Posts Tagged ‘concert

10
Juil
11

Revue de Concert: Cat Power

En attendant son prochain album, Chan Marshall alias Cat Power nous a offert un magnifique concert pour le festival Days off à la salle Pleyel le 3 juillet dernier.

Avec une première partie lente tenue par le timide Olafur Arnalds et son groupe interprétant des instrumentales au piano, quatuor à cordes et rythmes électroniques, l’ambiance était plus à l’endormissement dans l’audience qu’aux longs et forts applaudissements. Heureusement, la belle Chan Marshall était là pour remonter le niveau, mais surtout pour donner une ambiance plus chaleureuse à la grande salle Pleyel.

Après s’être fait attendre un bon quart d’heure, les musiciens rentrent enfin sur scène accompagnés de Cat Power. N’oubliant pas de saluer son public, les premières notes se font entendre avec la chanson Bully, qui annonce un nouvel album sous le signe du retour aux sources musicales de Chan Marshall : simples et minimalistes. Enchainant ensuite avec des reprises de Billie Holiday, Janis Joplin et d’autres artistes. Elle nous offre un moment de poésie rare par sa gestuel et sa voix.

Malheureusement le stress se fait sentir sur les épaules de Cat Power oubliant même les paroles de certaines chansons et faisant douter son groupe sur le rythme de ces chansons. Il lui arrive même à un moment de s’excuser haut et fort au micro. En réponse à l’artiste une personne dans le public lui répond : « I DON’T BLAME YOU » (« je ne t’en veux pas » mais surtout titre d’une des chansons de Cat Power).
Les regards échangés entre les différents membres du groupe, Cat Power allant vers eux pour leur parler en plein milieu d’une chanson, sa gestuel et marchant toujours dans les zones sombres de la scène… ça rassure donc, c’est bien un concert de Cat Power.
Prise par sa musique elle continue donc par 3 de ses compositions avec tout particulièrement The Greatest où, à la fin de la chanson, elle décide de quitter la scène, laissant le groupe terminer l’instrumental. Petite frayeur dans l’audience, peur qu’elle ne revienne pas… chose déjà produite auparavant dans certains de ses concerts.

Mais pour le plus grand plaisir de tous elle revient alors pour continuer son set par une reprise des StoogesI Wanna Be Your Dog.
Elle enchaine ensuite par ses compositions montrant la justesse dans sa voix et la difficulté, encore une fois, pour son groupe de la suivre.
Le concert se termine par ses trois meilleures chansons dont une nouvelle composition : Ruin, changeant totalement l’ambiance par un rythme beaucoup plus soutenu. Elle nous montre alors la magnificence de sa voix avec une reprise d’une chanson en espagnol. Elle finit sur I Don’t Blame You, allant alors chercher un bouquet dans les coulisses et lançant des roses à tout va dans le public.
Son groupe quitte la scène, la laissant alors seule avec son public : elle sert des mains, rigole avec ses fans et enfin part difficilement dans les coulisses après de nombreux salut.

Pour résumer :

Mélangeant justesse, beauté, minimalisme et simplicité, Cat Power nous prouve encore une fois son envie de partager et de donner avec son public. Malgré ses difficultés à garder le rythme et à surmonter son stress, la belle et timide Chan Marshall nous offre un de plus beaux moments de rock pouvant exister.

Et en cadeau une chanson inédite de Cat Power : Monster

Punkos

05
Avr
11

Les eighties (mais pas que…)

Un petit article auto promo, comme ça, pour le fun. Avec ce cher @brprod33, nous avons filmé le concert d’un groupe arcachonnais qui s’est spécialisé dans les reprises de vielles chansons, et notamment des années 80 (mais pas que), j’ai nommé Doozy ! Un groupe composé de 4 personnes qui, en plus d’être sympathiques, sont très talentueuses. Et pour vous le prouver, voici deux extraits de ce dit concert, où le groupe vous livre la reprise de Rue de la Paix, de Zazie (un titre pas du tout eighties) mais aussi celle de Mrs Robinson, de Simon et Garfunkel (un titre plus sixties que eighties mais bon). Enjoy !

MAJ: Un nouvel extrait du concert, avec une reprise de Wouldn’t it be good !

