Archive for the 'Oeuvres classiques' Category

09
Fév
11

Tron Evolution

C’est bien connu, chaque gros film à le droit à une adaptation en jeux vidéo. Tron L’Héritage ne fait pas exception à la règle, à la difference près que ce n’est pas une réelle adaptation. En effet, les équipes en charge du projet ont décidé de faire un jeu faisant le lien entre le premier Tron de 1982 et le nouveau. Tron Evolution a donc la lourde tache de nous raconter les évènements qui ont transformé La Grille en l’espace de 30ans. Une entreprise louable, mais reste à savoir si elle est réussie.

Il faut d’abord savoir qu’il y a 2 types de jeux qui sont sorti. Il y a d’abord les versions PC, PS3 et X360, qui raconte effectivement ce qui se passe entre les deux films, mais également les versions Wii (qui d’ailleurs, ne porte même pas le nom d’Evolution, mais celui de « Batailles du Damier« ), DS et PSP, qui ne sont en réalité qu’une compilation des épreuves si emblématique à la série, c’est à dire les courses de lumicycles, les combats de disques et les combats de tanks. J’ai pu m’essayer aux versions PS3 et PSP, et donc au deux types de jeux, mais à vrai dire, le constat globale reste le même: c’est pas terrible.

Commençons avec la version PS3. L’histoire est celle d’Anon, un programme crée par Flynn lui même, qui va tenter de mettre fin aux agissements d’Abraxas, un virus informatique très puissant. La Grille se trouve, à ce moment là, dans une situation difficile: les ISO, des algorithmes isomorphes dont l’apparition est totalement inexpliqué, sont découvert et la question de la cohabitation entre eux et les autres programmes se posent. Malgré ce scénario original, et cette volonté de relier les deux films, l’histoire n’est pas très interessante et le jeu n’est pas exempt de défauts. A commencer par les séquences de combats et de parkour, allègrement pomper sur Prince of Persia ou encore Miror’s Edge, qui ne sont pas fun pour deux sous. Reste les séquences en moto qui, là encore, sans être très originales, sont ultra fun pour un fan de la franchise. Globalement, les graphismes sont soignés, et l’univers est cohérent avec le film, même si on ne sent absolument d’évolution graphique au long du jeu. A noté également une option 3D, qui est plutôt bien foutu. Donc, pour résumer, ce Tron Evolution sur PS3 n’est pas une grosse claque comme le sont son père et son grand-père, mais juste un produit marketing qui, si il tente d’être original, ne l’est pas vraiment.

Passons à la version PSP maintenant, qui elle, est bien pire que sa grande sœur sur PS3. Fallait le faire. Le jeu ne tente même pas de raconter une quelconque histoire, mais est en réalité qu’une succession d’épreuves sans réelle saveur. Les combats de disques sont aussi, voir encore moins, intéressant que dans la version PS3, les batailles de tanks sont foireuses et injouables, et les courses de lumicycles, si elle restes correcte, sont beaucoup trop répétitives pour avoir un quelconque intérêt. De plus, les graphismes sont corrects, mais sans plus, et les cinématiques sont, choses rares, encore plus moches que les phases de jeu ! Si on ressent tout de même un travail effectué sur la version PS3, même si le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, il est clair que cette version PSP a été baclé et réalisé par une équipe de stagiaire. Pas étonnant que le studio de dévelloppement ait fermé après ça…

Je voulais également vous parler de Tron L’Héritage. J’ai eu la chance de le voir en avant première, et j’ai pris une grosse claque dans la tronche tant le film est riche scénaristiquement, et bluffant visuellement et musicalement. Et puis j’ai regardé la dernière émission de cloneweb, présenté et réalisé par ce cher Xidius, où ce dernier présente et critique le film (à partir de 8:12). Et comme c’est presque exactement ce que je pense du film, au lieu de répéter les même arguments, je préfère vous faire partager l’émission en question. Et en plus, ya aussi une critique de Largo Winch (une critique de Karine devrait arriver bientôt d’ailleurs) et une critique du très attendu Black Swan, de Darren Aronofsky.

