Posts Tagged ‘Spider-Man

31
Déc
11

Bilan 2011 de l’équipe d’Absolute Zone

Les 365 jours de 2011 sont écoulés. Et oui. Il est donc l’heure de jeter un dernier regard à cette année d’une richesse incroyable, autant au niveau culturel que politique. L’occasion pour chaque rédacteur de faire un petit bilan en parlant des choses qui l’ont marqué, aussi bien dans l’actu, au cinéma, à la TV, en BD, en musique, en littérature, en concert ou même un évènement en particulier;

Antoine (Bigorneau)

Actu: Il s’en est passé des choses cette année, et pas des moindres ! Mais pour moi, l’actualité, ou plutôt l’affaire médiatique et tout ce qui en a découlé, la plus importante de l’année est l’affaire DSK. Tout d’abord, l’affaire en elle même a été d’une violence inouïe pour le publique français, très peu habitué au système judiciaire américain, ainsi que pour la vie politique française, qui attendait le socialiste comme le Messie. La nature en elle même de l’affaire, l’accusation d’agression sexuelle sur Nafissatou Diallo, en plus d’être très grave, a soulevé quelques réalités sur le monde politique. Mais surtout, c’est ce traitement et cet engouement populaire pour cette affaire qui m’a le plus choqué. Des journalistes près à ne passer à l’antenne que des heures et des heures d’images vide de sens, à l’affut du moindre scoop, infos ou pet de travers d’un des intervenants, ou faisant des unes à la chaine sans jamais vraiment être de bon gout et, en plus, faisant des scores jamais vus. Ce traitement inédit, presque malsain, de la vie d’un homme publique, a été motivé par la rapidité de circulation de l’information sur le net, poussant les chaines et rédactions à être prêtes à tout pour doubler la toile. Tout ce ramdam a surtout permis une prise de conscience quasi immédiate pour les 3/4 des français, encore dans les choux, de l’honnêteté de la classe dirigeante. Nous n’avons pas encore assez de recule sur cet affaire pour voir ses effets à long terme de cette évènement historique, mais elle reste, pour moi; l’assassinat d’un homme sur le scène politique, la discréditation partielle du monde politique, un traitement inédit d’une affaire rythmé comme une série TV pour captiver l’attention et finalement un reflet assez déconcertant de la société occidentale.

Cinéma: L’année cinéma a été d’une richesse incroyable, créant des bouchons en salle cet été et en cette fin d’année, avec de grands succès à la fois attendus et surprenants (Intouchables, Tintin…). Le film le plus marquant, à mon humble avis, est le dernier film de George Miller, Happy Feet 2. Non, ne zappez pas déjà sur le bilan de Loun, laissez moi finir. A la fois comédie musicale incroyablement dynamique, film d’animation pour enfant d’une drôlerie absolue, quête d’identité avec comme base le rapport père/fils ainsi qu’une recherche constante de notre place dans le monde et véritable œuvre humaniste, Happy Feet 2 est une claque émotionnelle totalement inattendu (les différentes bande annonces laissant penser à une régression par rapport au déjà incroyable premier opus) d’une richesse thématique, scénaristique et de mise en scène incroyable. Le film de l’année.
BD: Beaucoup beaucoup de lecture en 2011, mais très peu qui sortent du lot à vrai dire. Celle qui m’a le plus marqué cette année, elle est récente et je ne l’ai même pas encore finie; c’est Wenesday Comics. Ce projet assez fou, de sortir en format journal 15 pages de BD chaque semaine pendant 12 semaines, une page par histoire, et de ensuite les réunir dans un hardcover übergrand format, a traversé l’Atlantique. Panini a adapté l’ouvrage en France dans une sublime édition en cette fin d’année. Chaque histoire creuse un aspect du personnage en peu de case afin de livrer des aventures intemporelles, la plus part jouant avec le format. Cela permet ainsi une créativité nouvelle pour tes artistes comme Allred (Metamorpho) ou Sook (Kamandi) qui se livre à des expériences graphiques toutes plus sublimes les unes que les autres.

Série TV: A la rentrée 2011 des séries, on faisait la tronche. Les grands networks US se sont cassé la gueule avec des projets pourtant ambitieux (Person of Interest, Terra Nova) et certaines séries ont montré des signes insistants de fatigue (HIMYM, House…). Et pourtant, avec du recule, on remarque tout de même que 2011 aura été marqué par un regain de santé pour les chaines de cables avec de nouvelles séries incroyablement ambitieuses et réussies. On notera, pêle mêle, l’incroyable Game of Thrones (HBO), la passionante The Killing US (AMC), la grande surprise de la réntrée Homeland (Shotime) et le plaisir coupable Suits (USA). Ses séries sont des cultes instantanées et sont immanquables. Chaque série fait entre 10 et 13 épisodes d’1h, alors jetez vous dessus si vous n’avez pas déjà jeté un oeil ! Un petit mot sur deux productions française notable de 2011. Platane d’abord, la cure de desRamzyfication d’Eric Judor a porté ses fruits puisque se série est incroyablement drôle et maline sur le système de production français. Et puis comment ne pas parler du phénomène Bref, le succès surprise de Canal, qui, si elle a définitivement pourri l’utilisation du mot « bref », aura permis de révéler au grand public Kyan et Navo.

Cette année 2011 fut importante pour moi, pleine d’évènements et de changements en tout genre. Et 2012 semble tout aussi passionnante, avec un festival d’Angoulême qui s’annonce grandiose, une mutation historique du marché français des comics avec l’arrivée d’Urban Comics et de nouveaux éditeurs et des films d’or et déjà attendus.

