Posts Tagged ‘littérature

14
Nov
11

Au pays de la dystopie #1: Hunger Games

C’est la fin des gentilles histoires à la Twilight ou Harry Potter, avec des créatures mythiques plus ou moins mignonnes. Aujourd’hui, la littérature pour jeunes (et moins jeunes) dis adieu à l’utopie pour se plonger toute entière dans la dystopie. Un nouveau genre dans lequel le héros doit faire face à ses peurs… Et au monde qui se ligue contre lui. Ce genre ne date pas d’hier et est notamment illustré par des romans tels que 1984 de George Orwell. Mais aujourd’hui, la littérature dystopique connaît un regain d’intensité, raison pour laquelle j’ai décidé de lui consacrer cette chronique. Et pour commencer, je vais donc vous parler de la trilogie Hunger Games, de Suzanne Collins.

Dans des Etats-Unis détruits par la guerre et les soulèvements, le Capitole a trouvé un moyen de maintenir les 12 districts sous sa coupe. Chaque année, il organise les Hungers Games, les jeux de la faim, durant lesquels s’affrontent 24 adolescents, un garçon et une fille de chaque district. Sous l’oeil des caméras, et alors que chaque habitant est forcé de les regarder, ils doivent d’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Malgré sa haine pour ce système oppressant et injuste, Katniss décide de se porter volontaire pour empêcher sa petite soeur de participer, sans savoir qu’elle va devenir la figure de la résistance.
Le concept de « combattre jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un » n’est pas nouveau dans le monde de la littérature (qui n’a jamais vu / lu / entendu parler de Battle Royale ? Je vous en reparlerais dans quelques semaines). Ici, les enfants qui doivent se combattre sont les esclaves d’un système qui impose la terreur comme moyen de garder les populations sous sa coupe. Un concept horrible, mais qui a pu inspirer des émissions telles que Koh Lanta (A la fin, il n’en restera qu’un) dans lesquelles les aventuriers doivent combattre à la fois la nature et leurs adversaires, éliminés un par un, pour obtenir la victoire.

Le premier volume d’Hunger Games est vraiment prenant, original dans le traitement, et plus grand public que Battle Royale car nettement moins trash et sanglant. Les deux opus suivants ont cependant été plus que décevants (pour ma part) car trop prévisibles, avec une fin franchement gnangnan (on reste dans de la littérature destinée aux ados, on coupe pas à la fin à l’eau de rose malheureusement)…
Toujours est-il que l’histoire a su séduire des producteurs, qui ont décidé d’adapter le film au cinéma. Le casting est booké, le tournage en cours et la sortie prévue pour le mois d’avril. L’occasion pour moi de revenir pour un passionnant comparatif. N’étant pas une grande fan des adaptations à la base, et ayant été particulièrement déçue par le casting (Hailee Steinfeld aurait été 1 000 fois mieux que Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss selon moi), je préfère m’attendre au pire, histoire d’éviter une déception !

Dans deux semaine, je me pencherais sur Little Brother, un livre qui devrait paraître au début de l’année 2012. Au programme : geekeries, oppression gouvernementale et terrorisme 2.0 !

Loun

14
Mai
09

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Stieg Larsson.

Chers lecteurs d’Absolute Zone, vous ne le savez pas encore, mais le mois prochain vous retrouverez (avec joie et mélancolie) la dernière émission de Critika de cette saison.

Et au programme de cette future émission, vous retrouverez l’adaptation par Niels Van Oplen du désormais fameux roman de Stieg Larsson, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Millénium 1). Premier volet d’une trilogie de polars, Oceanlook a littéralement dévoré ce sacré pavé de plus de 500 pages, pour vous livrer son analyse.

Un polar fascinant

Dès les premières pages, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes est un roman intriguant. Plongé dans un monde totalement inconnu pour nous, lecteurs fançais, la Suède, à propos de laquelle nous avons un nombre incalculable de préjugés, on ne sait pas tellement à quoi s’attendre. Volontairement, l’auteur nous emmène sur une piste trompeuse. Mikael Blonkvist, personnage principal, est le rédacteur en chef de Millénium, « revue d’investigations sociales et économiques », et est au tout début de l’intrigue condamné pour diffamation à l’encontre d’un géant de l’industrie suédoise, après avoir écrit un article acerbe sur ce personnage. Mais bientôt, Mikael va se retrouver embarqué dans une affaire bien plus sinistre, une affaire de disparition mystérieuse survenue il y a de ça presque quarante ans. Engagé par Henrik Vanger, figure emblématique de l’économie suédoise, Mikael Blonkvist aura pour mission de résoudre une histoire mille fois remuée par la police, l’affaire « des fleurs séchées », et trouver ce qui est arrivé à Harriet Vanger, la nièce de son employeur. Il aura bien besoin de l’aide de Lisbeth Salander, hackeuse de génie et dérangée psychologiquement, pour surmenter cette épreuve qui s’enfonce dans les méandres des haines familiales, du fanatisme religieux et des meurtres en série.