Tron Evolution, sur PS3, est donc un jeu pas très original, et qui ne rempli pas la lourde tâche qu’il s’était donné, à savoir créer un lien entre le premier Tron et le second, mais qui reste sympa à jouer pour tous les fans et de meilleur qualité que bon nombres d’adaptation de blockbusters que l’on a vu ses dernières années (quoi ? qui a dit Iron Man 2 ?!). Par contre, ne faites pas l’erreur d’acheter le version PSP, qui est une véritable daube. Gardez vos 30€ pour aller voir et revoir Tron L’Héritage, qui est par contre un très grand film.

Bigorneau Legacy

06
Oct
10

La Rentrée des Séries 2010/2011

A chaque rentrée, en plus de la reprise des cours ou du boulot, c’est la reprise de la diffusion de la majorité des séries américaines. Alors que HBO nous a donné notre dose de série pour l’été (avec Entourage par exemple), les autres chaines relancent leurs séries avec de nouvelles saisons ou même lancent de nouveaux programmes. Allez, listing des séries à suivre en cette rentrée :

Ah, How I Met Your Mother… Diffusée à partir de 2005, cette série a su surprendre et plaire par l’originalité de sa narration et ses personnages drôles et attachants. Mine de rien, on en a vécu des choses avec la bande à Ted… On a appris à draguer avec Barney, on a fantasmé sur Robin, on a suivis l’histoire d’amour entre Marshall et Lily avec des hauts et des bas… Et surtout, on a suivi Ted sur les traces de sa future femme. Et on le suit toujours d’ailleurs. Sauf que on commence à perdre patience un peu quand même hein… Après 2 saisons exceptionnelles, 2 suivantes tout de même très drôles (mais qui commencaient à se perdre un peu niveau intrigue), la saison 5 fut une déception tant les scénaristes n’étaient pas inspirés et tant ça tournait sacrément en rond. Donc bon, ce début de saison 6 se devait d’être LEGENDARY pour sauver un peu la saison 5. Bon, je le dis tout de suite, il l’est pas. Mais ça reste assez sympathique pour relancer un minimum l’intérêt. Ça lance des énièmes pistes et trucs vers la mère (je vous rappelle que dans la saison 5, il a vu… SA CHEVILLE ! Oui oui.) en espérant que ce soit un peu plus concret que le parapluie jaune (qui est plus devenu un clin d’œil à insérer dès que ça va évoquer la mère qu’un truc qui a vraiment servis à la trouver) Mais bon, les personnages restent drôles et attachant , servis par un casting toujours aussi bon, et même si le schmilblick n’avance pas, ça reste agréable à regarder. On souhaite vraiment que ça se termine bien, et que ça ne souffre de pas du syndrome Friends…

4geeks et 1fille. C’est ce qui résume assez bien la série. Cette sitcom racontant l’histoire de 4 geeks, Leonard, Sheldon, Raj et Howard, qui vont devenir ami avec la voisine, Penny, une blonde sexy assez superficielle. Je vous résume rapidement les 3 premières saisons saisons (de toute façon vous avez pas besoin de savoir ce qui s’est passé pour commencé la saison 4) : Leonard était amoureux de Penny, Penny se tapait des mecs, Sheldon lisait des comics et faisait chier son monde, Howard ne faisait rien, Raj a découvert que en buvant de l’alcool il pouvait parler aux femmes, Penny et Leonard sortent ensemble, ils se séparent, Leonard sort avec une autre fille, Sheldon est assis à gauche du canapé, toute la troupe partent jesaisplusou, Penny tombe amoureuse de Leonard, ils ressortent ensemble mais cette fois plus longtemps, Raj et Howard n’évoluent pas, Sheldon aime la science, Leonard et Penny se re-sépare, ils sont fâchés, ils se réconcilient, c’est chiant hein, c’est vrai qu’au bout d’un moment cette phrase à rallonge ne veut plus rien dire, surtout qu’on s’en fout puisque tous redeviens comme avant après ces moult’ rebondissements dans leurs vies sentimentales, bon allez, il faut mettre un point final, maintenant, maintenant j’ai dis ! Non c’est un point d’exclamation ça, enfin, n’importe quoi. Ah bah voilà. Ouais donc vous l’avez compris, on reprend la même situation qu’au début, et on recommence l’avalanche de gags et de situations drôles en jouant sur toute cette culture geek si chic depuis maintenant quelques années (attention, je me plains pas, moi je m’en fous). Et franchement, c’est vraiment mieux que les moments qui se voulaient « dramatique » (le mot est fort) dans les précédentes saisons avec l’histoire entre Leonard et Penny. Et maintenant, les scénaristes se lâchent niveau comédie (je veux pour preuve l’épisode 2). Le casting reste toujours aussi sympathique, même si personnellement, je ne peux plus m’encadrer Simon Helberg, pourtant si génial dans Dr Horrible’s Sing Along Blog.

