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27
Juil
11

La Minute Rock HS #2: Rock and the City

Deuxième numéro hors-série de la Minute Rock pour ces vacances, qui repoussent encore plus loin les limites de l’originalité en vous proposant aujourd’hui de partir à la découverte d’un documentaire en cinq parties présentant cinq villes uniques pour leur rapports privilégiés avec le monde du Rock’n’Roll. Ce documentaire s’intitule Rock and the City et nous emmène à Liverpool, New York, Kingston, Berlin et Paris. C’est parti pour ce tour du monde placé sous le signe du Rock !

Vous l’aurez deviné, quand on parle d’un très bon documentaire comme Rock and the City, on fait vite le rapprochement avec la chaîne la plus regardée des français Arte. En effet, c’est la boîte Arte qui produite Rock and the City et ça s’en ressent : le doc est concis, très bien fourni en informations et permet une immersion totale dans n’importe laquelle des villes présentées, ainsi que dans leur style musical respectif. De plus, de nombreuses interviews et de visites dans des lieux mythiques sont au rendez-vous, on découvre aussi bien des lieux qui anciennement étaient incontournables que les bonnes adresses qui sont toujours utiles si le téléspectateur a pour idée de faire une escapade dans les villes présentées.

« De lieux mythiques en clubs branchés, les artistes prennent le pouls de la ville », c’est par cette phrase de Philippe Manœuvre, qui est ici notre guide à travers le monde du rock, que s’ouvre chaque épisode du documentaire. Et cette phrase s’applique bien à chaque ville explorée même si l’ambiance et le son de chacune d’elle diffère totalement. En effet, à Kingston, on découvre la Jamaïque d’aujourd’hui, qui regrette grandement la perte de Bob Marley, qui faisait office de Dieu vivant en quelque sorte sur ces terres, cependant on découvre que la ville essaie de tourner la page et de continuer à faire évoluer la musique reggea.  Tout à l’opposé, Berlin a un passé rock (les salles de concert de l’époque sont maintenant des boîtes de nuit) mais un présent house music avec l’avènement des artistes électro qui sont très courants en Allemagne. À New York, c’est encore différent : c’est effectivement là-bas que le Hip-Hop a débuté et on nous rappelle au bon souvenir des premiers du genre comme Run DMC ou Sugarhill Gang. On nous présente en parallèle tout le passé rock’n’roll de la ville avec les Ramones, Blondie … qui ont laissé place aujourd’hui au rock alternatif avec Chairlift par exemple. À Liverpool, la Beatlemania est encore présente et le cœur musical de la ville résiste encore et encore par le biais des vendeurs de vinyles ou par les vendeurs de vêtements que l’on ne retrouve nulle part ailleurs car uniques en leur genre et tellement british. Enfin, à Paris, on visite les grands clubs de la capitale comme le Bus Palladium, les salles mythiques comme l’Olympia et on revient aussi aux premiers pas de la musique électro française en parcourant les studios d’enregistrement des Daft Punk par exemple.

Mais tout ça n’est qu’une présentation très succincte des différents lieux et thèmes abordés dans Rock And The City, qui reste encore aujourd’hui la meilleur visite du rock à travers le monde et à travers les époques, tout en présentant d’autres styles musicaux tout aussi intéressants. Ce documentaire est divisé en cinq DVD que vous pourrez trouver au rayon musique de votre magasin culturel, si il en reste encore !

Marvel Boy and the City.

07
Juil
10

Comic Con France saison 2

Depuis 11ans, la Japan Expo est le rendez-vous de tous les otakus et cosplayeurs de toute la France. Et c’est seulement depuis 2ans que, parallèlement, a été crée un Comic Con français. La première édition, plutôt timide, n’a pas fait grand bruit. Mais à l’annonce de la saison 2, j’ai sauté de joie devant le programme et les noms des artistes présents. J’ai donc décidé d’aller y faire un tour, durant les 4 jours, afin de découvrir cet événement et surtout, de rencontrer des artistes (et au passage Oceanlook, Trumper et toute la bande) Verdict sur cet évènement tout jeune.

