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08
Mar
10

Oscars 2010, les résultats en direct !

Les limousines sont lustrées à la perfection, les bijoux brillent, les robes sont prêtes, les smokings parfaits et le tapis rouge attend son lot de stars et de talents. Oui, cette nuit a lieu la 82ème cérémonie des Oscars présentée par Alec Baldwin & Steve Martin, sans doute la remise de prix la plus prestigieuse du monde du cinéma et pour cause, non seulement celle çi a lieu au Kodak Theater de Los Angeles, Hollywood mais en plus, le show (parce que ça en est un !) coûte environ 50 millions de dollars ! Toute la nuit, Absolute Zone restera donc éveillé pour vous offrir les résultats en direct ! On annonce déjà un duel Démineurs/Avatar et quelque chose nous dit que quelqu’un montrera à nouveau son statut de roi du monde…
Les gagnants sont indiqués en italique rouge !

PS : NOUVEAU! Le commentaire de Nick !

Meilleur film
Avatar de James Cameron
The Blind Side de John Lee Hancock
District 9 de Neill Blomkamp
Une éducation de Lone Scherfig
Démineurs de Kathryn Bigelow
Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Precious de Lee Daniels
A Serious Man de Joel Coen et Ethan Coen
Là-haut de Pete Docter
In the Air de Jason Reitman
(Le commentaire de Nick : Bon ben c’était pas ta soirée mon Xid’ en fait. Le triomphe d’un autre cinéma que celui que l’on attendait. Pourquoi lui au final ? Je ne suis pas sur qu’entre dix ans de travail acharné et un bon film, on ait fait le mauvais choix… enfin « mon » mauvais choix. Mais j’ai bien aimé Démineurs sinon.)

Meilleur réalisateur
James Cameron (Avatar)
Kathryn Bigelow (Démineurs)
Quentin Tarantino (Inglourious Basterds)
Lee Daniels (Precious: Based on the Novel ‘Push’ by Sapphire)
Jason Reitman (In the Air)
(Le commentaire de Nick : C’est une femme, OK. Elle a réalisé un putain de chef d’oeuvre de la tension, OK. Elle a fait de Démineurs une réussite technique autant qu’artistique, OK. Mais c’est pas James Cameron putain)

Meilleur acteur
Jeff Bridges – Crazy Heart
George Clooney – In the Air
Colin Firth – A Single Man
Morgan Freeman -Invictus
Jeremy Renner – Démineurs
(Le commentaire de Nick : Fatiguant quand même ces films programmés pour les oscars, programmés pour les premiers rôles. Dès que j’ai vu dans la bande annonce que Jeff Bridges apparaissait dans 95% des images et que la moitié du temps il était en train de boire ou de jouer de la guitare en pleurant… J’ai su qu’il allait se prendre l’oscar. L’Enculé. Mais il a surement été bluffant, je peux pas dire.)

Meilleure actrice
Sandra Bullock – The Blind Side
Helen Mirren – The Last Station
Carey Mulligan – Une éducation
Gabourey Sidibe -Precious: Based on the Novel ‘Push’ by Sapphire
Meryl Streep – Julie et Julia
(Le commentaire de Nick : WOAW. On est pas passé loin du surpoids, on aurait pu avoir une habituée, un jeunette… finalement on a l’actrice de comédie de merde. Et qui mérite peut être son Razzie. Mais il n’empêche qu’elle sauve le glamour d’Hollywood, elle sauve Sean Penn de la compression, et pi voilà, ça prouve que les miracles existent, City Of Angels Marion !)

Meilleur acteur dans un second rôle
Matt Damon – Invictus
Woody Harrelson -The Messenger
Christopher Plummer -The Last Station
Stanley Tucci -Lovely Bones
Christoph Waltz – Inglourious Basterds
(Le commentaire de Nick : Bon bon c’était inévitable, prévu, logique, attendu… le seul mec qui ose essayer d’assassiner Mélanie Laurent ça mérite un Oscar. Et puis il parle Français)

Meilleur actrice dans un second rôle
Penélope Cruz – Nine
Vera Farmiga – In the Air
Maggie Gyllenhaal – Crazy Heart
Anna Kendrick – In the Air
Mo’Nique – Precious: Based on the Novel ‘Push’ by Sapphire
(Le commentaire de Nick : D’après l’extrait : Grosse, Black, joue une méchante qui défonce son mobilier… C’est Monster mais sans maquillage. Non je suis méchant, j’ai vu 10 secondes d’extrait et je suis bluffé. Mais bon elles étaient jolies dans In The Air…)

