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22
Jan
10

Revue de concert : Depeche Mode

2009 a été une année plutôt riche en concerts pour l’équipe d’Absolute Zone et autant dire que nous n’allions pas nous rassasier pour autant cette année, d’autant plus que les occasions d’aller voir nos artistes préférés ne devraient pas manquer. La preuve en est avec ce premier concert dès le mois de janvier et par n’importe lequel puisque nous parlons des grands Depeche Mode qui, après avoir fait escale au Stade de France l’été dernier pour leur Tour of the Universe, sont revenus faire une série de dates dans notre beau pays, dont deux à Bercy ! Et coup de chance, nous étions de la partie, prêts à voir si la fine équipe de Dave Gahan est toujours prête à en découdre…

Et oui, après environ 5 heures d’attentes et une première partie ayant tellement marquer nos esprits que plus personne ne se souvient du nom de la chose ressemblant à une parodie foirée de Depeche Mode, nous étions ultra motivés à l’idée de voir l’ultra charismatique Dave Gahan débarquer sur scène accompagné de sa fine équipe de toujours, à savoir l’indispensable Martin L. Gore à la guitare ainsi qu’Andrew Fletcher aux claviers, ainsi que les 2 autres musiciens en renfort, les désormais habitués Christian Eigner à la batterie et Peter Gordeno lui aussi aux claviers. Et autant dire que ces 5 là ont pour habitude d’être à l’heure puisqu’à 21h pétante, et alors que le logo DM tournait autour de la partie sphérique de l’immense écran en fond de scène depuis 5 minutes, Bercy a vu toutes ses lumières s’éteindre et la fumée se propageant dans la salle. L’écran affiche deux immenses têtes, le son monte petit à petit, les 4 musiciens font une montée sur scène acclamée et c’est In Chains qui démarre. Choix logique, puisque le morceau est tout simplement l’intro du dernier album Sounds of the Universe et s’impose naturellement comme un bon démarrage. Pourtant, alors même que Gahan débarque sur scène sous un flot de cris féminins stridents et d’applaudissements virils mais respectueux, quelque chose cloche. Le père Dave a beau assurer dès le début comme un cochon niveau chant et mettre tout le monde d’accord sur ses capacités vocales encore hallucinantes pour son âge, le morceau ne prend pas toute la dimension qu’on aurait pu attendre de lui pour une raison simple : nous n’entendons quasiment pas la guitare de L. Gore, ce qui est tout de même emmerdant pour un morceau dont le riff occupe une place si prépondérante. Un démarrage qui malgré ce souci technique lancera la machine tout doucement alors que Wrong résonne déjà dans toute la salle qui n’hésite pas à accompagner au chant tandis que l’assistance féminine s’émoustille devant le tombé de veste de Dave Gahan. Le premier single acclamé du dernier album ne prend pas complètement lui aussi, à cause d’une guitare tout simplement inaudible, enlevant ce côté blues que l’on avait pu découvrir à la chanson lors de précédents interprétations live. Et même si ce dernier arrive malgré tout à produire son petit effet, il ne parvient pas à être aussi percutant que la version studio, ce qui est tout de même emmerdant en concert. Et le constat sera de même sur Hole to Feed, dernier single en date qui parvient à faire bouger le public même si la balance qui en veut définitivement à la guitare plombe une fois de plus un peu l’ensemble. La réponse est sans appel : une mauvaise balance et une interprétation en deçà des attentes font des morceaux de Sounds of the Universe un semi échec en live, l’album restant bien plus marquant sur ses versions studios. Et ça tombe bien puisque le groupe va alors enchaîner les tubes avec tout d’abord Walking In My Shoes qui sera repris en chœur par un public fortement encouragé par un Dave Gahan joueur, ce qui permettra de chauffer un peu une assistance ayant du mal à décoller, chose que l’on peut aisément comprendre tant cet excellent morceau provoquerait presque un démarrage à froid. Pourtant, le groupe lui donnera comme succession une excellente surprise qui n’était pas pour déplaire à votre serviteur, bien au contraire, la terrible It’s No Good fort bien reçue par les fans que l’on entendait aisément s’arracher les cordes vocales pour répondre au groupe. L’assistance commence à chauffer malgré des débuts peu aisées, les ingénieurs sons semblent s’être réveillés, tout est prêt pour passer au niveau supérieur…

