Posts Tagged ‘culte

16
Mar
10

Incontournables des 90’s…Ill Communication

COME BACK ! Après plusieurs semaines d’absence inattendues et sûrement peu appréciées de votre part (ce qui est tout de même légitime), l’article musical du mardi revient en force pour continuer à explorer les magnifiques années 90 qui furent riches en nouveautés, en évolutions et en albums de malades, en artistes fous et en expérimentations toutes plus excentriques les unes que les autres. Forcément, ça a pas toujours été beau à entendre (et à voir) mais parfois, le résultat cassait la baraque. Une nouvelle démonstration cette semaine avec les Beastie Boys et cette bombe de skeud appelée Ill Communication !

A l’origine groupe de punk, les Beastie Boys se sont ensuite essayés au hip hop et à un mélange des genres  nouveau pour l’époque, créant carrément l’évènement lors de la sortie de Licensed to III, leur premier album, en 1986 qui est considéré aujourd’hui comme l’un des premiers si ce n’est LE premier succès hip hop d’un groupe majoritairement blanc, sortant le genre d’une communauté restreinte et l’ouvrant à un public plus large, le succès étant international. Après un second album produit par ce qui allait devenir les Chemical Brothers et un troisième au succès raisonnable, le groupe explosa tout sur son passage en 1993 avec la sortie de ce Ill Communication, considéré à raison comme le chef d’œuvre ultime de la formation.

Un album qui montre la densité de la musique du groupe et la multiplicité des influences dès le premier titre Sure Shot structuré sur un simple air de flute répété en boucle, par dessus lequel une rythmique soutenu Mike D, MCA et Ad-Rock impose un flow agressif et groovy. Le résultat est atypique et étonne alors que Tough Guy et son riff punk bien gras et en arrière plan résonne sur un rap ultra rapide, totalement contre balancé par l’intro de B-Boys Makin’ With The Freak Freak (un titre pareil ça ne s’avance pas), où l’on entend un message téléphonique en français appelant un certain Adam, avant d’envoyer de la rythmique entrainante, de la basse qui fait bouger son body et les voix du groupe en mode mégaphone (ça grésille généreusement). Retransition rapide et over the funk avec Bobo On The Corner (guitare fuzz, basse grasse et groovy, tambourins en folie…) et c’est Root Down qui arrive, résonnant comme la rencontre inédite et remixée entre le son des Beastie Boys et la bande originale de Shaft (dont on peut discerner le célèbre riff) avant de se manger l’uppercut magistral de l’album, le premier single lors de la sortie qui a mis tout le monde sur le cul, cette énorme tuerie de Sabotage bourrée à la ligne de basse qui fait mal, à la rythmique saccadée et aux interventions brutales de guitare : Ultra culte, ultra efficace… Un classique. Mais ne se reposant pas sur leur acquis, les Boys renvoient le flow de façon psychédélique avec Get It Together avant de se la jouer cool dans une petite session instrumentale très funk et très détendue appelée Sabrosa. On reprend un peu la danse avec un autre mix improbable dans lequel on croise des tam-tam venus des îles, une basse funk encore une fois, des synthés et une voix shootée au numérique dans The Update. Futterman’s Rule se pose en acid funk aux accents country/rock des plus surprenants, Alright Hear This envoi son implacable rythme qui traversera votre corps en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et Eugene’s Lament fait halluciné l’auditeur pour peu que celui-çi soit déjà en transe, ce qui est fort probable. Flute Loop reprend la formule du premier titre et en refait la démonstration avec brio tandis que Do It sent le bon son old school tranquille afin de préparer le terrain pour un Ricky’s Theme qui semblerait presque sortir d’un club de jazz lounge. Heart Attack Man sonne comme un pétage de plomb punk qui vient foutre un coup de pied au cul de tout ce passage un peu trop calme et on récupère les bonnes habitudes funky et rythmées pour The Scoop, avant d’achever le tout par un Shambala rappelant les trips hallucinatoires et ambiants du Jamiroquai de la grande époque, par un Bodhisattva Vow réunissant le flow de la bande et une bonne louche d’influences orientales quand enfin Transitions conclue l’ensemble par une note instrumentale posée et jazzy.
Avec ce disque, les Beastie Boys montrent encore une fois et mieux que jamais qu’ils sont de véritables touches à tout, piochant dans n’importe quel style pour mieux construire un hip hop rythmé et quasi agressif mais toujours entraînant, efficace et surtout, étonnant. Autant dire que dans une période aussi creuse actuellement, s’en passer tiendrait de la folie.

