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10
Oct
11

La Rentrée des Séries 2011/2012: Les Nouveautés (1/2)

Septembre signe tout aussi bien la rentrée des classes et du boulot qu celui de nos chères séries TV américaines ! Et dans une rentrée, quel qu’elle soit, il y a les nouveaux et les anciens. Aujourd’hui, on va parler des nouveaux, avec 4 d’entre eux (sélectionnés à l’issue d’une compétition sans merci !)(ou pas): Terra Nova, Person of Interest, New Girl et Pan Am !

Commençons par la série la plus attendue de cette rentrée 2011/2012, et pour cause, elle a couté près de 60 millions de dollars et est produite par un petit jeune qui débute: Steven Spielberg. Fort du nom de se dernier, et d’une lourde promo aux USA, la série s’annonçait comme extrêmement ambitieuse, sorte de mélange entre Avatar et Jurassic Park, de ce même Steven. Elle était donc attendu au tournant et force est de constaté qu’elle ne démarre pas à la hauteur de ses ambitions. Le pilote prend place sur une Terre futuriste, où la pollution est extrêmement importante au point que les habitants doivent porter des filtres à air pour sortir, et où la situation économique, politique et démographique est déplorable, au point d’imposer une limitation du nombre d’enfant par famille. Mais dans ce contexte, un espoir subsiste. En effet, une brèche dans une autre ligne temporel a été découverte, donnant sur la préhistoire. Les Hommes ont ainsi décidé de «délocaliser» l’humanité dans cette brèche afin de reconstruire une société et une planète meilleure. Un plot de base plutôt original, et qui d’amblé ce débarrasse d’un quelconque problème de paradoxe temporel. On va ainsi suivre une famille qui va, après moult difficultés, se rendre à Terra Nova. S’identifier à une famille typique, c’est pas nouveau et ça reste un procédé assez basique, d’autant plus dans ce genre de série où tout est à construire en terme de repères. Seulement, et c’est là l’énorme défaut de la série, la famille est caractérisée et développée de façon beaucoup trop cliché, dialectique et à la truelle. On retrouve ainsi le fils rebelle, qui n’aime pas son père parce qu’il l’a abandonné mais en fait non il est pareil parce que la première fille qu’il croise (belle en plus, évidemment, il va pas se taper une moche) va lui faire faire une connerie. Comme il faut pas oublier la fille de la famille, elle aussi rencontre un bel inconnu bien musclé et trop gentil. La mère, elle, fait son job de son côté sans trop l’ouvrir parce que bon quand même, tandis que le père est un bonhomme et va vite s’imposer comme un mec essentiel au camp, au point de se faire révéler des lourds secrets par le grand chef de Pando… de Terra Nova (ça fait même pas 2 jours qu’il est là quand même, mais c’est le perso principal donc bon). Et bien évidemment, je ne vais pas vous spoiler, mais vous imaginez déjà le joli happy end qui se profile. Un scénar’ bien trop brouillon, basique, qui finalement a du mal à présenter comme il faut Terra Nova, et fait preuve de quelques incohérences gênantes. Tant qu’on est dans les défauts, il est bon de souligner que le pilote de la série a coûté la modique somme de 20 millions à lui tout seul. 20 millions pour 3 dinos classes, des plans larges pas terribles et des incrustations totalement immondes. Tout cela sonne comme une lourde déception pour Terra Nova, malgré ses qualités. Il faut avouer que en terme de spectacles, les scènes d’actions sont plutôt très sympa, avec pour le coup des dinos très impressionnants pour la TV (même si ils n’arrivent pas à la cheville de Jurassic Park qui a maintenant plus de 18 ans). Egalement, si le scénario a du mal a présenter correctement le monde de Nouvelle Terre, les enjeux et les «mystères» de ce voyage temporel sont bien mis en place, et sont bien la seule chose intrigante, qui pourrait vous pousser à continuer cette série.
Un introduction de plus de 1h30 relativement vide pour Terra Nova qui ne part pas sous de bonnes augures. On espère que la suite relèvera le niveau, afin de s’attacher un peu aux personnages (qui, espérons-le, seront moins caricaturaux) et que la série devienne une vraie bonne série SF, et non pas une tentative raté (artistiquement et niveau audience avec 9millions de personnes devant son écran pour la diffusion du pilote, beaucoup plus étaient attendu). Terra Nova sent un pu le déjà vu. Les Lundi sur Fox.