Comic Con 2010

Cette année, le Comic Con accueillait des invités de prestige. De Frank Quitely (All Star Superman) à Leinil Francis Yu (New Avengers), en passant par David Lloyd (V pour Vendetta) ou encore Carlos Pacheco (Avengers Forever), la « Comic’s Alley » était bondée.  L’invité d’honneur de cette 2° saison, Mark Brooks, qui a réalisé l’affiche de l’évènement (ci dessus) était, par contre, le seul à avoir un système de ticket pour ses dédicaces. Étaient également prévus Jeph Loeb, Geoff Johns et Pascual Ferry, mais pour divers problèmes, ils ont annulé leurs venues. Les artistes étaient très accessibles et, en plus des magnifiques dédicaces qu’ils signaient, animaient des conférences  sur « Comment dessiner les super-héros » et sur les crossovers. (Celle de David Lloyd, à laquelle j’ai assisté, était vraiment très intéressante) Le problème, pour ces dédicaces, était le « manque » d’organisation et d’informations et la certaine précipitation que l’on ressentait par moments (changement de stand d’un coup parce que « le stand précèdent ne mettait pas en valeur les artistes » et que l’ancien est trop petit,  flou le plus total à la dernière minute pour savoir si tel artiste sera là ou non, et j’en passe) ce qui est assez dommage, et énerve facilement. Mais bon, après, organiser un salon avec autant de grands noms des comics n’est pas chose aisée, et on salue et remercie tout de même le festival pour cette belle affiche. Saluons au passage la WIP Agency qui, sur son stand, a invité un grand nombre d’artistes très accessibles et sympathiques également.

Autres invités du Comic Con, toute l’équipe de Hero Corp, dont son créateur Simon Astier, mais que je n’ai pas pu les rencontrer (pour des raisons de pass et de mauvaise organisation et communication sur l’évènement) Il y avait également toute l’équipe du Visiteur du Futur, web série crée par François Descraques (mais on y reviendra très bientôt) qui ont mis le feu lors de la conférence de Samedi (clairement l’un des meilleurs moments de ce Comic Con) en diffusant en exclu le teaser d’une possible saison 2, mais aussi lors du Quizz du Cahos avec la Flander’s Company. En dehors des rencontres, il y avait une très jolie expo pour les 75ans de DC Comics avec une sélection de couvertures emblématiques pour chaque époque, mais également une sur le travail d’Olivier Peru sur la série Hero Corp. Niveau stands, pas mal de boutiques étaient présentes (Pulp’s, Apo(k)lyps) et proposaient de la VO à prix cassés, mais aussi Panini Comics, qui proposait des titres kiosques et librairies en avant première (comme la première partie de Captain America Reborn, ou encore Batman Year One) Des éditeurs de jeux vidéos, comme Sega, étaient aussi présents pour présenter leurs nouveautés (Batman The Brave and The Bold le jeu ou le nouveau Sonic) Il y en avait pour tous les gouts !

Toute l'équipe du VDF

Vous l’aurez compris, ce Comic Con saison 2 fut riche, très riche. Mais quelque peu mal organisé. Je regrette grandement le choix de, en quelque sorte, interdire les dédicaces aux accrédités presse, mais bon… En tout cas, ce fut 4 jours vraiment géniaux, riches en rencontres (que ce soit les artistes, les clonewebiens ou les gens des files d’attentes ;)), et rendez-vous pour la saison 3 !

Bigorneau

PS: Absolute Zone fait son come back sur les réseaux sociaux. Devenez fan (enfin « aimez ») de la page facebook, et suivez l’actualité du site sur twitter.

25
Fév
10

Arkham et Le Comics de la Semaine.

Si vous aimez pas regarder des vidéos, vous allez être déçu. Entre le dernier Xidius Présente, l’émission spéciale en directe (ou presque) d’Angoulême (qui j’espère vous a plu) et cet article, vous allez être servis ! Aujourd’hui, on parle, pour changer, de comics. Et d’un blog. Un blog tenu par des gens qui connaissent bien les comics, étant donné que c’est un peu leur métier, j’ai nommé Philippe et Philippe, les boss du comicshop parisien Arkham.

Ces 2 passionnés de comics nous font partager sur leur blog (Cliquez ici. Et non, perdu, c’était ici) leurs derniers coups de cœur. Voici pour vous convaincre, les deux derniers LCDLS, dont un consacré à la Legion, et l’autre avec un monsieur d’un autre blog qui nous parle de plein de jolies choses. Enjoy :

Bigorneau, qui fait des articles de plus en plus long.

14
Nov
09

Revue de concert : Massive Attack

Oceanlook se lance aujourd’hui dans la périlleux exercice de la revue de concert!

