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24
Jan
11

Nowhere Boy

2010, 2010 … C’est déjà loin tout ça, c’était une belle année certes mais c’est terminé maintenant… Et pourtant, aujourd’hui nous allons parlons d’un film sorti l’année dernière déjà évoqué dans un article précédent sur John Lennon : Nowhere Boy.


John Lennon a grandi dans une famille pleine de secrets. Elevé par sa tante Mimi, il retrouve à l’adolescence sa mère, Julia. Arrivé en âge de comprendre le mystère qui a déchiré ces deux sœurs, John veut réconcilier sa famille. Une paix fragile s’installe, aussitôt ruinée par une tragédie. Mais sa mère a légué à John un don précieux : la musique. Un jeune homme tourmenté trouve enfin sa voie.

Réalisé par Sam Taylor-Wood, Nowhere Boy raconte avec un grand soucis du détail l’enfance quelque peu difficile de l’icône du rock. John est tiraillé entre sa tante Mimi, la femme qui l’a élevé et sa mère Julia, avec qui il espère pouvoir lier des véritables liens mère-fils et recevoir tout l’amour dont il a été dispensé par l’absence des ses parents durant son enfance.

Comme beaucoup d’adolescents de son âge, John se questionne sur qui il est, qui il va devenir. Or, son non-intérêt pour les études désespère grandement sa tante, à l’inverse Julia ne s’en inquiète pas et préfère que John passe des journées chez elle à apprendre le banjo. Ce contraste entre ces deux atmosphères très différentes est bien retranscrit à l’écran. John est partagé entre ces deux modes de vie, ce qu’il le mène à faire des choix douloureux. Ce drame familial est vraiment au cœur du film, on en ressent tous les impacts sur Lennon et notamment sur son avenir. John est à ce moment de sa vie où il s’interroge à propos de quel monde il appartient vraiment, et par moment se demande si il ne viendrait pas de nulle part, dilemme à l’origine du titre du film. Ce dernier est en effet focalisé sur ce moment de la vie de la rock star, et ne dérive pas sur l’avenir glorieux que celle-ci obtiendra par la suite.https://i0.wp.com/www.clap.ch/uploads/tx_xcibcinema/critics/Nowhere-Boy-97611.jpg

Malgré cette histoire de famille, le film s’intéresse aussi à la voie que John Lennon prendra pour le reste de sa vie, la musique. Cette dernière fait partie intégrante dans la vie de l’artiste et il est alors très intéressant d’observer la naissance de cette vocation chez Lennon, initié par sa mère Julia qui lui fait découvrir à 17 ans les plus grandes stars de l’époque, lorsque le rock connaît ses premiers émois à travers des stars comme Jerry Lee Lewis, Screamin’ Jay Hawkins ou Elvis Presley. Ce dernier a d’ailleurs été une grande source d’inspiration pour Lennon, qui dès lors passait des heures et des heures à s’adonner à la musique qu’il aimait. Dans cet esprit, il fonde son premier groupe, les Quarrymen avec quelques camarades de classe, bientôt rejoints par un élément clef du groupe, le déjà très talentueux Paul MacCartney qui enseigna à John l’art de la guitare. Bien que très vite amis, on remarquera que les divergences entre les deux hommes à l’origine de nombreuses disputes dans les quelques années qui suivirent sont déjà présentes à leur rencontre. Si l’on peut présager que le film s’axe en partie sur les Beatles, il n’en est rien. Au contraire, à part quelques références assez discrètes, le nom du groupe n’est jamais entendu et aucune de leur chanson non plus. On note ici un vrai choix du réalisateur à s’orienter uniquement sur cette partie de la vie de Lennon, sans jamais devenir (encore) un autre film sur les Beatles.