Xidius

21
Fév
10

Xidius présente…Aliens VS Predator

A l’origine, c’était un chef d’œuvre de science fiction horrifique, l’un des monstres les plus effrayants du septième art. Puis vint l’autre dans un de plus grands films d’action jamais réalisés. Le premier reçu deux suites phénoménales et un film de trop. Le second fit lui aussi l’objet d’une suite, une série B qui posa l’idée d’une rencontre désormais fantasmée. Puis la rencontre vint, d’abord dans deux FPS cultissimes sur PC puis dans des comics. Jusqu’au drame, une adaptation cinématographique nanardesque et une suite qui enfonça le clou en se montrant d’une nullité abyssale. Aujourd’hui, ils sont de retour…
Chérie, devine qui vient dîner ce soir !

Xidius, du côté du chasseur à dreadlocks.

08
Déc
09

Incontournables des 90’s…Nevermind

Il faut admettre que quand on regarde dans le passé, on trouve parfois des horreurs qu’on aurait préféré oublier. Souvent, c’est pour une question vestimentaire. Et quand on revoit les années 90 et les vêtements portés à l’époque, que des séries comme Hartley Coeur à vif ou Hélène et les Garçons nous rappelle, on se dit que c’était pas toujours très beau. Pourtant, on était pas toujours pleinement conscients de notre habit. On avait même tendance à suivre le mouvement à la mode ou certains courants forts appréciés pour avoir l’air cool. Parmi l’un des mouvements les plus forts au début de ce siècle chez les adolescents, on a notamment eu celui nous faisant porter des jeans déchirés, des tee shirts trop grands et poussant les amateurs à être dans un état défoncé. Et ouais, le grunge c’était du rock’n roll tout en étant bien plus. C’était tellement underground que ça a été un véritable phénomène, porté par un disque au succès monstrueux… Nevermind de Nirvana !

Nirvana, c’est le groupe tombé au bon endroit au bon moment et qui surtout faisait la musique qui fallait à l’époque propice. Après un premier album Bleach qui n’aura pas retourner les foules tant que ça, la tornade Nirvana explose tout sur son passage en 1991 avec cet album Nevermind, étant 1er des charts devant Michael Jackson dans de nombreux pays et étant ultra diffusé que ce soit à la radio ou à la TV. Et si on n’expliquera pas la suite et le destin tragique de la fin du groupe, on va cependant se pencher sur le summum de leur carrière.

Nevermind est à vrai dire bien plus qu’un simple album en raison de son succès et notamment du premier titre de l’album, mondialement connu et que vous avez assurément déjà entendu de nombreuses fois, l’ultra cultissime Smells Like Teen Spirit. Un côté décharné avec sa guitare saturé, sa ligne de basse programmée pour faire péter les enceintes sans compter la batterie de Dave Grohl qui martyrise gentiment son instrument tandis que l’icône Kurt Cobain vocifère gueule grande ouverte durant le refrain, voilà les ingrédients qui auront fait de cette chanson un tube interplanétaire et même le véritable hymne du mouvement. Et à vrai dire, la formule va être réutilisée tout le long du disque, que ce soit avec In Bloom et sa guitare bien défoncée durant les couplets (même si Cobain est compréhensible durant toute la chanson ce coup çi), Come as you Are avec une composition plus posée sur les cordes même si le rythme est toujours aussi rapide. Le gros riff montrant immédiatement l’inspiration du punk sur le mouvement et le groupe vient avec Breed, tout comme Territorial Passings qui marche sur la même structure tandis que Lithium permet au leader d’épiloguer sur l’un de ses sujets préférés : la drogue. D’ailleurs, ça parle de thèmes très joyeux à travers tout le disque comme la mort, la solitude, la souffrance, etc… Et quand bien même ça gueule pendant tout le reste du disque, Nirvana nous fait la surprise de terminer sur une ballade plutôt efficace avec Something in the Way, qui étonne de par son calme vis à vis du reste, signalant bien qu’on est arrivé à la fin!
Certains détestent, d’autres adorent. Il n’empêche que Nevermind permet de retomber dans le passé au détour d’un seul disque qui s’est imposé comme le symbole d’une génération et comme l’un des monuments d’un phénomène culturel qui sera mis à mal très rapidement par la musique industriel notamment. Enfin ça, c’est une autre histoire…

Xidius




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