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25
Nov
11

Battlefield 3 : It’s the war !

Après presque 1 an d’absence, le rédacteur le plus prolifique d’AZ est de retour. Et le monde est bien fait puisque, après un dernier article où l’on parlait de ce cher Call of Duty : Black Ops, celui d’aujourd’hui est consacré à son plus grand (unique ?) rival : Battlefield 3. Un duel serré qui ne peut se régler que sur un champ de bataille.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons tout d’abord que je ne suis pas forcément partisan d’un des deux camps à la base. Initié aux Call of Duty avec les épisodes Modern Warfare 1 & 2 (surtout le 2), j’ai ensuite passé de longues nuits blanches sur Black Ops. Et même si le plaisir était là, je n’étais pas aveugle sur le manque de renouvellement de la licence et de cette politique scandaleuse des DLC : du contenu supplémentaire vendu à un prix parfois exorbitant alors qu’il était au départ inclus dans le jeu. A l’heure de la sortie de Modern Warfare 3 j’ai pris la décision d’aller voir chez la concurrence ce qu’il en était.

Plus réaliste et donc moins arcade, des maps plus grandes, des véhicules… Les arguments mis en avant par les pros Battlefield sont nombreux. Et il faut bien reconnaître qu’ils ont raison… du moins en partie. Commençons par ce qui fâche : le mode solo. Si on a toujours dit que le solo d’un CoD ne valait pas le coup pour 70 €, autant dire que c’est encore pire pour le jeu du studio Dice. Premier point noir : un scénario bancal, mal écrit et presque inintéressant. Si la volonté de se démarquer des Modern Warfare avec leurs conflits dignes de la troisième guerre mondiale est honorable, on aurait quand même préféré quelque chose de plus palpitant et surtout honnête. Car essayer de faire autre chose tout en plagiant les ressorts scénaristiques de Black Ops (un homme interrogé qui raconte son histoire via des flashbacks) est plus que critiquable. Et ce n’est pas le background de l’univers qui va renforcer l’immersion malgré 2-3 bonnes idées. Histoire d’enfoncer le clou, il faudra faire face à une intelligence artificielle peu réactive mais suffisamment pour ne prendre que votre joueur dans sa ligne de mire. Et le pire du pire : des respawn à l’infini à certains endroits. De quoi faire honneur à Black Ops… Je pourrais aussi parler de ses QTE complètement à la ramasse mais je préfère vous en laisser la surprise. Surtout n’hésitez pas à en parler dans les commentaires !
Mais qu’on se rassure, le solo reste acceptable et on s’amuse toujours autant parce que oui, la guerre virtuelle c’est cool. De plus le jeu est réussi graphiquement et compense une réalisation classique. Les bruitages et la musique sont excellents ainsi que le doublage français que l’on saluera. Et n’oublions pas qu’il ne s’agissait que d’une mise en bouche.

Il y a bien quelques missions sympathiques en coopération (en ligne ou sur la même console) à effectuer mais autant s’attarder sur l’essentiel : le multijoueur. Et là ce sont des heures de bonheur qui vous attendent. Si vous êtes un habitué des Call of Duty il va falloir revoir votre stratégie. La taille des cartes risque de briser votre routine de même que tous les véhicules (avion de chasse, hélicoptère, tank et j’en passe) utilisables. Sans parler de l’un des aspects les plus intéressants : la destruction des décors. Etre la cible d’un char et se cacher dans un bâtiment avant d’y être délogé par deux ou trois roquettes procurent quelques sueurs froides. On est loin du bourrinage intempestif et stupide de CoD.
Quatre classes sont disponibles, du plus bourrin au sniper (il y en a pour tous les goûts), mais la bonne idée c’est que chaque classe évolue indépendamment des autres hormis pour quelques armes gagnées. Cela permettra à chaque joueur de se spécialiser dans un ou deux domaines et de devenir de véritables experts. Et vous verrez qu’au bout de quelques heures jeu on est vite fier de voir comment on évolue. Car de l’entraînement il en faudra, notamment pour la conduite parfois déroutante de certains véhicules. Aaaah combien d’avions de chasse ai-je déjà crashé… Certains pesteront contre le faible nombre de maps (9 seulement) mais il est bon de noter qu’elles s’adaptent en terme de taille au mode de jeu : c’est toujours plus sympa en match à mort en équipe de ne pas avoir à parcourir de longues distances à pied et sans ennemi. Concluons sur deux notes positives : l’esprit d’équipe a une certaine importance dans Battlefield donc avec quelques amis c’est encore plus jouissif et, second point, un DLC est prévue pour décembre avec de nouvelles cartes histoire de prolonger le plaisir (bon certes des maps d’un des précédents opus de la licence mais restons de bonne humeur).

