Posts Tagged ‘Gilles Lellouche

15
Juil
11

Critique: Cars 2

Comment dire…Comment commencer…Voyez-vous, je me trouve ici face à une telle déception que je ne sais par ou débuter cette critique. Grande fervente du travail de Pixar depuis des années, dire du mal de l’un de leur films me semble être la pire trahison que je puisse leur faire. Et pourtant, j’y suis dans le cas présent bien obligée.

Réalisé par Brad Lewis et John Lasseter Avec (VO) Owen Wilson, Larry The Cable Guy, Michael Caine, Emily Mortimer (VF) Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Lambert Wilson, Mélanie Doutey…
Dans Cars 2, Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier. Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits automobiles…

Cars 2 est affligeant, ou néanmoins très mauvais. L’exception confirmant la règle que Pixar est une machine à chef d’œuvres, en quelques sortes. Le premier opus de la franchise me laissait déjà assez perplexe, l’histoire ne me faisant pas rêver, et les personnages me semblant assez antipathique (McQueen en particulier). Faire un film complet sur un univers ou seules les voitures existent, pourquoi pas. L’univers pouvait être intéressant. Mais là ou l’on se retrouve face a un problème majeur, c’est lorsqu’une suite est annoncée. Comment pousser encore plus loin ce qui était déjà plutôt faible pour faire tenir le premier film ?

La première séquence de Cars 2 est en réalité plutôt sympa. On se retrouve embarqués dans un James Bond à la sauce voitures. C’est rythmé, drôle, et véritablement agréable. C’est seulement lorsque l’on retrouve les héros du précédent film que l’on commence à s’ennuyer ferme. Martin, la dépanneuse meilleur ami de Flash McQueen vole la vedette et se place au centre du film pendant cette interminable heure et demi. Très loin d’être intéressant, ou ne serait-ce que drôle, Martin nous saoule du début à la fin par sa stupidité notoire. Personnage le plus insupportable de tous les Pixar réunis, et complétement à l’ouest pendant tout le film, il réussit tout même à sortir de nul part le dénouement à l’histoire de pseudo espionnage que l’on essaie de nous faire avaler. McQueen devient un simple figurant dans son propre film. Il ne se passe rien, et ce, même pendant les courses.

Une fois passé l’étape d’acceptation que l’on n’aura pas droit ici à un film à émotions, à un film autant pour petits que pour grands, on essaie de se rattraper avec des choses plus simples. L’humour, par exemple. On part à la recherche de blagues pouvant nous sortir un peu de l’état végétatif dans lequel on se trouve. Malheureusement, rien n’y fait. On essaie de se rattraper sur les courses, mais il se trouve que même celles-ci ont fui le film. En d’autres termes, malgré tous les compromis faisables pour une personne normalement constituée, le film reste un échec.

Pour conclure, Cars 2, deuxième opus de la franchise la moins appréciable de Pixar, se casse les dents en oubliant de viser un publique varié. Seuls les petits garçons de moins de 7 ans étaient heureux en sortant de la salle. Les personnages, tout comme l’histoire laisse de marbre, ou donne même parfois envie de se taper la tête contre un mur. Le film est clairement le film a éviter si l’on ne veut pas perdre foi en le talent de Pixar pour nous faire rêver, quel que soit notre age.

30
Sep
10

Critique: Les Petits Mouchoirs

Dimanche 26 Septembre, à l’Eden d’Arcachon, l’acteur/réalisateur Guillaume Canet (accompagné de Gilles Lellouche et Joel Dupuch) est venu présenter en avant première, son dernier film, Les Petits Mouchoirs, qu’il a tourné en grande partie dans la région (Cap Ferret pour être précis). J’ai ainsi eu la chance d’assister à cet événement, assez rare dans la région (le dernière fois, c’était pour Camping 2… autant vous dire que j’y ai pas foutu les pieds !) Voici donc la critique de ce film formidable :

Après un premier long métrage, petite comédie loufoque sur le monde de la télévision, plutôt prometteur et un second, thriller policier maitrisé qui confirma le jeune acteur en tant que réalisateur de talent, Guillaume Canet revient avec un troisième long métrage très personnel, les Petits Mouchoirs, comédie romantique et dramatique au casting assez impressionnant.