Certaines séries s’essoufflent au bout de plusieurs saisons, et c’est souvent le signe d’y mettre un terme. Mais bizarrement, au bout de 7 saisons, ce n’est toujours pas le cas de la série Dr House (House M.D. en VO) qui arrive toujours à se renouveler au fil des saisons. Partant du principe de la série médicale avec à chaque épisode un cas à résoudre, la série à évoluer en quelque chose de plus structuré, avec une intrigue conductrice tous le long des saisons, tout en gardant l’aspect « enquête médicale ». Résumons un petit peu la situation : Gregory House (Hugh Laurie), brillant docteur quelque peu cynique et misanthrope, dirige une équipe de docteurs afin de résoudre des cas de maladies graves (et souvent très difficiles à diagnostiquer) composée de Chase (Jesse Spencer), Foreman (Omar Epps), Taub (Peter Jacobson), n°13 (Olivia Wilde) Il peut également compter sur l’aide de son ami Wilson (Robert Sean Leonard) Cette misanthropie et ce cynisme peut s’expliquer par l’anévrisme thrombosé dont il est atteint, qui a pour conséquence de couper la circulation sanguine de sa jambe droite et le condamne a marcher avec une canne. Et pour calmer la douleur, il prend de la Vicodine à trop forte dose, ce qui va l’amener à faire une cure de désintoxication. Après ce passage difficile, House a repris son activité de chef du service diagnostique. Seulement, l’effondrement d’un immeuble, où il a aider des victimes, la chamboulé, et à faillit provoquer une rechute. Heureusement, Lisa Cuddy (Lisa Edelstein), patronne de House dont il est très proche, est arrivé à temps pour l’en empêcher. Je ne sais pas si c’est un bon résumé des 7 saisons, mais c’est amplement suffisant pour attaquer la saison 7. En effet, cette nouvelle saison démarre sur les chapeaux de roue avec une nouvelle situation (que l’on espèrait depuis pratiquement le début) pour House qui va faire évoluer les personnages. Le casting est toujours aussi bons (même si le peu d’apparition de Olivia Wilde pour le moment est regrettable) et c’est toujours aussi plaisant de suivre la vie de cet hôpital.