Laetitia (Loun)

Actu: L’évènement 2011 qui restera gravé dans ma mémoire, c’est le tsunami au Japon. Tant de morts, de blessés et surtout la remise en question mondiale de l’utilisation du nucléaire.
Cinéma: Le film de l’année ? Le Discours d’un Roi, de Tom Hooper. Une véritable performance de la part de Colin Firth, et la découverte d’une part de l’histoire trop peu connue et vraiment émouvante.
Livre: Le livre qui m’a le plus marquée cette année est sans aucun doute Hunger Games. Il m’a permis de découvrir l’univers des dystopies, un genre littéraire qui me passionne (comme vous avez pu le constater).
Concert: Le concert de l’année pour moi, c’est celui de Milow. En acoustique, moins de 50 personnes dans la salle… Un vrai moment privilégié !

Série TV: Cette année encore, je vote pour Misfits comme série de l’année ! Malgré le départ de Nathan, la série a su se renouveler et rester drôle du début à la fin ! Fucking Cheerleaders !
Évènement: Mon tout premier FIBD (Festival International de la BD d’Angoulême), qui m’a permis de rencontrer pour la première fois une partie de mes collègues Absolute Zoneurs. Un grand moment d’émotion (petite larme qui coule) et l’occasion de découvrir le monde de la BD, un domaine que je connais encore trop peu à mon goût.

2012 aura finalement été une année de découverte, de changements et de bouleversements, aussi bien dans l’actu que dans ma propre petite vie. Nouvelles études, nouveau boulot, nouvelle rubrique sur Absolute Zone… Un renouveau qui aura fait de 2011 une belle année pour moi, et je l’espère pour vous aussi. Alors je vous souhaite une bonne année faite de films, de mangas, de bouquins, de musique et de BDs. Tant que vous continuez à venir lire mes articles, moi, ça me va !

Clément (Marvel Boy)

Actu: Encore une année bien garnie niveau culturel et actualités ! C’est le moins que l’on puisse dire car il faudra bientôt développer des super-pouvoirs pour arriver à prendre du recul face à la déferlante de nouveautés, qui rime cette année avec qualité. Un point tout d’abord sur ce qui m’a marqué dans les médias cette année : les dix ans des attentats du 11 Septembre. Quand on est aussi jeune que moi, on se souvient de cet évènement marquant qui annonçait tout de suite la couleur en ce début de siècle. Une décennie plus tard, cela reste un tournant majeur dans notre histoire occidentale, de plus que cette année a vu la mort d’Oussama Ben Laden, une vengeance/justice douce-amère à laquelle tout le monde a assisté.
Cinéma: le film qui m’a scotché à mon siège c’est bel et bien Drive, avec la révélation de l’année Ryan Gosling, tout aussi talentueux que son équivalent irlandais Michael Fassbender qui a brillé dans le dernier X-Men, un autre de mes coups de cœur de l’année ciné.
Pour ce qui est de la musique, j’ai particulièrement apprécié la B.O. de Drive avec un titre juste parfait, Nightcall de Kavinsky et celle de 127 Heures, avec la musique toujours très juste de A.R. Rahman et le titre Festival de Sigur Ros.


BD: Étant un grand fan du tisseur en VF, je ne peux que me réjouir du retour aux commandes d’Humberto Ramos en tant que dessinateur de la série régulière The Amazing Spider-Man, c’est l’un des dessinateurs, avec John Romita Jr, qui m’a vite entrainé dans le monde dessiné du monte-en-l’air, dans la série The Spectacular Spider-Man (qui ressort en Deluxe très prochainement chez Panini Comics). Côté scénar, on est aussi à l’aube d’un renouveau, la période One More Day ayant duré trop longtemps et n’étant pas une période très intéressante chez Spidey, tout l’intérêt reposait sur un nouveau départ pour attirer foule de nouveaux lecteurs après l’event Civil War. Désormais, la série retrouve son charme sous la bannière de Big Time, qui s’enchainera avec Spider-Island, qui s’annonce très prometteur.
Série TV: la nouvelle série TV que j’ai eu plaisir à suivre est Borgia, car même si elle subit un scénario un peu faible, les intrigues de Rome sous forme de fresque historique mêlant corruption, sexe et violence ont tout pour me plaire. Et la découvert série qui m’a beaucoup plu cette année fut 30 Rock, la meilleur série humoristique que j’ai jamais regardé, je recommande vivement !

Jon (Pottio)

Votre humble rédacteur vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2012 avec à la clé une réussite professionnelle, familiale et tout ce qui s’ensuit. Ne vous inquiétez pas, au pire il y aura 2013 pour se rattraper. Je vous souhaite de passer un bon réveillon aussi même si je dois avouer que, pour ma part, je n’apprécie guère cet événement (et vous ?).


Quant au fameux bilan sur l’année écoulé, c’est un exercice délicat à faire d’autant que 2011 aura été chargé aussi bien au cinéma (Tintin, Mission Impossible 4, l’exceptionnel Intouchables, l’émouvant The Artist, X-Men : First Class, les déceptions Captain America ou Harry Potter…) qu’en comics (le relaunch de DC et j’en passe) et jeux vidéos (Battlefield 3 vs Call of Duty, Arkham City, L.A. Noire…). S’il fallait en mettre un en avant (je ne voudrais pas être viré par mon boss) je retiendrais donc Intouchables et L.A. Noire. On en a peut être trop fait sur le premier mais il faut saluer les goûts cinématographiques des français, jusque là prêt à suivre les pitreries de Dany Boon. Et le second parce qu’il est bon d’avoir des jeux qui sortent des sentiers battus.

Bon réveillon, bonne année et à l’année prochaine !

