Posts Tagged ‘années 60

10
Avr
11

La Minute Rock #2: The Rolling Stones

Des légendes du rock, ça existe. Ce genre d’artistes dont l’évocation seule de leur nom fait vibrer une foule. Pourtant, pour la plupart des gens, leurs chansons restent dans l’inconscient collectif, ce qui donne des situations du genre « mais c’est super cette musique, j’adore, c’est de qui déjà ? ». Aujourd’hui, dans la Minute Rock, nous allons vous répondre : « c’est les Rolling Stones, le groupe qui a brisé l’image des britanniques tout sages et qui fit avancer le rock d’un bond de géant dans les années 60 ».               It’s time to Rock !

La particularité des Stones est qu’ils ont réussi à insuffler un nouveau souffle dans le Rock, ils ont en effet essayé de se détacher de leurs contemporains, ces derniers qui suivaient une ligne tracée par Elvis ou les Beatles. En effet, les Rolling Stones sont plutôt aller chercher du côté du blues pour leurs inspirations, puis ont créer leur propre style musical qui devint un élément incontournables pour tous les groupes qui suivirent. Leurs textes ne sont pas des ballades toutes gentillettes qui crient au bonheur et à l’amour mielleux,  la plupart de leurs musiques étant teintées de noir et d’idées qui peuvent, si on les écoute bien, prêter à diverses interprétations. On sent une vraie volonté de contestation, de proclamation d’une jeunesse qui à l’époque faisait tout pour s’émanciper du carcan social, les Stones se sont souvent faits voir comme des bad boys, qui arboraient des couleurs sombres, beaucoup de noir, chahutant leur musique comme l’appel à l’émergence d’une nouvelle direction artistique et d’une jeunesse se libérant de ses chaînes. Ces grandes qualités font du groupe mythique une grande inspiration pour tous les groupes de rock qui suivirent, la musique des Stones résonnant comme plus actuelle que jamais. Si le rock a été inventé par des artistes comme Elvis, il s’envola vers de plus grands horizon avec les Rolling Stones.

Le groupe a beau avoir changé maintes et maintes fois de membres, on retiendra que deux personnages emblématiques du rock ont toujours tenu la cohésion des Stones : je veux bien sur parler de Keith Richards (guitare) et de Mick Jagger (chants). Amis d’enfance, les deux britanniques se sont retrouvés par leurs idoles communes à créer un groupe qui au départ faisait des reprises de blues, ils décident ensuite de donner quelques concerts à Londres et se font remarquer par leur futur manager, et le succès vient petit à petit, en parallèle d’une rivalité avec un autre groupe de légende, les Beatles. Les Stones se démarquent de ces derniers en cultivant leur images de mauvais garçons, défrayant la chronique.

Le tournant se fit en 1965 avec la sortie de Out of our heads, contenant le titre (I can’t get no) Satisfaction, à partir de là, tout s’accéléra pour le groupe avec notamment leur album phare Aftermath, ouvrant aux Stones à la fois les portes d’un succès mondial et de nouveaux styles comme la musique psychédélique (que l’on retrouve dans Paint it , Black ou Under my thumb, les Stones ont bâti leur propre réputation en ce qui concerne la consommation de drogues). On retiendra aussi l’album Their Satanic Majesties Request, marqué par la chanson She’s A Rainbow, très psychédélique également. D’autres succès suivirent comme les titres Jumpin’ Jack Flash, Sympathy For The Devil et l’album Let It Bleed.

Une autre révolution dans le son des Stones est lorsque Keith Richards l’open tunning, une nouvelle façon de s’accorder, changeant la façon de jouer du groupe. L’apogée du groupe se déroula au totu début des années 70′ avec l’album Sticky Fingers, connu pour les paroles évoquant ouvertement drogues et sexe. S’ensuit alors l’album Exile On Main. Street, qui fit entrer les Stones dans la légende, l’album étant considéré par les fans de rock comme l’un des meilleurs de tous les temps. Après l’album Goat’s head soup (contenant la sublime chanson Angie), les Stones enchaînent leurs plus grands concerts, le groupe est au meilleur de sa forme et de son succès. Les années qui suivirent, après 1974, verront << l’éternel retour>> du groupe,  continuant à sortir des albums moins marquant et à mettre le feu à des concerts qui voient des milliers de fans de toutes les générations se réunir pour acclamer leurs idoles.

Ma chanson préférée du groupe restera indubitablement You can’t always get what you want, que l’on retrouve dans les pilotes des séries House et Californication, preuve évidente que les personnages principaux de ces séries sont avant tout rock’n’roll. Cette chanson est souvent assimilée à Hey Jude des Beatles mais version Rolling Stones, les deux étant enregistrées à l’aide d’un orchestre. Au delà de la musique, les paroles sont elles-aussi très fortes car parlant tour à tout d’amour, de politique et de drogue …

« You can’t always get what you want, but if you try sometimes you find, you get what you need »

Les Rolling Stones sont encore aujourd’hui une source d’inspiration importante dans le monde du rock, car ils font parti de ceux qui ont inventé la musique populaire moderne, chacune de leurs musiques sont encore vues comme très actuelles, voire intemporelles.

