Posts Tagged ‘découverte musicale

06
Avr
10

La découverte musicale du moment…Tribeqa

En retard, en retard, en retard… Absolute Zone serait presque devenu réputé pour ses retards à la chaine, et ses pluies d’excuses qui ne changent pas grand chose à la donne, il faut bien l’avouer. Mais tentons une nouvelle fois de plus de nous rattraper, après un Xidius présente invisible dimanche et qui sera là demain, voici une découverte musicale qui arrive avec une semaine de retard. Mais l’important… c’est qu’elle soit là ! N’est ce pas Tribeqa?

Tribeqa est un groupe d’origine nantaise formé en 2002 et composé de 5 membres. Après avoir signé leur premier album éponyme en 2008, ils remettent le couvert cette année avec un second skeud qui non seulement permet de faire découvrir leur musique aux retardataires (dont nous faisons partie!) et donc de se faire connaître grâce à une meilleure diffusion et promotion. Et à l’écoute de ce Qolors, autant dire que c’est une plutôt bonne nouvelle.

Le premier mot qui vient à l’esprit lors de l’écoute de la musique de Tribeqa est métissage. Et ici, le terme est utilisé à son sens le plus noble tant la musique atypique du groupe brasse très large et embrasse de nombreuses influences allant des Etats-Unis à l’Afrique ! On croise donc du jazz, du funk, du R’n’B, de la soul ou des influences africaines et le tout est imprégné par un groove incomparable. C’est d’ailleurs assez fou de voir combien tous ces genres se mélangent dans chaque chanson et à ce titre, Rose constitue une jolie entrée en matière. Évidemment, certains titres sont dominés par un genre précis (Sands of Time s’imposerait comme le croisement improbable entre gangsta rap et musique traditionnelle africaine, Groove Band transpire assez étonnement la salsa ou le flamenco, Sun rappelle les phases posées de Gotan Project, les différents sQit apportent leur lot de psychédélisme…) mais on est surpris devant la cohérence et la tenue de l’ensemble, le résultat étant frais et quasi hypnotique.
Ne boudons donc pas Tribeqa et offrons leur la reconnaissance qu’ils méritent car qu’on se le dise, le métissage a du bon ! (on clique sur la pochette et on écoute…)

Xidius

16
Fév
10

La découverte musicale du moment…Gush

Absolute Zone a beau avoir une équipe de rédacteurs à la ramasse (ou qui tournent au ralenti, au choix), c’est aussi un site qui a une petite communauté de gens très biens qui soutienne l’entreprise depuis le début. Et de ce fait, chaque rédacteur est plus ou moins entouré de conseillers qui parfois aident sacrément à ramener l’information, la nouveauté, les dernières choses à savoir. Je ne fais pas exception à la règle et j’ai dans mes réserves un excellent conseiller musical qui de temps en temps (ça devient de plus en plus récurrent même) me souffle les dernières tendances à l’oreille. Et autant dire qu’une fois de plus, le bougre ne semble pas s’être trompé avec un groupe dont vous risquez vite d’entendre parler : Gush !

Gush, c’est un petit groupe bien de chez nous composés de 4 chics types respectivement appelés Yan, Xavier, Mathieu et Vincent. Vous vous en foutez pas mal des noms, et vous avez raison puisque la véritable cause pour laquelle on vous parle de ce groupe aujourd’hui qui se défini comme « un vrai geyser de pop kaléidoscopique », bah… C’est parce que mine de rien, ils risquent bien de faire leur trou d’ici peu avec la sortie de leur premier album intitulé Everybody’s God.