Mardi soir avait lieu le concert de Massive Attack au zénith de Paris. Absent depuis plusieurs année sur scène, le groupe revient sur scène pour célébrer leur mini-album Splitting The Atom! Et également pour promouvoir la sortie du prochain album, Weather Underground, puisque des chansons jouées dans ce concert en sont issues.

Il faut déjà savoir que Massive Attack est groupe particulier, pas du tout comme les autres. Aux concerts de Massive Attack, vous n’allez pas remuer comme des malades sur des sons bougeant! Du tout du tout! Si, il faut le reconnaitre, le son est souvent dense et puissant, cette musique s’écoute avant tout posément, sans se poser de question, en sachant se laissant porter par les sonorités intenses qui vous assaillissent. D’ailleurs la plupart des personnes qui assistaient au concert restaient immobiles, comme absorbés par la prestation du groupe.

On se surprend soi-même à être transporté dans une autre sphère, très agréable par ailleurs. C’est ainsi que l’on pourrait définir la musique de Massive Attack : absorbante, fascinante voire délirante à certains moments. C’est en tout cas le ressenti que j’ai eu en écoutant la prestation.

Après une première partie plutôt molle, le concert démarre violemment avec une intro fondée sur des sonorités très particulières, à la limite de l’électro répétée avec intensité. La prestation du groupe est franchement maitrisée musicalement. Aucune fausse note, les morceaux s’enchaînent en une quasi-perfection. La particularité du groupe est de compter sur scène un nombre de membres impressionnant, permettant de varier les sons, les voix, etc.

On notera peut-être comme fausse note l’interprétation timide du titre-phare Teardrop qui, comme le dit Xidius, reste meilleure dans sa version studio, sublime. En revanche, l’autre titre très connu et reconnu de Massive Attack, Unfinished Sympathy, a été joué et a été un moment très fort, en fin de concert. Les autres titres qui m’ont scotché, Marrakesh, issu du prochain album, et Inertia Creeps, assez connue, elle aussi très intense et hypnotique.

De plus, l’écran, à la fois simple et de taille réduite,  donne cependant un aspect, une coloration particulière aux chansons. Il plonge le spectateur dans l’ambiance même de la musique.

Setlist

Intro : Bulletproof Love
01.  Hartcliffe Star
02. Babel
03. 16 Seeter
04. Risingson
05. Red Light
06. Future Proof
07. Teardrop
08. Psyche
09. Mezzanine
10. Angel
11. Safe From Harm
12. Inertia Creeps
13. Splitting The Atom
14. Unfinished Sympathy
15. Marrakesh
16. Karmacoma

Crédit photos : © ImmortalizR – www.soundofviolence.net
Oceanlook.

13
Juil
09

Revue de concert : U2

4 ans. Quatre années d’attente enfin récompensées, quatre années où les rumeurs ont étés légions, quatre années où toutes les hypothèses et idées folles virent le jour, quatre années d’attente qui arrivent à terme. Voilà quatre ans déjà que le groupe irlandais U2 traversait le monde pour son Vertigo Tour et après un nouvel album qui en rassura plus d’un sur la capacité du groupe à surprendre et à de nouveau expérimenter, le groupe annonçait que 2009 serait leur année, notamment avec une nouvelle tournée annoncée comme étant innovante et portant le nom ultra évocateur de 360° Tour. Commençant cette fois çi cette tournée par l’Europe, les 4 paddies s’installèrent ce week end, les 11 & 12 juillet, au Stade de France pour la 5ème et 6ème date seulement de cette tournée gigantesque. Les fans blasés pensaient que le groupe ne retrouverait jamais la superbe des tournées dantesques des années 90 (les incontournables ZooTV et POPMart Tour) et d’autres voyaient déjà la réussite d’une tournée qui annonçait un changement avec les deux précédentes. Moi et Mystermask, ainsi que 94 000 autres personnes (un record), étaient là ce week end pour juger cette nouvelle tournée. Alors, U2 fracasse t’il tout ou fait il encore une tournée plan plan? Réponse ici…