Au début le roman ronronne un peu le temps que les éléments se mettent en place mais dès que l’intrigue pricipale est lancée, Stieg Larsson mène son roman à un rythme effréné où les éléments s’enchainent parfaitement ainsi que les rebondissements, pour tenir le lecteur constamment éveillé. Peu à peu, en même temps que les personnages du livre, on comprend toute l’ampleur de l’affaire, toute  son horreur. Crainte et angoisse sont rendez-vous dans un polar qui tire sans concessions dans une ambiance sombre, morbide.

Les personnages.

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes s’appuit essentiellement sur deux personnages, Mikael Blonkvist et Lisbeth Salander.

Mikael Blonkvist ne ressemble en rien aux habituels enquêteurs, tout simplement parce qu’il est avant tout journaliste. Stieg Larsson se fondera principalement sur cette caractéristique pour construire son personnage. Malin et curieux, « Super Blonkvist » est aussi paradoxalement un homme faible et abattu par la perte de son procès. Cependant il fait partie de ces héros qui savent très bien démêler le vrai le faux et analyser tous les éléments d’une affaire complexe. Avec une pincée de chance et d’aide extérieure, Mikael Blonkvist est ainsi un enquêteur redoutable. Ses relations très complexes avec les femmes nourissent la personnalité contrastée de ce personnage.

Lisbeth Salander, de son côté, ne ressemble à personne. Renfermée sur elle, elle est cependant une hackeuse de génie, qui n’a pas froid aux yeux et qui est par conséquent capable de tout. Froide et souvent irréfléchie, elle est le complément idéal de Mikael Blonkvist dans cette affaire. Placée sous contrôle social, elle traîne derrière elle un lourd passé et semble atteinte du syndrome d’Asperger. Sa personnalité ultra-complexe fait de Lisbeth Salander le personnage le plus énigmatique de « Millénium ».

(Stieg Larsson)

Stieg Larsson et la Suède.

L’auteur, Stieg Larsson, participe grandement à l’intéret succité par  la trilogie Millénium… En effet, mort d’une crise cardiaque en 2004 après avoir remis à son éditeur les trois romans de la série Millénium. Il n’aura donc pas connu l’incroyable succès de ses livres. Stieg Larsson était un journaliste réputé dans son pays pour ses essais sur l’économie et sa revue « Expo », dont il était le rédacteur en chef, et qui est « un observatoire des manifestations ordianires du fascisme ». Le nazisme en Suède est par ailleurs un thème abordé dans ce premier opus, tout comme l’extrêmisme religieux et la violence de certains passages de la Bible qui sont critqués dans l’oeuvre.

Stieg Larsson nous offre une peinture de la société suédoise qui étonne et qui fait grimacer, très loin de l’idée que l’on se fait d’un pays en apparence très lisse, impeccable. Si, il est vrai, les crapules dans le monde de l’économie, les crapules se font nombreuses et internationales, Stieg Larsson met en évidence un problème sociétal bien plus grave: les violences, surtout sexuelles, exercées sur les femmes dans son pays. Il nous glisse un chiffre effrayant: « En Suède, 13% des femmes ont été victimes de violences sexuelles aggravées en dehors d’une relation sexuelle. »

Millénium 1- Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. (Actes Sud).

Prochainement sur Absolute Zone:

Millénium 2-  La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. (Actes Sud).

Millénium 3-  La reine dans le palais des courants d’air. (Actes Sud).

Oceanlook.

02
Mai
09

La folie… Twilight

Chez Absolute Zone, on vous parle de tout ce qui passe dans la vie. Mais attendez. On a oublié quelque chose! Twilight. Petite Spleen Acid – qui va se faire dégommer par Xidius – avait en quelque sorte, promis au détours d’une conversation de table avec les cousines de Monsieur Oceanlook. Un article sur Twilight. Après deux semaine de réflexions ( je ne mens pas – pas complètement – ) le voici. Bon si vous vivez dans une bulle. Qu’est ce que Twilight?