Deux noms, Nolan et Abrams, faisaient que l’on attendait ce Person of Interest un peu plus que les autres nouvelles séries, d’autant que le pitch, assez mystérieux, avait fini d’attiser notre curiosité. Un système, inventé par un brillant scientifique du nom Finch, censé empêcher le prochain 9/11 permet de connaitre le numéro de sécurité sociale de personnes qui seront, dans un futur proche, au milieu d’une affaire, d’un meurtre, d’un acte de terrorisme. Le système sépare les cas importants de terrorisme et les simples faits impliquant uniquement quelques personnes et à plus petite échelle. Les premiers sont confiés au gouvernement, les seconds sont traités par le créateur lui même, tentant d’empêcher ce qu’il va arriver. Cet homme va alors recruter un ancien membre de l’armée américaine, devenu clodo dépressif après le meurtre de sa femme. C’est le frère Nolan, co scénariste de la plus par des films de Chris, qui a crée la série, fort d’un executive producteur de choix en la personne de J.J. Abrams. Et finalement, la série se révèle plutôt décevante. En effet, le pilote, comme tout bon pilote, se devait de présenter les personnages, le contexte et le concept. Pour ce dernier, c’est très maladroitement qu’il est expliqué. Alors qu’il aurait été préférable de garder le flou complet sur la méthode employé, ce pilote dévoile à la fois trop et pas assez d’infos sur le procédé pour «prédire» le futur, donnant ainsi l’impression d’un prétexte plus qu’un éléments narratif important. Ce concept aura au moins le mérite d’amener quelques bonnes idées de mise en scène, rapport aux caméras de surveillances. Le contexte, là aussi, est assez flou ; une Amérique actuelle, encore traumatisée par le 9/11, qui essaye à tout prix de retrouver sa puissance. Si cet aspect là est critiqué à demi mot, il n’en reste pas moins une description assez brouillonne et trop basique. Le pilote se rattrape quelque peu par ses personnages, campé avec brio par Jim Caviezel et Michael Emerson. La mise en scène, signé Nolan également, est plutôt efficace. Le rythme est plutôt dynamique, les scènes d’action sont plutôt bien filmées et, comme dit précédemment, l’utilisation du système de caméra surveillance new-yorkais est assez intéressante. Un scénario bordélique, mais une réalisation et un casting prometteur… On espérait que la suite pouvait être plus sympa, avec un scénario plus dense, tout en gardant ses qualités, et en espérant qu’elle ne répète pas le schéma assez insupportable de «un épisode = une enquête». Hélas, mille fois hélas, le second épisode ne nous a donné que 10 petites minutes pour comprendre ce que sera l’avenir de la série: un réalisation basique, moins intéressante, forcement, que le pilote, un casting bien campé et jamais vraiment surprenant et surtout, un scénario répétitif et plutôt bordélique, se voulant ambitieux mais n’en ayant jamais les moyens. La grosse déception de la rentrée. Si vous êtes curieux, la série est diffusé chaque jeudi soir sur CBS.