Karine (Trumper)

Actu: On m’a demandé de revenir sur une actualité qui m’a marqué cette année. Le seul soucis, c’est que l’actu, c’est pas mon truc. Je ne suis pas vraiment tout ça, et ça ne m’intéresse qu’en surface. Histoire de faire dans l’original, disons que la mort de Steve Jobs est mon actu. Les réactions m’ont surtout beaucoup surprise. Un tel deuil pour cet homme m’a semblé quelque peu disproportionné. Effectivement, il a marqué sa génération par un paquet de trucs cools, mais au final, il n’a tout de même rien inventé lui même. Une icône s’est éteinte, et je ne comprend toujours pas pourquoi c’était une icône. Lourde problématique.
Cinéma: J’aurai très bien pu parler de Drive, mais je me suis dit que j’allais plutôt revenir sur Submarine, qui est un des meilleurs films que j’ai pu voir cette année. Réalisé par Richard Ayoade, le film respire une douce mélancolie teintée d’humour et d’akwardness. Je ne vous cache pas que j’ai toujours eu un goût pour les films indé, et là, entre les très poétiques images et l’excellente musique les accompagnant, je n’ai pu que tomber amoureuse.
BD: Comment ai-je pu rester pendant plus d’une demi heure sans penser à ça. J’ai honte. Une BD marquante. Quelque chose qu’il faut avoir lu cette année. Ou qu’il faudra lire très vite en ce début d’année. Comment ai-je oser ne pas penser tout de suite a Incognito T.2. Brubaker/Phillips. Le duo à la base de toutes mes bds favorites. Un série du tonerre. Des dessins a tomber. Cours, roule, vole, achète, lis.
Série TV: 2 Broke Girls n’est pas la série la plus belle qui soit. Elle n’est pas la mieux réalisée. Pour ça, cette année, il y a eu Pan Am. Le fait est qu’elle est la série que j’ai regardé avec le plus de gourmandise. Fun, rythmée, a base de punch line a toutes les sauces, Kat Dennings et Whitney Cummings ont réussi à me redonner foi en la série comique simple et efficace.


Évènement: Le retour aux sources du cinéma a été assez flagrant je crois. Entre un The Artist excellent et un Hugo Cabret rendant un des plus bel hommage au cinéma de Meliès, le cinéma n’a pas eu honte de remercier le passé en le saluant avec virtuosité. Hazavanicius a particulièrement su mettre sa claque à la grande fan de comédies musicales des années 50 que je suis, et pour ça, je l’en remercie fortement.

Pour conclure l’année, je dirais que c’est une année qui a je le crois été très riche en actualités, en divers événements, mais qui ne m’a que très peu marquée. Une année riche, certes, mais une année très vite oubliée donc. D’excellentes choses que ce soit musicalement, ou cinematographiquement parlant, parmi un ras de marée de médiocrité. Après avoir passé des heures à trouver au moins 10 films qui m’ont sincèrement plu cette année, je me suis rendue compte que les choses de qualité avait été rares mais généralement si bien foutues qu’on en oublie le mauvais.
En attendant 2012 réserve un paquet de bonnes choses m’a t-on dit. J’ai hâte de vérifier ça, et ce, en commençant par découvrir cette histoire de Fille au Tatouage Dragon.

C’est avec une pointe de nostalgie sur cette formidable année que nous démarrons 2012 qui amènera son lot de surprise, on l’espère. On tenait également à vous remercier, tous les lecteurs d’Absolute Zone. Merci de nous lire, d’être présents sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter). C’est pour vous qu’on se démène à chaque article pour vous livrer votre dose d’Absolute Culture. 2011 a vu le site se développer de manière considérable, avec des collaborations toujours plus importantes autours du cinéma et de la bande dessinée ainsi que plein de nouvelles choses, rubriques et interviews. 2012 sera, on le sait d’or et déjà, aussi voir plus riche que cette année 2011 avec des mutations importantes qui, ont l’espère, vous plairont et ramèneront le plus de lecteurs. On vous aime et on veut vous faire plein de poutoux, voilà ! Que le force soit avec vous pour cette année 2012.

Toute l’équipe d’Absolute Zone.

31
Mai
11

Marvel Les Grandes Sagas (1/2)

Après Spider-Man: Les Incontournables, Marvel: Les Incontournables et Spider-Man & Les Héros Marvel, Panini lance sa 4ème série d’albums kiosque à bas prix et très accessibles pour les nouveaux lecteurs: Marvel: les Grandes Sagas ! Voyons voir ce que vaut cette collection, avec les chroniques des 5 premiers tomes !

C’est Spider-Man qui ouvre le bal (comme pour Les Incontournables) avec une saga mystique, datant de 2003, qui fait le bilan de la vie de Peter Parker, qu’elle soit passé, présente ou même future, ainsi que deux épisodes « stand alone ». Le scénario est signé J. Michael Straczynski (The Twelve, Thor) qui écrit la série de 2001 à 2007. Et c’est en cela que l’album ne constitue pas réellement une grande saga, ni un bon point d’entré dans l’univers de Spider-Man.
Car, la première histoire en trois parties, si elle est très bien écrite et est un prétexte à synthétiser les évènement passés de Parker (ce qui est, normalement, parfait pour faire découvrir le personnage), elle est également une pierre importante du run de JMS, surtout dans sa partie futur, qui ne prends un sens que bien plus tard dans la série. Mais si cette partie se révèlera incompréhensible pour un nouveau lecteur, cette histoire reste tout de même une très bonne lecture, rythmé, fun, avec des dialogues géniaux et un bilan sur la vie de Parker qui montre tout l’amour que JMS a pour le personnage. Les épisodes qui suivent, un sur Tante May et un sur un tailleur de super-costumes, sont également une bonne lecture, combinant tous les ingrédients nécessaires pour faire des excellentes épisodes Spider-Man (éléments que JMS maitrisait à merveille, mais qu’il a visiblement gardé avec lui, quand on voit la piètre qualité de la série depuis son départ…)

