédemment ne sont en fait que des leurs, et que le vrai arrive enfin sur Terre. Cette saga permet de remettre au gout du jour le personnage si charismatique de Brainiac, mais surtout de bouleverser le monde de ce cher Clark Kent avec un final annonçant de grandes choses pour le kryptonien. Ces grandes choses seront d’ailleurs publiées dans une série de Big Book, dont le premier est d’or et déjà disponible. Ce DCUHS est donc comme un prologue à la relance du personnage en librairie, et est donc très accessible et, surtout, et c’est ça l’important, une très bonne lecture.
Autre parution à lire si l’on veut découvrir le célèbre homme le plus rapide du monde : DC Heroes #1. A ne pas confondre avec le nom de la collection librairie, ce nouveau trimestriel a la même ambition que Marvel Saga, soit de publier des saga complètes. Et pour ouvrir le bal, Flash fait son comeback ! Même si il n’avait jamais vraiment disparu, c’est ici le premier flash, Barry Allen, qui fait son grand retour, depuis sa disparition qui remonte à 1986 dans les pages de Crisis of Infinite Earth. Là aussi, c’est Geoff Johns qui orchestre ce comeback, comme il l’avait fait avec Green Lantern, même si il est d’abord réapparu dans Final Crisis. L’histoire, quoi que ultra référentielle, est lisible pour quelqu’un qui découvre, et permet surtout de découvrir toute la famille des bolides. Le dessin d’Ethan Van Sciver laisse par moment à désirer, mais certaines scènes rendent vraiment bien la sensation de vitesse. On attend quand même avec beaucoup plus d’impatience la publication de la série Flash, scénarisé par Johns et dessiné par Francis Manapul.

Voilà, il ne vous reste plus que de claquer l’argent que vous avez eu à Noël pour vous jeter sur toutes ses jolies parutions afin, à la fois de montrer qu’il y a un public en France pour DC Comics et avoir plus de publications VF, mais aussi de lires de belles choses.

BigorUniverse

10
Oct
10

Les Weshmen

Bon, ça fait déjà quelques jours qu’on le sait, mais pour les retardataires, Zach Snyder, réalisateur de 300, de Watchmen et bientôt du Royaume de Ga’Hoole et de Sucker Punch, a été choisis pour réaliser le prochain volet cinématographique de Superman. Hé oui. Mais cette news est surtout l’occasion de vous faire partager une parodie hilarante de la bande annonce de Watchmen faite par François Descraques et toute la bande de Frenchnerd.

(Dans le même style, il y a aussi la parodie de la bande annonce de Dragon Ball Evolution)

Parce que bon, je pense qu’il vaut mieux rire de cette news que d’en pleurer… Qu’est-ce qu’il me tarde de voir Superman casser la gueule au General Zod en lui arrachant le bras et de le voir voler au ralenti…

WeshBigor

20
Juin
10

Les sorties comics de juin, ça envoie du lourd.

Ce mois de juin est surement le mois le plus chargé en sorties de l’année. Que ce soit du côté de Panini Comics, de Milady Graphics ou même de certains éditeurs qu’on aurait pas venu venir, tous sortent la grosse artillerie qui restera dans les rayons durant tout l’été. Petite sélection dans ce flot de sorties !

Commençons par le plus gros éditeur de comics en France, j’ai nommé Panini Comics. L’éditeur continue la majorité de ses séries, en sortant les tomes 2 de The Losers et Jonah Hex (Qui ont tous deux des macarons « La bande dessinée dont le film est tiré » alors que ils ont tous deux étaient repoussé à une date inconnu), mais également le tome 4 de l’extraordinaire série de Warren Ellis et John Cassady, Planetary. On peut noter également la sortie de Daredevil Noir, 4ème ouvrage de cette ligne (je reviendrai dessus dans quelques jours avec un invité) et la réédition de la première partie d’Avengers Forever, considérée comme la meilleure histoire des vengeurs.