Commençons par une remarque purement masculine: ZOOEY ! <3 Voilà. C’est fait. L’année dernière, Happy Endings surprenait par son dynamisme et son portrait d’une bande de jeunes qui rappelaient sans grand mal la bande de Friends ou d’How I Met, mais sans pour autant se répéter grâce à une réal moins sitcom que les deux précédentes (même si moins dense dans la peinture de cette époque). Cette année, c’est The New Girl qui risque de créer la surprise. La série raconte l’histoire de Jess, une fille célibataire qui, à la suite d’une lourde séparation, se met en colloc avec 3 mecs qu’elle connait à peine, Schmidt, Nick et Coach, formant ainsi une bande d’amis inséparables ! (youpi lolilol). Le concept de la série peut ainsi très vite être caricaturé à la vite à «Zooey et les 3 mecs» Vendu sur la tête de Zooey Deschanel, la série se révèle pourtant drôle, amusante et surprenante. Un peu comme Happy Endings, la série se présente comme une sitcom, tout en modernisant la réalisation et le rythme (plus dynamique). La série est plutôt bien écrite, jouant avec la corde «romantique» de la série, usant de références culturelles et de l’image très féminine de Zooey pour en jouer… Bref, New Girl n’a pas inventé la roue, mais l’utilise plutôt bien, en empruntant plein d’éléments déjà existantes dans les séries humoristiques actuelles, avec un charme et une ambiance inédite. Serait-ce la présence de Deschanel dans le rôle titre, qui surjoue quelque peu mais qui est extrêmement attachante (en plus d’être diablement attirante) ? Surement. La dynamique avec le groupe de mec marche plutôt bien, malgré les stéréotypes subsistants: Nick est le mec plus ou moins normal/rationnel/auquel on s’attache, Schmidt est le Barney Stinson de la série et Coach, c’est le black (parce qu’il en faut un). Ce dernier sous entends d’autant plus son rôle de quota racial car, lorsque l’acteur, Damon Wayans Jr., jouant dans le pilote a du partir de la série (pour faire une saison 2 inespérée de Happy Endings), c’est un autre black qui l’a remplacé, en la personne de Lamorne Morris dans le rôle de Winston. Mais enfin bref, cette New Girl n’a pas grand chose d’original mais est assez bien réalisée, jouée et écrite pour devenir attachante et agréable à regarder. On espère que la suite relèvera le niveau pour que ce rendez vous hebdo avec cette très chère Zooey devienne inoubliable (un comble !), quoi qu’il en soit, les américains ont répondu présent à ce rendez vous chaque Mardi sur la Fox !

«La croisière s’amuse dans un avion» s’amuseront certains à qualifier la nouvelle série d’ABC. Mais il est vrai, le rapprochement est assez évident et facile. L’histoire est celle d’une équipe d’hôtesse de l’air dans les années 60 qui travaillent dans la compagnie Pan Am. Une histoire chorale, où les vies de chaque protagoniste s’entre-mêlent. Pas de fil conducteur et ambiance 60 prononcé… On s’entendait ni plus ni moins qu’à un copier/coller de Mad Men dans un avion. Mais il se trouve que la série ne se résume clairement pas à cela. Déjà, le pilote a le mérite de poser des personnages forts, une situation et un contexte historique complexe et une peinture de la femme ses années là, aux prémisses du féminisme. Dans un sens, la série l’est, sans tomber dans le message lourd et hors de propos. Des personnages forts donc, campés par des actrices toutes plus talentueuses les unes que les autres; une Margot Robbie (Laura) charmante est un peu perdue, une Karine Vanasse (Colette) sublime, forte et au français parfait, une Kelli Garner (Kate) assez tête à claque mais plutôt attachante et surtout une Christina Ricci (Maggie) plus ravisante que jamais en chef de troupe. On espère que le rôle de cette dernière sera un peu plus développer par la suite. La réalisation de la série est également efficace, posée, classe en offrant de beau plan collant parfaitement à l’ambiance 60’s. On regrettera l’aspect cheap des effets spéciaux, surtout quand on voit à côté la beauté des (rares) décors extérieurs et des costumes. Là ou la série pêche un peu, et où elle devra faire ses preuves, c’est sur les intrigues. Si la présentation des personnages est remarquable, on se demande quelque peu où on va. Quelques enjeux sont posés de manière assez subtile, mais vont difficilement pouvoir meubler une saison. Espérons que les prochains épisodes posent de nouveaux enjeux afin de tenir le spectateur en haleine. Mais globalement, la série à une réelle ambiance, un quelque chose très charmant, attachant. Et le public a été réceptif à ce charme puisque le pilote a été un carton d’audience pour la chaine, avec près de 11 millions de spectateurs pour la première, se payant le luxe de batte le pilote de la dernière saison de Desperate Housewives. Nous verrons où va la série, mais si il y a bien une nouvelle série qui a du charme et qui marche dès le pilote, c’est bien celle là. La bonne surprise de cette rentrée !

