Archive for the 'Manga' Category

12
Déc
11

Au pays de la dystopie #3: Battle Royale

L’histoire de base de Battle Royale ressemble à celle de Hunger Games. Pour empêcher le soulèvement des populations, le gouvernement japonnais désigne chaque année une classe d’élèves de 3ème, qui doivent se battre à mort sur une île jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un survivant. En revanche, Battle Royale est nettement plus trash et sanglant.  Âmes sensibles s’abstenir.

Battle Royale: le film

Synopsis: Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu’ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s’entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer. Kitano leur présente deux nouveaux élèves très inquiétants. Des coups de feu retentissent pour convaincre les incrédules. Selon la loi de réforme de l’éducation pour le nouveau siècle, ce sacrifice permettra de former des adultes sains. Abandonnés chacun à son sort avec de la nourriture et une arme, les adolescents disposent d’un délai de trois jours pour s’entretuer.

Le film de Kinji Fukasaku, sorti en 2000, porte sur un thème innovant : rares sont les réalisateurs à oser mettre en scène des enfants / adolescents s’étripant joyeusement, qui plus est dans une satyre de gouvernement autarcique et tyrannique.

Interdit aux moins de 16 ans (et on comprend pourquoi !), Battle Royale est un film sanglant (dans lequel on voit aussi bien des massacres à l’arme blanche qu’à mains nues, sans parler des empoisonnements et des exécutions à la mitrailleuses. Passé cet aspect peu ragoûtant (on avait dit aux âmes sensibles de s’abstenir…), le film est réellement prenant, et on se met facilement dans la peau des deux héros, Shûya et Noriko, et de l’anti-héros Kawada (je n’en dirais pas plus sur lui histoire de ne pas jouer les spoiler).

Entre adultes démissionnaires et adolescents engagés, scènes de massacres et musique classique, Battle Royale est un film où règnent en maître les oppositions. Et soyons honnêtes, il n’y avait vraiment que les japonais pour créer ça.

Battle Royale: le livre

Le roman de Koshun Takami, dont est inspiré le film, est sorti en France bien après celui-ci (ce qui explique le fait qu’il est nettement moins connu), puisqu’il n’a été édité en français qu’en 2006.

A mon habitude (vous commencez à le savoir), j’ai préféré le livre au film (même si ce dernier est plein de qualités). L’histoire est légèrement différente, notamment au niveau des personnages, mais la ligne reste la même. Encore une fois, je déconseille aux âmes sensibles et aux esprits trop imaginatifs de lire ce livre. Car tout comme le film, il est sanglant à souhait. Attention, on ne parle pas ici d’un petit bouquin mais d’un véritable pavé de 625 pages d’actions et de descriptions toutes plus réalistes les unes que les autres. On pourrait presque le qualifier de livre parfait au niveau de l’intérêt : pas une minute d’ennui sur 625 pages, c’est tout de même un exploit.

Le gros point fort du livre viens justement de ces descriptions, très complètes, qui donnent une réelle saveur au livre et permettent au lecteur de se plonger dans l’histoire comme s’il était face à un film : on pourrait presque voir les gouttes de sang couler des pages.

Battle Royale: le manga

Et pour garder le meilleur pour la fin, je termine cette chronique par les mangas inspirés du livre Battle Royale. Personnellement, c’est ainsi que j’ai découvert l’histoire, avant de voir le film, puis de lire le livre, et c’est sans aucun doute le support que j’ai préféré.

Les dessins sont réalisés à la perfection, même si, d’après moi, ils vieillissent les personnages qui sont sensés être des adolescents. A part ce petit bémol, le manga réuni toutes les qualités pour en faire un succès : violence extrême (encore pire que dans le film et dans le livre), sexualité trash (deux ou trois volumes peuvent être assimilés à des mangas pornographiques)… Le support dessiné fait que les deux auteurs peuvent se permettre toutes les libertés. 15 tomes tous plus prenants les uns que les autres.

Voilà, c’est tout pour cette fois, félicitations à tous les courageux qui ont pris la peine de lire cet article jusqu’au bout. On se retrouve dans deux semaines pour parler d’un virus qui s’attaque aux livres, dans un monde futuriste peuplé de cyborgs !

Loun Royale

26
Août
11

Le Robot le Plus Fort du Monde

On parle énormément de comics sur ce site, mais presque jamais de mangas. Mis à part un article sur Death Note signé Oceanslook, la BD japonaise n’a jamais été abordé dans la zone absolue. Réparons cette erreur dès aujourd’hui en vous parlant d’un manga que j’ai découvert il y a peu et qui s’est révélé ni plus ni moins que l’une des meilleures bande dessinée que j’ai pu lire, toutes nationalités confondues. Je parle de Pluto, de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki, d’après une histoire d’Osamu Tezuka.