Un petit silence fait monter la tension, le groupe semble d’un seul coup confiant et les conditions sont réunies pour faire bouger Bercy comme jamais. Pourtant, Depeche Mode va carrément fait exploser la salle dès les toutes premières notes de A Question of Time, véritable bombe live qui aura fait lever les gradins aussi vite que la fosse aura tôt fait de s’agiter dans tous les sens, provoquant une véritable vague d’euphorie gommant en une seconde un démarrage plutôt lent. Clairement l’un des plus grands moments de la soirée, alors que l’ambiance va s’adoucir pour mieux accueillir le très bon Precious interprété à la perfection et se révélant totalement prenant. World In My Eyes arriva alors pour faire lui aussi son petit effet, notamment à l’arrivée de Gahan sur l’avancée de la scène gilet ouvert, ce qui lui permis de rendre enfin fous les quelques spectateurs s’étant placés autour de l’avancée exprès et ce qui provoqua assurément une montée instantanée d’hormones chez les dames qui se seront fait entendre, chose que le chanteur provoquera d’autant plus avec son déhanché dévastateur. Aussitôt acclamé par un public qui commençait à devenir très chaud, le chanteur sorti de scène accompagné de Fletcher et du batteur pour mieux laisser Martin L. Gore et Peter Gordeno faire une jolie session acoustique composée tout d’abord d’un Freelove fort apprécié par les fidèles du groupe et qui permis au guitariste emblématique de montrer ses capacités de chanteur appréciables, ce qui était encore plus perceptible durant Home, qui fit reprise en chœur par une salle complètement conquise et sur laquelle les autres membres du groupe revinrent après coup pour accompagner Bercy avec une courte improvisation instrumentale du plus bel effet et qui conclu cette partie acoustique. Le groupe ressorti alors Sounds of the Universe pour jouer l’excellente Come Back, qui une fois de plus se révéla bien inférieure à sa version d’origine, le début du live ayant même mis du temps à être reconnu par votre serviteur pourtant fan du morceau de base. Mais ce retour du scène en demi teinte était en réalité tout calculé, comme l’a montré la baffe prise par la suite…

A partir de cet instant, non seulement le reste du concert va oublier le dernier album et quelques ratés en live mais aussi va t’il se concentrer à aligner les tubes inoubliables pour mieux déchainer une salle ne demandant désormais plus qu’à se déchainer le plus possible. Mais avant de mieux lâcher les fauves dans la cage, le groupe fît monter l’ambiance avec l’excellente Policy of Truth qui là encore permis au public de montrer qu’il connaissait le répertoire du groupe avec une ferveur impressionnante. L’ambiance prête, Depeche Mode envoya un triplet absolument dévastateur et constituant à lui tout seul le meilleur instant de la soirée avec une série de tubes monstrueux, commençant par un I Feel You au riff de guitare toujours aussi accrocheur et permettant de faire encore monter l’atmosphère d’un cran pour recevoir LE tube ultime du groupe, véritable tuerie en puissance dont le live de plus de 8 minutes retourna la salle, la seule et unique Enjoy the Silence. Un tube interplanétaire faisant partie de ces chansons incontournables et cultes, prenant quasiment le statut d’hymne et bénéficiant d’une interprétation en concert sublime se révélant à la hauteur de l’original. Enfin, et alors que le public eu à peine le temps de se remettre de ce moment phénoménal ayant poussé la salle entière à chanter, la bande de Gahan nous acheva avec Never Let Me Down Again et son final stratosphérique dans lequel le leader pousse le public entier à basculer les bras en l’air de droite à gauche ce que la salle a fait avec un enthousiasme débordant, Dave Gahan tombant même le gilet pour provoquer des émois incontrôlés chez les dames.. En 3 chansons (dépassant les 25 minutes ensemble), le groupe a fait preuve de son talent indéniable à produire des tubes déplaçant les foules et rappela que sa réputation n’était pas usurpée.
Profitant de la chaleur énorme dans l’assistance, le groupe quitta la scène pour reposer un peu un public fou et Martin L. Gore revint lors du rappel accompagné de Peter Gordeno encore une fois pour une version acoustique de Dressed In Black très sympathique et permettant de redémarrer doucement pour repartir de plus belle et progressivement avec tout d’abord la superbe Stripped, ramenant tout le groupe sur scène pour mettre une dernière fois le feu, tout d’abord avec un Behind the Wheel reçu très favorablement par une fosse désormais déchainée puis pour mieux finir sur ce qui constitue avec Enjoy the Silence le titre le plus connu du groupe, un monument au riff de guitare mondialement et ici interprété dans une version plus rock que jamais, Personal Jesus.
Un bouquet final incroyable qui se termina par de rapides adieux et un départ de scène légèrement express…