Ce qui impressionne déjà quand on rentre pour la deuxième fois dans le Stade de France ce dimanche après une longue attente et une organisation pour l’entrée désastreuse (merci les responsables du stade…), c’est la scène. Quand bien même on l’a déjà vu la veille, cette scène à 360° surnommée « The Claw » est véritablement immense avec ses 4 pattes, son antenne centrale et sa taille globale. Conçue pour que rapprocher le groupe de son public, elle n’en reste pas moins colossale et annonce un show impressionnant. Et tandis que les Kaiser Chiefs ont chauffés quelque peu le stade, 21h15 sonne et Larry Mullen Jr., batteur ultra classe du groupe, rentre en scène sur Kingdom Intro de Gavin Friday en marchant simplement depuis le chemin tracé depuis la sortie du stade vers sa batterie sur laquelle il s’installe sous un flot d’applaudissement, avant d’entamer directement une intro rythmique, rejoint vite par The Edge & Adam Clayton sortant directement de sous la scène puis Bono, les 4 arborant un grand sourire avant de faire partir Breathe, très bon morceau rock tiré du dernier album, qui fait pourtant partir assez timidement l’ensemble avant d’enchainer sur un No Line on the Horizon scandé par le public mais ne le déchainant par pour autant. Déjà, on remarque la qualité incroyable de l’écran 360° trônant au dessus du groupe et projetant des images en direct du concert grâce à de nombreuses caméras tournant elles aussi autour de la scène et prenant de très belles images. L’écran affiche alors un décompte rapide accompagné d’images épileptiques du drapeau de l’union européenne, rappelant forcément l’intro du ZooTV, jusqu’à ce que résonne « The Future Needs a Big Kiss » pour lancer Get On Your Boots, premier single, assez critiqué, du dernier album là encore mais qui révèle un vrai potentiel à mettre l’ambiance en live. Clairement, c’est à partir de ce moment là que la foule commence à se déchainer, pour ensuite enchainer sur le dernier hymne en puissance très U2-esque, le d’or et déjà très apprécié Magnificent. Sur ces 4 morceaux, l’interprétation est propre, avec une erreur de Bono sur le dernier titre mais globalement le groupe semble heureux d’être là pour défendre ses nouveaux titres qui avouons le passe bien en live malgré un ordre peu pertinent.

Bono sur Magnificent

Une transition plus ou moins orientale résonne dans le stade, accompagnée par un Bono chantant « Paris mon amour », geste apprécié par le public, et c’est Beautiful Day qui démarre. Un morceau là encore très tubesque et efficace qui remporte immédiatement l’adhésion avant de livrer la première vrai surprise de cette date, Mysterious Ways jouée pour la première fois sur la tournée (et accessoirement dédicacée à Johnny Halliday qui apparemment était là ce dimanche soir…Passons !). Un titre en tout cas ultra apprécié des fans et qui fît son effet puisque le stade fût très réceptif dès les premières notes du titre, tout comme avec I Still Haven’t Found What I’m Looking For, dont le premier couplet et les refrains furent chantés par la foule, le groupe jouant même moins fort lors du démarrage, pour mieux mettre en valeur ce moment magique (que voulez vous, un stade entier qui chante…). Vint alors la très chouette ballade Angel of Harlem, là encore accompagnée par un public surprenant et enthousiaste et qui fût ponctuée par un hommage à Michael Jackson puisque Bono a terminé la chanson en chantant des extraits de Man in the Mirror et de Don’t Stop ’till You Get Enough, un hommage simple et touchant. The Edge & Bono enchainèrent cette chanson acoustique par un autre titre interprété de la même manière, Stuck In a Moment You Can’t Get Out Of, là encore aidé par le public sur le refrain, avant de repartir normalement sur Unknown Caller, tiré du dernier album et qui se révèle être une franche réussite en live, notamment à l’aide d’un karaoké sur les écrans qui permet à tout le public de chanter lui aussi sur ce titre qui prend là une toute autre dimension, il faut bien le dire. Un morceau qui appui définitivement l’excellente ambiance générale, avant que le show ne prenne une toute autre ampleur sur The Unforgettable Fire, excellente surprise de la set list puisque le titre opère son grand retour après de nombreuses années d’oubli, retour ponctué par le déploiement absolument incroyable et magnifique d’un écran qui prend alors une taille immense, accompagné par un light show dément. A peine le public est il remit de cette claque que sonne City of Blinding Lights, dont la présence ici est évidente tant le light show correspond à la chanson et dont le refrain est là encore scandé par le public. Un passage magnifique et visuellement somptueux mais malheureusement trop court puisque l’écran se repli déjà…

Le majestueux écran déployé...