Voilà, 4 nouvelles séries; une grosse déception, une petite déception, une série prometteuse et une série très sympathique dès le début. Un bilan contrasté, globalement plutôt amère pour cette saison 2011/2012 (avec notamment les arrêts de Playboy Club, How to be a Gentleman, Free Agents…). Mais e vous inquiétez pas, les vieux de la vieilles sont là pour nous montrer la bonne voie !

Terra Bigor: The New Blog of Interest

10
Août
11

Futurama: Humour et Science-Fiction

Impossible que vous n’ayez jamais entendu parler ou même regarder un épisode de cette série d’animation. Pourquoi ? Parce que Futurama a dès ses débuts rencontré un fort succès dépassant les frontières des États-Unis et que la série a toujours eu le privilège d’être maintes fois rediffusée sur le câble ou sur la TNT. Ce qui est dommage, c’est qu’elle n’ait jamais eu l’occasion de se révéler aux grandes chaînes et ce, pour une seule raison, c’est parce qu’elle cible un public assez précis : les fans de SF. En effet, la série crée par Matt Groening est parsemée de références geek assumées comme le voyage dans le temps, un monde futuriste, le space-opéra … Autant chez les Simpsons (autre série mondialement connue de Groening), ce côté geek est pas spécialement montré (à part dans les Horror Show), autant dans Futarama, tout connaisseur en la matière sera vraiment ravi.

Toujours en faisant la comparaison avec les Simpson, ces derniers sont une famille de dingues dans un monde normal dans une ville isolée. Or, dans Futurama, c’est l’histoire d’un homme normal évoluant dans un monde de dingue dont il explore toutes les limites. D’ailleurs, aucun épisode ne se ressemble, tout d’abord parce que les thèmes abordés sont jamais les mêmes mais aussi parce que les contrées visitées sont à chaque fois un nouveau monde à découvrir pour les personnages principaux et pour le téléspectateur. Ces personnages sont Fry (un jeune homme cryogénisé de notre époque qui se retrouve à vivre en l’an 3000), Leela (une cyclope débrouillarde en quête de son passé), Bender (le robot tordeur alcoolo, fumeur de cigares à l’humour cynique et extrêmement drôle) auxquels on ajoute une multitude de personnages secondaires comme le Dr. Zoidberg (un crustacé déjanté) ou le Professeur Fransworth (un génie de plus de 160 ans qui n’est autre que le descendant de Fry). Chaque épisode s’articule comme une sitcom où l’on suit les aventures d’une bande de potes très différents mais unis par le même travail : livreurs chez la société de Planet Express.

Ces personnages évoluent dans un monde futuriste déjanté qui emprunte de nombreux éléments aux univers comme Star Wars, Star Trek (l’ordre démocratique des planètes est une sorte de descendant de l’ONU tout en étant une sorte de Fédération des Planètes), aux œuvres d’Asimov mais aussi à notre passé (les personnalités du XXème siècle réapparaissent sous forme de têtes en bocal telles que Nixon, Al Gore, Lucy Liu, les personnages de séries tv et les présentateur de show télévisés). De part cette vision du futur, Groening critique notre présent en nous présentant le futur d’Internet (infesté de pubs et de contenus pour adultes), de la politique (qui ne préoccupe plus personne dans le futur), du patriotisme, du réchauffement climatique et j’en passe. Outre ces références aux univers de science-fiction et à notre présent, il est important de noter tous les clins-d’œil à la science pure : des théories sur le voyage temporel sont exposées (comme la théorie du grand-père), des démonstrations de physique se retrouvent dans certaines scènes, ainsi que des nombres remarquables comme les nombres taxicab, parfaits, irrationnels, ou binaires. En bref, il faudrait énormément de visionnages pour espérer déceler tous ces références, preuve que les scénaristes ne font jamais les choses à moitié.

Futurama a été diffusé sur la Fox entre 1999 et 2003 (cinq saisons) puis la série a fait l’objet de quatre long-métrages qui forment en tout une saison supplémentaire complète. Enfin, la série a repris sur Comedy Central en 2010 et diffuse en ce moment la sixième saison composée de 26 épisodes inédits. On peut être sur que les chaînes françaises se feront une joie de diffuser ces nouveaux épisodes dans l’année qui vient. Un moment à ne pas rater si vous êtes fans de science-fiction et de bonnes séances de rigolade.