La partie graphique est signé John Romita Jr (Thor, Kick Ass), qui signe ici un boulot qui restera culte dans l’histoire de la série. Ses planches sont très dynamiques, rythmés et collent à merveille à l’ambiance du personnage, avec un bel encrage et de vrais couleurs, contrairement au vomi qui sert de couleurs dans Kick Ass. Le bonhomme a un vrai talent pour le story-telling, alternant splach-pages, et découpage classique (talent qu’il a perdu après cette série d’ailleurs) Le problème de premier tome, c’est qu’il n’est en rien indispensable. Alors c’est une bonne lecture, oui, mais le personnage ayant déjà nourri 2 séries à lui tout seul, il ne reste plus grand chose à publier sur lui. Et sans être totalement inaccessible, certains éléments sont assez incompréhensibles pour des jeunes et nouveaux lecteurs. Mais bon, on chipote un peu, parce que, entre nous, si il y a bien un personnage Marvel connu par tous, c’est Spider-Man.

Film oblige, Panini a dédié un numéro de ses Grandes Sagas au dieu asgardien, et nous propose les 4 premiers épisodes du volume 2 de la série Mighty Thor, datant de 1998, scénarisée par Dan Jurgens (Superman, Booster Gold) et dessinée par John Romita Jr. (Hulk, Avengers) et pour compléter le programme, un one-shot réalisé par le grand Alan Davis (Avengers Prime). Ici aussi, le choix de l’histoire principale est relativement critiquable. L’arc proposé ici est le début d’un relaunch complet du personnage, après une sombre période, Heroes Reborn, qui est censé redéfinir le personnage et sa place dans l’univers Marvel. Là aussi, comme pour le premier tome, on pourrait se dire que, au contraire, c’est la saga parfaite pour découvrir le personnage.
Or, le scénariste inscrit sa série dans la continuité Marvel, ce qui peut désorienter pas mal de gens qui ne sont pas familier à l’entourage super-héroïque du personnage. Thor fait parti des Vengeurs, combat le Destructeur, possède une forme humaine qui, même si elle reste inédite, fait référence à Donald Blake… Le tout sans introduction de toutes ses bases essentiels à la compréhension. De plus, étant un début de run, le scénariste s’installe doucement, distille petit à petit un back-ground et des pistes intéressants, met en place plein d’éléments, dont un nouveau statut quo et de nombreux enjeux. Et voilà. La saga peut se résumer à une mise en place des enjeux. Ce qui se révèle assez frustrant. Bien évidemment, les réponses seront dans la suite de la série. Mais l’intérêt de cette série est de présenter le personnage dans une histoire accessible et qui se suffit, plus ou moins, à elle même. Celle ci n’est pas accessible, et qui plus est frustrante.

Un choix peu adéquat pour quelqu’un qui débute, d’autant plus que la suite de cette série est très compliqué à trouver en VF. Mais ensoit, ce début de run est pourtant excellent. C’est encore une fois le choix de cette collection qui est critiqué. car le scénariste fait un bouleau remarquable de caractérisation des personnages, avec un Thor fort et noble, qui se révèle égoïste quand il ne maitrise pas la situation. L’introduction de sa nouvelle situation est également bien fait, et le tout est saupoudré de combats épiques et tragiques.
Pour ce qui est du dessin, c’est (encore) John Romita Jr. qui s’y colle (deux albums, deux fois Romita Jr. Normal.). Ses planches sont, comme à son habitude, très dynamiques et efficaces. C’est moins beau que Spider-Man, car plus brut (certains diront torché). La puissance de Thor se récent au dessin, autant que son impuissance face à d’autres dieux et créatures. Un petit mot sur le one-shot d’Alan David qui clot cet album, et qui est excellent. Cette courte histoire présente une autre facette du personnage, plus centré sur la figure divine et historique du personnage, avec de sublimes dessins. Et pour le coup, ce stand-alone présente vraiment d’une bien belle manière tout l’entourage asgardien de Thor (absent de la saga principale). Globalement, cet ouvrage n’est pas la meilleure façon de découvrir le personnage papier (le Deluxe Renaissance par JMS et Coipel est parfait pour ça, voir le Marvel Classic 2), mais un bon numéro pour les gens qui s’y connaissent un peu (un comble pour cette collection quand même…)

Après 2 numéros, bons mais qui n’ont pas vraiment déplace dans cette collection, voici enfin un volume indispensable, une vraie grande saga qui redéfinie le personnage de Tony Stark en le modernisant. Je parle de la saga Iron Man Extremis (publié en VO dans les épisodes 1 à 6 du V4 de la série Iron Man), scénarisée par Warren Ellis (Nextwave, Supergod) et dessinée par Adi Granov. Le premier nom doit surement vous dire quelque chose vu le nombre de fois qu’on en a reparlé, mais le second doit surement moins vous parlé. Granov est un illustrateur qui fait un grand nombre de couverture pour Marvel, et qui a, à la suite de son travail sur Extremis, designé les armures du film Iron Man. Ce duo va, avec cette histoire, réécrire le personnage de Tony Stark, lui donnant un coup de jeune (par un truchement scénaristique) afin de le rendre plus contemporain. Mais le cœur de l’intrigue, c’est le vol d’un super virus appelé « Extremis » par un groupuscule terroriste. Ce virus à pour effet, pour celui qui se l’implante, de changer son corps humain et de voir apparaitre des pouvoirs spéciaux.
Le scénario de Warren Ellis permet, comme dit précédemment, de rendre le personnage plus moderne, avec une redéfinition du caractère de Stark, beaucoup plus inventeur que Don Juan et plus pessimiste à la suite des évènements qui l’ont fait devenir Iron Man. Si le tout est très décompressé et aurait tenu en 3/4 épisodes, la lecture reste très agréable et intéressante. Ellis montre son talent de conteur, avec une caractérisation de Stark vraiment parfaite, à mis chemin entre le génie et le dépressif, et en marge de la société (malgré la participation de son entreprise à celle ci). L’introduction des deux nouveau personnages, Maya et Sal, est également réussie. Globalement, Ellis n’a jamais brillé chez les deux grands. Il signe pourtant un excellent scénario, qui est surement son second meilleur boulot chez Marvel (juste derrière Nextwave, qui squatte la première place)