Mais le vrai gros coup de poing de Panini, c’est le lancement d’un nouveau magasine bimestriel, attendu depuis un petit moment par les fans, déçu de la fusion des revues Superman et Batman à la suite du crossover Infinite Crisis, j’ai nommé Batman Universe ! (excusez, c’est l’émotion) Remettons les éléments dans son contexte : Batman est « mort ». Enfin, tout le monde le croit mort. Mais il a, en réalité, après avoir été touché par des rayons Omega de Darkseid (durant le crossover Final Crisis), atterrit dans le passé, à la préhistoire. C’est donc l’occasion rêvé de relancer le héros en France. Le premier numéro accueil une magnifique histoire en deux parties de Neil Gaiman et Andy Kubert qui rend hommage au personnage, mais également le premier volet de la série Batman: Battle for the Cowl signé Tony Daniel visant à designer un nouveau protecteur de Gotham. Ce nouveau magasine est le parfait ouvrage pour les lecteurs novices de se mettre à l’univers DC. Un must have ! Tant qu’on parle de Batman, Panini réédite l’œuvre de Grant Morrison et Dave McKean, Arkham Asylum. Bon, et parce que c’est cool, ya aussi Ultimate Spider-Man numéro 2, parce que c’est toujours aussi bien que le 1. (Quoi ? J’ai oublié Kick Ass 2 ? Nan nan, c’est juste que c’est nul.) Donc pour conclure, du gros, du trèèèès gros ce mois de juin chez Panini. (Je crois que je vais mettre quelques temps à tout avoir moi.)

Du côté de nos amis Milady Graphics, seulement deux grosses sorties, mais pas des moindres. Tout d’abord, le second volet des aventures du canadien Scott Pilgrim. Après un premier tome très très sympathique, qui installait une intrigue pour le moins originale et qui présentait ses personnages assez habilement, ce second tome, en rajoutant un passé au héros mais surtout en développant un peu plus la psychologie de certains personnages, rends l’histoire encore plus riche, tout en livrant également quelques scènes de combat assez savoureuses. L’ouvrage commence sur un flash back racontant le passé de Scott au lycée, une séquence un peu maladroite où les ellipses s’enchainent sans réelle cohérence mais qui va permettre d’expliquer un peu plus le comportement de certains personnages (notamment Kim). Comme pour le premier tome, ce second volet mélange toujours aussi bien le teenage movie et la gros délire geek avec des combats et des personnages toujours aussi bien écrit et attachant. Même si certains éléments arrivent sans prévenir, cela reste toujours aussi sympathique, fun et frais. J’attends avec impatience le 3° tome, mais surtout l’adaptation d’Edgar Wright.

L’autre grosse sortie, c’est No Hero, de Warren Ellis et Juan Jose Ryp, 2nd partie de son triptyque sur les super-héros chez Avatar Press. L’histoire ce place dans un monde où un homme, Carrick Masterson, a découvert, dans les années 60, que la molécule du FX7 pouvait donner des pouvoirs aux individus. Il va alors former une super équipe qui s’appellera d’abord Levellers, avant d’être renommé la Front Line. En 2011, plusieurs membres de de cette équipe se font tuer. C’est alors que Joshua Carver se fait remarquer afin de devenir à son tour un super héros. Mais jusqu’où peut-il allé pour en devenir un ? Ce comics s’inscrit dans l’œuvre de Ellis comme celle qui pousse à bout le concept et le symbole du super-héros (symbole qui est ici réduit complètement à néant, comme dans la plus part  de ses œuvres). Ultra gore, mais sans être gratuit comme pouvait l’être Black Summer (critiqué ici pour ceux qui l’ont raté), le scénario est intelligent et amène une réflexion sur le monde d’aujourd’hui. Certes, cela ne vaut clairement pas certaines œuvres du sir comme The Authority, mais ça à la mérite de livrer une conclusion de haute volée (c’est le cas de le dire) et d’être de bonne facture.

Mais il ne faut pas croire, même les éditeurs pas habitués à sortir du comics s’y mettent afin de manger une petite part de ce marché qui semble si lucratif. On d’abord le droit chez Akileos à la fin de la série The End League de Rick Remender (également scénariste de Punisher) et est dessiné par le prodigieux Eric Canete. (Enter The Mandarin) La grosse surprise sort de chez Le Lombard, qui se met à la traduction avec Freak Angels, de Warren Ellis (encore lui !) et Paul Duffield. A la base, c’est un web comics, et l’éditeur français a eu la bonne idée de traduire cela et de le proposer dans une belle édition soignée. (mais si vous êtes un rat et que vous savez lire en anglais, cliquez ici.)