Ce qu’on leur a mis aux gars de Call of Duty !

En clair si vous avez envie de changer d’air, ce Battlefield 3 est une excellente initiative. Décevant en solo (mais bon Modern Warfare 2 était tellement épique), le jeu révèle toute sa valeur en multijoueur même s’il faudra quelques heures avant d’en saisir toutes les subtilités. Et n’oubliez pas, faites la guerre en virtuelle, pas en vrai !

Sergent Pottio

Source images : jeuxvideo.com

10
Juin
11

Les meilleurs trailers de l’E3 2011 !

Comme chaque année, à Los Angeles, ce déroule l’E3, l’un des plus grands salons consacrés aux jeux vidéo du monde. Et c’est lors de cet évènement que les différents éditeurs font leurs grosses annonces et diffusent des bandes annonces de futurs gros hit de l’année à venir. L’édition 2011 c’est achevé hier, c’est pour cela que je vous ai sélectionné les meilleurs trailers qui ont été présenté là bas loin. C’est parti !

On commence avec la bande annonce qui m’a le plus bluffé, alors que je ne suis même pas fan de la saga; celle d’Assassin’s Creed Revelations. La réalisation est mortelle, les textures et l’animation sont sublimes, le personnage à un charisme de dingue, et surtout, la musique (Iron de Woodkid) sublime le tout et donne une puissance magistrale à cette cinématique, qui donne tellement envie de ce plonger corps et âme dans cette saga.

Parmi les autres suites de grandes sagas vidéo-ludiques, on retrouve Uncharted 3 Drake’s Deception. Une bande annonce présentée à l’E3, avec un montage très hollywoodien, qui, en plus d’augurer de belles choses pour le jeu, donne sacrément envie de voir une adaptation ciné. En attendant, on se contente de cet efficace trailer.

Ça fait des années qu’on nous l’annonce, avec des cinématiques sublimes à chaque report, et on pensait que, enfin, le jeu allait sortir. Hé bien non, il n’y a toujours aucune date de sortie précise pour le MMORPG Star Wars The Old Republic. Mais, comme d’habitude, l’éditeur a diffusé durant cet E3 une nouvelle cinématique pour faire patienter. Et encore une fois, c’est beau à pleurer. The Old Republic, ou comment enterrer la prélogie en 3 cinématiques de 5 minutes.

Parce qu’il n’y a pas que les PC et les grosses consoles de salon dans la vie, il y a aussi les portables. Et si les jeux annoncés sur 3DS ne sont pas des grosses surprises (même si certains ont l’air très très sympa, comme le Mario Kart), Sony a enfin dévoilé définitivement sa nouvelle console portable, la PS Vita. Si le nom n’est pas très bien choisi (NGP était bien mieux), la puissance de la console et les possibilités qu’elle offre sont assez étonnantes. D’autant plus que, parmi le line-up de lancement, on aura le droit à un nouveau Little Big Planet, qui prend visibelemnt en compte toutes ses possibilités. Sortie fin 2011, si tout va bien.

Bon, et puis deux trailers pour le prix d’un pour finir, avec le retour de deux légendes de la plateforme. L’un est un hérisson bleu qui court vite et l’autre est un français qui un corps bizarre et des cheveux qui font une hélice. Je veux bien sur parler de Sonic avec Sonic Generation et de Rayman avec Rayman Origins. Deux personnages qui sont tombés bien bas ses derniers temps (Sonic n’a jamais brillé sur DS ou sur Wii et Rayman était bien occupé à observer la médiocrité des Lapins Crétins) et qui reviennent aux sources pour notre plus grand plaisir !