Avec ce disque, on peut d’ors et déjà parier que le groupe va s’apprêter à envahir radio et chaînes de clips ne serait ce que pour le premier single éponyme, No Way. Une guitare acoustique qui sonnerait presque country, une rythmique très con mais tout aussi efficace, une composition de fond assurée par basse ou électrique et surtout un refrain qu’on scande volontiers en mode peace & love en s’agitant joyeusement. Prenez la formule, variez là avec des touches de piano ou de synthés et un son de basse bien groovy et bam, les petits refont le coup avec You Really Got Style. Simplifiez un peu le tout avec une méthode « Claps your hands and say Yeah ! » et bingo, ça remarche de la même manière pour Back Home. Tandis qu’on leur reconnait volontiers un côté I’m From Barcelona avec des titres comme Vondelpark ou Killing My Mind, les bougres se paient des ballades un rien à la ramasse (dans le bon sens du terme) comme Remedy ou Jealousy (qui sent bon le old school) ou certaines chansons aux relents funk comme Dragster Cowboy ou Jeg Digger Deg. On reprochera sans problème à ces 4 mecs là de nous emmerder légèrement avec un soupçon d’anecdotique (In The Sun, My Favorite Song, Let’s Burn Again…) et de ne rien révolutionner mais pourtant, la sauce apparemment ultra vu et revue prend étonnement et on se sentirait presque coupable d’aimer la musique de Gush, pourtant inoffensive et ne demandant qu’à vous mettre le smile. De toute façon, on peut déjà prendre les paris concernant le futur succès d’un groupe qui aura bientôt squatté votre poste de radio mais très franchement, vu ce qu’il y a en comparaison à côté, on leur en sera fortement reconnaissant.
Bonne chance les mecs, vous le méritez.

Xidius, qui aime son conseiller mystère.

26
Jan
10

La découverte musicale du moment…Microfilm

Il est vrai que quand on regarde de très près le nom de nombreux groupes musicaux, il y a des fois de quoi se poser des questions. Dans certains cas, il est quand même très anecdotique, comme pour Superbus. D’autres fois, on trouve ça classe à défaut d’être débile, tel les Red Hot Chili Peppers. Aussi, c’est parfois tellement moche que c’est une métaphore à la « qualité » de la « musique » jouée, comme Tokio Hotel. Et des fois, ça n’a juste rien à voir avec de la musique, comme Microfilm.

Microfilm est un petit groupe de Post Rock français crée en 2003 et ayant à leur actif 3 albums. S’inspirant de groupes comme Explosions in the sky ou Mogwai, le groupe fait son petit bonhomme de chemin dans son coin mais n’a pas tellement réussi à se faire une place et un public de masse. Et à l’écoute du nouvel album sorti fin 2009 intitulé The Bay of Future Passed, on se dit qu’il fallait régler cette injustice et faire découvrir ce groupe !

Cet album pose un style très personnel au groupe pour ceux qui n’ont jamais tendus l’oreille à une seule composition de la formation et réutilise donc une formule qui jusque là s’est révélée efficace : des morceaux à l’ambiance très particulière grâce à des mélodies travaillées autour d’extraits de films assez étonnants et atypiques, posant toujours une atmosphère étrange et prenante. Allant d’une ambiance pesante de film d’horreur avec Blood Simple à un témoignage surprenant par sa force d’un ouvrier à la chaîne Peugeot dans Devant Nous, Rien tout en se permettant une escapade joyeuse et très pop dans le titre éponyme ou un titre plus sombre et rock avec Combinaison, le groupe nous ballade dans différents univers sonores et achemine son trip étrange sans que nous ayons eu le temps de se rendre compte de quoi que ce soit. C’est frais, efficace et ça mérite d’être connu, alors si vous aimez le genre, cliquez de suite sur la pochette de l’album et sautez le pas, vous devriez aimer…

Xidius

08
Jan
10

Découverte musicale : Malika Ayane

Et oui il m’arrive parfois de piquer la rubrique de Xidius pour pouvoir y ajouter mon petit grain de sel, ma petite découverte.

J’ai donc découvert très récemment (il y a 3 jours en fait) une jeune artiste italienne dont le premier album ne devrait pas tarder à sortir. Malika Ayane est donc le nom de cet album (ainsi que celui de l’artiste hein) et j’ai eu l’occasion de l’écouter un peu avant tout le monde (et légalement!).

Son premier single « Come Foglie » est déjà disponible sur Itunes. Au niveau des sonorités ça oscille gentiment vers le KT Tunstall, pour la sonorité mélodieuse et douce tout en restant suffisamment rock.

