Posts Tagged ‘90’s

17
Nov
09

Incontournables des 90’s…Londinium

Veuillez entrer dans le calme s’il vous plait, il y aura de la place pour tout le monde. Veuillez prendre garde à bien suivre la file et veillez à bien déposer vos effets personnels superflus au vestiaire et à uniquement garder le nécessaire sur vous. Une fois les portes ouvertes, entrez sans vous pressez et installez vous confortablement. Dès que tout le monde sera prêt, nous fermerons les portes et la machine à remonter le temps de Xidius s’enclenchera. Vous pourrez alors vous allongez, les fauteuils étant prévus à cet effet, puisque aujourd’hui, vous pouvez vous attendre à planer. Le programme du jour? Londinium de Archive. Bon Voyage.

Archive est un groupe anglais né en 1996, année durant laquelle à été produit le disque qui nous intéresse aujourd’hui. Depuis, ils ont produit 6 autres albums dont le récent Controlling Crowds Part IV et sont passés à un style plus progressif, électro et rock. Mais revenons en à nos moutons. En 1996, le trip hop est en plein essor, avec l’apparition de Portishead et bien évidemment de Massive Attack qui prépare son chef d’oeuvre Mezzanine durant cette période. C’est dans ce contexte qu’un troisième membre viendra poser sa pierre à l’édifice… Cette pierre étant évidemment Londinium !

Un léger bruit, comme une cloche en apesanteur… Un bruit sourd, qui martèle le vide… Quelques paroles d’une voix chaude et grave puis une envolée sonore, faites de violons lancinants, de samples aériens puis enfin la rythmique machinal et presque tribal. Old Artist, sublime introduction de l’album, a le mérite de faire monter crescendo l’auditeur, dans une ascension planante renforcée immédiatement par All Time apportant un chant magnifique et une ligne de basse obsédante, sans oublier des samples quasi psychédéliques. En moins de 10 minutes, l’atmosphère lourde, mélancolique et paranoïaque prenant aux tripes du disque est posée, sans qu’on ait eu le temps de se rendre compte. Les violons sonnent alors à en donner la chair de poule pour mieux faire résonner So Few Words amenant le flow de Rosko John contrastant la voix fragile de Roya Arab pour mieux finir sur des sonorités électro quasi alarmantes et criardes. Le calme règne alors, quelques légères notes de piano font leur entrée avec la chanteuse toujours aussi subtil, et le tout accélère avec des teintes jazzy pour transiter vers le cœur de Headspace, qui voit l’arrivée d’un solo de guitare élégant. Dark Room ouvre alors ses portes, avec une voix à fleur de peau et une rythmique apportant toujours un côté désespéré à l’ensemble tandis que le titre est parsemé de sons cristallins, en opposition avec le rap du chanteur toujours présent, sonnant comme une mise en garde funèbre. A côté de ça, Londinium sonne comme une note d’espoir au centre de cette œuvre sombre, toujours tout en subtilité avec la guitare discrète et une impression de repos, annulée par Man-Made, ode désenchantée et fantomatique. Nothing Else vient alors à point nommé, tel un abandon face aux ténèbres de l’album, renforcé par Skyscaper, pur morceau de trip hop noir et désincarné. Parvaneh (Butterfly), sorte de libération zen, tombe alors comme un cheveu sur la soupe, semblant sortir de nul part et se révélant être la seule erreur de goût d’un disque qui se rattrape aussitôt avec un Beautiful World reprenant la formule miracle précédente en y enlevant aussi étonnamment que cela puisse paraître sa noirceur paraissant auparavant si caractéristique. Organ Song rappelle la mélancolie au galop avec des inspirations quasi orientales tout en finesse et ses violons toujours aussi lancinants avant de clôturer le tout sur le magique Last Five, synthèse parfaite de ce périple incroyable. Vous l’avez sûrement compris, Londinium est une invitation à un voyage aussi funèbre que poétique, avec des influences urbaines ou électronique, étonnant tant la noirceur y dégage une beauté quasi parfaite. Si Archive n’est par la suite écarté du genre introduit par ce disque, il n’a jamais reproduit un tel miracle tant ce chef d’œuvre s’impose comme un standard du trip hop, tout en réussissant à imposer son identité unique. Fans de Portishead & de Massive Attack, vous savez ce qui vous reste à faire.