Pour ce qui est de la partie graphique, si on peut reprocher un peu de froideur et rigidité à certaines scènes de dialogues, les scènes d’action sont grandioses, avec un Iron Man plus beau et puissant que jamais. Adi Granov, dans l’apparente rigidité de son dessin, donne également dans le dynamique. Son découpage est classique, mais efficace. Encore une fois, on remarque allégrement que l’histoire est volontairement décompressée pour laisser plus de planches à l’artiste. Le résultat est, malgré ses quelques défauts de rythmes, une excellente lecture. Un très bon album, avec une saga importante dans l’histoire du personnage, qui rempli enfin le cahier des charges de la collection. On regrettera que, malgré l’ambition du récit et ses bonnes idées, pas mal d’éléments ont été effacé de la continuité. Quoi qu’il en soit, cette saga reste essentiel pour le personnage.

Là aussi, justifié par la sortie d’un film, X-Men: Le Commencement le 1er juin (retrouvez la critique ici), ce 4ème album est consacré aux mutants de Charles Xavier avec la mini-série X-Men Deadly Genesis d’Ed Brubaker (Criminal) et Trevor Hairsine. Dans un contexte difficile pour les mutants (il n’en reste qu’une poignée depuis que la Sorcière Rouge a dit « Plus de Mutant », et le peu qu’il reste est surveillé de très près par le gouvernement), une météorite va tomber sur terre, amenant avec elle un sombre inconnu, révélant au passage de très lourd secret sur Charles Xavier (qui a disparu) et les fondements même des X-Men.
Un récit ambitieux, de la part du scénariste de Criminal, plutôt bien choisi pour cette collection, puisqu’il aborde le passé des X-Men, tout comme le film. Ainsi, tout en se servant plutôt bien de la continuité, Brubaker introduit un nouveau personnage dans l’univers des mutants, tout en changeant le passé d’une certaine équipe des X-Men. Si la justification en elle-même est plutôt maline et intéressante, surtout sur le personnage de Xavier, bien plus cachotier qu’on pourrait croire, la façon dont elle est raconté est assez maladroite, enchainant les flash-back de manière un petit peu bordélique. Par conséquent, la narration l’est également quelque peu. Mais le tout reste tout de même compréhensible par tous, et surtout par le cœur de cible de cette collection : les nouveaux lecteurs. Malgré ses défauts, cette mini-série est assez riche en rebondissement et en action pour être agréable à lire.

Trevor Hairsine (Ultimate Nightmare) aux dessins livre un boulot mi-figue mi-raisin. Quelques fois très dynamique (avec des fulgurances d’Alan Davis) quelques fois un peu mou (avec quelques problèmes de proportions), le tout est assez inégale mais efficace et dynamique dans les scènes d’actions, avec quelques bonnes idées de mise en scène (les discutions pendant les projections mentales). Si ni le nom, ni le talent, de Hairsine n’est fait pour une série de cette ambition, son travail reste globalement bon. Sans être son meilleur boulot, et de loin, Ed Brubaker se permet, avec X-Men Deadly Genesis, de réécrire l’histoire des X-Men afin, d’à la fois donner plus d’épaisseur au personnage de Xavier (ce qu’avait déjà commencé à faire Grant Morrison avec New X-Men) ainsi qu’introduire un nouveau personnage qu’il exploitera par la suite (dans son run sur Uncanny X-Men « Rise & Fall of the Shi’ar Empire », que je vous recommande !). Un bon numéro donc !

Après les X-Men, rien de plus normal qu’un album consacré au plus connus des mutants: Wolverine ! La saga choisi ici est relativement récente, et raconte l’ultime bataille entre Wolverine et son némésis Dent de Sabre. C’est le scénariste Jeph Loeb (Hulk, Ultimatum) qui écrit cette saga, publiée originalement dans les épisodes 50 à  55 du V3 de Wolverine, censé mettre en scène un duel au sommet entre deux personnages intimement liés. Comme à son habitude, Loeb met plein de personnages de l’entourage du héros dont il écrit l’histoire, histoire de bien montrer que son histoire est importante (il a fait le coup sur Batman Silence, et sur sa relance de Hulk), alors qu’elle a finalement très peu d’impact. Déjà, l’histoire est ultra décompressé. Toute la baston entre les deux personnages, qui constitue le cœur de l’histoire aurait ou tenir en 2/3 épisodes. Le sentiment de vide se fait sentir, malgré les qualités du récit. Le combat, très bien mené scénaristiquement avec une variété de situation, est ponctué de flash-backs qui dresse une sorte de bilan sur la relation Logan/Dent de Sabre, qui rend la saga très accessible. De plus, le tout n’est franchement pas désagréable, et se lit plutôt bien.