Voilà, un E3 sacrément riche (et encore, j’ai pas parlé de la Wii U), avec de très belles annonces, qui personnellement m’a redonné envie de jouer aux jeux vidéos. Les bandes annonces de cette article ont été prise chez Gameblog, qui a vraiment bien couvert le festival, avec beaucoup d’impressions et d’interviews, je vous invite donc naturellement à aller y faire un tour !

B3

13
Avr
11

Pokémon Black & White

Si il y a bien une saga vidéoludique qui m’a profondément marqué, c’est Pokémon. Mon premier jeu sur Gameboy fut la version Jaune, puis la Bleu, ainsi que Or, Argent et Cristal sur Color, et enfin, le passage sur GBA avec Saphir et Emeraude. Après cela, je dois dire que j’ai complètement laché la saga, est suis donc passé à côté des remake des versions Rouge Feu et Vert Feuille, ainsi que des récents épisodes sur DS. Pourquoi je vous raconte ma vie ? Parce c’est l’article d’un ancien grand fan qui redécouvre sa saga préférée, que vous allez lire. Et bon dieu, ce que ça fait plaisir !!

Pokémon Version Blanche et Noire sont donc les 16ème et 17ème jeux de la franchise (si on met de côté les épisodes Ranger et autre Pinball), soit ce que l’on appelle la 5ème génération. Et pour cette nouvelle étape dans la saga, Game Freak a apporté énormément de changements par rapport aux anciens jeux. Le jeu est d’abord beaucoup plus scénarisé. Au début de l’aventure, nous incarnons un jeune adolescent (fille ou garçon) qui part à l’aventure avec ses deux meilleurs amis, Bianca et Tcheren. Ce voyage à travers Unys a pour but de rencontrer le plus de Pokémon et de les enregistrer dans le Pokédex, ainsi que d’affronter les 8 champions afin d’arriver à la Ligue, et de devenir le plus grand de tous les dresseurs ! Mais sur la route, le trio va croiser la Team Plasma, secte qui se dit défendre les Pokémon, et lutter pour leur libération. En effet, selon eux, les Pokémons sont les esclaves des humains. De plus, un mystérieux individu du nom de N vient vous affronter et va devenir votre rival ! Une histoire un petit peu plus originale comparé aux autres, qui posent des questions au joueur, tout en gardant cette dynamique, déjà vue certes, mais qui est mieux amené et qui reste toujours aussi efficace.

Une histoire plus mature donc, et un enchainement des évènements plus fluides. Vous aurez également l’aide de certains champions, qui sortent un peu de leurs arènes pour donner un coup de main (ce qui arrivait rarement, voir jamais, avant). Une narration plus proche du DA donc. Un changement de taille est également à noté, et qui va complètement dans cette logique de redécouverte, c’est la possibilité de capturer uniquement les 155 nouveaux Pokémon, et non pas les 600 et quelques, toute génération confondu. Alors que les récents opus tombaient dans une logique collectionite, ce renouveau met le joueur et l’histoire au centre de la dynamique de jeu.

Le fait que le joueur n’a que la possibilité de capturer de nouvelles créatures qu’il ne connait donc pas, à surement du booster la motivation et l’imagination à la fois des designeurs des Pokémons mais également des traducteurs de noms. En effet, derrière chaque Pokémon, il y a une idée, une logique, là où, il faut bien l’avouer, dans certaines versions, certains monstres n’étaient qu’un remâché d’anciennes bestioles. Ici, il y a une vraie création, un vrai boulot derrière, pour à la fois rendre mignon les starter et les Pokémon de bas niveau, mais à la fois rendre puissants les évolutions, et autres Pokémon que l’on va rencontrer tardivement dans l’aventure. Et quant à la traduction de noms, on découvre plein de jeux de mots qui fonctionnent super bien. Là où, récemment, les traductions étaient un peu foireuses, où certaines traductions anglaises restaient tel quel en français, on retrouve dans ces verisons Blanche et Noire la même qualité de trad’ que dans les premiers épisodes, où presque chaque nom appelé une référence et un jeu de mot.