…tandis que Larry Mullen Jr. démarre l’intro rythmique de Vertigo à fond la caisse, titre déchainant totalement le stade et dont la simplicité n’a d’égal que l’efficacité. Vint alors ce qui constitue à mon sens la plus grande surprise et la plus grande claque de cette tournée, un remix de I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight, titre mineur du dernier album qui devient ici une véritable bombe dance n’ayant plus grand chose à voir avec la version d’origine, transformant véritablement le stade en discothèque géante et durant lequel tous les membres du groupe y compris le batteur avec un djembé circulent autour de la scène pour mieux capter la folie générale. Un grand moment de folie, parfaitement orchestré et qui s’impose comme une transition idéale pour un morceau de l’album Pop, ce qui n’est malheureusement pas fait. Cependant, la folie continue sur Sunday Bloody Sunday, titre mythique du groupe et interprété pourtant avec une ferveur et une puissance toujours aussi intense, défoulant une fois de plus le public, ce qui est moins le cas de Pride (In the Name of Love), titre lui aussi culte du groupe mais qui non seulement semble gonfler ce dernier (qui le joue sans exception depuis plus de 20 ans…) mais ne provoque pas l’euphorie quand bien même le public chante le refrain sans souçis. Peut être le temps de mettre la chanson au placard? Vint alors une autre surprise, véritable résurrection elle aussi : MLK, sorte de prière très calme et dont la beauté ne fait encore aujourd’hui aucun doute, surtout devant une interprétation aussi réussie. Le groupe se donne alors à Walk On, titre sympa servant ici surtout à promouvoir l’opération menée pour la libération de Aung San Suu Kyi, dont vous aurez plus d’infos ici. En tout cas, le morceau est ponctué par la montée sur scène de nombreuses personnes arborant le masque de cette grande dame et se termine sur la vidéo touchante de Desmond Tutu (prix nobel de la paix en 1984), prouvant une fois de plus l’engagement du groupe avant que toute la scène ne devienne rouge pour le cultissime Where the Streets Have No Name dont l’efficacité et la force n’est plus à prouver, en témoigne l’acceuil ultra chaleureux du public pour ce titre.

Stade illuminé de mille feux pour One

Bono explique un peu plus ses engagements politiques et livre un message d’espoir en guise d’introduction de One, morceau lui aussi cultissime du groupe et toujours autant apprécié par un public le chantant aisément. Vient alors la sortie du groupe de scène, avant de vivre une nouvelle surprise de taille sur cette tournée, le retour dans la set-list de Ultra Violet (Light My Way), titre longtemps réclamé par les fans et ici interprété par un Bono arborant une veste criblé de diodes rouges, qui donnent un effet laser dans la fumée présente du scène, et chantant dans un micro tombant du haut de la scène et cablé avec lequel le bougre s’amuse à jouer à Tarzan. Reste que la version de ce titre adoré des fans est très réussie et introduit parfaitement le dernier tube en puissance joué durant cette tournée, With or Without You, là encore beaucoup chanté par le public avant de terminer sur un Moment of Surrender sympathique qui sera suivie par une sortie très classe du groupe, qui s’en ira de la scène toute lumière allumées, sous un tonnerre d’applaudissements.

Larry Mullen Jr. & The Edge durant Go Crazy !

Conclusion par Xidius : Et cette tournée finalement… Elle tient ses promesses? Très clairement, le 360° Tour sonne comme un véritable soulagement pour de nombreux fans qui voyaient déjà venir une tournée best of et sans surprise. De nombreux titres inattendus ont fait leur retour, le groupe change sensiblement les set-lists suivant plusieurs dates à un même endroit et surtout, on a droit à une tournée concept proche du ZooTV et du POPMart puisqu’après la chaîne de télé ambulante et le supermarché du futur, U2 revient avec une station spatiale qui lui permet de retrouver non seulement une vraie interactivité avec le public, comme en témoigne les passerelles se déplaçant autour de la scène pour permettre au groupe de circuler sur le « catwalk » et le concept 360 degrés qui fonctionne à merveille, mais aussi avec des actions en direct très sympathiques, comme une communication en direct avec l’équipe d’une station spatiale en orbite durant le concert du 11 juillet dans laquelle le groupe a posé des questions en rapport avec l’espace, la musique et la France à une équipe de cosmonautes. Un passage bluffant de par le défi technique qu’il représente et très sympa. Mais surtout, le groupe ose à nouveau, comme avec ce remix encore une fois dément de I’ll Go Crazy if I Don’t Go Crazy Tonight, titre sur lequel je n’aurais pourtant rien parié à la base et qui s’avère être le point d’orgue de cette soirée. Une scène impressionnante avec une mise en scène à la hauteur, un groupe heureux de jouer, livrant une excellente performance, échangeant pas mal avec le public et enfin une set-list surprenante et de qualité… Pas de doute, U2 est de retour au sommet et montre à nouveau son statut de plus grand groupe live au monde, voir de plus grand groupe tout court. Nous en rêvions… Ils l’ont fait. VIVEMENT DUBLIN !!!!