Aux dessins, on trouve un dessinateur italien du nom de Simone Bianchi (Astonishing X-Men, Thor For Asgard). Si l’artiste dessine de très belle couverture, avec de très belle composition, il faut bien avouer qu’il n’est pas très doué au niveau de story-telling. Le monsieur sait dessiner, il n’y a pas de problèmes, et d’ailleurs certaines de ses splash pages sont sublimes. Malheureusement, pour ce qui est de la mise en scène des dialogues, les planches sont assez brouillonnes, avec des compositions assez bizarres, qui n’aident pas à la lisibilité de son travail. Mais, comparé à For Asgard ou son run sur AXM, cet arc de Wolverine est ce qu’il a fait de plus lisible. Pas génial donc niveau BD, mais très joli quand il faut dessiner de grandes scènes de batailles épiques sur une double page. Pour résumé, si cette saga de Wolverine n’est pas grande au sens qualitatif ni d’un point de vue de la continuité, cela reste une bonne lecture, et une bonne saga pour les newbies.

Je me répète peut-être en conclusion de chaque critique d’ouvrage, mais l’accessibilité aux nouveaux lecteurs est un élément essentiel de cette collection, d’où les avis assez mitigé pour une histoire qui est pourtant de bonne qualité. A noter également que, avec chaque numéro, il y a un fascicule avec une partie de la série Marvels de Kurt Buisek et Alex Ross. Cette saga, réellement culte, est donc à compléter à chaque nouveau numéro des Grandes Sagas Marvel. Une bonne idée encore de la part de Panini, que de proposer cette saga de cette façon. Nous parlerons de la série en elle-même plus longuement dans un second article consacré aux 5 derniers numéros.
Un petit mot sur l’édition en elle-même de cette collection. Les albums des 3 précédentes étaient des hardcover, avec un papier assez dégueulasse, qui étaient assez solides mais assez chiant niveau plaisir de lectures. Ici, gros changement puisque ce sont sous la forme de soft-cover que sont proposé chaque tomes, avec des rabats et une bonne qualité de papier. Les albums n’ont pas l’air très solides, et le temps le confirmera (ou pas), mais quoi qu’il en soit, cela reste bien plus pratique à lire. Bref, on se retrouve dans quelques mois pour les chroniques des 5 derniers volumes de la collection !

Bigor: Les Grandes Sagas

11
Juil
10

Marvel est tout de noir vêtu.

La Maison des Idées, créée par Stan Lee, a maintenant plus de 70ans. Toujours en quête de concepts innovants et révolutionnaires (moi ? ironique ?), Marvel a sorti, il ya 1an et demi, simultanément deux séries estampillées Noir, une nouvelle collection revisitant les origines de Spider-Man et des X-Men. Au vu du succès, Marvel renouvelle l’opération avec d’autres héros comme Wolverine ou Luke Cage. (oui oui, Luke Cage Noir. Lol.) En France, 4 mini-séries complètes sont sorties à ce jour. Faisons, avec l’aide d’un invité de prestige, j’ai nommé Marvel Boy, le tour de ces productions.

Spider-Man Noir

Spider-Man Noir, écrite à 4 mains par David Hine (Silent War) et Fabrice Sapolsky (Comic Box, que nous avons interviewé à Angoulême) et dessiné par l’artiste italien Carmine Di Giandomenico (Battlin’ Jack Murdock), cette mini-série en 4 parties est la première de cette nouvelle ligne Noir. L’histoire, se déroulant lors de la Grande Dépression en 1933, c’est celle de Peter Parker, neveu de May Parker, militante communiste, et de Ben Parker. Ce dernier va se faire tuer par le roi de la pègre new yorkaise, Norman Osborn. Peter va alors vouloir se venger, mais il va se passer quelque chose… d’étrange.

L’avis de Bigorneau: Spider-Man Noir ouvre le bal de cette collection, et pose le ton. L’ambiance polar est plutôt bien retranscrite et l’idée d’insérer le contexte politique et économique de l’époque renforce cette ambiance. Il y a de bonnes idées, l’intrigue est bien écrite. Le problème étant que l’on a plus l’impression de lire un What if qu’un véritable polar. Le côté magique et mystique jure avec le principe de base. Mais malgré cela, la lecture est plaisante, fluide. Les planches du dessinateur italien sont réussies mais encore une fois, le choix du dessinateur jure un peu avec le principe de base car son style ne colle pas vraiment. En gros, une bonne lecture qui porte mal son titre.

L’avis de Marvel Boy: Bien que l’histoire se veuille originale par la transposition de l’univers du Tisseur aux années 1930, on devient sceptique au fur et à mesure de notre lecture quant au traitement de certains personnages comme Ben Urich ou encore Tante May. Malgré tout, le personnage le plus changé est Peter Parker, qui içi, ne ressemble presque en rien à celui de l’univers classique (l’attachement au personnage original est complètement perdu dans cette histoire). On trouvera aussi dérangeant l’insertion du côté fantastique dans une histoire se voulant dans la veine des polars de l’époque. Côté dessin, Di Giandomenico nous offre des planches assez classiques, sans grande envergure, à l’image du scénario.

X-Men Noir

Quelques mois après la sortie du premier épisode de Spidey Noir, sort le début d’une nouvelle mini-série de la collection, cette fois ci consacrée aux X-Men. Écrite par Fred Van Lente (Marvel Zombie 3) et dessiné par Dennis Calero (qui a également réalisé les couvertures de Spider-Man Noir), ce récit est clairement le plus faible de tous. En 1937, Eric Magnus est le chef de la police de New York. Charles Xavier, quant à lui, travaillait avec des « sociopathes » appelés les X-Men, avant qu’il soit arrêté par Magnus. Aujourd’hui, alors que Jean Grey est morte, un homme part à la recherche de X-Men…

L’avis de Bigorneau: Au vu de la proximité des dates de sorties de Spider-Man Noir et de X-Men Noir, on pouvait se demander qui des deux équipes scénaristiques avait eu l’idée en premier. Maintenant, on est sur que ce n’est pas Fred Van Lante. Ce dernier signe une histoire médiocre, du fan service en veux-tu, en voilà, des références dans tous les sens, une pseudo histoire de meurtre qui part en récit fantastique incompréhensible au twist final à la wanagain bistoufly… Nan vraiment, c’est n’importe quoi, certains personnages n’ont aucun intérêt mais sont juste là pour faire coucou et repartir aussi vite qu’il sont venus. De plus, Dennis Calero, qui signe des couvertures à tomber par terre, livre un travail moche, statique, sans vie, et pas super agréable (mis à part quelques planches). Une vraie catastrophe qui fait vraiment perdre confiance à la licence.