Depeche Mode avait déçu en 2009 au Stade de France et les deux Bercy étaient fortement attendus par les fans tant la salle est emblématique pour le groupe dont le DVD de la tournée Exciter Tour en 2001 avait été filmé ici même. Et si la soirée n’était pas parfaite, notamment à cause d’un démarrage difficile et à un dernier album passant non sans casse en live, les anglais ont une fois de plus prouvé que leurs tubes faisait trembler les foules même si il faut reconnaître qu’on atteint pas le niveau des précédentes tournées, en partie pour la scène manquant clairement d’ampleur, surtout si on la compare à celle de la tournée précédente Touring the Angel dont le design était bien plus travaillé. Aussi faut il avouer que le groupe est moins en forme (ils vieillissent tout de même!) et que l’ensemble manque singulièrement d’improvisation ou de totale franchise, le show étant planifié aussi précisément que du papier à musique, problème que l’on retrouve très souvent chez des groupes aussi grands comme pour U2 ou Coldplay.
Cependant, ce serait faire la fine bouche que de renier un tel spectacle, mené par un Dave Gahan au charisme hallucinant et par un groupe aux tubes intemporels. Il y a pas à dire, les britanniques sont toujours d’actualité.

Setlist du 20 Janvier 2010
▪ In Chains
▪ Wrong
▪ Hole To Feed
▪ Walking In My Shoes
▪ It’s No Good
▪ A Question Of Time
▪ Precious
▪ World In My Eyes
▪ Freelove (acoustique)
▪ Home (acoustique)
▪ Come Back
▪ Policy Of Truth
▪ In Your Room
▪ I Feel You
▪ Enjoy The Silence
▪ Never Let Me Down Again

▪ Dressed In Black (acoustique)
▪ Stripped
▪ Behind The Wheel
▪ Personal Jesus

Xidius, qui remercie Beluga pour la dernière photo

31
Déc
09

Bilan musical de l’année 2009

Et oui, c’est la fin de l’année, le dernier jour, The Last day of the Year… Et même de la décennie ! Mais ne me croyez pas assez fou pour faire un récapitulatif de tout ce qu’on a entendu ces 10 dernières années parce que d’une je ne serais sûrement pas très objectif et de deux… Je ne serais sûrement pas très objectif. Mais au final, cette année, qu’est ce qu’il fallait écouter, voir en concert, à quel moment fallait t’il se boucher les oreilles, etc, c’est ici…

The Prodigy, une renaissance flamboyante
On les croyait définitivement morts et pourtant, les fous furieux de The Prodigy ont effectués une renaissance tel le Phoenix. Indéniablement, les bourrins menés par Liam Howlett ont opérés un come back fracassant avec un album à l’efficacité dantesque (en enterrant définitivement le déjà oublié Always Outnumbered, Never Outgunned) et surtout en retournant systématiquement le public partout où ils passaient, que ce soit en concert ou en festival, comme nous avons pu ici même l’expérimenter lors du Rock Werchter cette année, où être en fosse tenait de la survie. Un vrai uppercut dans la gueule comme on en attendait plus, nous rappelant que lorsqu’il s’agit de déchainer les foules, The Prodigy reste un groupe majeur. A expérimenter en 2010 pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux puisque le groupe refait une tournée en France avec notamment deux dates aux Zénith de Paris les 17 et 18 avril.