Parlons maintenant du gameplay; La recette est globalement la même que précédemment, avec un système de combat diablement efficace, mais avec quelques retouches par-ci par-là. D’une, la répercution des dégâts est plus rapide, ce qui rend les combats plus court et dynamise le jeu. Les combats sont eux même beaucoup plus vivant, grâce à des animations lors des attaques et des phases d’attentes. La possibilité de faire des combats à deux, voir trois, Pokémon renforce le retour à une approche plus RPG et tactique qu’auparavant. Des petits changements tout bêtes, comme le fait de pouvoir utiliser plusieurs fois une CT, ainsi que tous les changements précédemment cités, servent à équilibrer le jeu. car la difficulté globale est plus élevé que les épisodes GBA, se rapprochant de la difficulté d’un Pokémon Jaune. Les champions sont plus forts, les membres de la ligue n’en parlons pas, et même les dresseurs que l’ont croise sont plus difficile à battre. D’où, également, la présence d’infirmière sur certaines longue route séparant deux villes, et donc deux centres Pokémon. Tout cela rend le jeu moins linéaire, et ne fait que corser le challenge de devenir maitre Pokémon.

Graphiquement, la série passe le cap de la 3D. Les villes en imposent plus (à l’image de la mégalopôle, cf l’image ci dessus), les phases de plateforme/réflexion à certains moments sont plus interessant, et certaines cinématiques, comme, par exemple, lors de l’apparition de Pokémons légendaires, rendent plutôt bien. Ne vous attendez quand même pas à de la 3D bluffante, cela reste minimaliste, avec pas mal de polygones encore visibles, et qui montre surtout les limites techniques de la DS (et, comme le hasard fait bien les choses, la 3DS sort peu après !)

De nombreuses options multi et wifi, que je n’ai pu tester, ont été également ajoutés. Et, comme d’habitude, le jeu ne s’arrête pas là où l’on croit, et possède donc une durée de vie assez impressionnante (j’ai mis à peu près 40h pour tout finir) comparé à d’autres jeux comme, par exemple, le dernier Call Of. Quoiqu’il en soit, ce nouvel épisode est tout bonnement génial, avec une vraie histoire, de vrais personnages, un gameplay toujours aussi efficace, et un univers que l’on redécouvre totalement avec plaisir et, pour ma part, nostalgie.

Sacha Bigor

01
Mar
11

Urban Cadavre-Visibilis

Après beaucoup de critiques ciné (comme True Grit ou 127 Heures, que j’ai adoré contrairement aux rédactrices) et une nuit des Oscars assez décevante, et limite honteuse, parlons BD, bulles et papier avec un article composé de 3 chroniques pour le prix d’une ! A l’affiche aujourd’hui, un très charmant Cadavre Exquis de la non moins charmante Penelope Bagieu, « une comédie burlèsque de Matthieu Bonhomme et Lewis Trondheim » en la personne d’Omni-Visibilis et l’adaptation d’un célèbre jeu vidéo, Urban Rivals. C’est parti let’s go, allons-y les amis !