Du lourd, du très très lourd ce mois ci donc. Vous n’avez plus qu’à faire votre choix, (ou vous faites comme moi, vous braquer les vieilles que vous croisez et vous prenez tous). De toute façon, ya rien au ciné… Ah, Xidius me tape et me dit le contraire… Autant pour moi !

Bigorneau VS. The World

06
Jan
10

L’année comics 2009 vue par Bigorneau (2/2)

Allez, allez, allez !! On est au taquet, il neige, il fait froid, on fait la gueule, c’est les soldes, mais c’est surtout l’heure de la seconde partie du bilan comics made in Bigor’ de l’année 2009. Allez, allez, on commence de suite :

  • Ce n’est qu’un au revoir univers Ultimate

Il y a 9 ans, Brian Michael Bendis (Daredevil, New Avengers, Powers)  crée l’univers Ultimate avec sa série Ultimate Spider-Man. 9 ans plus tard, Joe Quesada, alors rédacteur en chef de Marvel Comics, décide qu’il faut faire le ménage, afin de le faire re-partir à 0. Il décide alors de mettre Jeph Loeb aux commandes de ce renouveau. Aïe, grosse erreur. En effet, ce renouveau, qui sera un crossover en 5 parties appellé Ultimatum (wouaaah, quel jeu de mot !), va en réalité se transformer en grosse blague meurtrière. Au lieu de signer une aventure intéressante qui permettrait de faire partir l’univers Ultimate d’un bon pied, non, il décide que tuer des super-héros, c’est drôlement mieux. En plus, avec un David Finch qui dessine ses personnages comme des drogués en manque de testostérone, le tout un est un bon plan pour vomir ses tripes. Encore heureux que, à côté de ce massacre, on ait eu le droit à la mini série Wolverine vs Hulk, qui, elle, est un régal (surtout pour les yeux, grâce à Leinil Yu). Enfin bon, en 2010, le « renouveau » de l’univers Ultimate arrive, avec Ultimate Comics Spider-Man en avril (par Bendis et David Lafuente) et Ultimate Avengers en mai (par Millar et Pacheco)…

  • C’est la crise, ma bonne dame !

DC Comics est tellement mal publié en France, que lorsque j’ai fait le bilan de 2009, j’ai oublié cet éditeur. ‘fin bref, l’année a été assez chargé pour DC. Ça commence avec le début de Final Crisis, dans les pages de DC Universe HS, troisième et dernière crise (Identity Crisis ne compte pas). Scénarisé par Grant Morrison (All Star Superman) et dessiné par J.G. Jones (Wanted), ce crossover, attendu comme la suite directe de Infinite Crisis, se révèle beaucoup plus complexe. La saga n’est pas terminée encore en France, on en reparlera ici. Ensuite, gros évènement chez DC, c’est bien sûr la saga Batman RIP, du même Morrison. Publié dans les pages du bimestriel Superman & Batman, cette saga n’est pas encore finie, elle aussi… Un nouveau bimestriel est sorti, Trinity, par Buisek et Bagley. Vous l’aurez remarqué, DC en France, c’est le pet. Encore que, DC Universe, le seul mensuel de DC en France, nous a permis de savourer l’excellente série Green Lantern, écrite par Geoff Johns.  Mais il n’y a pas que le kiosque dans la vie, il y a aussi les librairies. On a eu le droit à une jolie réédition de Superman For All Season, de Jeph Loeb (c’est surement pas le même que celui décrit en haut, parce que ici, ça déchire) et Tim Sale (c’est un petit peu sa faute à lui, aussi, quand même.). On aussi eu le droit a 2 tomes de la série The Spirit avec la fin du run de Darwyn Cooke (New Frontier).  Une année assez chargée, mais avec le passage de DCU en bimestriel et la fin de Trinity en France, 2010 ne fera visiblement pas la part belle à l’éditeur de Superman…

  • et plein de bonnes (autres) choses !