Parmi les nouvelles séries de cette rentrée 2010, No Ordinary Family s’annonce comme la plus prometteuse. Cette série raconte l’histoire des Powell, une famille américaine type un peu en crise. Le père, Jim (Michael Chiklis), un policier, et sa femme, Stephanie (Julie Benez) une grande scientifique ne sont plus vraiment amoureux. Leur vie étant tombée dans le petit train train habituel, ils ont perdu « la flamme du début ». Mais, un jour, alors que le couple et leurs deux enfants, Daphne (Kay Panabaker) et JJ (Jimmy Bennett) partent en voyage, leur avion va s’écraser en Amazonie dans un lac étrange. Par chance, ils vont survivre et rentrer chez eux. Mais quelque chose à changé en eux… Ils se découvrent des super pouvoirs ! (Franchement, je devrais faire synopsiseur professionnel. Ouais, je sais, ça existe pas.) Diffusé le 28 Septembre sur ABC, le pilote de cette série annonce la couleur : on a ici une sorte d’Indestructibles version live. Le physique des personnages (avec par exemple un Chiklis, qui se rapproche plus des 4 Fantastiques que de The Shield,qui fait assez pensé à Mr. Incredible), le pote black (interprété par Romany Malco) et le fait que le côté famille soit plus mis en avant que le côté super-héros (du moins pour l’instant) font penser au film d’animation Pixar. Après, le reste est somme tout classique. Le coup de l’évènement inexpliqué qui donne des pouvoirs, les accidents du à la découverte de ses dit pouvoirs ect… La série souffre également d’un manque de moyen visible dans la qualité des effets spéciaux, qui laissent à désirer. On se doute que la majeur partie du budget est partie dans le casting, rien qu’en voyant l’affiche, entre Julie Benez (tout fraichement tué dans Dexter),  Kay Panabaker (qui a une soeur absolument sublime dont je suis amoureux) ou encore Michael Chiklis déjà cité. Mais bon, ça reste sympathique et on espère que par la suite les relations entre les personnages seront plus creusés.

On ne pouvait pas parler de séries sans LE dessin animé de cette rentrée, j’ai nommé Sym-Bionic Titan, la nouvelle création de Genndy Tartakovsky (Samurai Jack, Dexter Lab, Clone Wars). L’histoire est celle de Ilana (Princesse de la famille royale) de Lance (un soldat qui doit protégé la princesse) et d‘Octus (un robot très intelligent) qui doivent fuir leur planète natale Galaluna, attaquée par des créatures appelés les Mutraddi. Ils arrivent alors sur Terre, et doivent donc se fondre dans la masse afin de passer inaperçu. Ilana et Lance possèdent tous les deux une armure qui leurs permet de se défendre, et peuvent « fusionner » avec Octus pour donner un gigantesque robot de combat piloté à 4 mains. Et ils vont en avoir besoin car bon nombre de dangers les menacent. C’est peut-être pas super clair, mais ne vous inquiétez pas, dès le premier épisode vous serez plongé dans cet univers et vous attacherais aux personnages. Présentés de manière subtile et directement mis dans le feu de l’action, les personnages vont se révéler petit à petit riches (Octus est surement le personnage avec le plus gros potentiel) L’animation est sublime, combinant la 2D si particulière de Tartakovsky et une 3D pas désagréable pour les robots . Les combats sont épiques, et feront surement penser au connaisseurs, à Gundam ou Goldorak.

Bref, voilà. Donc en gros, la saison 2010/2011 commence particulièrement bien avec des séries qui atteignent des sommets, d’autres qui restent sympathiques et de belle découvertes. Bon, j’aurais pu parler de Dexter, mais je préfèrerais en parler quand j’aurais vu toute la saison. Par contre, faites gaffe si vous recevez un mail d’un certain mister H…

Sym-Bionic Bigor

11
Sep
10

Petite révision des meilleurs films de l’été !

Chaque année début septembre, on peut sentir les cahiers tout neufs s’ouvrir, voir les agendas se remplir de devoir et entendre les élèves de n’importe quel âge et de n’importe quelle filière compter les jours avant les prochaines vacances. C’est ce qu’on appelle la rentrée des classes, moment tant redouté par des milliers de personnes. Pour vous consoler, Absolute Zone vous présente aujourd’hui une petite piqure de rappel concernant les films immanquables de cet été à voir et à revoir car ceux-ci restent en salle jusqu’à la fin du mois de septembre dans la plupart des cinémas.