Twilight, c’est une série de 4 livre. Ecrit par Stephanie Meyer. Et – jusque là – un film. Ouais c’est joli tout ça. Mais ça vous en dit pas plus. Bref. L’histoire. C’est la petite Bella qui tombe amoureuse du grand Edward. Le grand Edward aussi aime la petite Bella. Mais, la vie se complique. Edward est un vampire – je vous jure c’est vrai! – et vous voilà lancer dans la tragédie de leur histoire d’amour. Parce que voilà. Même si Edward, c’est un peu le prince charmant du monde obscure. Et bah y’à quand même des problèmes. Sortir avec un vampire c’est crevant. Surtout si votre meilleur ami qui est fou amoureux de vous est un loup garou – comprendre une super enemi – de votre cher et tendre; Bref je ne vais pas non plus raconter tout le livre.
C’est simple, objectivement, Stephanie Meyer, s’est inspiré à DONF de Anne Rice Le vampire qui ne veut pas tuer, qui mange des animaux, tout ça. Bref. A mes yeux Twilight vaut le coup d’être lu. Parce que voilà moi je suis une petit demoiselle au coeur d’artichaud, le prince charmant ça fait rêver. Surtout, s’il est parfait. – et puis les vampires, c’est un peu mon fantasme depuis genre… toujours. – La saga vise principalement, un publique adolescent et féminin. Bien qu’il puisse être lu par ces messieurs. Les livre sont prenant et interessant. Bon evidemment certaines longues description sont pesantes, certains volumes très déprimant d’autres fatigant. – Bella elle est mignonne mais elle saoule un peu vous voyez – Il y à aussi le petit problème du prix et oui … Environ 20 euro.. Quatre fois. ça fait cher.

Le film , aaah. Le film. Robert Pattison, ( Cedric Diggory dans Harry Potter ) Kirsten Stewart ( Into The Wild ) Nikki Reed ( Thirteen ) , le mec qui joue dans la serie Beautiful People, Une actrice de Grey’s ( vous savez celle qui se prend un pylone sur la tronche et qui perd la mémoire pendant la saison 3. L’inconnue de Alex. Ava. ) , Bref. Des gens coules quand même. Déjà Robert Pattison, c’est la furie, la nouvelle bombe sexuelle d’Hollywood. Un palmares de demoiselles non négligeable à son actif. – BITE ME ROBERT ! – Bref. Forcément ça aide. De plus le succès des livres avait rendu la sortie du film très attendue. Et en Décembre/Janvier. Twilight sort au cinéma. La folie Twilight se répend. Partout, ça parle de twilight… ça explose, ça cartonne, les livres se vendent deux fois plus; Et devant cette folie, on prévoit vite les tournages des autres volets. Le tournage de New Moon est donc actuellement en cours. Et puis voilà.

Twilight, c’est donc un phénomène. Qu’on aime ou pas. C’est un fait. Et puis voilà une petite parodie. Qui pour ceux qui ont vu le film, reconnaitront qu’elle est plus que bien faite.

SpleenAcid, qui aime toujours les trucs d’adolescente en furie et qui le vit très bien.

21
Avr
09

John Irving – ou l’auteur préféré de Trumper.

Attention attention ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, je vais te parler de littérature. De ces petites choses de papier imprimé qu’on appelle usuellement livres. C’est rare, très rare, que je parle de ça.. Je n’ai jamais trouvé l’intérêt de parler de ses lectures ou de faire l’apologie de tel ou tel livre / auteur.  Ceci dit, pour toi, mon petit, je parlerai aujourd’hui d’un grand, d’un très grand.

John Irving.

Avoue-le, tu t’es toujours demandé d’où venait ce nom si doux à l’oreille, Trumper, ce nom plein de mystère… Aujourd’hui est ton jour de chance, lis attentivement, et tu auras la réponse !

jirving

John Irving

Commençons par le commencement. Qui est le talentueux John Irving ?
Ce monsieur, que tu as intérêt de vénérer très vite, est un auteur américain. Que dis-je, un auteur des plus talentueux.  A l’origine d’une quinzaine de roman de génie, desquels je retiens surtout l’excellentissime Monde selon Garp ou l’incroyable Epopée du buveur d’eau, Irving n’a de cesse d’aborder les même thèmes. Thèmes qui ont dirigés sa vie.
Non, ces romans ne sont en aucun cas autobiographiques, même si on retrouve entre ses œuvres et sa vie de nombreux parallèles.