Marvel Boy, Exile on Main. Street.

27
Mar
11

La Minute Rock #1: Bob Dylan

Blablabla … Lady Gaga …blablabla … Ben L’oncle soul … blablabla …. Zaz …. blablabla …

Vous n’en avez pas marre d’écouter à la radio toutes les nouveautés qui ne sont ni recherchées musicalement, ni bien écrites (et qui en plus restent dans la tête) ? Il est clair que peu d’artistes de nos jours sortent du lot pour relever le niveau, et heureusement que l’on peut se replonger dans nos vieux vinyles, cd ou cassettes pour se rappeler ce qu’était la musique comme un vrai art de refléter la société, ou plus simplement de nous distraire sans nous agresser le cerveau à coups de pubs et de buzz non mérités … Bref, sur Absolute Zone, on aime le bon son et on va vous le faire partager.

Aujourd’hui, on va parler d’un artiste hors-du-commun, qui a su redorer le blason de la folk dans les années 60, je veux bien sur parler de Bob Dylan, qui avec sa guitare, son harmonica, ses paroles et sa voix si particulière, a parlé à l’Amérique et au monde droit dans les yeux de certaines questions sociales de l’époque, sa discographie étant parsemée de chansons engagées. Dès ses débuts, Robert Zimmerman alias Bob Dylan a touché à une large étendue de styles musicaux, en tant que musicien très polyvalent qui a laissé sa marque dans l’histoire de la musique en influençant de nombreux artistes géniaux comme David Bowie, Neil Young, Jeff Buckley ou Bruce Springsteen entre autres … Bon nombre de ses chansons ont été reprises mille et une fois par des artistes allant des Guns N Roses à Avril Lavigne tout en passant par U2 ou Cat Power … Plus qu’un chanteur, c’est un poète talentueux que l’on compare beaucoup à Arthur Rimbaud, une de ses inspirations.

À ses débuts, Dylan puise allégrement dans divers courants musicaux et en particulier dans la folk pour créer son univers unique. Arrivé à New York, Bob Dylan se fait repérer comme un artiste à suivre de près, bâtissant au fur et à mesure sa notoriété. C’est avec son premier album en 1962 qu’il commence à vraiment composer des chansons de son cru, il y expérimente des textes engagés, en évoquant les inégalités sociales ou la chasse aux communistes par exemple. Le vrai envol de Bob Dylan vers les hautes sphères de la musique correspond à la sortie de son album The Freewheelin’ Bob Dylan, contenant le titre mondialement connu Blowin’ in the wind. Bob Dylan enchaîne ensuite les succès comme The Time they are a-changin’, devenant l’hymne de la jeunesse américaine qui elle aussi évolue dans ses années où les mentalités changent de plus en plus.

Le véritable changement vers le rock commence en 1965 avec l’album Highway 61 Revisited , ainsi qu’avec des titres comme Like a Rolling Stone, racontant les déboires des sans-domiciles aux États-Unis, ou Desolation Row, où là le titre parle de lui-même. Ce genre de ballades font la grande force de Dylan qui arrive à captiver les foules tout en leur racontant tous les dangers et les méfaits de la société dans laquelle elles vivent. Son vrai talent réside dans sa capacité à mêler si remarquablement la guitare sèche et l’harmonica avec des textes toujours justes et sujets à de nombreuses interprétations, preuve que tout le monde peut trouver son compte dans la musique de Bob Dylan.

Mais ce n’est qu’en 1973 que Bob Dylan restera à jamais dans les esprits de son public à travers le monde, lorsqu’il chante Knockin’ On Heaven’s Door, issu de la bande originale du film Pat Garret & Billy The Kid. Cette chanson reprise un nombre incalculable de fois raconte l’histoire d’un shérif entre la vie et la mort :

It’s gettin’ dark, too dark for me to see
I feel like I’m knockin’ on heaven’s door.

La musique peut paraitre assez simpliste, elle ne repose que sur quelques accords, cependant elle résonne comme quelque chose d’intemporel et de très personnel, une ballade qui emmène celui qui l’écoute entre ciel et terre. Un vrai petit miracle cette chanson.

Toujours en tournée, un demi-siècle après la sortie de son premier album, Bob Dylan n’a pas fini de faire entendre parler de lui, chacun de ses retours depuis ces dernières décennies étant des vrais évenements  musicaux, surtout aux Etats-Unis. Il marque depuis le début de sa carrière le monde de la musique, et ce, dans de nombreux styles, notamment dans le flok-rock, dont il est l’emblème immortel.

The Freewheelin’ Marvel Boy.




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