Si vous aimez, vous pouvez liker la page facebook du groupe, allez voir ce que Bastien fait sur son site (et liker la page facebook d’Absolute Zone hein, mais je dis ça, je dis rien…)

Rue Mrs Bigorson

27
Nov
10

Mass Hysteria, Metal and other stuff …

Sur Absolute Zone, on aime pas mal de choses (souvent de la qualité d’ailleurs), on essaye de faire le tri mais cette fois, pourquoi pas découvrir un genre (ici, de musique) qui sort un peu des sentiers battus : aujourd’hui, on va parler Métal, et surtout Métal français avec le groupe Mass Hysteria !

Mass Hysteria est un groupe de Métal français qui depuis 1993, s’est imposé comme une référence pour les amateurs du genre. Ils ont 6 albums à leur actif et sont en pleine tournée pour promouvoir leur dernier en date : Failles. C’est à cette occasion que j’ai pu les voir en concert dans une salle préalablement chauffée par deux groupes en première partie : le groupe My Heroïne, originaire du bassin d’arcachon et le groupe Doyle qui, disons le franchement, envoie du lourd. Mais ensuite arrive sur scène Mass Hysteria, composé du chanteur Mouss, de Yann et Nico à la guitare, de Stéphane à la basse et de Raphaël à la batterie.

Inutile de décrire l’effervescence du public qui s’est déplacé depuis les quatre coins de l’Aquitaine pour assister à ce concert lorsque le groupe qui était en grande forme se mit à interpréter les premiers titres de leur nouvel album. Une des choses les plus remarquables lorsque l’on assiste à un concert de Mass Hysteria, c’est de voir la bonne humeur que le groupe dégage, une bonne humeur qui, associée à quelques solos de guitare et de batterie, met tout le monde d’accord. Du côté des paroles, les musiques sont des musiques à thèmes, qui font passer un message d’engagement (écologie, contre l' »aliénation » de la télé sur les gens, contre ce que le groupe appelle du « faux rock » tel que les BB. Brunes…) et un message positif (une chanson sur l’amour, une autre sur la paix, sur l’amour de la musique, quelque soient les genres…).

Mais là où le concert devient « Furieux », c’est quand Mass Hysteria fait marcher le fan service en interprétant leurs premières musiques qui donnaient plus dans le pop-rock et dans l’electro : ce  mix des genres cher au groupe est excellent, on ressent alors toute la puissance du groupe. Et à l’occasion de l’anniversaire du batteur le jour même, les filles du public ont été invitées à monter sur scène pour lui souhaiter un bon anniversaire comme il se doit, en dansant sur fond de musique electro-métal. Mass Hysteria est définitivement proche de son public, pour preuve la prise d’une photo de famille du groupe avec tout le public, qui s’est fait offrir du champagne sur fond de musique d’ AC/DC pour terminer le spectacle en beauté. En bref, Mass Hysteria se donne complètement en concert, n’hésitant pas à attirer de plus en plus de public en jouant sur la mixité des genres.

Marvel Métal Boy

12
Déc
09

Revue de concert : Rammstein

Mardi 8 décembre 2009. Une vague de Doc Marteens, New rock ou autres Rangers envahit la capital, ou plus précisement le Palais Omnisport de Paris Bercy.Oui, mardi, on a eu du lourd, du chaud, du bon, de la brute(et peut être même du truand), du wow, du … DU METAL ! Et pas n’importe quel groupe : Rammstein ! Le « Liebe ist für alle da Tour » s’est donc vu faire un carton chez nous puisque Bercy était plein à craquer ! Et c’est donc perchée sur mes Doc que je suis allée voir le plus pyrotechnicien des groupes !

A 20h00 débute la première partie, et quelle première partie : Combichrist. Un groupe norvégien d’électro-indus qui envoie la sauce et qui mérite à se faire connaître ! Ca balance les watts et quoi de mieux pour nous motiver pour le concert à venir ! Le chanteur possède une voix particulière, un peu raillée, mais tellement puissante ! Les deux batteurs font un carnage de leurs matos ! L’un(positionné à gauche)renverse une bouteille d’eau sur son tom basse pour ensuite le tapper ! L’autre va carrément monter sur sa batterie pour frapper sa cymbale ! Quand au claviériste,lui, il ne cesse de secouer sa tignasse, en gros : il s’éclate et nous aussi ! Un de ses claviers n’a d’ailleurs pas fait plus de 3 chansons, oui, feu le clavier s’est vu se faire jeter ! Combichrist ira, je l’espère, loin et Rammstein a fait un très bon choix !