 

Bon, c’est bien joli tout ces grands titres là, mais bon, ya d’autres trucs de biens qui sont sortis. D’abord, la réédition de Daredevil par Bendis et Maleev au format Deluxe. Pour ceux qui n’ont pas les 100% Marvel (comme moi), cette réédition tombe à point nommé, surtout que c’est une grosse tuerie cosmique (oui, rien que ça). Pour l’instant, il n’y a que 3 tomes de publié chez Panini. Restons du côté de la librairie avec la sortie de Spider-Man Noir, réécriture des origines du personnage… dans les années 30. On a aussi eu le droit à Umbrella Academy chez Delcourt, très beau comics mélangeant X-Men et une ambiance à la Hellboy (grâce au dessin de Gabriel Bà). Je vous avez déjà parlé de Milady Graphics, et bien cette année a été un peu leur année, avec, entre autre, Jungle Girl, Black Summer ou Empowered. On leur souhaite tout le succès qu’ils méritent pour 2010. Côté kiosque, on a eu de très très belle chose, entre le magasine X-Men qui, grâce à la série Uncanny X-Men, par Brubaker, Fraction, Land et Dodson, reprend de l’intérêt, ainsi que le bimestriel Marvel Universe qui nous a régalé avec Nova, Guardians of the Galaxy ou encore le début de War of Kings. A l’occasion des nombreuses adaptations de comics au cinéma, les éditeurs français ont, pour surfer sur la vague créée par le film, publié les œuvres originales, comme Clones, ou Witheout. Plein de choses quoi.

 

On a beau râler, mais cet année 2009 était géniale, bourrée de bons comics, de bons films, de bonnes musiques, mais l’année 2010 s’annonce très trèèès bien ! Entre Angoulême, Iron Man 2, Jonah Hex, Ultimates Comics, Siege… on va être serviiis \o/

 

Bigorneau, qui vous souhaite une bonne année 2010 :)

11
Juil
09

Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non. C’est Superman.

C’est les vacances pour Absolute Zone. Xidius va prendre son pied en allant voir des groupes en live, Mystermask va en suisse voir des films et Dailymotion fait je sais pas quoi, mais ne veut pas nous donner le Critika du mois. Et que fait Bigorneau quand il est en vacances ? Il lit des comics. C’est pour cela que aujourd’hui, je vous ai sélectionné 3 histoires, qui m’ont particulièrement plû, autours du dernier fils de Krypton, Superman.

Vous n’y connaissez rien à Superman (ce qui m’étonne, mais passons), alors je ne peux que vous conseiller Superman : Droit du Sang. Mark Waid revisite les origines du héros de Jerry Siegel et Joe Shuster en les rendant plus modernes. Jor-El, un scientifique de Krypton, se voit obligé d’envoyer son fils, Kal-El, sur Terre pour lui éviter une mort certaine sur sa planète natale, sur le point d’exploser. Arrivé sur notre bonne vieille planète, Kal-El est retrouvé et adopté par deux fermier du Kansas, Jonathan et Martha Kent. Presque adulte, il ressent le besoin de quitter son foyer pour visiter en long en large et en travers ce monde qui n’est pas le sien. Le célèbre scénariste Mark Waid réécrit soigneusement dans ce récit en douze parties toute la mythologie et les origines de l’Homme d’Acier. Pourquoi est-il parti à Metropolis ? Comment a t-il rencontré Lois Lane ? Comment est-il devenu si ennemie avec Lex Luthor ? Autant de réponse dans cette épopée bourrée de références aux premiers épisodes dédiés au héros (comme cette planche où Clark Kent jette une voiture, comme il le faisait sur la couverture de Action Comics #1 en 1938). La partie graphique de l’œuvre, réalisé par Leinil Francis Yu (que l’on peut voir à l’œuvre en ce moment dans Secret Invasion) est magnifique. Sa vision de Krypton et de sa technologie est assez impressionnante, ainsi que sa facilité à dessiner des scènes de combat compréhensibles et jouissives. Une œuvre intemporelle parfaite pour les néophytes. La série a été publié chez Panini dans la collection DC Anthologie (quelqu’un me dit dans mon oreillette qu’il faut cliquer sur la couverture).