Commençons par ordre chronologique de sortie avec un film d’animation qui se faisait attendre depuis une décennie bien trop longue pour les fans de Pixar et des deux premiers volets, Toy Story et Toy Story 2. Tout cinéphile reconnait à tel point Pixar a fait bouger les choses dans le domaine de l’animation par ordinateur et de l’animation en général, seulement tout le côté brillant du studio Pixar ne résulte pas que de ses  prouesses technologiques mais bien de son don pour raconter des histoires mêlant rires, pleurs, aventure et références. Et Toy Story 3 ne déroge pas à la règle. Mieux, le film réalisé par Lee Unkrich est un peu l’aboutissement de plus de 15 ans de travail réalisé avec brio par toute l’équipe de chez Pixar. On rit, on pleure, on s’émerveille et on sort de la salle rempli d’un flot d’émotions qui touche autant les petits que les adultes. Et le box-office aussi ne reste pas indifférent car Toy Story 3 est le film d’animation le plus rentable de l’histoire du cinéma. Une réussite sur tous les plans, qui termine une trilogie excellente, du début à la fin.

Christopher Nolan est un réalisateur plein de ressources et d’idées. Cependant, il se sentait d’avoir encore quelque chose à prouver et le public l’attendait au tournant. Et c’est avec grand succès que son dernier film en date, Inception, sort en salle au milieu du mois de Juillet. Nolan a un domaine de prédilection dans ces scénarios qui est le cerveau humain et tous ses mystères. Ici, il s’intéresse aux rêves et arrive à établir une histoire complexe et recherchée qui en fera réfléchir plus d’un. Outre un scénario très bien écrit , le film se dote d’un panel d’acteurs brillants comme Leonardo Di Caprio (Titanic, Aviator, Shutter Island …), Ellen Page (Juno, Bliss …) ou encore Joseph Gordon-Lewitt (500 jours ensemble …). Ce dernier se montre remarquable dans une scène se déroulant dans un hôtel qui est une des scènes les plus impressionnantes du film. Et là aussi, au niveau de la réalisation, le film atteint des sommets. Plus qu’un simple blockbuster, Inception est une œuvre cinématographique qui donne toutes ses lettres de noblesse à Christopher Nolan.

De l’action, de l’action, de l’action et de l’action. Voici les mots d’ordre d’un film hommage à tous les films d’action des années 80 qui ont fait exploser la carrière de certains acteurs spécialisés dans ce genre de films tels que Arnold « Gouvernator » Schwarzenneger (Last Action Hero, Terminator, True Lies …), Bruce Willis (Die Hard) et Sylvester Stallone (Rocky, Rambo, Cobra…),le réalisateur de ce film très attendu ayant pour titre Expendables : Unité Spéciale. Pour ce film respirant la testostérone, Stallone a réuni toute une bande de joyeux lurons, vétérans (Mickey Rourke, Dolph Lungdren …), et plus jeunes (Jet Li, Jason Statham…). A défaut de donner dans un scénario profond, le film se montre spectaculaire par ses explosions, ses bastons, sa violence…Bref, tous les ingrédients nécessaires à un film de ce genre et même si on est un peu déçu en comparant avec les films d’il y a 30 ans, on aura eu droit à 1h40 de divertissement pas prise de tête qui fait passer un bon moment.

En conclusion, l’été 2010 a été riche en films de qualité offrant aux spectateurs d’agréables moments de cinéma et aux studios assez d’argent pour s’en mettre pleins les poches, ce qui permettra de relancer la machine durant l’été 2011. Espérons que les années prochaines suivront l’exemple de celle de 2010.

Marvel Boy

25
Fév
10

Arkham et Le Comics de la Semaine.

Si vous aimez pas regarder des vidéos, vous allez être déçu. Entre le dernier Xidius Présente, l’émission spéciale en directe (ou presque) d’Angoulême (qui j’espère vous a plu) et cet article, vous allez être servis ! Aujourd’hui, on parle, pour changer, de comics. Et d’un blog. Un blog tenu par des gens qui connaissent bien les comics, étant donné que c’est un peu leur métier, j’ai nommé Philippe et Philippe, les boss du comicshop parisien Arkham.

Ces 2 passionnés de comics nous font partager sur leur blog (Cliquez ici. Et non, perdu, c’était ici) leurs derniers coups de cœur. Voici pour vous convaincre, les deux derniers LCDLS, dont un consacré à la Legion, et l’autre avec un monsieur d’un autre blog qui nous parle de plein de jolies choses. Enjoy :

Bigorneau, qui fait des articles de plus en plus long.