Aaron Johnson dans Nowhere Boy

    Du côté des acteurs, John Lennon est joué très justement par Aaron Johnson (Kick-Ass, Chatroom) : on ressent bien le côté meneur de groupe du personnage, oubliant tous ses doutes et toutes ses craintes lorsqu’il entre sur scène avec son groupe. On retrouve aussi son côté bagarreur, qui ne se laisse pas faire ainsi que son insolence adolescente qui plus tard deviendrai un trait de personnalité exprimé par sa révolte contre les institutions promouvant la guerre dans le monde. Toutes ces facettes, ainsi que son côté mélancolique lorsqu’il s’agit de l’abandon de ses parents, donne une vraie dimension au personnage. Le reste du casting est très correct, malgré la ressemblance pas très évidente avec les personnes réelles telle que Paul McCartney, cependant, ce dernier est très bien interprété par Thomas Sangster : le côté crooner du personnage est très vrai, notamment lorsque l’on voit celui-ci faire chavirer les foules avec sa seule guitare.

    Qui dit film sur une rock star, dit musique et toute le monde sait bien que la musique a sa part d’importance dans un film. Pour celui-ci, c’est encore plus vrai car la bande-son de Nowhere Boy est très riche. On peut entendre plusieurs chansons de grands musiciens, premières personnalités à surfer sur la vague rock’n’roll de l’époque, tels que Chuck Berry, Elvis Presley ou encore Bill Halley Hand His Comets. On remarquera qu’aucune chanson des Beatles n’est présente, seulement une de Lennon, mondialement connue : Mother. Celle-ci a tout à fait sa place dans ce film, à croire que ce dernier a été réalisé pour cette chanson tellement elle prend tout son sens ici.

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    Un film intéressant, oui. Un film pour les fans et même pour les autres, oui. Un hommage, oui. Nowhere Boy tient ses promesses lorsqu’il promet de faire découvrir l’enfance de John Lennon, que l’on comprend mieux désormais. Comme il le disait lui-même : « …understand the child inside the man ».

    Nowhere Marvel Boy

    03
    Nov
    10

    Interview: Nikopek (Rockabilly Zombie Superstar)

    Après l’interview de François Descraques, en voici une nouvelle ! Cette fois, c’est Nikopek qui a bien voulu répondre à mes questions. Co-scénariste et dessinateur de Rockabilly Zombie Superstar (dont le second tome est sorti il y a peu), nous l’avions croisé avec Xidius à Angoulême. Bon, allez, trêve de présentation, je laisse la parole à ce cher Nikopek, qui vous parle de son travail, de zombie et de musique !

    Absolute Zone: Bonjour Nikopek. Comment ça va ?
    Nikopek: Bah écoute, ça peut aller ! Maintenant que « Rockabilly Zombie Superstar » est terminé, je croise les doigts pour que mon nouveau projet soit accepté chez un éditeur !

    AZ: Est-ce que tu peux résumer ton parcours, comment t’es devenu dessinateur, toussa ?
    N: J’ai baigné avec les classiques de la BD franco-belge à savoir Tintin etc… mon grand-père était Belge et possédait les 1ère éditions de Tintin, donc forcément, quand j’allais chez eux, je lisais les trésors qu’il gardait précieusement !
    Ensuite j’ai commencé à lire des comics, dans les années 80, j’étais fan de Ghost Rider. La suite de mon parcours ? Rien de bien spécial, je n’ai fait aucune école d’art ou autre. J’ai arrêté l’école niveau terminale. Comme je passais le plus clair de mon temps à dessiner, à raconter mes petites histoires, j’ai décidé début 2000 de me lancer dans la BD. Mon père m’a enseigné pas mal de choses côté dessin, les perspectives, le pastel sec etc… Et un jour j’ai rencontré Rodolphe Soublin qui était à l’époque directeur de collec chez Glénat, c’est lui et entre autre Laurent Astier (Gong, Cellule poison …) qui m’ont enseigné les techniques de la BD.