Penelope Bagieu est une jeune auteur/dessinatrice qui s’est fait connaitre grâce à son blog, Ma vie est tout à fait fascinante, qui a eu le droit à une « adaptation » chez Jean-Claude Gawsewitch. Elle est également connu pour sa série Joséphine, qui est à l’origine une commande d’un magazine féminin. Mais nous allons aujourd’hui parler d’une autre œuvre de la jeune parisienne, Cadavre Exquis, qui a même eu l’honneur d’être nominé au dernier festival d’Angoulême ! Cette œuvre raconte l’histoire de Zoé, une jeune femme au boulot de merde et au copain tout aussi intéressant, qui va rencontrer Thomas Rocher, un homme au comportement étrange, ainsi que son ex-femme, Agathe. Ces trois personnages vont former un triangle amoureux savoureux, qui forme le cœur de l’histoire.
On a l’habitude de rire lorsqu’on lit une BD de Penelope Bagieu. Que ce soit sur son blog ou Joséphine, ses œuvres ont toujours été axé plutôt sur humour. Ici, même si il reste présent, l’histoire se focalise plus sur la relation entre les 3 personnages. Chose peut-être dûe au changement de narration, puisqu’elle passe d’une succession de sketch à, ici, une histoire qui dure plus de 120 pages. Quoi qu’il en soit, Cadavre Exquis raconte une histoire, sans être follement originale, agréable à suivre, avec des personnages savoureux et une fin surprenante. Les relations entre les 3 personnages vont se mêlé, s’entre mêlé,  avec des révélations, et du du suspense, le tout rudement bien mené par l’auteur, qui ne se perd pas pendant le récit. De plus, les dessins, toujours signé Bagieu, sont un régal. Ses visages très expressifs, son style cartroon très agréables et certaines planches de Paris absolument magnifiques, rendent le récit d’autant plus fluide que plaisant à lire. On regrettera peut-être la longueur de l’œuvre, qui, je pense, aurait bien mérité 30/40 pages de plus. On s’attache assez vite au personnages, mais le temps que l’on passe avec eux est un peu court, c’est dommage. (Peut-être une suite ?) Mais malgré cela,  avec une ambiance parisienne et presque Beigbedesque et des dessins simples mais rudement efficaces, Cadavre Exquis reste la meilleure BD de Penelope Bagieu.

Omni-Visibilis. Quel nom compliqué pour un pitch de base qui est très simple: Que ce passerait-il si un jour, tout les hommes et femmes de la planète voyait ce que vous voyez et entendez ce que vous entendez. Même si ce n’est pas près de vous arrivez, c’est en tout cas ce qui arrive à Hervé, cadre moyen moustachue et binoclard très à cheval sur l’hygiène. Il va alors se retrouver harceler de toute part, et obliger de vivre cacher, avec l’aide de deux amis, Marc et Olivier. C’est donc sur ce postulat originale et quelque expérimentale et surtout casse gueule que Lewis Trondheim et Matthieu Bonhomme vont décrire, petit à petit, les évènements qui vont arriver à ce pauvre Hervé.
Une histoire rafraichissante et originale donc, mais également très difficile à mener de bout en bout car le récit peut très vide s’essouffler et enchainer les incohérences. Mais Trondheim évite tout cela habillement en signant un scénario rudement bien écrit, enchainant situations plus incroyables les une que les autres et qui va amener Hérvé dans une descente en enfer jusqu’à un dénouement quelque peu étonnant. Ainsi, les situations que va vivre le trentenaire s’enchaine avec logique, avec un rythme fluide. Certaines donnent lieu à des gags hilarants (le patron de restaurant qui fait de la pub à travers lui) et d’autres un peu plus gênant, qui nous mets relativement mal à l’aise (lorsqu’un aveugle lui demande d’ouvrir les yeux pour qu’il puisse voir à nouveau). Mais globalement, l’histoire reste une comédie, très très sympathique à lire, d’autant plus que la partie graphique est très jolie et maitrisé. Bonhomme adopte un style à mi chemin entre le cartoony et le réaliste, qui rappelle un petit peu Will Eisner, et qui rend la narration encore plus fluide. Une très bonne surprise que cet Omni-Visbilis, qui est une excellente lecture, fluide et agréable. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à le penser, puisque l’œuvre a été nominé à Angoulême cette année, mais elle n’a malheureusement rien décroché.