Que dire de ses romans..? Ils sont étonnant de maitrise des points de vues, des différentes narrations, des histoires alambiquées qu’ils racontent. On ne s’ennuie pas en lisant, on ne peut pas s’arrêter de lire lorsque l’on a commencé. En découvrant un seul de ses romans, nait d’un coup en nous l’envie de lire tous les autres. Irving possède ce merveilleux pouvoir de captation de l’intérêt du lecteur, et nous emmène de ce fait très loin avec lui. Grâce a des récits généralement plutôt burlesques, il parvient a aborder des sujets plus graves, et nous offre des pistes de reflexion toujours nouvelles.  Que dire de plus ? Je l’admire, le respecte… Allez vite lire ce qu’il a fait !

Parlons plus précisément d’un seul de ses livres.  Mon préféré, évidemment. 
L
‘épopée du buveur d’eau.

L'Epopée du buveur d'eau.

L'Epopée du buveur d'eau.

L’histoire d’un vrai looser, Bogus « Thump-Thump » Trumper,  sur lequel les pires coups de la vie s’abattent. Sa femme le rejette, sa nouvelle amie veut des enfants, son meilleur ami veut faire un film sur l’echec en le prenant pour model… et en plus de ça, il soufre au niveau de l’entrejambe, ce qui fait qu’il doit boire des litres et des litres d’eau pour ne pas souffrir et mener une vie relativement normale.
Ce livre est d’après moi le plus drole et le plus touchant qui soit. il offre un panel d’émotions si différentes au fil des pages qu’on ne sait plus où on en est. Rapidement, on se laisse engloutir par l’histoire, et on vit le roman, on s’identifie à Trumper de manière effrayante, et plus rien n’existe alors d’autre que l’univers crée par Irving.
Je dois t’avouer petit lecteur, que jamais auparavant dans ma vie je n’avais été face à un tel génie.

Pour finir, je ne vois pas quoi te dire de plus, mis à part qu’il est grand temps pour toi de courir vers le premier endroit vendant des livres et d’acheter au plus vite l’Epopée du buveur d’eau, ou Le monde selon Garp, ou une Veuve de papier, ou Une Prière pour Owen, ou encore L’oeuvre de Dieu la part du Diable.

Trumper,
qui s’en va enquêter sur le tueur du Zodiac.

28
Jan
09

Le joueur d’échecs.

Stefan Zweig, auteur autrichien de renom du 20ème siècle écrit en 1942 une petite nouvelle, sans prétention aux yeux de cet auteur assez immense, il faut le dire (je vous renvois à ces oeuvres les plus célèbres : Anko, vingt-quatre heures de la vie d’une femme…)

Cette nouvelle se trouve être Le Joueur d’Échecs. Ce sera la dernière oeuvre d’un auteur désepéré, qui, persuadé de la victoire définitive du régime nazi, préfèra mettre fin à ces jours…

Comment un simple inconnu, tellement inconnu qu’on l’appelle M.B, parvient t’il à se jouer du champion du monde des échecs, Mirko Czentovic, homme glacial et arrogant, alors qu’il dit ne plus avoir jouer à ce jeu depuis vingt ans?

Le narrateur, simple observateur des événements, tente de le découvrir. Ce qu’il apprendra est terrifiant. M.B, prisonnier de la Gestapo, ne sera pas envoyé dans un camp de concentration car il possède des informations importantes pour le régime nazi. Une autre méthode d’enfermement, éprouvante psychologiquement, sera mise en place autour de lui. Dans une chambre d’hôtel vide, il n’aura que le néant pour lui tenir compagnie, rien qui puisse lui permettre d’accrocher sa pensée. Le vide, autour de lui, l’oppresse. Son lit, sa chaise, et rien d’autre qui puisse l’aider à s’accrocher à du concret. Oui, M.B raconte au narrateur qu’à cette époque, il a bien failli devenir fou, jusqu’à ce qu’il trouve, dans la poche de manteau d’un officier un petit livre, qu’il dérobe et embarque dans sa chambre, un petit livre sur les échecs. Il y consacre tout son temps, ayant enfin une occupation.

Mais cele l’aidera-t’il vraiment, ou bien les échecs auront sur lui une emprise comparable à une drogue?