30
Déc
09

L’année comics 2009 vue par Bigorneau (1/2)

C’est la fin de l’année pour Absolute Zone, et comme à chaque fin d’année, en plus de Noël, du vieux barbu, des cadeaux, du nouvel An et de la crise de foie annuelle, c’est l’heure de faire le bilan. C’est donc parti pour le bilan comics (en 2 parties) (bah oui, ya tellement de trucs qui sont sortis aussi) de l’année 2009 :

  • Secret Reign ou Dark Invasion ?

Comme chaque année, depuis prêt de 5ans, un grand évènement frappe l’univers Marvel, avec la promesse que, à la fin, l’univers ne sera plus jamais le même. Il y a 2 ans, c’était Civil War qui frappait, avec au final, la mort de Captain America et la mise en place de l’Initiative. L’année dernière c’était World War Hulk (avec au final… bah pas grand chose en fait). Et cette année, ce fut Secret Invasion ! Alors, le pitch : des Skrulls (race d’extraterrestres métamorphes) ont infiltrer la Terre et ont pris la place de certains super-héros. Et c’est maintenant l’heure de dévoiler son jeu, et d’éliminer tous les super-héros. Le voilà le crossover-de-la-mort-qui-tue-que-le-scénariste-il-y-pense-depuis-qu’il-a-8ans de l’année 2009. A côté de la série principale, on avait le droit à de longs épisodes ties-in.
Si la mini série principale était sympa au début, mais longue et lourde à la fin, certains arcs ou mini-séries sortent du lot de « bête tie-in pour vendre ». Parmi ceux-là, on trouve la mini série Thor (intéressante, et bien dessiné), celle sur les X-Men (très déconnecté de la série principale et qui se résume à « des Skrulls ! vite, tuons-les », avec des jolies dessins de Cary Nord) ou encore le début de la nouvelle série Deadpool (ultra fun et agréable à lire). Et ce crossover a aboutis à un nouveau statut quo : le Dark Reign (je vous dis rien dessus, si jamais vous avez pas encore la fin de Secret Invasion).  Donc voilà, 2009, c’était l’année des skrulls tout vilains pas beaux et, au final, de la victoire des méchants ! (du grand n’importe quoi, en gros)

  • Alan Moore est à la mode

On ne présente plus le grand Alan Moore (quoi que… pour les 4 endormis du fond, regardez ça, et dites merci à Xidius). Et cette année 2009 a été en quelque sorte son année. La sortie du film Watchmen de Zack Snyder, lecture superficielle de l’œuvre d’origine,  donna des idées aux éditeurs français. Méconnu du grand public dans nos lointaines contrés, ce demi-dieu du comics a vu une grand majorité de son œuvre republiée en France. Déjà, Panini Comics à réédité Watchmen, cité précédemment, dans 3 collections différentes (DC Absolute (à 70€), DC Cult (30€) et DC Big Books (15€)) afin de toucher un large public. D’autres œuvres cultes du maestro ont été publiées, comme V pour Vendetta (récit traitant de la liberté, se déroulant dans une Angleterre fasciste), La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (en 2 tomes) (où l’auteur réuni les grands personnages de la littératures SF comme l’homme invisible ou Capitaine Nemo)  ou encore The Killing Joke (qui nous plonge dans la folie du Joker). Toutes ces œuvres, grandioses et incontournables, rencontre un grand succès (à l’image de V pour Vendetta ou de The Killing Joke, qui sont à l’heure actuelle, déjà en rupture de stock ou encore de Watchmen qui s’est écoulé à 50000 exemplaires). Delcourt aussi se met à publier du Alan Moore,  en ré-éditant Lost Girls, œuvre co-écrite avec son épouse, ainsi que From Hell. Delcourt a aussi publié du matériel inédit, avec la second tome de Suprême. On en aura mangé de Alan Moore cette année (ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi), et ce n’est pas prêt de s’arrêter, quand on voit dans les prochaines sorties Panini, la réédition de Saga of the Swamp Thing 1 et du tome 7 de Promethéa