Conclusion par Mystermask : U2 est-il le plus grand groupe de rock du monde ? Sans aucune hésitation, oui. Et c’est par deux concerts phénoménaux qu’ils nous l’ont montré. L’organisation désastreuse et les heures d’attentes ont clairement porté leur fruit. La scène est incroyable, et malgré sa taille, rapproche énormément le groupe du public. Comme un ami me l’a dit (et je l’ai clairement remarqué), ils jouent entre eux, ils se comprennent, il y a une connexion entre eux et nous, le public. Le 360° Tour est l’antithèse complète du Vertigo tour où ils faisaient une prestation et repartaient. Là on a presque l’impression d’assister à une soirée entre potes ! Le nombre 360 prend tout son sens quand Bono et ses compères vont régulièrement jouer derrière.
Toujours aussi communicatif, on est émerveillé pendant 2h30, on rit aussi parfois (« goodbye earth »), on crie, on chante, on saute, on danse. U2 se veut proche du public et ils le sont, je tiens vraiment à appuyer là-dessus. Ils vont régulièrement sur le Catwalk (quel bonheur de voir Adam à un mètre de moi), nous font chanter, nous parle etc…
Difficile aussi de dire pour moi quel a été le meilleur concert. Le premier fut un immense bonheur de les revoir après 4 ans d’absence, mais le deuxième… le deuxième! Le Stade de France était en feu (je suis resté très étonné de l’ambiance française, habituellement un peu molle), le groupe était en feu, nous étions en feu. Ils ont tous été excellents, et que dire de la set-list, rien que le fait d’entendre la première note de Mysterious Ways… Ils ont changé 3 chansons pour notre plus grand plaisir, et surtout, surtout, on était plus près (à un mètre du Catwalk)…
Je suis cassé, je n’ai plus de voix, plus de jambes, plus de dos, plus de mains, mais j’en re-veux, encore et encore. Heureusement qu’il me reste 4 concerts à venir !

Set-list du 12 Juillet

  • 01. Breathe
  • 02. No Line On The Horizon
  • 03. Get On Your Boots
  • 04. Magnificent
  • 05. Beautiful Day
  • 06. Mysterious Ways
  • 07. I Still Haven’t Found What I’m Looking For
  • 08. Angel Of Harlem
  • 09. Stuck In A Moment You Can’t Get Out OF
  • 10. Unknown Caller
  • 11. The Unforgettable Fire
  • 12. City Of Blinding Lights
  • 13. Vertigo
  • 14. I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight (Remix)
  • 15. Sunday Bloody Sunday
  • 16. Pride (In The Name Of Love)
  • 17. MLK
  • 18. Walk On
  • 19. Where The Streets Have No Name
  • 20. One
  • 21. Ultraviolet (Light My Way)
  • 22. With Or Without You
  • 23. Moment Of Surrender

Xidius & Mystermask, qui remettent ça bientôt !!!!

08
Juil
09

Revue de concert : Nine Inch Nails

Ce mardi 7 juillet fût une journée très chargée. Certains pleuraient durant la cérémonie en hommage à Michael Jackson, d’autres devant les résultats du Bac ou encore devant la cuvette de leurs toilettes. Et d’autres avaient des préoccupations tout autre, à commencer par Xidius qui s’est rendus avec d’autres personnes au Zénith de Paris pour accueillir le seul, grand et unique Trent Reznor pour sa dernière performance dans la capitale (la dernière en France à lieu à Nîmes à la fin du mois) dans le cadre du Wave Goodbye Tour de Nine Inch Nails ! Groupe emblématique et fondamental de ces 20 dernières années, la formation à l’abréviation culte marque sa fin ou du moins du pause pour son créateur qui désire passer à autre chose. Connu pour ses lives monstrueux, notamment l’année dernière avec un Lights in the Sky Tour simplement révolutionnaire en terme de mise en scène live mais réservé au public outre atlantique, Reznor revient une dernière fois avec une tournée qu’il veut simple, directe et brutale. Au moins, on était prévenus…