    AZ: Parlons de Rockabilly Zombie Superstar. Comment est né le projet ?
    N: Le projet est né suite à une proposition du Mag « Black Mamba ». Il m’avait proposé de faire 6planches BD dans leur magazine.
    J’avais déjà en tête l’histoire de Billy Rockerson. Ça devait s’appeler Rockabilly Zombie. Finalement, 6 pages ne me suffisait pas. Du coup je me suis lancé dans l’écriture pour un dossier éditeur.

    AZ: Et donc Lou s’est greffé au projet par la suite ?
    N: Yep, par le biais du forum Café Salé. Il a tout d’abord fait des essais couleurs et j’ai tout de suite accroché. Il a réussi à mettre une putain d’ambiance à ce projet ! Ensuite on a rebossé mon histoire tous les deux, façon « ping-pong » ! Il m’envoyait ses écrits et je lui répondais en les corrigeant. Ainsi de suite….

    AZ: Comment ça se passe l’écriture d’une série à 4 mains ?
    N: Il faut bien s’entendre ! Mais c’est une bonne expérience. L’un amène des idées que l’autre n’a pas forcément !

    AZ: C’est une BD assez musicale, déjà rien que dans le titre et puis ya beaucoup de références à Elvis. Quels sont tes gouts niveau musique ?
    N: J’ai grandi avec le Heavy Metal et le Punk. De Motorhead en passant par Guns n’ Roses, aux Ramones, les Shériff etc…
    C’est Rodolphe Soublin, grand amateur de Rockab / Psychobilly qui m’a fait redécouvrir Elvis, les Meteors etc….
    Depuis j’en écoute beaucoup. J’ai aussi une grande admiration pour Johnny Cash. En ce moment, j’écoute pas mal de Stoner rock.

    AZ: Comment est l’ambiance de travail chez Ankama ? On vous laisse carte blanche ou on vous imposent des trucs ?
    N: On peut dire que ça s’est bien passé même si il y a eu des petites embrouilles du à ma trop grande gueule. Du coup, je m’en mords les doigts aujourd’hui du fait que Run ne veuille plus bosser avec moi. Dommage, vraiment dommage.
    Sinon, oui, on nous a laissé carte blanche !

    AZ: On peut voir sur ton blog plusieurs futurs projets, comme Ultra Western ou Johnny Black Smoke. Tu peux nous en dire plus ?
    N: Bien sur ! UltraWestern est un Western postapo. Un truc assez barré et violent. Entre « Mad Max » et « Death Race 2000 ». Un road trip à travers un monde sans concession, ravagé un comme l’est « Fallout 3 ». Mais ce projet est en suspend pour le moment.
    Johnny BLACK SMOKE est un polar / revenge flick entre « Bad Lieutenant » de Ferrara, « Taxi Driver », « un justicier dans la nuit » ou encore « Reservoir Dogs ». Une histoire assez sombre sur la rédemption d’un tueur à gage alcoolique, drogué et adepte du sexe tarifié, dans la sale et violente New-York des années 70.
    Toujours sur fond musical puisqu’en pleine période Disco et Punk. Notre tueur est quant à lui, un grand fan de Johnny Cash d’où le nom Johnny BLACK SMOKE.

    AZ: Ok, et c’est toujours prévu chez le même éditeur, Ankama ?
    N: Arf, non, hélas… du moins je ne sais toujours pas. Je leur ai transmis… j’attends les retours. Dur dur !
    Sinon, que des retours négatifs d’autres éditeurs….enfin 2 pour le moment !

    AZ: Tu as fais coloriste sur Egovox. Qu’est-ce que t’as apporté ce boulot et comment ça se passe avec le dessinateur ?
    N: J’ai beaucoup appris sur la mise en couleur d’une BD. Avec Yigael ça s’est super bien passé, un mec en or.