Autre histoire sur Superman, mais dans un registre totalement différent, et pour cause. Superman Identité Secrète relate la vie (de l’adolescence jusqu’à la mort) d’un habitant du Kansas qui s’appelle Clark Kent. Ses parents, dont le nom de famille est « Kent » ont trouvé marrant d’appeler leur fils « Clark ». Mais, forcement, ce nom si connu est sujet à de nombreuses moquerie et boutades (comme lui offrir des comics Superman). Mais, un jour, l’inimaginable ce produit et le jeune Clark découvre qu’il peut… voler. Mais… Comment ? Pourquoi ? Est-il bien humain ? Autant de questions que le jeune garçon va se poser, et par conséquent, poser au lecteur. Cette oeuvre, en 4 longues parties, est un petit bijoux d’originalité. Le scénariste Kurt Buisiek nous plonge dans l’esprit d’un jeune homme qui se découvre des pouvoirs et va nous raconter sa vie. Un récit très plaisant à lire car on se prend d’amitié avec ce Clark Kent que l’on va voir passer de l’adolescence à l’âge adulte et même mourir. En plus d’un scénario habille, Identité Secrète jouit de la présence du très talentueux Stuart Immonen (dessianteur de Nextwave, dont je vous en ai parlé dans mon tout premier article) aux commandes. L’artiste peint des planches absolument renversantes, d’une poésie et d’une beauté rare. Un récit vraiment très accessible et très plaisant à lire. La série à été publié dans deux tomes en France : le premier aux éditions Semic, épuisé mais pas introuvable, et le second chez Panini Comics.

Ah ! Voici mon dernier coup de coeur (ou devrais-je dire « grosse claque ») en date : All Star Superman. Ce récit totalement hors continuité raconte l’histoire d’un Superman qui, suite au sauvetage d’une capsule près du soleil, mis en danger à cause de Lex Luthor, va faire une overdose de rayon solaire, ce qui aura pour conséquence de détruire ses cellules. En d’autres termes, Superman va mourir ! C’est l’occasion de faire une sorte de tournée d’adieu en, par exemple, révélant son secret à Lois Lane ect… Cette série de 12 épisodes écrite par Grant Morrison est de loin la meilleure qu’il m’est était donné de lire sur le personnage. Et je pèse mes mots. Morrison prend un réel plaisir à écrire sa version de l’Homme d’Acier, en réécrivant tous les personnages comme Lois Lane, ou Jimmy Olsen, et rend un hommage à tout les artistes qui ont contribué à la mythologie du personnage, le tout en écrivant un récit moderne, touchant et magnifique. Le scénariste place des références (scénaristiques et/ou visuelles) dans chaque planche de son oeuvre. Mais la virtuosité de cette série ne serai pas la même sans le célèbre Frank Quietly. Son travail sur la série est simplement remarquable. Le trait de l’artiste, si fin et precis, donne vie à un Superman iconique et éblouissant. Le dessinateur signe des planche sublimes, empreint d’une réel nostalgie. La série à d’ailleurs été nommé au derniers Eisner Awards (et j’en parle ici). Une magnifique série, qui convient plus aux lecteurs confirmé qu’au néophytes. Malheureusement, la publication VF est chaotique. Les 4 premiers épisodes de la série ont été publié dans les premiers numéros du bimensuel « All Star Superman ». Puis, après l’arrêt de cette parution, la série a été publié dans plusieurs « Superman & Batman HS », dont le 1, le 2, le 5 et le 7. Mais vous pouvez acheter les 2 TPB VO sur amazon US (mais là, faut vraiment être balèze en anglais).

Voilà les 3 histoires de Big S qui m’ont le plus marqué. Je n’ai pas encore lu « The Man of Steel » ou encore « La mort de Superman », qui sont présentés comme des chefs d’œuvres incontournables par certains, mais je compte bien me rattraper, cette été justement.

Bigorneau, qui a un slip par dessus son pantalon.




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