Meilleur scénario original
Mark Boal – Démineurs
Quentin Tarantino – Inglourious Basterds
Alessandro Camon et Oren Moverman – The Messenger
Joel Coen et Ethan Coen – A Serious Man
Bob Peterson, Pete Docter et Tom McCarthy – Là-haut
(Le commentaire de Nick : C’est sur que fallait le vouloir pour planifier des plages de dix minutes de silence. Le seul scénar où y a plus de didascalies que de paroles surement. C’est la déchéance de la littérature ça, le plaisir de la lecture se perd… tout ça pour du cinéma… triste)

Meilleure adaptation
Neill Blomkamp et Terri Tatchell – District 9
Nick Hornby – Une éducation
Jesse Armstrong, Simon Blackwell, Armando Iannucci et Tony Roche – In the Loop
Geoffrey Fletcher – Precious
Jason Reitman et Sheldon Turner – In the Air
(Le commentaire de Nick : Ca c’est parce que tout le monde a compris que ça faisait bien que y ait un film avec des gros et des blacks qui ait un oscar. Un black qui pleure avec un oscar dans les mains c’est toujours bon pour l’image. Désolé aux geeks qui pèsent plus de 70 kg, c’est pas contre vous)

Meilleure photographie
Mauro Fiore – Avatar
Bruno Delbonnel – Harry Potter et le Prince de sang mêlé
Barry Ackroyd – Démineurs
Robert Richardson – Inglourious Basterds
Christian Berger – Le Ruban blanc
(Le commentaire de Nick : Y a beaucoup de bleu et de vert. Mais en terme artistique je sais pas si ça vaut le travail sur Harry Potter, ce genre d’image qui selon les moments sait s’adapter aux émotions des personnages et aux sensations qu’évoquent les décors, était ce vraiment le cas d’Avatar ? … et puis la photo de Harry Potter c’était FRANÇAIS)

Meilleur montage
Avatar
District 9
Démineurs
Inglourious Basterds
Precious
(Le commentaire de Nick : Flou/Net/Zoom/Net/Dézoom/Flou/NetFlouNetFlou/Zoom… ça c’est du montage. C’est ptêtre un peu difficile à suivre parfois, mais niveau boulot, y a pas dire, ils le méritent surement plus que tout autre)

Meilleurs décors
Avatar – Rick Carter et Robert Stromberg, Kim Sinclair
L’ Imaginarium du Docteur Parnassus – Dave Warren et Anastasia Masaro, Caroline Smith
Nine – John Myhre, Gordon Sim
Sherlock Holmes -Sarah Greenwood, Katie Spencer
Victoria : les jeunes années d’une reine – Patrice Vermette, Maggie Gray
(Le commentaire de Nick : C’est le premier, j’ai peur qu’il ne soit pas seul longtemps. La rafle commence (sans référence à notre futur chef d’oeuvre français. Xid’, ça va être ta soirée!)

Meilleurs costumes
Janet Patterson – Bright Star
Catherine Leterrier – Coco avant Chanel
Monique Prudhomme – L’ Imaginarium du Docteur Parnassus
Colleen Atwood – Nine
Sandy Powell – Victoria : les jeunes années d’une reine
(Le commentaire de Nick : Le film d’époque en costume ça fait toujours recette. Là au moins on oublie que c’est une comédie romantique naze au XVIIIème. Oui mesdames, je dis juste ça pour vous énerver. Et puis ça travaille mon image de gros con raciste qui n’aime pas les gros)

Meilleurs maquillage
Aldo Signoretti et Vittorio Sodano -Il Divo
Barney Burman, Mindy Hall et Joel Harlow – Star Trek
Jenny Shircore et Jon Henry Gordon – Victoria : les jeunes années d’une reine
(Le commentaire de Nick : J’étais pour Il Divo, du cinéma indé européen c’est cool. Mais Star Trek c’est cool aussi, kasdédi à ClamClam. Au moins on  ne pourra se foutre de la gueule que de leurs pyjamas, maintenant leurs fausses oreilles et leur fond de teint sont oscarisés. Je suis pas sûr que ce soit Français ce que j’ai écris)

Meilleure musique
James Horner – Avatar
Alexandre Desplat – Fantastic Mr. Fox
Marco Beltrami et Buck Sanders – Démineurs
Hans Zimmer – Sherlock Holmes
Michael Giacchino – Là-haut (Up)
(Le commentaire de Nick : Vive la musique de fiiiilm ! Vive les scores. J’adore Sherlock et Zimmer, j’adore Mr.Fox et Desplat… Mais je dois reconnaître que s’il est une musique qui colle totalement à l’univers du film c’est celle de UP. Et je vous conseille à tous la Bo du Dernier Samouraï, ainsi que celle de The Usual Suspects et celle de The Hours… ouais ouais je me tais je me tais.)