C’est donc après une petite pause et à peine remise du combo Combichrist qu’arrive ceux qu’on attend tous ! La salle est plongée dans le noir. Puis on peut apercevoir sur chaque côté de la scène des trous qui se forment, comme s’ils attaquaient la scène à la pioche : Paul et Richard sont là ! Chacun de son côté habituel, c’est à dire gauche pour Paul et droite pour Richard. Etant positionnée dans la fosse, j’ai donc eu Richard en face de moi(un petit peu loin certes)et il est encore plus charismatique en vrai ! Mais revenons à notre revue ! Une fois tous les membres arrivés, une lumière qui cette nous fais penser à un chalumeau entaille la scène au milieu : Till vient compléter la bande. Rammlied démarre et une fois la scène allumer on découvre que le rideau de fond fait très caverne ! Till est vêtu d’un tablier rouge et d’une collerette rouge qui, pour les plus moqueurs, pourraient faire penser à la « collerette de l’espace » de Lady Gaga. Il ouvre la bouche en grand : de la lumière blanche en sort ! On enchaine avec B******** et Waidmanns Heil : que du bon, que du nouveau ! Mais on se fait un petit retour en arrière avec les désormais mythiques : Keine Lust, Weisses Fleisch et Feuer frei! ! Et Feuer frei!(qui est une de mes chansons préférée) permet de ressortir les masques lance-flammes déjà utilisé sur le Reise, reise tour(si vous voyez pas, z’avez qu’à acheter Völkerball!). De là où j’étais, dans la fosse, au niveau de la régie, du côté de Richard, on pouvait sentir la chaleur des flammes ! Autant vous dire que ceux au premier rang ont dû jouer les poulets rôtis, mais un jeu qui en vaut plus que le coup ! Retour dans le présent, les riffs de Wiener blut se font entendre. Wiener blut, traduisez sang viennois, est inspiré du fait Josef Fritzl. Mais pourquoi donc vous raconte-je ça, peut-être parce qu’une nouvelle nous sommes dans le noir et tout à coup des lasers verts nous arrivent dessus. Mais quoi que c’est-y donc que ces lasers verts ? Rallumage de scène et paf : une dizaine de baigneur, pendus, descendent et les lasers ne sont autres que leurs yeux ! Je rajouterais que les poupons étaient dans un sale état, pour ajouter un peu de « piquant » à la scène. La chanson touche à sa fin, qu’à cela ne tienne : les bébés en plastoc explosent un par un ! Quand je vous dis que c’est impressionant Rammstein sur scène ! C’est le moment de la chanson douce et c’est Frühling in Paris. La chanson aillant des passages en « französich« , il était donc obligé que l’on chante ces passages. Le moment « c’est l’heure de verser une larmichette » est passé et on reprend avec Ich tu’ dir weh. Till s’élève de la scène et fait tomber des étincelles sur un Flake dans une baignoire. Deuxième retour dans le passé, Benzin, Links2-3-4 et surtout le traditionnel Du hast. C’est ZE chanson de Rammstein, un concert de Rammstein sans Du Hast, c’est pas un concert de Rammstein ! On finit le set avec Pussy et son final très mousseux et avec des confettis. Entre temps le rideau « caverne  » est tombé, laissant un fond plus industriel avec des ventilos, des spots en forme de croix. Du lance-flamme, y’en a eu à chaque chanson. Deux câbles relient la scène à la régie. Sur Du Hast, une étincelle sur un des câbles provient de la scène, fait péter une boite à étincelles rouges, puis une autre repart vers la scène sur l’autre câble et fait péter tout le haut de la scène. Flake est monter sur des tapis roulant, il troque son manteau noir contre une tenue à paillettes ! Les 2 grosses caisses de Doom ont les initiales du nouvel album(LI sur une, FAD sur l’autre). La scène est cependant trop basse et sans écran, certainement un peu dur de tout voir pour ceux dans le fin fond de la fosse.

Aller hop, rappel. 4 chansons, dont Haifisch où Flake a pu voguer sur son bateau. Je n’ai malheureusement pas pu le faire slamer mais ça veut pas dire que je l’ai pas vu de près : on va dire qu’il était à moins de 2 mètres. Il repart de l’autre côté de la fosse et nous sort un drapeau … français ! On termine Haifisch ainsi que le concert avec Engel. Till porte des ailes qui s’enflamment à la fin et une femme en robe blanche danse comme si elle flottait dans le fond de la scène. Salut du groupe. 1h45 de concert, un peu trop court à mon goût. Till, pour dernier mot :  » Merci Paris, vous êtes incroyable ». Merci Rammstein, vous êtes incroyable !