Les grands noms toujours présents…
Malgré les petits nouveaux qui chaque année font leur apparition sur la scène pour souvent faire un carton sur le moment et disparaître aussi tôt, de grands noms de la scène internationale ont démontré qu’ils étaient toujours là et qu’on pouvait compter sur eux. Si U2 avec No Line on the Horizon (album de l’année selon le magazine Rolling Stone) ou Depeche Mode et son très bon Sounds of the Universe viennent immédiatement à l’idée, on oubliera pas dans des genres tout aussi variés Bruce Springsteen avec Working on a Dream, Rammstein pour Liebe Ist Für Alle Da, Pearl Jam avec Backspacer, Eminem avec Relapse, Green Day avec 21th Century Breakdown, Muse avec The Resistance ou encore Bob Dylan et son Together Through Life.

Les révélations/confirmations.
Comme tous les ans, on a donc eu droit à un défilé de nouveaux artistes qui envahissaient la scène ou d’autres qui confirmaient leur présence. Si personne n’a pu éviter l’ouragan Lady Gaga (chez Absolute Zone, faut avouer qu’on s’en serait bien passer), la délicieuse Katy Perry (on parle pas de sa musique attention) a réussi à faire face avec ses singles tandis que Lily Allen a montré qu’elle pouvait tenir la distance avec un excellent second album intitulé It’s Not Me, It’s You, dont le single Fuck You est toujours sur toutes les lèvres. Dans les quelques noms qu’on connaissait déjà et qui continuent gentillement mais sûrement leur bonhomme de chemin, on ne pouvait pas ne pas citer Jamie Cullum et son excellent The Pursuit tout comme Joss Stone avec Colour Me Free! ou encore Norah Jones avec The Fall. Parce que oui, quand on aime chez Absolute Zone, on hésite pas à le signaler.

Le Roi est mort, Vive le Roi.
Bien évidemment, l’information musicale de l’année reste la triste disparition d’un pur génie, Michael Jackson. Le Roi de la Pop nous a quitté alors qu’il préparait son grand retour, laissant derrière lui une carrière incroyable remplie de tubes tout aussi inoubliables que Billie Jean, Thriller, Don’t Stop ‘Till Get Enough, Man in the Mirror, Black or White ou encore They Don’t Care about Us. Encore une fois, chapeau l’artiste.

Le concert de l’année
Il nous avait déjà fait halluciné au Zénith de Paris cette année mais pour le tout dernier concert de Nine Inch Nails, on peut dire que Trent Reznor a été royal. Avec comme invités sur scène Mike Garson (un pianiste de renom), Gary Numan, Atticus Ross, Dave Navarro ou encore The Dillinger Escape Plan, le groupe a livré une performance de 3h20 avec 37 morceaux au compteur, dans une salle de Los Angeles fanatique au possible. Un show hallucinant qui a fait parler de lui sur le web, tandis que les vidéos s’arrachent sur YouTube. NIN arrête le live (un dernier album est prévu pour 2010…), vive NIN !

Ainsi se conclue une année riche, durant laquelle on aura fait plein de découvertes musicales, pleins d’incontournables des 90’s et quelques revues de concerts bien sympas, tandis que Meekko nous a rejoint pour toujours plus d’articles musicaux. Et quand à vous, quels sont les albums, artistes ou concerts qui vous ont fait vibrer tout au long de l’année? On attend vos commentaires et en attendant… On se retrouve très vite pour 2010 et une nouvelle décennie !
HERE WE GOOOOOOOO!!!

Xidius

06
Oct
09

Actu musicale du moment !

La musique n’a aucune limite et connais une évolution constante, avec toujours de nouveaux artistes, de nouveaux mouvements et tout plein de belles choses ! C’est pour cela qu’il est bien de rester quelque peu informé de temps à autre des derniers nouvelles prêtes à bercer vos oreilles et à prendre soin de ses dernières…Allez, vous voulez briller en société lors de conversations musicales? Lisez ce qui suit !