Malika Ayane est née à Milan en 1984 de père marocain et de mère italienne. Sa formation musicale a débuté au Conservatoire « Giuseppe Verdi » de Milan où de 1995 à 2001 elle étudie le violoncelle. Elle fait partie de l’ensemble du Chœur des Voci Bianchi du Théâtre de la Scala, dans lequel, en plus du rôle de choriste, elle exécute souvent des morceaux en soliste
En 2007, Malika rencontre Caterina Caselli qui voit aussitôt en elle une personnalité artistique avec un style original, frais et « épicé ». C’est Paolo Conte qui utilise cette expression pour définir la voix de Malika: « La couleur de cette voix est d’un orange obscur qui a la saveur d’une épice amère et rare ». Malika commence à travailler à son premier projet discographique qui voit le jour en automne 2008 et s’intitule « Malika Ayane ».
L’album, un projet de Caterina Caselli Sugar est un carrefour de talents: le producteur et arrangeur Ferdinando Arnò (auteur et compositeur de toutes les musiques et de presque tous les textes, à l’exception de « Fandango »), Pacifico (qui est auteur de deux titres « Sospesa » et « Contro vento »), Giuliano Sangiorgi (auteur de « Perfetta »), et le Maestro Paolo Conte, qui offre au Malika un morceau inédit « Fandango ». Malika est co-auteur de deux titres : « Briciole » et « Il Giardino dei Salici ».

Le disque se sert des contributions artistiques de quelques importants noms du milieu musical international : Tom Elmhirst (Amy Winehouse, Adele, Lily Allen, Moby, Maroon5 & Mary J. Blige), qui a mixé la plus grande partie des passages, Tony Cousins, (Massive Attack, Peter Gabriel, Robbie Williams), qu’il a masterisé l’album aux « Metropolis studios » de Londres et Vincent Mendoza (Björk, Joni Mitchell), qui a soigné l’arrangement de l’orchestre dans les passages « Il giardino dei salici» et « Perfetta ».
La publication de l’album est précédée du succès radiophonique du single « Soulwaver », encore plus connu dans sa version italienne « Sospesa », qui voit la participation de Pacifico. Consécration et popularité de Malika Ayane arrivent avec « Feeling Better » qui reste aux sommets des morceaux les plus transmis par les radios pendant plus de 4 mois : un record véritable pour un artiste émergent, et avec l’accueil chaleureux de la critique musicale qui titre : « Une voix est née. Malika Ayane avec une mélodie a ensorcelé Paolo Conte » (Gino Castaldo, Repubblica) ; « Malika Ayane chante Conte, souvenez-vous d’elle. Très bel album de début » (Marco Mangiarotti, Il Giorno) ; « C’est difficile de décrire ou d’attribuer un genre à la musique suspendue de Malika qui se meut entre la chanson italienne, les sonorités nu-soul et trip hop, avec une production moderne de reine de la musique black américaine et une atmosphère épicée du Sud du monde. Et dans ce paysage en nuances, elle se meut avec sûreté et style » (Michele Primi, Rolling Stone magazine).
« Feeling Better » devient un « tormentone » et son vidéoclip va en haute rotation sur tous les principaux sites musicaux. Le morceau que Malika Ayane présente au festival de Sanremo s’intitule « Come foglie » (texte et musique de Giuliano Sangiorgi), et il est produit et arrangé par Ferdinando Arnò.

Alors oui, je viens de vous copié/collé la bio du myspace officiel français (que je vous invite à aller voir), mais sachant que c’est moi qui l’ait créé (avec l’aide de oldesign), j’ai le droit.

05
Jan
10

La découverte musicale du moment…The XX

Le soir du 31, c’est l’occasion de se mettre une mine mémorable, de profiter de la vie, de la célébrer avec ses amis ou encore de faire des résolutions qui ne seront pas tenus. Mais c’est aussi l’occasion de retrouver des gens biens, dont un fidèle lecteur d’Absolute Zone avec qui nous avons eu de passionnantes discussions sur la musique ! Et dire que celles ci ont étés enrichissantes serait un euphémisme car grâce à elles et à mon cher interlocuteur, je vais pouvoir vous parler, un peu en retard certes, d’un super groupe qui s’appelle The XX !