L’avis de Marvel Boy:  Le scénario de cette minisérie est riche en intrigues et en personnages. Trop riche d’ailleurs. Le lecteur se perd dans ce méli-mélo de personnages adaptés assez facilement dans cet univers Noir : on croise tour à tour Gambit, Wolverine, Le Fléau et ces personnages qui mériteraient d’être exploités plus profondément mais qui ne le sont pas et ne servent qu’à déconcerter encore plus le lecteur. L’intrigue principale concerne de très loin les X-Men (pourtant, la minisérie leur est dédiée) et se finit par une chute aussi classique qu’inattendue (c’est déjà ça). Pour la partie graphique, Dennis Calero joue dans le réalisme, ce qui est tant mieux pour une histoire contée comme un polar. Cependant, ses couvertures variantes pour tout l’univers Noir restent d’un niveau supérieur.

Quelques temps après les 2 premiers récits, Marvel a commandé au près d’autres scénaristes des minis sur des personnages emblématiques. Le premier choisi est bien évidemment (surtout vu sa surexploitation) Wolverine. Pour s’occuper de la réécriture à la sauce polar du personnage, c’est à Stuart Moore (Iron Man: Director of S.H.I.E.L.D.) que l’on a confié les rênes, et à C.P. Smith (Wolverine) pour les dessins. Et autant le dire tout de suite, ça a de la gueule. Ici, on suit les péripéties de Jim Logan, détective privé de l’agence Logan & Logan. Mais lors d’une enquête pour le compte de Mariko Yashida, qui va faire remonter son passé à la surface, il va rencontrer Victor Creed !

L’avis de Bigorneau: Après X-Men Noir, on était en droit de ce dire « Ok, la ligne Noir, c’est de la merde ». Mais les previews de la minisérie Wolvie donnait vachement envie. Et il se trouve que ce récit, toujours en 4 partie, est excellent. Le dessin de C.P. Smith plonge le lecteur dans une ambiance de polar, noir et sombre qui colle parfaitement au récit complexe de Moore (vous méprenez pas, pas Alan). Ce dernier tisse un passé riche et mystérieux qui va s’entremêler à la trame principale pour livrer une conclusion étonnante et réussie.

L’avis de Marvel Boy: C’est à ce moment-là que vous allez me dire qu’après ces deux premières miniséries, on a tout les droits d’arrêter de lire du Marvel Noir. Et bien, rassurez-vous, car Wolverine Noir rattrape tout cela. Ici, Stuart Moore réalise un très bon travail scénaristique en revisitant l’univers du mutant griffu grâce à des flashbacks astucieux montrant ses origines et à une enquête tout droit sortie d’un bon polar. Les dessins de C.P.Smith sont parfaitement accordés à l’histoire, ce qui nous donne au final un très bon ensemble.

Daredevil Noir

Après le mutant griffu, c’est au tour de l’avocat aveugle d’avoir sa propre mini-série noir. Et pour le coup, c’est à un écrivain de polar, Alexander Irvine, que l’on a demandé d’écrire le scénario, et à l’incroyable dessinateur Tomm Coker de s’occuper de la partie graphique. Et encore une fois, c’est une réussite. On pourrait même parler du meilleur récit de la ligne. Ici, c’est l’histoire de Matt Murdock, un orphelin aveugle et détective privé qui aide Foggy Nelson dans son travail d’avocat. Il vit dans le quartier de Hell’s Kitchen, contrôlé par le Caïd. L’entrée dans sa vie d’une femme mystérieuse va chambouler sa vie.

L’avis de Bigorneau: Il faut bien l’avouer, si il y a bien un personnage qui colle parfaitement à l’ambiance polar, c’est bien Daredevil. Et on le voit très bien, puisque Alexander Irvine a pratiquement repris tous les éléments de l’histoire de base et à uniquement modifié quelques petits trucs pour rendre le truc plus noir et réaliste. Et ça marche du tonnerre, parce que paradoxalement, c’est le meilleur récit de la ligne. Le récit est haletant de bout en bout, et surtout, les planches sont tout simplement sublime. La travail de Tomm Coker est un régal pour les yeux, et fait clairement penser à Alex Maleev. Même si on a à aucun moment l’impression de lire un récit hors continuité tellement l’histoire reprend tous les éléments de base (à une vache près), ce Daredevil Noir est vraiment une œuvre géniale à lire d’urgence !

L’avis de Marvel Boy: On croise alors les doigts pour la quatrième minisérie estampillée Marvel Noir, consacrée au diable de Hell’s Kictchen, Daredevil. On a bien fait d’y croire car il s’avère que Daredevil Noir est une très bonne lecture.  Le scénario d’Alexander Irvine est de qualité et reste fidèle à l’univers de l’Homme Sans Peur tout en changeant judicieusement plusieurs choses. Le grand talent de Tomm Coker est mis à contribution et cela est non sans nous déplaire.