Setlist :

  1. Rammlied
  2. B********
  3. Waidmanns Heil
  4. Keine Lust
  5. Weisses fleisch
  6. Feuer frei !
  7. Wiener Blut
  8. Frühling in Paris
  9. Ich tu’ dir weh
  10. Liebe ist für alle da
  11. Benzin
  12. Links2-3-4
  13. Du Hast
  14. Pussy
  15. Sonne
  16. Haifisch
  17. Ich will
  18. Engel

 

Source photos : http://www.flickr.com/photos/cgo2/

Meekko.

05
Nov
09

Critique ciné : Michael Jackson’s This Is It

Évènement tragique majeur du monde musical cette année, la mort de Michael Jackson n’aura cependant pas échapper aux producteurs qui se seront empressés d’inonder tous les disquaires de la planète de best-of, compilations et autres objets à l’effigie du King of Pop. Preuve de cette empressement médiatique hallucinant, la sortie 5 mois après la mort de l’artiste de This Is It, documentaire basé sur les répétitions de la tournée de 50 concerts prévus à Londres, tournée qui devait être la porte de sortie ultime pour un homme à la carrière hallucinante et qui a autant côtoyé le summum du show business que les bas fonds de la popularité, dû en partie à ses procès et autres.
Quelque part, l’idée de voir Michael Jackson pour sa mort est fort intéressante, l’homme ayant toujours eu une affiliation avec le monde du cinéma, de la fiction et du rêve, comme en témoigne son film Moonwalker, la révolution qu’il a orchestré au sein du vidéoclip en transformant celui çi en véritable court métrage, avec le cultissime Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorsese) ou encore Ghosts (40 minutes !!!), et l’aventure Captain Eo, spectacle vidéo en relief réalisé par Francis Ford Coppola pour les parcs d’attractions Disney.
Programmé dans le monde entier pour une durée unique de 2 semaines, voilà donc enfin le fameux documentaire « ultime » que tout les fans attendaient quelque peu avec appréhension, pour savoir si oui ou non, le moonwalker allait faire son grand retour comme il le disait. Un film que j’attendais moi aussi non sans interrogations étant donné le respect absolu que je porte au chanteur qui constitue l’un des pionniers de mon éducation musical, mon père ayant été un grand amateur de l’album Bad notamment ce qui a marqué mon enfance et placer dans les chansons de MJ une saveur particulière pour moi.


Après une introduction très sommaire expliquant une fois de plus la situation de tournage des séquences du film et le contexte actuel, le long-métrage commence étonnamment par le casting et les confessions de quelques danseurs qui s’apprêtent à danser pour le King of Pop, le seul et unique. Et tandis qu’une vidéo en image de synthèse commentée brièvement par Kenny Ortega, réalisateur du film et surtout directeur artistique du show, explique comment se déroule l’intro prévue, Michael Jackson apparaît et emboite le pas sur Wanna Be Startin’ Somethin’. Et là, le choc.
Michael Jackson est là, il danse, il chante mais assurément, il n’est pas au top de sa forme et est malade. Il a une mauvaise mine, chante une parole sur trois et ne danse plus comme avant même si l’homme garde de très bons restes. Voir une telle icône réduite à ce stade là est quasi douloureux, en tout cas étonnant et pas de la plus belle manière. Un sentiment que l’on sentira à plusieurs passages dans le film, ou Bambi ne chante pas toujours, prétextant par moment à son équipe qu’il préserve et ménage sa voix pour le jour J, notamment lors du passage « Jackson Five« , avec le célèbre I Want You Back. Mais malgré ces séquences peu glorieuses, l’incroyable se produit et la magie Jackson opère.
Elle opère lorsque l’homme se lance et chante lors des chansons calmes généralement, frappant directement le spectateur par tout ce qui caractérise la magie de sa musique et surtout, sa voix unique. Ainsi, certaines chansons comme Human Nature, I’ll Be There ou Earth Song sont désarmantes de par leur beauté et par ce plaisir de voir MJ parvenir à chanter ses chansons tout en justesse et en subtilité.
Le film étant un documentaire pur, il est aussi très intéressant de voir l’homme s’impliquer dans la fabrication d’un show aussi énorme et de régler quelques détails avec ses musiciens ou ses danseurs, montrant combien il était perfectionniste et que malgré le fait que cette tournée allait être réglée et préparée à la seconde près, Michael voulait juste donner le plus grand concert de sa carrière et en mettre plus que jamais plein la vue. Et de ce point de vue là, le film arrive à impressionner par moment, notamment lors du tournage et des répétitions des plus grands tubes du chanteur avec la fabrication des vidéos projetés sur l’écran au fond de la scène qui sont montés avec les répètes pour donner un aperçu du résultat final. Des séquences qui démontrent que effectivement, le show allait être dantesque, avec une scénographie incroyable, des évènements sur scène spectaculaires et un numéro de danse unique à chaque chanson et ce notamment grâce à la performance de l’équipe entourant Jackson, une série de danseurs tous plus bons les uns que les autres et sur lequel le documentaire à la bonne idée de s’y intéresser de très près lors de certains passages instructifs.
Et à vrai dire, c’est durant ses scènes que le film délivre tout la puissance de la musique de l’artiste, entre la mise en scène assez incroyable de Smooth Criminal ponctuée par une séquence vidéo où Jackson se retrouve plongé, avec son costard blanc caractéristique, en plein numéro musical de Rita Hayworth dans Gilda dans lequel il fini par se faire poursuivre pour arriver finalement sur scène ou durant Thriller et sa séquence une fois de plus très zombies et horreur. Enfin, le film se termine sur un Man in the Mirror absolument sublime et quand bien même on craignait une fin sentimentale à souhait, force d’admettre qu’elle fonctionne à temps plein puisqu’elle a provoqué les applaudissements d’une salle pleine, un jeudi à 15h. (!)