Vous connaissez surement Urban Rivals comme un jeu de stratégie multijoueurs en ligne. Et bien le jeu, qui a visiblement rencontré un énorme succès, a le droit à une adaptation en BD. A vrai dire, je ne connais absolument pas le jeu de base, et si j’ai découvert cette BD, c’est uniquement parce que Edmond Tourriol, scénariste de l’oeuvre, me l’a proposé sur twitter. Mais force est de constaté que les préjugés que j’avais sur cette BD ce sont révélé faux. Urban Rivals raconte l’histoire d’un jeune homme, Scott, qui, pour gagner sa croute, est obligé de vendre des montres contre-faite dans les beaux quartiers de la ville. Seulement, il va se faire prendre, mais va réussir à éviter la prison en intégrant le clan Rescue, sorte de super organisation qui sauve des vies. Et le jeune homme va se retrouver embarquer dans une affaire de combats illégaux…
Si le pitch de base, comme ça, fait très scénario de personnage inconnu de Tekken, la lecture de ce premier tome révèle un scénario prometteur. Si 48 pages, c’est court (allez-y, sortez là votre blague. Ça y est ?), Ed Tourriol se démène pour rentrer le plus d’éléments possible, et ainsi, rendre le récit ultra dynamique. Allant droit au but, le scénariste passe relativement vite sur certains passages (notamment le procès, qui dure uniquement deux pages) mais n’oublie pas l’essentiel : caractérisé ses personnages et raconter une histoire. Si certains éléments sont amenés très vite et sans grande explication (comment est né les Rescue ? Quel est leur véritable but ? D’où sort cette fameuse tante ?), le tout reste compréhensible et plutôt agréable à lire. On notera également le travail Rocio Zucchi, qui signe un travail très inspiré du manga, surtout au niveau des expressions du visage, est plutôt joli, contrairement à beaucoup d’adaptation de jeux vidéos ou de film en BD. Au final, cet Urban Rivals reste une lecture sympathique, mais réellement trop courte. On attend le tome 2 pour voir si Tourriol et Zucchi transforme l’essai !

Voilà, 3 jolies surprises (à des niveaux différents, évidemment) qui montre qu’il n’y a pas que le comics dans la vie (quoi que…). Ah, et en bonus, il y a une interview de Matthieu Bonhomme sur cloneweb, réalisée par Guillaume, que nous avons pu croiser à Angoulême avec Xidius (bigup !)

Bigor-Visibilis, qui va se couch…zzzZZZzzzZZZ

10
Jan
11

Call of Duty – Black Ops : Go to the 60’s !

Aujourd’hui, pour fêter mon grand retour sur Absolute Zone, j’ai décidé de parler de l’un des plus gros succès en matière de jeux vidéos : Call of Duty. Tout le monde, y compris les non joueurs, connait cette franchise très lucrative (en novembre 2009 l’éditeur Activision parlait de 55 millions d’exemplaires vendus tout épisodes confondus). Mais si la série a déjà fait ses preuves depuis ses débuts en 2003, le tournant a vraiment eu lieu avec les épisodes Modern Warfare 1 & 2 qui renouvelaient intelligemment cette saga. Adieu la seconde Guerre Mondiale, bonjour les nouveaux conflits du 21ème siècle avec une réalisation graphique digne de ce nom et un multijoueur prenant. Et puisqu’il a été décidé de sortir un Call of par an, tout le monde attendait avec impatience le nouveau jeu. Le hic ? Une brouille entre l’éditeur et le développeur ce qui fait que Black Ops est signé Treyarch. Et si une grande partie de la presse spécialisée affirme que l’élève est à égalité avec le maître, chez Absolute Zone on est pas d’accord.

Ce nouvel épisode a pour « originalité » de ne prendre place ni au cours de la seconde Guerre Mondiale ni à la même époque que les Modern Warfare. Ce coup-ci vous vous retrouvez plongé en pleine Guerre froide dans les années 60. Un choix assez malin qui va permettre au joueur de revivre quelques grands événements tel que la bataille de Khe Sanh. Premier point important : le jeu dispose d’un scénario plus fouillé que les précédents opus où l’on se contentait d’enchainer les missions sur fond de grosses menaces terroristes. Et si nous sommes encore loin du niveau d’un film et que quelques effets clipesques risquent d’agacer lors des cinématiques, l’histoire reste plaisante et motive à poursuivre l’aventure.