    AZ: Avec le temps, on a vu plusieurs types de zombies apparaitre, qui courent, qui marchent… C’est quoi pour toi un zombie ? Un mec décomposé qui chante ?
    N: Ahaha ! J’ai une préférence pour ceux qui marchent, mais je n’ai rien contre ceux qui courent !
    Je pourrais écrire de looongues phrases sur ce qui est pour moi un « zombie » mais je vais t’épargner ça ! ^^

    AZ: Qu’est-ce que tu penses de cette abondance de zombies, que ce soit au ciné (Zombieland), à la télé (Walking Dead) ou dans le jeux vidéo (L4D) ?
    N: Bah c’est cool ! =)

    AZ: Tu regarde un peu toutes ses productions zombiesque ? T’as joué à L4D par exemple ?
    N: Non, je ne regarde pas tout… pas trop le temps, hélas… et non, je ne joue plus trop. Et ce n’est pas trop mon style de jeu en fait. J’ai une préférence pour les Myst like. Pas fan des trucs où il faut tirer de partout et où tu crèves sans arrêt ! Ahaha ! J’ai essayé Dead Rising 2… résultat : pas pour moi. Trop stressant ! Cr cr cr ! ^^

    AZ: Qu’est-ce que tu aimes comme type de BD maintenant ? Manga, comics, Franco Belge ?
    N: En fait, je ne lis que très peu de BD. Je bouffe surtout des films. Je n’ai pas de gout précis en BD/comics ou manga.
    J’ai malgré tout une préférence pour le N&B.

    AZ: Et au ciné, c’est quoi le dernier film que t’as kiffé ?
    N: Gran Torino… je suis un grand fan de Clint !

    AZ: Le mot de la fin ?
    N: Cramps

    Un grand merci à Nikopek pour avoir répondu aux questions, en espérant le recroiser de nouveau à Angoulême ou ailleurs. Et surtout, allez acheter Rockabilly Zombie Superstar ! Et que ça saute !

    Rockabigor Zombie Superstar

    25
    Sep
    09

    Elvis VS Zombies : Round 1

    Entre deux cours d’éco, votre serviteur continue à lire des bd et des comics pour vous (et surtout pour lui). Car oui, quitte à rater un contrôle de géo, quitte à avoir une bulle en oral d’espagnol, Bigorneau vous (oui, vous) fait passer avant tous. Et aujourd’hui, le coup de cœur de la semaine, approved par une partie du staff d’Absolute Zone : Rockabilly Zombie Superstar.

    Mais qu’est-ce que c’est que ce Rock Ah Bilie Nombie Uberstare ? Et bien c’est une bande dessinée, créée et réalisée par deux frenchies, Lou et Nikopek dont le 1° tome est sorti chez Ankama éditions il n’y a pas si longtemps. Ça raconte quoi ? L’histoire de Billy Rockerson, sosie quelque peu raté de Elvis Presley, vivant dans une région en quarantaine pour cause de zombies (certains étant « sauvages », d’autres « domestiques »). Et, durant l’une de ses représentations dans un bar paumé, Billy se fait mordre par un zombie, pendant qu’une horde dévorent les clients du bar. Voici le point départ d’un récit fun, assumé et ‘Roooock N Roll !

    En effet, ce Rockabilly Zombie Superstar est jouissif au possible (rien que la couv’ l’est, c’est dire). La faute à quoi ? A un scénario, certes qui n’évite pas les clichés, mais qui reste très bien écrit, plaisant et qui casse (et pas que) du zombie et assume, mais aussi grâce à des planches sublimes signé par un Nikopek qui se fait plaisir a dessiner des scènes bien bien gore comme il faut. Oui. Car c’est gore. Mais « vive les zombies qui bouffe leur ex-nana » comme disait mon grand père ! Bref, tout ça pour vous dire d’acheter ce Rockabilly Zombie Superstar qui est vraiment une tuerie, en plus, il y a de très belles couvertures réalisé par des blogeurs à la fin…

    Bigorneau, qui cassedédi cet article à Karine, Xidius et ce chanceux de Mr.Paul




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