Le récit de Zweig est troublant. Il explore les limites inconnues de la folie et de l’inhumanité. Que fait l’homme face au vide, à l’absence de possibilité de penser?  Ne serait-il pas fait pour penser, justement? Lui retirer ce privilège, n’est-ce pas le priver de son essence?

Complètement encré dans la période historique au moment où Zweig écrit cette nouvelle, Le Joueur d’Echecs est un cri poussé contre les nazis, mais un cri de désespoir…

joueurdchecs1

Oceanlook.

22
Déc
08

American Psycho !

C’est la crise. Et plus que jamais, celle çi touche Absolute Zone. Pour cette semaine fatidique de Noël, Spleen est partie en Floride faire la folle aux parcs Universal entre autres, le boss Oceanlook s’est taillé vite fait et il ne reste plus que moi & Trumper. Plus que moi quoi.
C’est sur moi, Xidius, que repose la tâche de poster tous les jours, tout en montant le Critika spécial Noël, en faisant mon émission tant aimée et en travaillant jusqu’à mercredi toute la journée dans un panda géant dans un centre commercial. Alors certes, danser avec des gosses et tout c’est bien gentil, mais ils m’ont tous plantés avec le blog genre démerde toi Xidius ! Et la semaine de Noël ! Suis à deux doigts de céder à mes pulsions meurtrières…Et voilà une introduction foirée de faite.

Aujourd’hui, Xidius va vous parler bouquin, littérature, livre, pages avec des lettres dessus…Xidius sait lire?! Oui. Mais attention, on n’est pas dans une grande oeuvre littéraire française classique ou je ne sais quoi que tous les professeurs de lettres vous conseillerons. Non, aujourd’hui je vais vous parler du bouquin le plus dingue, le plus violent, le plus trash & le plus politiquement incorrect qu’il m’ait été donné de lire. Ce livre, c’est American Psycho. L’histoire de Patrick Bateman, exemple de réussite dans les années Trump, un jeune yuppie de 27 ans à qui tout réussi et qui est beau, riche, intelligent et tout ce que vous voulez bien. Seulement derrière ce profil sage se cache un léger souçi. Monsieur pourrait sembler schizophrène mais c’est juste un psychopathe hautement cinglé et qui ne ressent rien, sauf du plaisir quand il viole et torture à un degré inimaginable. Oui, Bateman est un serial killer. Et pas le plus tendre, loin de là…

Ecrit par Bret Easton Ellis (le mec qui fait dodo juste au dessus) en 1991, American Psycho est entièrement narré par Patrick Bateman, qui a la sale habitude de tout décrire avec une minutie extrême. Et si le chapitre entier consacré à la pyramide de soins que le perfectionniste s’adresse chaque matin vous impressionne ou que la manie de décortiquer en un quart de seconde tout l’habit de son interlocuteur vous met sur le derrière, ce n’est rien comparé aux scènes de viols, de torture ou de meurtres, décrite jusqu’à la moindre goutte de sang à tel point qu’on s’y croirait. Complètement subversif, le roman passionne par la folie démesurée et exponentielle de son personnage & cette avalanche de violence en réponse à la lutte économique extrême du modèle Reaganien. (Mr Bateman travaille dans les finances). Véritable choc lors de sa sortie, le livre fut même refusé par certaines maisons d’éditions devant la violence et pornographie à rebondance que contient l’oeuvre. La polémique fut telle que l’auteur reçu des menaces de mort et fut protégé durant un moment, le temps que la tempête se calme. En tout les cas un seul constat : c’est du pur génie. Mettant le lecteur face à l’inacceptable & inimaginable, le livre sonne comme un énorme coup et se permettra volontiers de vous retourner les tripes à de nombreuses reprises mais vous finirez tout de même par vous inclinez devant l’intelligence d’une telle écriture… Un best-seller assurément indispensable bien que réservé aux âmes robustes.

A noter aussi que le livre fut l’adaptation d’un film certes sympathique mais qui ne contient  ni le génie ni la violence extrême (intolérable mais caractéristique de l’oeuvre) et qui est bien inférieure. En ressort tout de même Christian Bale, excellent acteur une fois de plus qui porte le rôle avec une aisance exceptionnelle. C’est simple : il EST Patrick Bateman. Et difficile de ne pas le voir quand on lit l’oeuvre…

Xidius, qui promet des news plus Noël pour le reste de la semaine…




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