Marvel Boy du futur.

29
Mai
11

Critique: X-Men Le Commencement

Oubliez tout ce que vous avez pu voir des X-men, ceci n’a rien à voir. En fait, si, mais disons que c’est bien plus intéressant que les un, deux, trois, et autres origines. Au commencement (remarquez le jeu de mots), j’avais de très lourds doutes sur la capacité de First Class a donner un coup de balais dans cette licence qui touchait le fond. Je m’attendais donc a un film assez kitchos, comme l’était Wolvy Origins, et donc a être déçue une fois de plus. Et pourtant…

Réalisé par Matthew Vaughn. Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon, Jennifer Lawrence, January Jones…
Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata…X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.

Nous plongeant en pleine Guerre Froide, First Class nous raconte la rencontre et la séparation de Xavier et d’Erik, plus connus sous les noms de Professeur X (James McAvoy) et Magneto (Michael Fassbender). La création de la première équipe d’X-Men est aussi au programme. Ancré dans un contexte historique fort et prenant, les aventures de nos chers mutants prennent tout à coup un réalisme et une importance toute autre. Qui l’eut cru, les mutants ont eux aussi eu un rôle a jouer dans le presque affrontement Americano-Russe.

Dans une optique de vengeance, Erik s’allie alors à Xavier et à la CIA, qui cherchent à stopper le machiavélique Sebastien Shaw (Kevin Bacon). Ce dernier, tentant à tout prix à lancer une 3ie Guerre Mondiale, n’est aidé que par la quelque peu décevante Emma Frost (January Jones), et réussira à nous tenir en haleine du début à la fin.

Parlons donc un peu du casting, et remercions la personne qui a choisit les deux rôles principaux. Sans aucun doute, McAvoy et Fassbender sont taillés pour leurs rôles. Chacun sait donner exactement ce qu’il faut à son personnage. Xavier a alors cette douceur et cette intelligence qui lui sont propres, et valeur ajouté, un humour certain. Erik, quant à lui, fait preuve d’un charisme ahurissant, puisant ses pouvoirs dans la colère et le malheur, faisant peur tout en étant attachant. Au delà de ces têtes d’affiches, on retrouve ici avec plaisir Mystique, que l’on met en avant et dont on finit par comprendre les préoccupations et choix.

En terme de réalisation et de mise en scène, j’allais dire que rien ne sort réellement de l’ordinaire. Puis je me suis souvenue de la dernière partie du film, m’ayant presque rendue dingue par sa maitrise. Le fait est que tout est tellement de haut niveau que l’on n’en remarque plus les passages épiques : ils le sont presque tous. Même le « recrutement » et sa petite apparition lolesque pue la classe.

Il n’y a pas un seul moment ou l’on s’ennuie, pas un seul moment plus creux qu’un autre. En d’autres termes, le rythme est très bien géré, que ce soit dans l’action ou dans l’écoulement des informations que l’on se doit de digérer pour suivre le déroulement du récit. Ainsi, même quand les décors sont parfois moyens ou que les FX sont un peu moins subtils qu’a l’habitude, on refuse de le retenir à l’encontre du film, qui nous comble par bien d’autres aspects.

Pour finir, X-Men First Class saura redonner goût aux mutants à toute personne s’offrant le plaisir d’aller le voir. Que l’on soit fan ou non de l’univers Marvel, on a ici est un excellent film, divertissant à souhait, et accessible même aux personnes vierges de tout cet univers tout de même particulier. Sachant se détacher assez des opus précédent pour se permettre de ne s’y rattacher pour seulement quelques détails, First Class est donc totalement approuvé par la Zone Absolue.