Meilleure chanson
« Almost There » – La Princesse et la grenouille
« Down in New Orleans » – La Princesse et la grenouille
« Loin de Paname » – Faubourg 36
« Take it all » – Nine
« The Weary Kind » – Crazy Heart
(Le commentaire de Nick : Tout ça parce que c’est country de mes couilles, on encule la country bande d’amerloques. Alors que y avait des Français, des vrais Français qui chantaient en Français bordel… faudrait pas oublier Lafayette)

Meilleur son
Avatar – Christopher Boyes, Gary Summers, Andy Nelson et Tony Johnson
Démineurs – Paul N.J. Ottosson et Ray Beckett
Inglourious Basterds – Michael Minkler, Tony Lamberti et Mark Ulano
Star Trek – Anna Behlmer, Andy NelsonPeter J. Devlin
Transformers 2: la Revanche – Greg P. Russell, Gary Summers et Geoffrey Patterson
(Le commentaire de Nick : Heu, ça vous dérange si je me répète avec le montage sonore ? Ouais non ? Ben en fait il fallait trouver le bon son pour les bottes sur le sable et le vent sur le sable… vous verrez)

Meilleur montage sonore
Christopher Boyes et Gwendolyn Yates Whittle – Avatar
Paul N.J. Ottosson – Démineurs
Wylie Stateman -Inglourious Basterds
Mark Stoeckinger et Alan Rankin – Star Trek
Michael Silvers et Tom Myers – Là-haut
(Le commentaire de Nick : Choisir entre monter le son du bruit de botte sur le sable ou du vent sur le sable… la réponse à cette question a offert un oscar au film. Mais je crois surtout que c’est une question de sujet. C’est parce quand y a pas de dialogue il faut bien mettre du son, et là le son du sable c’est original)

Meilleurs effets visuels
Avatar – Joe Letteri, Stephen Rosenbaum, Richard Baneham et Andrew R. Jones
District 9 – Dan Kaufman, Peter Muyzers, Robert Habros et Matt Aitken
Star Trek – Roger Guyett, Russell Earl, Paul Kavanagh et Burt Dalton
(Le commentaire de Nick : … il n’est pas nécessaire de commenter ça n’est ce pas ? Donc je vais parler de moi. Je viens de Marseille, j’aime l’Olympique de Marseille, les filles, la musique de film, le cinéma, les Oscars, Xidius, Luc Besson, mon chien, mon iPod…)

Meilleur film d’animation
Coraline d’Henry Selick
Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson
Là-haut de Pete Docter
La Princesse et la grenouille de Ron Clements et John Musker
The Secret of Kells de Tomm Moore
(Le commentaire de Nick : Ne me confondez pas avec ce grand fag de Xidius mais moi aussi j’étais pour Mr.Fox, il avait la classe quand même. Marre de se taper toujours les Pixar (oui oui je sais spèce de grand fag sauf Happy Feet)…)

Meilleur film étranger
Ajami (Israël)
El secreto de sus ojos (Argentine)
Fausta (La Teta Asustada) (pérou)
Un prophète (France)
Le Ruban blanc (Allemagne)
(Le commentaire de Nick : Fais chier putain de sa mère)

Meilleur film documentaire
Lise-Lense Møller (Burma VJ: Reporter i et lukket land) de Anders Ostergaard et Lise Lense-Moller
The Cove – La Baie de la honte (The Cove) de Louie Psihoyos
Food, Inc. de Robert Kenner et Elise Pearlstein
Most dangerous man in America: Daniel Ellsberg and the Pentagon papers de Judith Ehrlich et Rick Goldsmith
Which way home de Rebecca Cammisa
(Le commentaire de Nick : LA FRANCE, avant Un prophète (qui va tout défoncer hein), c’est Luc qui l’emporte, et comme ça les japonais y vont arrêter de manger les dauphins. Et puis ça va relancer la saga Flipper, prochain opus réalisé par Pierre Morel ou Louis Leterrier. Je t’aime, EUROPACORP)

Meilleur court métrage
The Door de Juanita Wilson
Instead of Abracadabra de Patrik Eklund
Kavi de Gregg Helvey
Miracle Fish de Luke Doolan
The New Tenants de Joachim Back
(Le commentaire de Nick : C’était vraiment un film génial, ça dure à peine dix minutes et mes jambes flageollaient… vous l’aurez compris je l’ai pas vu hein, comme tout le monde)