Au final, This Is It surprend par la franchise qui s’en dégage. Jamais le film ne ment sur la marchandise et offre ni plus ni moins que les répétitions du spectacle prévu, dans une forme à l’origine absolument pas prévue pour ce format mais qui s’y prête à peu près grâce à un montage astucieux. Si malgré tout, on notera quelques courtes séquences où le cast est interviewé pour vanter les qualités d’artiste incroyable du maître, l’ensemble offre un véritable aperçu de ce que devait être cette tournée et livre tel quel l’artiste, sans jamais tricher sur son état ou quoi. Alors certes, on pourra discuter le discours tenu en voix off par Jackson lors de Earth Song quand celui çi explique son engagement sur le réchauffement même si cela est en rapport avec la chanson ou son autre discours sur l’amour et son importance et il est évident que chacun jugera à sa façon l’honnêteté des propos.
Aussi, il est clair que ceux qui y vont uniquement pour voir un concert seront déçus car encore une fois, il s’agit véritablement des répétitions. Enfin, on pourra regretter certaines choses, comme le fait assez dingue de ne voir aucun moonwalk donné par Michael durant le film mais si vous aimez l’artiste, aucun doute que ce documentaire saura vous intéresser et vous faire par moment battre du pied ou vous émouvoir durant quelques numéros musicaux assez incroyables. Si vous n’aimez pas Michael Jackson, il est tout aussi évident que vous n’aurez rien à faire devant This Is It.
Reste que le tout prouve définitivement que la musique de Michael Jackson a marqué l’histoire et qu’entendre une dernière fois ses plus grands tubes au cinéma reste un plaisir pour ses admirateurs, auquel le film est dédié.
Chapeau l’artiste.

Xidius

13
Sep
09

Revue de concert : Coldplay s’attaque aux stades !

Vous l’avez peut être attendue votre surprise promise pour mercredi et la voilà qui tombe en réalité dimanche. Rassurez vous, la vague creuse subie par Absolute Zone prend fin dès aujourd’hui et nous retournons à un rythme de publication quotidien! Et nous commençons dès maintenant avec la revue du concert de Coldplay ce lundi 7 septembre au Parc des Princes, une première pour le groupe qui moins d’un an (à deux jours près…) après son concert à Bercy l’an dernier revient en France pour sa première tournée de stades, tournée destinée à clore une fois pour de bon le Viva la Vida Tour ! L’occasion pour le public de juger de la capacité des anglais à s’adapter à une audience live plus large et de voir si ils assurent toujours autant le show qu’en salle… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce Parc des Princes aura été chauffé à blanc avec deux excellentes premières parties, Bat for Lashes tout d’abord qui nous démontra une fois de plus la voix hallucinante de sa chanteuse Natasha Khan et les euphoriques Flaming Lips dont le chanteur aime se balader sur le public et qui ont une sérieuse tendance à confondre introduction et bouquet final. Avec une ambiance déjà chaude, Coldplay n’avait plus qu’à venir et assurer le show…