Karine

06
Oct
10

La Rentrée des Séries 2010/2011

A chaque rentrée, en plus de la reprise des cours ou du boulot, c’est la reprise de la diffusion de la majorité des séries américaines. Alors que HBO nous a donné notre dose de série pour l’été (avec Entourage par exemple), les autres chaines relancent leurs séries avec de nouvelles saisons ou même lancent de nouveaux programmes. Allez, listing des séries à suivre en cette rentrée :

Ah, How I Met Your Mother… Diffusée à partir de 2005, cette série a su surprendre et plaire par l’originalité de sa narration et ses personnages drôles et attachants. Mine de rien, on en a vécu des choses avec la bande à Ted… On a appris à draguer avec Barney, on a fantasmé sur Robin, on a suivis l’histoire d’amour entre Marshall et Lily avec des hauts et des bas… Et surtout, on a suivi Ted sur les traces de sa future femme. Et on le suit toujours d’ailleurs. Sauf que on commence à perdre patience un peu quand même hein… Après 2 saisons exceptionnelles, 2 suivantes tout de même très drôles (mais qui commencaient à se perdre un peu niveau intrigue), la saison 5 fut une déception tant les scénaristes n’étaient pas inspirés et tant ça tournait sacrément en rond. Donc bon, ce début de saison 6 se devait d’être LEGENDARY pour sauver un peu la saison 5. Bon, je le dis tout de suite, il l’est pas. Mais ça reste assez sympathique pour relancer un minimum l’intérêt. Ça lance des énièmes pistes et trucs vers la mère (je vous rappelle que dans la saison 5, il a vu… SA CHEVILLE ! Oui oui.) en espérant que ce soit un peu plus concret que le parapluie jaune (qui est plus devenu un clin d’œil à insérer dès que ça va évoquer la mère qu’un truc qui a vraiment servis à la trouver) Mais bon, les personnages restent drôles et attachant , servis par un casting toujours aussi bon, et même si le schmilblick n’avance pas, ça reste agréable à regarder. On souhaite vraiment que ça se termine bien, et que ça ne souffre de pas du syndrome Friends…

4geeks et 1fille. C’est ce qui résume assez bien la série. Cette sitcom racontant l’histoire de 4 geeks, Leonard, Sheldon, Raj et Howard, qui vont devenir ami avec la voisine, Penny, une blonde sexy assez superficielle. Je vous résume rapidement les 3 premières saisons saisons (de toute façon vous avez pas besoin de savoir ce qui s’est passé pour commencé la saison 4) : Leonard était amoureux de Penny, Penny se tapait des mecs, Sheldon lisait des comics et faisait chier son monde, Howard ne faisait rien, Raj a découvert que en buvant de l’alcool il pouvait parler aux femmes, Penny et Leonard sortent ensemble, ils se séparent, Leonard sort avec une autre fille, Sheldon est assis à gauche du canapé, toute la troupe partent jesaisplusou, Penny tombe amoureuse de Leonard, ils ressortent ensemble mais cette fois plus longtemps, Raj et Howard n’évoluent pas, Sheldon aime la science, Leonard et Penny se re-sépare, ils sont fâchés, ils se réconcilient, c’est chiant hein, c’est vrai qu’au bout d’un moment cette phrase à rallonge ne veut plus rien dire, surtout qu’on s’en fout puisque tous redeviens comme avant après ces moult’ rebondissements dans leurs vies sentimentales, bon allez, il faut mettre un point final, maintenant, maintenant j’ai dis ! Non c’est un point d’exclamation ça, enfin, n’importe quoi. Ah bah voilà. Ouais donc vous l’avez compris, on reprend la même situation qu’au début, et on recommence l’avalanche de gags et de situations drôles en jouant sur toute cette culture geek si chic depuis maintenant quelques années (attention, je me plains pas, moi je m’en fous). Et franchement, c’est vraiment mieux que les moments qui se voulaient « dramatique » (le mot est fort) dans les précédentes saisons avec l’histoire entre Leonard et Penny. Et maintenant, les scénaristes se lâchent niveau comédie (je veux pour preuve l’épisode 2). Le casting reste toujours aussi sympathique, même si personnellement, je ne peux plus m’encadrer Simon Helberg, pourtant si génial dans Dr Horrible’s Sing Along Blog.