Xidius

05
Août
09

Incontournables des 90’s…Violator

Dire que c’est la débandade totale actuellement sur ce site serait un doux euphémisme. Le boss est en vacances dans un trou paumé semble t’il tandis que les rédacteurs se touchent, à l’exception des deux mecs biens de l’histoire (Mystermask et moi bien sûr) qui travaillent durs. Mais heureusement, Xidius prend sur son précieux temps libre pour livrer son article hebdomadaire musical et cette semaine, dieu sait combien il est important puisque c’est les incontournables des 90’s ! Et pas n’importe lequel : Violator de Depeche Mode

Groupe phare des années 80, avec des succès retentissants aussi bien sur le niveau public que critique, Depeche Mode décida de s’attaquer aux années 90 en changeant leur musique. Nouvelle méthodes de production avec Flood à la barre et voici que le 19 Mars 1990 débarque Violator, aujourd’hui le plus grand succès du groupe. Et on comprend vite pourquoi en l’écoutant…

Avec ce disque, le groupe anglais imposa un tournant à sa musique, avec des morceaux très épurés tout d’abord, dont le premier du disque, World in My Eyes ou Halo. Surtout, le groupe donne dans un son rock teinté de blues des plus étonnants et livrant une des plus grandes réussites du groupe, Personal Jesus, véritable tube en puissance dont le riff de guitare entêtant et la rythmique très simple donnent un morceau inoubliable à la mélodie quasi parfaite. Le groupe n’en oublie pas ses interludes ultra planants et envoûtants à l’image de Waiting for the Night, sublimé par le chant de Dave Gahan & de Martin Gore, à côté de morceaux touchants plus à des sonorités électroniques, comme Policy of Truth. Et si les titres Blue Dress & Clean inscrivent définitivement l’album dans une thématique plus sombre et adulte qu’auparavant tout en gardant cette patte électronique, le plus important tube reste Enjoy the Silence, devenu LE titre incontournable du groupe, un hymne caractérisé par une rythmique soutenue, le chant pesant de Dave Gahan et les quelques notes de guitares magiques de Martin Gore. Avec Violator, Depeche Mode fait passer sa musique à maturité en livrant un disque sombre &  très personnel, avec des thèmes tels que les problèmes de dépendance (alcool & drogue) ou conjugaux et en imposant une nouvelle directive musicale avec brio. Un disque génial, frôlant la perfection sur de nombreux points dont la mélodie, et qui s’impose comme un…? Incontournable bien sûr!

Xidius

02
Déc
08

Incontournables des 90’s…Mezzanine !

Aujourd’hui commence le second cycle « musical » de mardi, les Incontournables des années 90! En réalité, le mardi va désormais être synonyme d’actu musicale. Sur trois semaines vont tourner trois types de news : le premier mardi sera synonyme de découverte musicale du moment (que vous connaissez déjà), le second laissera place aux incontournables des années 90 et le troisième vous filera les bons plans musicaux du web!
Mais avant de commencer par cette première édition, qu’est ce que c’est les Incontournables de 90’s?! C’est simple : un article = un album incontournable des années 90. Et on commence fort cette semaine, avec un des groupes les plus marquants de cette décennie et leur album phare…Massive Attack et son Mezzanine !

Troisième album du groupe culte Massive Attack qui démocratisa le trip-hop dans les années 90, Mezzanine succède à Blue Lines & à Protection et signa dans la carrière du groupe une véritable évolution. Les deux précédents albums avaient étés de véritables chocs, apportant une dose de frais à la musique éléctronique et plaçant immédiatement le groupe comme l’un des plus importants de la décennie. Avec cet opus, l’objectif est clair : signer un album qui marquera véritablement dans l’histoire de la musique l’empreinte unique de ses géniteurs. Et il faut dire que l’album apporta tout d’abord du renouveau dans la musique du groupe. Auparavant teintée de hip hop & de soul, la musique sonne ici plus rock & blues. Et le tout débute sur un tube incroyable, le très sombre Angel, qui annonce la couleur dès le démarrage. Peut être moins accessible qu’auparavant et plus glacial que jamais. En témoignent Dissolved Girl ou encore Mezzanine, au son torturé et caractéristique de la formation anglaise. Empruntant aussi bien à l’industriel (Inertia Creeps) qu’au rock planant & aérien (Group Four), l’album n’en oublie pas les titres à la chaleur et à l’émotion intacte, avec des morceaux aussi fouillés que le cultissime Teardrop ou encore Black Milk et prend même des inspirations blues avec Exchange. Seul ombre au tableau presque parfait, un Man Next Door à l’instrumental quelconque et surtout au chanteur qui en fait trop.

En reste un album majeur, sûrement le meilleur dans la discographie d’un groupe déjà très bien fournie. Indispensable? Assurément.

Xidius, qui plane…




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