  • Le coming back du Golden Age

Allez savoir si c’est un effet de la crise, mais certains auteurs, probablement nostalgiques de l’âge d’or des comics, ont, cette année, ressusciter des vieux personnages oubliés pour leur faire vivre des aventures contemporaines. Ça commence avec The Twelve (dont le premier tome est sorti chez nous), écrit par J. Michael Straczynski (Thor) et dessiné par Chris Weston (Les Invisibles), qui raconte comment un groupe de 12 super-héros qui combattaient aux côtés de Captain America durant la 2nd Guerre Mondiale, se réveillent à notre époque. La série n’est pas achevé aux USA (faute de tensions entre l’auteur et le rédacteur en chef de Marvel, Joe Quesada), mais ce premier tome est un régal, qui nous en met plein la vue (merci Weston) et qui nous plonge dans la psychologie des personnages d’une très belle façon (merci Straczynski). Ensuite, chez Dynamite, on trouve Project Superpowers, la série de Jim Krueger et Alex Ross (2 tomes sont sortis en France). Le pitch est à peu près le même que The Twelve, à la différence que, au lieu de les faire venir dans notre univers, il les fait atterrir dans une Amérique fasciste, et traite moins la psyché des personnages. Et enfin, le dernier : Avengers/Invaders de… bah Jim Krueger et Alex Ross, encore eux. Pour cette série limité en 12 épisodes, les 2 auteurs font revenir l’équipe des Invaders (première équipe de superhéros de l’univers Marvel puisqu’ils ont combattu durant la 2nd Guerre Mondiale) et les allies aux Avengers (qu’ils soient Nouveaux ou Puissants) contre une menace commune. Même si c’est la moins bonne série du lot, le récit de Ross est pas mal et nous donne envie de plonger dans nos anciens numéros de Captain America.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Dans sept petits jours, je vous parlerais de la fin et du renouveau de l’univers Ultimate, de Milady, de Dc Comics (oui, un peu, quand même) mais aussi de toutes les autres sorties qui ne méritent pas un paragraphe à elles seules, mais qui méritent quand même qu’on en parle. Exceliooooooor ! (copyright Stan Lee)

Bigorneau, qui a eu plein de comics à noël \o/

18
Nov
09

The BTAS : l’Alliance des Séries !

Et non, vous ne rêvez pas. Après plus d’un mois déconnecté de la toile et surtout après un mois sans article sur Absolute Zone, Bigorneau est de retour, pour toi, cher lecteur. Car, je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais entre des listes de noël et des déclarations d’amour, ça faisait bien longtemps que tu n’avais pas lu un article 100% comics, 100% super-héroique, 100% geek ! Ne t’inquiète pas, je te prépare plein de surprise, pour toi. Et ça commence dès maintenant :

« -Tiens, toi qui kiff les super-héros, j’ai vu Batman ce week-end.
-Batman ? Le film ? La série tv ? un animé ?
-Euuuh, c’était un dessin animé…
-Lequel ? celui de Timm, BTAS ? The Batman ? ou The Brave and The Bold ?
-Euuuuuh, je sais pas… il me semble que c’était « l’Alliance des héros »…
-Ah ouiii ! En fait, « l’Alliance des héros », c’est le titre VF de la série « The Bra…
-Non mais, j’m’en fout, c’est mon frère qui regardait.
-ah…  »

Pour la défense du type, il y a eu énormément de DA/films sur le personnage.
Entre les films de Burton, ceux de Schumy (caca inside) ou de Nolan et les 3 séries animées, de qualité inégales, on pourrait se perdre (comme le font les gens qui tombent le dimanche matin sur FR3 alors qu’ils cherchaient le télé achat de TF1). Allez, un petit cours de rattrapage s’impose.