Certaines séries s’essoufflent au bout de plusieurs saisons, et c’est souvent le signe d’y mettre un terme. Mais bizarrement, au bout de 7 saisons, ce n’est toujours pas le cas de la série Dr House (House M.D. en VO) qui arrive toujours à se renouveler au fil des saisons. Partant du principe de la série médicale avec à chaque épisode un cas à résoudre, la série à évoluer en quelque chose de plus structuré, avec une intrigue conductrice tous le long des saisons, tout en gardant l’aspect « enquête médicale ». Résumons un petit peu la situation : Gregory House (Hugh Laurie), brillant docteur quelque peu cynique et misanthrope, dirige une équipe de docteurs afin de résoudre des cas de maladies graves (et souvent très difficiles à diagnostiquer) composée de Chase (Jesse Spencer), Foreman (Omar Epps), Taub (Peter Jacobson), n°13 (Olivia Wilde) Il peut également compter sur l’aide de son ami Wilson (Robert Sean Leonard) Cette misanthropie et ce cynisme peut s’expliquer par l’anévrisme thrombosé dont il est atteint, qui a pour conséquence de couper la circulation sanguine de sa jambe droite et le condamne a marcher avec une canne. Et pour calmer la douleur, il prend de la Vicodine à trop forte dose, ce qui va l’amener à faire une cure de désintoxication. Après ce passage difficile, House a repris son activité de chef du service diagnostique. Seulement, l’effondrement d’un immeuble, où il a aider des victimes, la chamboulé, et à faillit provoquer une rechute. Heureusement, Lisa Cuddy (Lisa Edelstein), patronne de House dont il est très proche, est arrivé à temps pour l’en empêcher. Je ne sais pas si c’est un bon résumé des 7 saisons, mais c’est amplement suffisant pour attaquer la saison 7. En effet, cette nouvelle saison démarre sur les chapeaux de roue avec une nouvelle situation (que l’on espèrait depuis pratiquement le début) pour House qui va faire évoluer les personnages. Le casting est toujours aussi bons (même si le peu d’apparition de Olivia Wilde pour le moment est regrettable) et c’est toujours aussi plaisant de suivre la vie de cet hôpital.

Parmi les nouvelles séries de cette rentrée 2010, No Ordinary Family s’annonce comme la plus prometteuse. Cette série raconte l’histoire des Powell, une famille américaine type un peu en crise. Le père, Jim (Michael Chiklis), un policier, et sa femme, Stephanie (Julie Benez) une grande scientifique ne sont plus vraiment amoureux. Leur vie étant tombée dans le petit train train habituel, ils ont perdu « la flamme du début ». Mais, un jour, alors que le couple et leurs deux enfants, Daphne (Kay Panabaker) et JJ (Jimmy Bennett) partent en voyage, leur avion va s’écraser en Amazonie dans un lac étrange. Par chance, ils vont survivre et rentrer chez eux. Mais quelque chose à changé en eux… Ils se découvrent des super pouvoirs ! (Franchement, je devrais faire synopsiseur professionnel. Ouais, je sais, ça existe pas.) Diffusé le 28 Septembre sur ABC, le pilote de cette série annonce la couleur : on a ici une sorte d’Indestructibles version live. Le physique des personnages (avec par exemple un Chiklis, qui se rapproche plus des 4 Fantastiques que de The Shield,qui fait assez pensé à Mr. Incredible), le pote black (interprété par Romany Malco) et le fait que le côté famille soit plus mis en avant que le côté super-héros (du moins pour l’instant) font penser au film d’animation Pixar. Après, le reste est somme tout classique. Le coup de l’évènement inexpliqué qui donne des pouvoirs, les accidents du à la découverte de ses dit pouvoirs ect… La série souffre également d’un manque de moyen visible dans la qualité des effets spéciaux, qui laissent à désirer. On se doute que la majeur partie du budget est partie dans le casting, rien qu’en voyant l’affiche, entre Julie Benez (tout fraichement tué dans Dexter),  Kay Panabaker (qui a une soeur absolument sublime dont je suis amoureux) ou encore Michael Chiklis déjà cité. Mais bon, ça reste sympathique et on espère que par la suite les relations entre les personnages seront plus creusés.