Meilleur court métrage d’animation
French Roast de Fabrice Joubert
Granny O’Grimm’s Sleeping Beauty de Nicky Phelan
The Lady and the Reaper de Javier Recio Gracia
Logorama de H5
Wallace & Gromit : Sacré pétrin de Steve Pegram, Nick Park et Bob Baker
(Le commentaire de Nick : Ayant vu pour chaque court au moins 5 secondes d’image, je suis complètement incapable de commenter ceci. Vive la France, allez les bleus… parce que oui hein, c’est un film Français ! Frog Power)

Meilleur court métrage documentaire
China’s Unnatural Disaster: The Tears of Sichuan Province de Jon Alpert et Matthew O’Neill
The Last Campaign of Governor Booth Gardner de Daniel Junge et Henry Ansbacher
Closing of a GM plant de Steven Bognar et Julia Reichert
Music by prudence de Roger Ross Williams et Elinor Burkett
Rabbit à la berlin de Bartek Konopka et Anna Wydra
(Le commentaire de Nick : Je crois que c’est vraiment la catégorie dont personne n’a rien à foutre. Moi aussi d’ailleurs. Donc…)

Conclusion de Nick : Je suis déçu. J’ai aimé cette cérémonie, ambiance cool, des choix originaux, intéressants, mais bon ça craint. Avatar quand même… Avatar quoi… mais comme le dit Didier : C’est l’histoire d’Hollywood qui s’écrit, avec le premier oscar pour une femme. Au moins elles nous feront plus chier avec le sexisme. Allez James, à dans dix ans !

Conclusion de Xidius : Arfeuh !! Ces Oscars, ça a été de la balle grâce à Nick. Sinon, Kathryn Bigelow c’est cool mais en prenant tout le pactole, elle a montré a quel point les femmes sont cupides et gardent tout pour elle. Meilleur film, devant l’impact mondial d’Avatar…Bah ça a aurait du être pour Jim. Mais bon, on a évité le semi remorque sur scène et ça c’est vachement cool.

Xidius et l’invité surprise Nick

08
Fév
10

Up in the air. Jason Reitman.

Ryan Bingham est le fossoyeur des entreprises américaines. Son métier: se déplacer dans les quatre coins des Etats-Unis pour annoncer à des dizaines de personnes chaque jour qu’ils sont licenciés, parce que les autres n’en ont pas le courage, et que, pour lui, c’est un métier comme un autre. Le réalisateur de Juno s’offre pour ce rôle cynique l’acteur le plus populaire du monde, George Clooney, excusez du peu.

Alors que Juno était un film davantage axé sur l’âge adolescent, Up In The Air parle profondément du monde adulte à travers une facette déjà très utilisée au cinéma: le milieu du travail, ou comment parvenir à lier vie amoureuse, familiale d’un côté et vie sentimentale de l’autre. Jusqu’ici, rien de très original, me direz-vous.

Mais en fait, le film de Reitman dépasse cet aspect, largement stéréotypé. Comment pouvez-vous vous comporter dans la vie de tous les jours quand la votre se résume à détruire celle des autres? Comment évoluer dans un monde plein de bons sentiments, fait de valeurs morales ou religieuses, d’obligations comme le mariage, quand vous ne partagez pas la même idée du bonheur, ou bien même lorsque vous pensez que le bonheur qu’on vous propose est impossible, ou illusoire? C’est toute la question posée ici par ce film, qui donne au moins matière à réflexion.

Le personnage incarné par George Clooney ne manque pas d’intérêt. Jouant avec finesse et justesse, l’acteur semble s’amuser dans ce rôle et confirme que malgré quelques égarements ici et là dans d’autres films, il reste une valeur sûre d’Hollywood. Ryan Bingham, type odieux uniquement intéressé par ses Miles et sa carte d’American Airlines, est l’archétype du monstre dans le système du travail en entreprise aux Etats-Unis: il est cynique, très hypocrite, menteur, manipulateur et exerce son métier sans compassion ni honte, il fait son job. Pourtant, au fil du temps, on creuse cette méchanceté et on découvre une autre facette, plus humaine, qui tend à l’attendrir sous nos yeux. Sans dévoiler le scénario, rondement mené, la fin nous invite à réfléchir sur ces personnalités complexes qui hantent le monde du travail: ne sont-il pas condamnés à rester ce qu’ils sont, et ne sont-ils finalement plus à plaindre que les autres?

En dépit d’une histoire sentimentale très (trop?) prévisible, de quelques longueurs ici et là, et d’un certain nombre de questions laissées en suspend sans réponses, le film de Reitman est un modèle du genre, fait en toute simplicité et qui délivre un message limpide, sans être fade. Très ancré dans l’actualité, il sera très apprécié de ceux qui baignent dans le milieu.

Oceanlook.




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