Max, riche propriétaire d’un restaurant et sa femme, Véro, invitent chaque année leurs amis dans leur maison à côté de la mer pour célébrer l’anniversaire d’Antoine et le début des vacances. Mais cette année, avant qu’il ne parte de Paris, Ludo est victime d’un grave accident. Malgré ça, le groupe d’amis décide de partir en vacances. Leurs relations, leurs convictions et leur sens de la culpabilité vont être rudement mis à l’épreuve.

Les films chorales de ce type là, avec que des têtes d’affiches, c’est souvent très casse gueule. D’une part, parce qu’il faut arriver à gérer toutes les intrigues et sous intrigues sans se mélanger les pinceaux (ce qui est très souvent le cas) et d’autre part parce que c’est souvent l’occasion d’assister à une bataille d’égos, avec des acteurs qui tirent la couverture à eux même. (quoi ? Qui a dit Valentine’s Day ?) Ce n’est définitivement pas le cas ici. Le scénario, écrit également par Canet, arrive a entre croiser les vies des personnages tout en gardant sans jamais nous perdre en route. Les personnages sont très attachants, caractérisé avec finesse et interprété à la perfection par des acteurs convaincants et touchants. Le réalisateur s’étant entouré de ses amis proches, on ressent vraiment la complicité des personnages, mais aussi des acteurs, à l’écran. On y retrouve une Marion Cottilard qui prouve enfin qu’elle mérite son Oscar, mais aussi un Gilles Lellouche très attachant, un François Cluzet hilarant (mais à ses dépends) et surtout Joel Dupuch, un ostréiculture de la région étonnant de justesse. On vit, pendant 2h30, avec eux, comme si c’était nos amis. On rit avec eux, on pleure avec eux. Parce que oui, la grande force de ce film, c’est d’arriver à faire passer le spectateur des rires aux larmes avec une grande facilité. Et c’est souvent ces films là qui marchent le mieux niveau émotion.

Du point de vue technique maintenant, le film est là aussi réussi. La réalisation est maitrisé, soignée, livrant de sublimes plans aériens de la région et surtout une scène d’introduction époustouflante (j’en dis pas plus, c’est Guillaume qui nous l’as demandé !) Tiens, puisqu’on en parle de la région… Ça fait plaisir de voir un film qui montre enfin le coin de façon respectueuse et surtout magnifique (ça change de Camping… « Entre Arcachon et le Moulleau » nan mais franchement…) Canet dit qu’il adore cette région, et ça se voit ! Un petit mot sur la musique du film, composé de plein de chansons plutôt bien choisies qui collent vraiment bien à l’ambiance de chaque scène. Non ya pas à dire, Les Petits Mouchoirs est vraiment un grand film. Un grand film qui remue les tripes, qui ne laisse pas indiffèrent et qui démontre que le cinéma français ne se résume pas qu’à Bienvenue chez les Ch’tis ou Camping (ouais, j’ai une dent contre ce film, allez savoir pourquoi)

Après la projection, Guillaume Canet et Gilles Lellouche ont répondu aux questions pendant près d’une demi heure. Je mettrais en ligne l’enregistrement de ce « débat » le jour de la sortie du film, pour cause de spoilers. Ils étaient disponibles et très sympathiques, et on a donc, avec Guillaume, échangé nos numéros, puis on est allé boire un coup avec Gillou, et enfin, j’ai signé un contrat avec lui pour être l’acteur principale de son prochain film (quoi ? qui ? qui a dit « mytho » ?!)

Pour conclure, je vous encourage vivement à courir en salle le 20 Octobre pour ce gros gros coup de cœur, surement le meilleur film français de l’année !

Les Petits Bigorneaux

PS: Petit bonus track ! Vu à l’occasion de l’avant-première arcachonaise, le réalisateur Guillaume Canet et l’acteur Gilles Lellouche ont fait le déplacement pour nous présenter le film ! Ils ont alors répondu aux questions des spectateurs après la projection. Voici l’enregistrement audio de cette rencontre. Il y a donc pas mal de spoil, mais beaucoup d’anecdotes. Enjoy !




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