Chauffant une dernière fois le public en mettant à fond Magnificent (évidemment, le public apprécie…), un petit morceau de Jay-Z sur lequel un balayeur vint faire quelques pas de danses plutôt classes et enfin ce bon vieux Beau Danube Bleu qui provoque toujours la même réaction chez le public, chantant sur l’air sans problème et levant les bras pour accompagner ce dernier, Coldplay arriva alors sur scène toutes lumières baissées sur ce qui s’impose définitivement comme une excellente intro, le superbe Life in Technicolor qui eût pour cause une euphorie totale au sein du stade. Enchaînant immédiatement alors sur un Violet Hill maitrisé mais toujours aussi peu accrocheur à cause de ce piano remplacé par une guitare chez Chris Martin, les anglais finirent de prendre l’adhésion général avec le titre suivant, véritable tube en puissance de la formation qui se révèle aussi comme étant une grosse cartouche envoyée trop tôt, le fameux Clocks et sa mélodie au piano toujours aussi imparable. Histoire de faire gueuler le public comme il faut, la chanson suivante était elle aussi un tube incontournable et over radio-diffusé, In My Place, qui se montra une fois de plus parfait quand il s’agit d’entendre un public entier faire « YYYYYYYYYEEEEEEEEAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!! » ou pour permettre au chanteur de venir provoquer quelques crises d’hystéries aux nombreuses fans placées autour des deux avancées de la scène en compagnie de Jonny Buckland, le guitariste du groupe qu’on ne reverra plus tout seul sur  une avancée par la suite. Arriva ensuite une autre cartouche avec Yellow qui fût accompagnée de nombreux ballons dans le public et qui se révèlera assez tristement comme étant le seul titre du premier album du groupe, Parachutes, jouée durant la soirée, avant de livrer la première vraie surprise du concert, Glass of Water, tiré du récent EP Prospekt’s March et qui permit à l’immense écran déployé au fond de la scène d’afficher une jolie animation en raccord avec la chanson, emmenant le spectateur dans un voyage spatial voguant entre planètes et étoiles et finissant sur un oeil… Une animation clairement présente pour mettre en valeur ce titre qui fut à vrai dire l’un des rares seuls inédits de la soirée comparée aux deux de Bercy un an plus tôt…

Le groupe enchaîna ensuite plusieurs titres de son dernier album avec premièrement le très réussi Cemeteries of London, titre qui fût accompagné une fois de plus par le public qui fût déchainé par la suite avec le plus rock 42 même si cela n’était rien en comparaison d’un de ces titres rares qui se révèlent comme des indispensables lors des concerts du groupe : le somptueux Fix You sur lequel Chris Martin vint une fois de plus sur les avancées afin de prendre la température chaude de l’assistance et de provoquer quelques cris féminins enragés. Décidant pour la suite de faire une petite pause calme, le groupe lança tout naturellement le très mignon Strawberry Swing qui fonctionna parfaitement en raison de sa récente sortie en single et de son clip très réussi qui offrit une nouvelle réputation bien plus grande au morceau. C’est alors que les 4 musiciens s’avancèrent sur l’extrémité de l’avancée droite pour lancer son medley remix de God Put a Smile Upon Your Face et de Talk qu’on n’aurait cependant apprécié avoir chacun en entier, d’autant plus que le remix est vraiment intéressant et fonctionne parfaitement pour faire bouger le public, en partie grâce à la rythmique délirante du morceau opérée par Will Champion et sa batterie électronique se résumant à une simple tablette high-tech. Chris Martin fût alors seul sur scène et mis à rude épreuve son français pour demander comment allait le public avant de partir sur une version acoustique très réussie et touchante de The Hardest Part avant de jouer la très belle mélodie de Postcards From Far Away qui se conclue sur le démarrage épique tout en violons de LA chanson incontournable et éponyme du dernier album qui provoqua immédiatement la participation du public, Viva la Vida, hymne épique clairement taillé pour les stades dont la puissance scénique n’a d’égal que l’ambiance qu’elle provoque, accouchant sur une transition absolument parfaite avec Lost! chantée elle aussi par le public. La chanson prend fin et sonne alors Singing in the rain tandis que le groupe quitte la scène…