Après avoir patienté durant une première partie sympa mais pas très appropriée (Mew), la salle fût remplît de fumée à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’enfin, les lumières s’éteignent et que le Zénith plonge dans un noir complet. La scène s’illumina et sortant tout droit d’un nuage de fumée, Trent Reznor arriva devant le micro, acclamée par une foule conquise et prête à en découdre. Et seulement quelques secondes après cette arrivée sobre, Somewhat Damaged commença sa montée crescendo tandis qu’illico presto, la fosse était déchirée par des spectateurs bien décidés à ce que soit le bordel et ce de manière épique ! A peine cette introduction simple mais foutrement efficace terminée, NIN fît comprendre que l’heure n’était pas à la rigolade et qu’on allait en prendre plein la gueule et ceux avec la terrible, c’est le cas de le dire, Terrible Lie, dont les « Hey GOD! » et le refrain étaient hurlés par un public décidément déchainé et qui remuait sacrément, avant d’accélérer le mouvement sur Heresy dont le riff puissant fît exploser les décibels pour finir ce démarrage de bourrin par un March of the Pigs monstrueusement efficace et dont la rythmique martelée n’avait d’égal que le bordel devant la scène. Il était alors temos d’immobiliser quelque peu la foule mais toujours avec un son fort, très fort, ce qui fût accompli sans problème par le duo Reptile & The Becoming, avant d’offrir une belle surprise à la salle parisienne : la très rare I’m Afraid of Americans, à l’origine en duo avec David Bowie. Et comme si il ne faisait pas assez chaud comme ça, le groupe décida de refaire péter les riffs de guitares criards calibrés pour retourner les foules avec à la suite les jouissives Burn & Gave Up, qui offrirent l’occasion une fois de plus aux fans de se déchirer la voix en gueulant les paroles.

Après un tel déferlement de guitares hurlantes et de gros son dans la tronche, le groupe fît une transition tout en douceur et splendide vers un des nombreux chef-d’oeuvres absolus du groupe, La Mer, et sa mélodie au piano très calme et douce, dynamisée ensuite par une batterie soutenue, tout en gardant une sensation très aérienne au final. Un morceau à la composition quasi parfaite et dont la retranscription live l’est tout autant, s’intégrant parfaitement au concert quand bien même on est dans un registre radicalement différent des morceaux précédents. Toujours dans cette veine plus posée, Reznor nous servit par la suite le tout aussi somptueux The Fragile, morceau puissant et malgré tout envoûtant et simplement beau, la encore chanté par un public véritablement connaisseur. Arriva alors Non-Entity, morceau sorti récemment dans la compil NIN|JA 2009 mais datant de longue date et dont le placement dans la set-list se révélait la encore judicieux, introduisant une très grande surprise qui fût aussi agréable qu’inattendue : Gone/Still, morceau instrumental calme et à l’atmosphère si particulière dont seul Reznor est le maître. Le génie du groupe pour les transitions parfaites se manifesta encore une fois en relançant un morceau crescendo, le très bon The Way Out Is Through qui permis ensuite de tout faire péter avec le enragé Wish et le tout aussi furieux Survivalism, dont le refrain semblait presque être aboyé par les musiciens. Reznor commença ensuite un discours expliquant que le petit dernier à avoir rejoint la line-up, le batteur Ilan Rubin (qui est proprement monstrueux, il faut bien le dire), prenait ses 21 ans le jour même. Résonna alors un petit remix débile mais rigolo de Closer tandis que l’homme en question eût non seulement le droit à un beau gâteau finalement claqué sur la tronche par son autre surprise plutôt originale et appréciée du public. Pour des raisons évidentes, on ne peut pas l’illustrer directement mais pour la comprendre, vous irez cliquer ici, et on en parle plus sous peine de se faire taper par le boss d’Absolute Zone ! En tout cas, le bougre avait l’air d’apprécier, comme vous pouvez le voir. Et on le comprend. Et à peine remis de ses émotions et les cheveux pétés de crème fouettée que le voilà reparti sur sa batterie accompagné du groupe pour nous jouer un très bon Physical, qui fût d’ailleurs filmé par le responsable audio-visuel du groupe, Rob Sheridan et dont la vidéo HD arrivera bientôt (et vous la trouverez dans cette même phrase, le temps d’une petite MAJ!)

