Posts Tagged ‘Joe Mad!

07
Jan
11

Epic Mickey & Darksiders

En ces périodes de fêtes de fin d’année, vous avez surement reçu un jeu vidéo de la part de ce gros barbu rouge. Et bien figurez-vous que moi aussi. Grâce à ce cher vieux actionnaire de Coca Cola, j’ai pu jouer aux jeux Epic Mickey (sur Wii) et Darksiders (sur PC, mais aussi PS3 et X360)

Avant même qu’il ne soit aussi célèbre, Mickey entre par accident dans le laboratoire du sorcier Yensid, en traversant un miroir. Le sorcier était en train de créer un monde pour les personnages oubliés de Disney, dont Oswald le lapin chanceux, à l’aide de peinture magique. Profitant de son absence, Mickey voulut essayer, mais créa par inadvertance le Fantôme noir. La souris s’enfuit. Les années passent, et Mickey connait la gloire et la fortune. Un jour, toutefois, il est entrainé de force dans le monde créé par Yen Sid. L’univers créé par le sorcier avait pendant ce temps été dévasté par le Fantôme, avec l’aide du Savant Fou (The Mad Doctor).

Epic Mickey, sorti sur Wii en décembre 2010, est le fruit de la collaboration de Warren Spektor (Deux Ex) et de son studio de développement Junction Point Studios et du scénariste de comic book Peter David (Hulk, X-Factor). Comme résumé plus haut, l’histoire plonge le plus célèbre personnage Disney, Mickey dans un univers à la limite du glauque, très sombre, semblable à des limbes, complètements dévastées. Et c’est ce qui fait l’originalité du jeu. L’univers est très sérieux, presque adulte, bien loin des dernières aventures télévisuelles du personnage, et fait appelle à tout un pan de l’univers Disney maintenant oublié des mémoires et qui pourtant font parti des premières créations de Walt Disney. L’originalité est également présente dans le gameplay. Même si le jeu apparait comme un jeu de plateforme classique, l’utilisation de la peinture pour réparer des objets, ou du dissolvant pour en faire disparaitre, va amener plein de possibilités, et va même jouer sur la façon dont se comporte Mickey au fil du temps et sur l’histoire du jeu en elle-même. Car Peter David a écrit plusieurs fins possibles au jeu, en fonction de votre utilisation de la peinture, ou du dissolvant, ainsi que des décisions prises au cours du jeu. De plus, chaque niveau est ponctué par un mini niveau en 2D assez sympathique, qui apporte une fraicheur entre deux niveaux aux décors sombres. A noté également le soin apporté aux graphismes, très beau pour une Wii, mais qui prouve que la console de Nintendo arrive un peu en fin de vie, et que une Wii HD ne serait pas de refus.

Mais, malgré son lot de qualité indéniables, le jeu possède, hélas  un gros défaut qui plombe une bonne partie du plaisir de jeu : la caméra. Cette caméra se place très mal dans des phases de combats mais également dans certaines phases de plate forme assez délicates où vous devrez sauter avec précision pour éviter de tomber dans un bain d’acide. Non seulement, ce problème énerve, mais il donne un mal de crâne atroce, à certains moments, lorsque la caméra part dans tous les sens. Un défaut assez regrettable, d’autant plus que Warren Spektor a fait preuve d’une mauvaise fois assez déconcertante en disant qu’« il n’existe pas un jeu qui ne me pose pas problème au niveau de la caméra si vous me le laissez trente secondes dans les mains. »

Mais à part ce problème, Epic Mickey se révèle être un bon, voire très bon, jeu. Explorant le passé des créations de ce cher et grand Walt Dinsey, avec nostalgie et hommage, le jeu apporte du nouveau aux jeux de plate-forme. Un must have pour tous les fans de ce cher Walt.

Trahi par les forces du mal, Guerre (War dans la version originale), le premier Cavalier de l’Apocalypse, est accusé d’avoir violé la loi sacrée en provoquant une guerre entre les Cieux et l’Enfer. Dans le carnage qui a suivi, les forces démoniaques ont vaincu les Anges et se sont installées sur Terre. Traîné devant le Conseil Ardent, Guerre est condamné pour ses crimes et ses pouvoirs lui sont retirés. Déshonoré et seul face à sa mort, Guerre reçoit l’opportunité de retourner sur Terre pour rechercher la vérité et punir les responsables.

Sous les conseils de ce cher Xidius et profitant des soldes Steam, je me suis procuré, grâce aux sous du gros barbu (encore lui) ce Darksiders : Wrath of War, qui s’est révélé grandiose. Beaucoup de testeurs ont comparé le jeu à un mix entre Zelda et God of War, et ils ont bien raisons. Niveau gameplay, le jeu oscille entre phase d’exploration dans une Terre dévasté, où rodent différentes créatures de l’Enfer, et grosses bastons avec ces dites créatures. Sans être aussi démentiel dans la violence et le gore comme pouvait l’être GoW, Darksiders donne également dans les grandes scènes de combat assez impressionnantes, avec un Guerre monstrueusement charismatique et puissant. Et là où GoW devenait lassant dans ses combats démentiels contre des dieux de 12km de haut, l’essentiel du jeu ne réside pas dans les combats. Une grande partie du jeu est consacré à l’exploration des maps, villes complètements dévastés ou entres des Enfers, ayant pour but de trouver clés, objets ou âmes, qui seront utiles pour la suite de l’aventure. Le système d’amélioration et d’achats de compétences/armes est d’ailleurs plutôt bien foutu. A noter également que le niveau de difficulté globale est assez moyen, avec certains passages ou boss assez faciles, mais d’autres niveaux assez ardu niveau timming. Parlons de graphismes maintenant. Les designs du jeu ont été réalisés par Joe Madureira (Ultimates 3, Battle Chasers) et sont tous simplement sublimes. Les décors de New York dévastés sont de toute beauté, et retranscrivent bien l’ambiance de désolations. Le design des personnages et des créatures est également très réussi, cohérent et retranscrit bien le sentiment de frayeur et de puissance.