C’est dans les années 90, juste après la sortie du Batman de Tim Burton, que l’idée d’une série animé sur le personnage du chevalier de Gotham nait. Une série animé, dans les années 70, avait déjà vu le jour. Mais pour cette série, la Warner voulait quelque chose de plus sombre, adulte, tout en plaisant aux enfants. Grâce au talent de Bruce Timm et de son équipe, la série débarque en Septembre 92 sur Fox TV. En plus d’être une réussite artistique (puisque le contrat de base est rempli), c’est aussi une réussite au niveau des audiences, puisque la série (diffusée en « access ») est franc succès. C’est la première fois que l’on voit sur les écrans une série de cette qualité, à la fois scénaristique (rappelons que la série est considéré comme la meilleur adaptation du personnage de Bob Kane) mais aussi graphique (Bruce Timm est devenu à la suite de cette série l’un des pionniers de l’animation). La série s’arrêtera au bout de trois saisons (même si elle ne peuvent pas réellement être distingués). Après s’être occupé de Superman (avec STAS), Bruce Timm reviendra sur Batman pour lui offrir une quatrième saison, avec de nouveaux personnages, de nouveaux designs et une animation encore plus fluide.

La série The Batman arrive sur les écrans en 2004. Surfant sur la vague crée par Batman Begins de Nolan (comme l’avait fait BTAS sur le Batman de Burton d’ailleurs), la série rompt completment dans son style avec la série de Timm. En effet, en plus d’avoir un style plutôt japan et enfantin (la mode de l’époque), l’histoire se plaçait dans une continuité à part et revisitait plus qu’elle s’inspirait des comics. Oui, parce que dans The Batman, les origines et les designs des personnages sont légèrement modifiés (Comme celle de Mr Freeze par exemple). Après 2 saisons plutôt bien accueillie, la qualité (des scénarii surtout) se gâte. Les scénaristes n’ont plus de bonnes idées, réutilisent les même personnages et font n’importe quoi. Après 2 saisons franchement mauvaises, la 5ème est dernière saison apparait plus comme « The Batman and the Justice League ». Superman, Green Lantern et j’en passe font des guest (plus ou moins bons). La série aura un succès mitigé, et ne sera pas franchement une réussite artistique.

Après la décevante Legion of Super-Heroes (qui n’as pas eu le succès voulu), la Warner a décidé de créer une toute nouvelle série animée sur un super-héros. Et qui de mieux que Batman pour remplir le contrat ? Seulement ici, ce n’est ni un copié collé de BTAS ou de The Batman. La série s’inspire d’une période bien précise : le Silver Age, et plus particulièrement la série qui va donner le nom au DA, The Brave & The Bold, parus entre 1955 et 1983. Cette série réunissait à chaque numéros 2 héros différents qui combattait un ennemi commun. Et le pitch va être repris pour la série mais avec un personnage centrale qui est Batman. Cette série apparu en 2008 sur les écrans et encore en production puisque la 1° saison vient de s’achever aux USA, et qu’une seconde saisons est prévue. Et, en France, la série est diffusé sous le titre (ridicule) de « L’Alliance des Héros » sur France 3.

Pour résumer :
-La série de Bruce Timm est un chef d’œuvre absolue, que ce soit en terme de scénario, de réalisation et d’adaptation (puisque rappelons le, c’est LA meilleur adaptation de Batman). Les 4 saisons sont sortis aux USA, ainsi qu’un sublime coffret intégrale (que je possède) (hihihi)
-The Batman n’est pas totalement à jeter mais casse (vraiment) pas trois pattes à un canard. Ça sent vraiment trop le produit « pour faire vendre du Batman ». (à oublier quoi)
-Batman The Brave & The Bold (ou l’Alliance des Héros en VF) est une très bonne surprise, oscillant entre épisodes dantesques et des épisodes sympatoche et surtout avec un design très sympa qui rappelle le Batman des années 60. C’est vraiment un grand plaisir de voir cette série, en esperant avoir encore plein d’épisodes de qualité !! Ne manquez pas ça les copains ! (mais pas en vf (beurk)).

The BatBigor, qui est bien content d’être de retour (pour vous jouer un mauvais tour)




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