La fin approchait et elle fût encore une fois somptueuse. Tout d’abord, nouvelle surprise qui combla toutes mes attentes… The Day the World Went Away. Rendue célèbre récemment car utilisée sur la bande annonce du dernier Terminator, cette chanson sublime oscillant entre chant calme et guitare puissante a été magistralement interprétée, dans une performance live empruntant à la version album The Fragile et à la version plus calme et acoustique de l’album Still. Magnifique, tout simplement. Vint alors Hurt, ballade déchirante à l’interprétation parfaite et qui se fît dans un calme quasi religieux sauf si on considère le public accompagnant une fois de plus au chant. Mais comme on allait terminer cette soirée comme on l’avait commencer, le groupe ressorti les crocs progressivement, d’abord pour la assez pop The Hand That Feeds, seule chanson de la soirée tirée de l’album With Teeth, le plus accessible du groupe, mais qui se révéla malgré tout super efficace avant de terminer le tout en beauté par l’incontournable Head Like a Hole, scandée par la foule et dont la fin brutale mis les points sur les i !

Et alors, ce concert globalement? Nine Inch Nails s’apprête à mettre fin à son histoire après avoir marqué au fer rouge la musique dans les années 90 et le génie de son géniteur n’est plus à prouver. Après une performance live énorme mais avec un public absent (merci les Metalleux…) dimanche dernier au Rock Werchter, le groupe a retrouvé son public et à juste retourner totalement le Zénith. Alors certes, il fallait être blindé dans la fosse mais l’ambiance était malgré tout bon enfant et le public ultra réceptif en cas de problème (pour preuve, votre serviteur a fait tomber ses lunettes et tandis qu’il les voyait déjà fracassées, toutes les personnes autour de lui se sont immédiatement écartés pour me laisser les reprendre et se déchaina à nouveau une fois ces dernières à nouveau sur mon nez!). Que ce soit Robin Finck, guitariste emblématique du groupe dans les années 90 qui fît son retour l’année dernière après une escapade chez les Guns’n Roses, Ilan Rubin le petit dernier qui à seulement 21 ans maitrise parfaitement la batterie et sort de chez les Lostprophets pour participer à la fin de NIN ou encore Justin Meldal-Johnson, excellent bassiste qui a notamment collaboré avec Beck, Garbage ou Air, les trois musiciens recrutés par Trent Reznor pour la dernière line-up sont monstrueux et très polyvalents (chacun à changé plusieurs fois d’instruments dans la soirée, le batteur passant par exemple au clavier, le guitariste au xylophone ou le bassiste au clavier lui aussi.). Quand au leader (qui touche lui aussi à plusieurs instruments), sa voix et la qualité de ses interprétations n’a d’égal que son charisme et son humilité. Trent Reznor nous a démontré une fois de plus la magie de son groupe, passant de morceaux ultra violents à de grands passages planants et le tout avec une aisance et une évidence unique tout comme la musique d’un groupe décidément fondateur. La setlist variait et touchait à de nombreux disques, avec son lot de surprises, le groupe était excellentissime, la salle chaude comme la braise et la simplicité de mise en scène (pas d’écran ou de conneries, juste des éclairages dans tous les sens et un peu de fumée parfois) remettait encore plus la musique en valeur. Un concert quasi parfait, dont le seul vrai reproche pourrait être la non présence d’un rappel quand bien même avec seulement 1h45 de show le groupe a tout déchiré. Clairement, avec ce Wave Goodbye Tour, Trent Reznor voulait donner une fin digne à son groupe emblématique. Non seulement il sort par la grande porte, mais montre définitivement que son génie musical et le fruit de son travail depuis 20 ans sont entrés dans la légende. Chapeau l’artiste et surtout…Merci.

Set-list : Somewhat Damaged
Terrible Lie
Heresy
March of the Pigs
Reptile
The Becoming
I’m Afraid of americans
Burn
Gave up
La mer
The Fragile
Non Entity
Gone/Still
The Way Out is Through
Wish
Survivalism
Closer Remix (Anniversaire de Ilan Rubin)
Physical
The Day the World Went Away

Hurt
The Hand That Feeds
Head Like a Hole

Xidius, aux anges.




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