…pour traverser le stade et arriver sur une scène placée au milieu de la fosse ! Chacun armé d’une guitare, les quatre anglais débutèrent le set de cette mini scène sur une chouette version acoustique de Til Kingdom Come, chanson encore inédite en France lors de cette tournée, puis Will Champion prit le micro à son tour pour la désormais habituelle Death Will Never Conquer. C’est alors que Chris Martin lança une holà dans tout le stade dans un noir complet à l’aide des téléphones mobiles de l’audience, opération réussie et qui se révéla franchement belle tandis que le groupe se lança dans un hommage brillant à Michael Jackson avec une version elle aussi acoustique de Billie Jean, qui fût triomphalement accueillie dans le public qui n’hésite pas à chanter le refrain et à hurler les « Woo! » caractéristique de la légende qui nous a quitter cette année. Le groupe disparu à nouveau dans le noir tandis que résonna le Thin Duke Remix de Viva la Vida une fois de plus secondé par un public toujours aussi conquis alors que le groupe fît un retour fracassant sur scène avec la géniale Politik pour ensuite jouer le second hymne en puissance du dernier album, Lovers in Japan, toujours animé par une pluie de papillons lors des refrains avant de finir sur un final fluorescent de toute beauté alors que résonne Death and All His Friends censée donner des sueurs froides au public puisque le groupe quitte la scène après celle çi… Pour finalement revenir pour le rappel officiel avec la magnifique The Scientist connue sur le bout des doigts par les spectateurs, avant de finir sur la seconde vraie nouveauté de ce concert, Life in Technicolor II pour laquelle le groupe enfonce le clou comme sur Glass of Water puisque la chanson est la seconde à être accompagnée d’une très jolie animation à l’écran se concluant sur un Viva éclatant à l’écran tandis que les anglais font leurs derniers adieux et quittent la scène alors que résonne The Escapist

Et Coldplay en stade, transition réussie? Clairement avec ce nouveau leg européen tourné vers les stades, le groupe ne prend pas trop de risque et réadapte directement le show déjà vu l’an passé en prenant une scène simple dont la seule amélioration aura été l’écran courbé qui sera réellement exploité durant les deux vraies nouveautés jouées en live histoire d’enfoncer le clou et qui s’est révélé flou lorsqu’il diffusait des images du groupe sur toute sa surface, ce qui n’était pas le cas lorsque seuls les côtés ou le centre de l’écran étaient utilisés. Si la setlist s’est révélée un rien décevante vis à vis de l’an dernier, notamment à cause de l’absence de Speed of Sound ou de chansons tirées des précédents albums, le groupe et son leader montre un vrai talent à faire bouger et chanter le public et démontre que assurément ils ont le potentiel pour faire de grandes tournées en stade par la suite si l’infrastructure de la scène et les setlists s’y adaptent, quand bien même il faut avouer que le concert de Bercy était meilleur car le groupe y était sûrement spontané. Et si il y avait un point noir central durant ce concert, c’était bien la spontanéité. Tout était propre, trop propre et la machine ne laissait pas la place à l’improvisation, à l’image d’un concert de U2 et ce malgré un Chris Martin showman et échangeant avec le public, ce qu’il fît pourtant beaucoup moins qu’à Bercy encore une fois où le leader charismatique n’avait cessé d’interpeller la salle. Cependant, le plaisir du groupe y était (Chris Martin a même avoué sur le site du groupe que la date française était la meilleure qu’il ait vécu sur la tournée) et il fait aucun doute que le groupe reviendra sans problème dans des stades, après nous avoir pondu un nouvel album. On vous attend patiemment!

Petite anecdote : carton rouge aux autorités françaises ! Le leader de Coldplay a en effet du nous annoncer durant la soirée que le CD LeftRightLeftRightLeft normalement offert après le concert avait été interdit de distribution par la Police et que pour se le procurer, il fallait aller dans un magasin Fnac à la billetterie muni de son ticket pour obtenir de façon physique le disque, disponible dans la limite des stocks disponibles. Et malheureusement, on sait d’ores et déjà que tout le monde ne sera pas servi. En attendant, il est amusant de noter que cette interdiction est étrangement exclusive à la France…

La setlist !

Xidius, qui attend déjà le prochain album du groupe…




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