Si il y a bien un duo français à l’heure actuelle qui au même titre que les Daft Punk est connu dans le monde entier, c’est bien évidemment Air, qui revient en octobre avec son sixième album intitulé Love 2. Autant le dire, si vous n’aviez pas aimer le précédent album Pocket Symphony, autant ne pas écouter celui-çi qui est dans la même veine que son prédécesseur. L’album est disponible dès aujourd’hui dans les bacs mais vous pouvez l’écouter sur Deezer en cliquant directement sur la pochette ci-dessus !

Tandis que Depeche Mode sort avec Hole to Feed le troisième single extrait de son album Sounds of the Universe, ils pètent littéralement un plomb avec ce clip assez…Vous verrez vous même en le regardant et pourrez le qualifier selon vos envies.

De son côté, le supergroupe de Jack White intitulé The Dead Weather que l’on vous avait déjà présenté continue aussi la promotion de son premier album Horehound avec comme nouveau single I Cut Like a Buffalo qui se voit illustré dans un clip réalisé par l’homme des White Stripes et des Raconteurs, entre autres…

Vous aimez Archive et vous considérez Controlling Crowds comme l’un des meilleurs albums de l’année? Alors vous serez heureux d’apprendre que les sessions d’enregistrement du disque ont étés tellement prolifiques que le groupe a décidé de remettre ça avec un nouvel album simplement intitulé Controlling Crowds Part IV dont la sortie est prévue pour 19 octobre. Le premier extrait, The Empty Bottle, est visible avec son clip en cliquant sur la pochette du disque et pour les plus impatients, sachez que vous pouvez réserver le disque directement sur le site du groupe !

Xidius

05
Août
09

Incontournables des 90’s…Violator

Dire que c’est la débandade totale actuellement sur ce site serait un doux euphémisme. Le boss est en vacances dans un trou paumé semble t’il tandis que les rédacteurs se touchent, à l’exception des deux mecs biens de l’histoire (Mystermask et moi bien sûr) qui travaillent durs. Mais heureusement, Xidius prend sur son précieux temps libre pour livrer son article hebdomadaire musical et cette semaine, dieu sait combien il est important puisque c’est les incontournables des 90’s ! Et pas n’importe lequel : Violator de Depeche Mode

Groupe phare des années 80, avec des succès retentissants aussi bien sur le niveau public que critique, Depeche Mode décida de s’attaquer aux années 90 en changeant leur musique. Nouvelle méthodes de production avec Flood à la barre et voici que le 19 Mars 1990 débarque Violator, aujourd’hui le plus grand succès du groupe. Et on comprend vite pourquoi en l’écoutant…

Avec ce disque, le groupe anglais imposa un tournant à sa musique, avec des morceaux très épurés tout d’abord, dont le premier du disque, World in My Eyes ou Halo. Surtout, le groupe donne dans un son rock teinté de blues des plus étonnants et livrant une des plus grandes réussites du groupe, Personal Jesus, véritable tube en puissance dont le riff de guitare entêtant et la rythmique très simple donnent un morceau inoubliable à la mélodie quasi parfaite. Le groupe n’en oublie pas ses interludes ultra planants et envoûtants à l’image de Waiting for the Night, sublimé par le chant de Dave Gahan & de Martin Gore, à côté de morceaux touchants plus à des sonorités électroniques, comme Policy of Truth. Et si les titres Blue Dress & Clean inscrivent définitivement l’album dans une thématique plus sombre et adulte qu’auparavant tout en gardant cette patte électronique, le plus important tube reste Enjoy the Silence, devenu LE titre incontournable du groupe, un hymne caractérisé par une rythmique soutenue, le chant pesant de Dave Gahan et les quelques notes de guitares magiques de Martin Gore. Avec Violator, Depeche Mode fait passer sa musique à maturité en livrant un disque sombre &  très personnel, avec des thèmes tels que les problèmes de dépendance (alcool & drogue) ou conjugaux et en imposant une nouvelle directive musicale avec brio. Un disque génial, frôlant la perfection sur de nombreux points dont la mélodie, et qui s’impose comme un…? Incontournable bien sûr!

Xidius




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