Après la lecture de ces quatre miniséries parues chez Panini Comics avec des prix défiants toute concurrence, on reste sceptique sur l’avenir de la série même si les histoires consacrées à Wolverine et à Daredevil nous laisse espérer de bonnes choses pour la suite.

Dark Bigorneau & Marvel The Boy Wonder

02
Juil
10

The new Spider-Man is…

La nouvelle est tombée il y a quelques heures sur la toile (oui je sais elle était facile), le nom du nouvel interprète de Spider-Man a été officialisé. C’est le jeune Andrew Garfield qui aura la lourde tâche de succéder à Tobey Maguire dans ce reboot dont Bigorneau (qui s’éclate au Comic Con de Paris) parlait déjà en janvier dernier.

Un quasi inconnu pour le grand public, âgé de 27 ans tout comme Maguire lors de la sortie du premier film en 2002.  Andrew Garfield a surtout fait de nombreuses apparitions dans des séries TV telle que Doctor Who avant d’être à l’affiche du dernier Terry Gilliam : The Imaginarium of Doctor Parnassus. Le jeune homme en question :

Sony Pictures met donc un terme aux rumeurs les plus folles qui circulaient sur le nom du prochain interprète de Peter Parker (qui n’a pas fait une crise cardiaque quand on a commencé à parler de Zac Efron ?). Quelques concept art de Miles Teves sont disponibles sur le Web. Par rapport aux films de Raimi, les yeux de Spidey sont visibles à travers le masque et il utilise un lance-toile comme dans les comics.

Sortie prévu le 3 juillet 2012 en 3D. D’ici là il sera possible de voir Andrew Garfield dans The Social Network, le nouveau film de David Fincher consacré au réseau social Facebook.

Pottio

22
Fév
10

Angoulême 2010: L’Actualité Comics !

Les 30 et 31 janvier dernier, Bigorneau et moi même sommes allés au dernier festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême pour récolter infos et scoops sur la bande dessinée américaine en plus de faire le plein de comics en avant première. Évidemment, on allait pas garder ça pour nous et c’est pour cela qu’on était équipé d’une caméra afin de vous faire un petit reportage qui, on l’espère, vous plaira !

En exclusivité dans cette émission, vous aurez le droit de voir 2 interviews  :
Jérémy Manesse, traducteur et porte parole de Panini Comics
Fabrice Sapolsky, rédacteur en chef de Comic Box et scénariste de Spider-Man Noir !

Xidius & Bigorneau

14
Jan
10

Quand Spider-Man 4 devient Spider-Man Reboot

Ça y est, la fête est fini. Le sapin est tombé, on a eu tous les cadeaux et sous des grandes tantes et des oncles du demi-frère de la mère de la cousine éloignée, et on tous repris le boulot depuis environs 2 semaines. Mais bon, on essaye de rester positif et de ce dire que cette année sera riche en belle surprise. Hélas, ça commence très mal, avec des mauvaises nouvelles en pagaille pour le film Spider-Man 4.

oh la zolie photo !

La nouvelle est tombée dans la nuit de Lundi à Mardi : Sony, qui produit la licence Spider-Man, a décidé de rebooter la franchise. Pourquoi ? Parce que Sam Raimi ne « pouvait aller plus loin, créativement parlant ». Le réalisateur de Evil Dead, et des 3 premiers opus, se bat depuis un petit bout de temps avec les studios pour le scénario du 4° volet des aventures de l’araignée. Alors que les rumeurs annonçant le Vautour ou la Chatte Noire dans le rôle de bad guy allaient bon train, Sony surprend tout le monde et vire Raimi, ainsi que tous le casting. Le plus bête dans l’histoire, c’est que Sony, cherchant a surfer sur la vague des « jeunz’ taupe kikoo lol » créée par Twilight, a tout de même perdu une de ses franchises les plus rentables de son histoire (avec 18 millions d’entrées en France, et environ 2,5 milliards de dollars dans le monde).

Tiens, on va faire comme Alex et mettre une image de "Robeeeeert" pour attirer les filles en fleur...

La décision peut paraitre arbitraire, mais en réalité ne l’est pas du tout puisque le scénario de ce reboot est déjà écrit, et que des rumeurs sur le nouveau Peter Parker, ainsi que le réalisateur, circulent sur internet. Classons les des plus effrayantes au moins pires. D’abord, parmi le nom des prétendants au rôle du nouveau Parker, est cité le vampire à la peau blanche comme un cul, j’ai nommé Robert Pattinson, suivis de prêt par Hunter Parrish, qui joue dans Weeds, et qui aurait déclaré, en réponse à une question sur le personnage, en mettant des lunettes « Regardez, je suis Peter Parker, c’est moi Spider-Man » (j’ai envie de dire « ou pas »). Côté réalisation, c’est le dawa complet. On parle de Michael Bay (le rêve de Mystermask), de Zack Snyder (non, c’est juste le délire de Xidius ça) ou encore, et c’est limite la moins pire nouvelle (esta frences esto ?), Marc Webb ((500) jours ensemble). Évidement, les fans sont pas contents (ils sont chiants aussi) et souhaitent que James Cameron (fort de son succès avec Avatar) réalise cette relance, étant donné qu’il avait déjà commencé le projet, mais qu’il s’était arrêté. (plus d’infos ici)

Enfin bref, voilà la boulette de la semaine, du mois, voir peut-être de l’année (mais on est en Janvier, reste encore 11 mois pour nous pondre un Elektra 2, ou un remake de Watchmen hein). De toute façon, on verra bien comment l’affaire évolue. Mais ça risque d’être bien marrant (avouez que vous avez tous envie d’un crossover Spider-Man/Twilight !)

Bigorneau, Bigorneau, c’est un être vraiment très beau.




Agenda du mois.

février 2023
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728