On ne pouvait pas parler de séries sans LE dessin animé de cette rentrée, j’ai nommé Sym-Bionic Titan, la nouvelle création de Genndy Tartakovsky (Samurai Jack, Dexter Lab, Clone Wars). L’histoire est celle de Ilana (Princesse de la famille royale) de Lance (un soldat qui doit protégé la princesse) et d‘Octus (un robot très intelligent) qui doivent fuir leur planète natale Galaluna, attaquée par des créatures appelés les Mutraddi. Ils arrivent alors sur Terre, et doivent donc se fondre dans la masse afin de passer inaperçu. Ilana et Lance possèdent tous les deux une armure qui leurs permet de se défendre, et peuvent « fusionner » avec Octus pour donner un gigantesque robot de combat piloté à 4 mains. Et ils vont en avoir besoin car bon nombre de dangers les menacent. C’est peut-être pas super clair, mais ne vous inquiétez pas, dès le premier épisode vous serez plongé dans cet univers et vous attacherais aux personnages. Présentés de manière subtile et directement mis dans le feu de l’action, les personnages vont se révéler petit à petit riches (Octus est surement le personnage avec le plus gros potentiel) L’animation est sublime, combinant la 2D si particulière de Tartakovsky et une 3D pas désagréable pour les robots . Les combats sont épiques, et feront surement penser au connaisseurs, à Gundam ou Goldorak.

Bref, voilà. Donc en gros, la saison 2010/2011 commence particulièrement bien avec des séries qui atteignent des sommets, d’autres qui restent sympathiques et de belle découvertes. Bon, j’aurais pu parler de Dexter, mais je préfèrerais en parler quand j’aurais vu toute la saison. Par contre, faites gaffe si vous recevez un mail d’un certain mister H…

Sym-Bionic Bigor

09
Août
09

Box office de l’été 2009…

Qu’il est dur de tenir un blog au mois d’août! Oceanlook, honteusement disparu depuis une quinzaine de jours, revient à son poste, après des vacances bien méritées (ou pas?)! En tout cas, chez Absolute Zone, les rédacteurs, et je pense à Xidius, Mystermask et Trumper, nos petits travailleurs de l’été, continuent de poster ici, à la sueur de leur front, et c’est tant mieux!

Que toutes les boites de production se rassurent: les gens vont toujours au cinéma! Cette nouvelle, très encourageante pour l’industrie du ciné, qui subit la super-puissance d’Internet, et éventuellement la crise, est confirmée par le Box Office de cet été avec un mois de juillet pour le moins prolifique! Eh oui, c’est sûr qu’à côté de voyages hors de prix et vacances coûteuses, le ciné est quand même un divertissement vachement sympa, pour les petits comme les grands, et reste quand même moins cher qu’un billet d’avion ou un plein d’essence…

La Warner a la banane.

Après le succès gigantesque de Batman, The Dark Knight, l’an passé, la Warner a fait très très fort cet été, à nouveau, avec le très attendu (et repoussé) Harry Potter et le Prince de Sang-Mélé. On craignait un échec, c’est un raz-de-marée. En seulement trois semaines, le film a réalisé plus de 400 M de dollars au box-office et totalise presque 5M d’entrées en France. Très légitimement, le film devrait dépasser le précédent, L’Ordre du Phénix. L’autre très bon coup de la Warner, c’est le succès assez inattendu de Very Bad Trip, une comédie très fun qui cartonne aux Etats-Unis et en France (à peu près 1.5 M d’entrées).

La Fox n’est cependant pas en reste, avec le plus gros carton mondial de cet été (et de cette année?): l’Age de Glace 3, une animation faite pour les enfants qui a littéralement été pris d’assaut par les spectateurs: presque 700M de dollars au Box Office mondial et environ 6.6M d’entrées en France (meilleure perf de l’année). Les dinosaures, ça attire… Il faut dire que la Fox avait bien démarré sa période estivale avec la bonne perf de La Nuit Au Musée 2.

A noter également les succès de Transformers 2 pour la Paramount et Public Enemies pour Universal.

Et ce n’est pas fini! Harry Potter est sur sa lancée, mais arrivent Inglorious Basterds, de Tarantino, et Up! , qui malgré un nombre de copies limitées en France a déjà atteint 1.2M de spectateurs en une semaine. Ces films devraient faire le plein également.

Bref, l’été est très beau pour les boites de production!

Oceanlook.




Agenda du mois.

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