Pour le reste rien de bien original, il s’agit toujours d’un FPS avec de nombreuses missions spectaculaires. La durée de vie semble même légèrement supérieure aux Modern Warfare mais cela est dû au gros problème du titre, sa difficulté non volontaire.  Finir un Call of Duty en mode Vétéran (le plus difficile) n’est déjà pas chose aisée mais là c’est encore pire. Les alliés ne servent à rien, les ennemis visent comme des machines implacables et surtout réapparaissent à l’infini par moments ! Résultat il faut avancer face à des adversaires aux respawn illimités pour que vos alliés se décident à bouger.  Puisque je parlais plus haut de la bataille de Khe Sanh, ce passage risque de vous laisser quelques séquelles ainsi qu’à votre console et télévision. Le développeur Treyarch n’a pas le talent d’Infinity Ward et cela se ressent grandement sur le plaisir de jeu. De plus les missions sont beaucoup trop scriptées, vous n’avez pratiquement aucun liberté de mouvement. Exemple : une voiture ennemi arrive et je vise le chauffeur en pleine tête. Celui-ci ne meurt pas, il faut attendre qu’un allié fasse exploser la voiture. Bonjour la crédibilité.  Autre exemple : on vous dit de rester coucher lorsqu’une patrouille ennemie arrive. Et si vous comptiez rigoler en tirant comme un fou c’est raté puisque de toute façon votre personnage ne pourra pas se relever. Un défaut déjà moins gênant que les respawn à l’infini certes mais tout de même frustrant. Enfin, le moteur graphique commence à vieillir bien que l’on puisse considérer cela comme volontaire du fait de l’époque à laquelle se situe l’histoire.

(Prends ça dans ta gu**** Treyarch !)

Il serait injuste cependant de ne pas avouer qu’on s’amuse comme un fou au cours de la campagne solo. A noter une petite nouveauté, notre personnage peut plonger au sol en pleine course (à ne pas faire lorsque vous dévalez une colline). De plus le mode zombie se révèle très sympathique à plusieurs et le multijoueur jouissif au possible. Plus d’une dizaine de modes différents, des armes et capacités à acheter / améliorer, l’amusement sera égale au temps passé sur le multi. Généreux, Treyarch vous permet même de débloquer un mini-jeu old school plaisant. Cependant certains risquent de tiquer car il n’y aucunes nouveautés majeures pour un jeu à 70 €.

Call of Duty : Black Ops est donc un bon jeu que l’on aurait pu qualifier de très bon s’il n’y avait pas eu Modern Warfare entre-temps. Treyarch s’est contenté de reprendre le travail d’Infinity Ward en le transposant à une autre époque avec une ou deux améliorations. Il va donc falloir faire plus d’efforts la prochaine fois, notamment pour les freeze lorsque l’on passe les cinématiques. Si vous comptez jouer uniquement en solo, passez votre chemin ou dirigez-vous vers le marché de l’occasion.

Pottio, qui vous souhaite ses meilleurs vœux

Source image : CoD News et Jeuxvideo.com

04
Déc
10

« Maman, je sauvegarde ! »

Ce message s’adresse à toutes le mères du monde. Je m’excuse pour l’article choquant de jeudi sur les jeux PSP, un article vulgaire, avec des mots comme gameplay, et surtout pathétique. Cette vidéo d’une mère de famille, ce témoignage choc et bouleversant m’a fait prendre conscience de mon acte. Les jeux vidéos, c’est mal. Ce ne sont que des outils d’aliénation, qui ne cherche qu’à abrutir les gens. Et ce n’est pas Colas Duflo qui va me contredire. Donc, à tous ceux qui, dans leur entourage, connaissent des nolife, voici une vidéo qui va vous aider à lutter contre ce fléau :

 

 

Merci à Salomé pour cette belle tranche de laule. Salomé, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la daronne du blog Junkflood, mais surtout, la co-présentatrice de l’émission Gameblog, sur Direct Star, avec JulienC !

 

Bigorflood




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