Ils étaient 4 (ils ne seraient plus que 3), ils sont londonien et pour eux la réputation aura explosé en 2009 alors qu’ils opèrent depuis 2005. Mais c’est cette année avec la sortie de leur premier album XX que les anglais ont fait sensation sur la scène internationale et plus particulièrement en Europe, en intégrant direct les charts et en faisant pas mal parler d’eux dans le monde indé. Quoi de plus normal puisque ce premier album est plutôt réussi…

Derrière cette pochette plutôt évocatrice et atypique se trouve un petit album sophistiqué et loin des standards brutes, vivaces et hyper actifs qui caractérisent les premiers albums des derniers groupes anglais en vogue. Non, ici, on se retrouve face à une Intro tout d’abord atmosphérique, dont on pourrait relever une certaine similitude avec The Cure puis viens un beat vif ayant plus à voir avec du hip hop. Étrange mélange, saupoudré de voix lancinantes, qui va faire recette durant tout l’album avec deux voix timides et pas moins sublimes, une guitare entêtante, une rythmique simple et des samples tantôt amusants, tantôt planants. Fascinante, lascive et ultra séduisante, la musique de The XX fait de leur premier album un trip planant et inspiré, un instant nous emmenant sur une autre planète et auquel on reviendra souvent. Et puis pour une fois qu’un groupe « révélation » venue d’outre manche ne se résume pas à du pop/rock un rien bourrin, on ne va pas cracher dans la soupe !

Xidius, qui dédit cette article à quelqu’un qui se reconnaitra…

03
Déc
09

La découverte musicale du moment…Wolfmother

Il n’est pas là mardi parce que le boss décide de poster une journée en retard, il n’est pas la mercredi parce que Bigorneau fait un article et on va pas l’en empêcher… Il est donc là jeudi. Mais qui ça? L’article musicale de la semaine bien sûr ! Et figurez vous qu’à l’origine, j’étais censé parler des Them Crooked Vultures. Puis figurez vous que j’ai écouté l’album, qui m’a laissé froid. Comme le hasard fait bien les choses, Meekko en a parlé récemment et donc du coup, j’ai refouillé le calendrier des sorties avant de tomber sur du rock, du vrai, du bien. Du Wolfmother même.

Et oui, encore un nom étrange lorsque l’on traduit et qui est rarement énoncé dans nos biens beaux médias. Et pourtant, les petits gars de Wolfmother sont réunis depuis 2000 et ont creusé leur petit bout de chemin jusqu’au succès en 2006 avec leur premier album éponyme, célébré par des critiques enthousiastes et un public chaud à chaque passage du groupe en festival. La réputation monte et ça se paie même le luxe de prendre un petit Grammy Award pour le tube Woman ainsi qu’une pluie d’autres récompenses qui arrivent d’à peu prêt toutes les cérémonies de la planète. Évidemment, les petits gars sont attendus au tournant avec le passage fatidique du deuxième album. Il arrive de l’espace, et il leur permet de confirmer en beauté… Mesdames & messieurs, Cosmic Egg !

Une basse qui ronronne grassement, une rythmique qui assure le rythme impeccablement, une guitare qui s’installe avec un son dont l’écho est quasi spectral avant de tout faire péter dans de grands riffs qui envoient du lourd et des solos qui chatouillent les cordes comme il faut. Wolfmother, c’est le groupe de hard rock qui partirait presque avec un morceau à l’ambiance proche d’une transe électrique sur son nouvel album avec California Queen. Mais ce qui fait que l’ensemble marque immédiatement l’esprit, c’est aussi (surtout?) la voix d’Andrew Stockdale qui sonne bon les 70’s. Une voix haute, indiquant immédiatement qu’on est pas là pour se prendre la tête, on est là pour une seule chose : le Rock ! On compare le groupe à Led Zeppelin, à Black Sabbath, à Deep Purple, aux White Stripes ou même aux Doors. (faut aller la chercher celle là…). Que nenni, si Wolfmother sent les inspirations nombreuses et variées, le résultat est encore une fois là : Cosmic Egg envoi son lot de chansons qui déboitent comme il faut, à l’instar des tubesques New Moon Rising, Sundial, le très classe Cosmic Egg ou encore Pilgrim. Vous êtes nostalgique et vous souhaites changer la bande son de votre prochaine virée en Harley sur la Route 66? Wolfmother est tout indiqué les mecs. Alors maintenant, vous cliquez sur la pochette !

Xidius




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