Vous l’aurez compris  le jeu est une vraie réussite, une vraie surprise, une nouvelle référence dans le genre action/aventure qui a su piocher dans le meilleur des genres. Bon, fin voilà, jetez-vous dessus, en plus il est disponible à une petite trentaine d’euros sur Steam.

Epic Bigor

18
Juin
09

Ultimates, ou l’un des meilleurs comics de ce début de siècle

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler comics (pour changer). Et quoi de mieux que de vous faire découvrir (ou redécouvrir, pour ceux qui connaissent déjà) l’une des meilleurs productions de Marvel depuis des années : Ultimates.

Petit rappel historique : En 2001, le premier numéro de la série Ultimate Spiderman, scénarisé par Brian Michal Bendis et dessiné par Mark Bagley, sort et crée par conséquent un nouvel univers appelé Univers Ultimate. L’idée du directeur de Marvel Comics, Joe Quesada, est de crée un univers, semblable et à la fois différent, de l’univers Marvel classique, pour attirer un nouveau et jeune public, qui n’aurait pas à lire les 258 épisode de Spiderman avant de commencer à lire la série. Fort du succès de USM, Marvel sort la série Ultimate X-men, relatant les aventures des X-men de ce même univers Ultimate. Cette série est confiée au scénariste Mark Millar. La ligne Ultimate rencontre un fort succès, de part la qualité des séries (alors que les comics se déroulant dans l’univers Marvel classique battent un peu de l’aille). Mais le gros boum sera en mars 2002, lorsque sort le premier numéro d’Ultimates !

Ultimates, c’est donc la version Ultimate des célèbres Vengeurs. Le scénariste Mark Millar (Wanted, The Authority) va  totalement réécrire la création de l’équipe tout en gardant certains éléments historiques fixes (Capitan America retrouvé dans un bloc de glace, par exemple). Il dépoussiéra le mythe des Vengeurs pour le rendre plus actuel et plus réaliste. En plus d’être d’une grande qualité scénaristique (c’est sans doute l’un des meilleurs travaux de Millar), la série est dessinée, de mains de maitre, par Bryan Hitch. Le dessinateur livre des planches époustouflantes, qui en imposent. Le problème est que, le dessinateur, tellement minutieux avec son travail, va accumuler les retards, au point de rendre le 13ème et dernier numéro de la première « saison » d’Ultimates, 6 mois après le 12ème. Mais le résultat est là : les deux artistes ont livrés un modern comics d’une qualité rare. Et, fort du succès, les deux artistes vont, en février de 2005, récidiver avec Ultimates 2.  Cette seconde saison (13 numéros et 2 annulas) arrive à remporter le pari totalement surréaliste d’être meilleure que la première (malgré les retards, de plus en plus long, de Hitch). En plus de continuer l’œuvre commencé avec Ultimates, en livrant un comics jouissif et magnifique, Millar y glisse un critique des USA de Bush. Ultimates 2 est acclamé, ovationné, par la profession et gagne par conséquent le titre de chef d’œuvre.

Mais, comme on dit : « Jamais deux, sans trois » Et c’est ce qu’il va se passer. Une troisième saison est bien annoncée, mais elle ne sera pas réalisée par le duo des deux premières saisons. Marvel confie Ultimates 3 au scénariste Jeph Loeb et au dessinateur Joe Madureira. L’annonce peut laisser perplexe. Le style cartoon du dessinateur Joe Madureira est complètement opposé au style réaliste d’Hitch. Mais bon. On leur laisse le bénéfice du doute. « Et là, c’est le drame. »  La mayonnaise ne prend pas. L’histoire de Loeb n’est pas intéressante, contredit les autres séries Ultimate et donne plus l’impression d’une énième aventure des Vengeurs, plutôt que des Ultimates. Le travail de Madureira ne colle pas au récit, et l’encrage, lourd, empêche d’apprécier à sa juste valeur le travail réalisé. Cette saison 3 s’arrête après seulement 5 numéros, et la déception est au rendez vous. Mais, après l’événement Ultimate de l’année, Ultimatum, ayant pour but de remettre au gout du jour l’univers Ultimate, plusieurs séries vont être lancées, ayant pour protagonistes les Ultimates : Ultimate Avengers, par Millar et Pacheco, New Ultimates, par Loeb et Cho (mais les noms des protagonistes n’ont pas été révélés) ainsi qu’une autre série, réalisée par Loeb et Adams, mais cette dernière n’a pas encore de nom.

En France, les différentes saisons d’Ultimates ont été publiées dans la revue bimestriel « Ultimates » (d’ailleurs, la fin de la saison 3 sera publiée dans le numéro 41 de Juillet). Ultimates a aussi été réédité en Marvel Deluxe (voir première image de l’article) et la seconde va également être réédité dans la collection Marvel Deluxe, mais en deux volumes. Je vous conseille vivement la lecture des ces deux premières saisons. Pour Ultimates, prenez le Deluxe les yeux fermés, pour Ultimates 2, essayez de trouver les anciens numéros kiosques (16 à 29), ça vous reviendra moins cher que deux Deluxe à 28 euros chacun.

The Ultimate Bigorneau




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