Cette série en 8 tomes est à l’origine une initiative des Studios Tezuka en 2003. A l’occasion de l’anniversaire fictif d’Astro Boy, le studio, guidé par le fils de Tezuka, a décidé de lancer la production de plusieurs œuvres (BD et série animée) ayant un lien avec le personnage. L’une d’entre elle fut Pluto, polar SF s’inspirant d’une histoire d’Astro Boy Le Robot Le Plus Fort Du Monde. Et ce le grand nom du manga Naoki Urasawa (auteur de Monster, 20th Century Boys) fan de l’histoire original, qui se colla à la relecture réaliste de cette histoire. N’ayant pas lu l’histoire en question, je ne vais pas me baser sur une quelconque comparaison pour juger l’œuvre, mais sur justement sur sa capacité à être lu sans connaissance de l’univers d’Astro Boy.

Et sur ce point-là, le scénariste est assez habile et intelligent pour livrer une vraie œuvre se tenant en elle-même, sans qu’à aucun moment on sente le besoin d’avoir une connaissance de l’original (d’autant plus qu’Astro n’apparait pas dès le début de la série et n’en est pas le seul personnage principal). Mais Pluto ne résume pas uniquement à un dépoussiérage d’une vieille histoire, c’est aussi, et surtout, un grand polar sur fond de science-fiction, maitrisé de bout en bout, qui en plus de livrer une intrigue intense et dense, amène une réelle réflexion sur certains thèmes, notamment sur la création humaine. Le scénario s’étalant sur les 8 tomes creusent ainsi certaines questions, et jouent à la perfection avec l’ambiguïté que représente certains personnages, comme Geischt ou Astro, à savoir des robots à l’apparence tellement humaine qu’ils ont des comportements et des sentiments trop humains. A tel point que certaines scènes font froids dans le dos, quand on prend un minimum de recule sur ces personnes. Ainsi, la caractérisation des personnages est faite de manière subtile mais extrêmement efficace. Les 7 robots les plus forts du monde ont beaucoup de traits de caractère ou physiques semblables aux humains. Et si à quelques moments, on en oublie que ce sont des robots, des détails viennent nous le rappeler, mettant consentement le doute dans la tête du lecteur. Cela n’empêche pas pour autant un attachement des plus totaux à ses êtres de métaux.

Le rythme est des plus intenses de par la rapidité du script, qui enchaine les scènes avec une fluidité déconcertante, mais également du dessin et de l’enchainement des cases. Le dessinateur accélère et ralenti le rythme au grès des émotions qu’il veut faire ressentir. Et les émotions, Pluto en regorge (c’en est d’ailleurs l’un des thèmes centraux). Tristesse, peur, joie… Le scénariste a un talent fabuleux pour transmettre des émotions à travers un dessin, le regard d’un personnage cadré de manière à le mettre en valeur. Beaucoup d’éléments de l’enquête sont dans les non-dits et les regards des personnages. Certaines scènes sont en cela très poignante (comme le passage avec North-2) et qui sont des leçons de story-telling. Le dessin, en soit, est incroyablement efficace dynamique, avec un train fin et des nuances de gris qui le mettent en valeur.

Pluto n’est pas exent de défauts, même si ils sont minimes face à l’ampleur de l’œuvre. On remarquera par ci par là quelques raccourcis scénaristiques, qui permettent toujours de faire évoluer l’histoire d’une belle manière, mais que l’on remarque assez facilement. Heureusement que cela ne gâche pas le plaisir de lecture. Une certaine confusion règne vers le meilleur de la séries (tomes 4 et 5), peut-être voulue, mais qui peut faire décrocher les moins motivés (ne vous inquiétez pas, tout est calculé et tout à une place importante dans l’intrigue).

Pluto fait partie des œuvres que l’on aimerait voir plus souvent. Intelligente, sincère, touchante. Un véritable chef d’œuvre qui n’a pas volé ses multiples prix (dont Angoulême) et qui est pour moi une véritable claque, scénaristique et graphique, qui me donne envie de découvrir plus amplement le manga.

Bigor, le rédacteur le plus fort du monde !

11
Déc
10

Gets it together !

Ce n’est pas la première fois qu’on vous parle de Scott Pilgrim, que ce soit de la BD (chronique tome 2 et tome 3) ou le film (avec le coup de gueule de Loun sur la sortie française). Et ce mois ci, on en reparle, avec la sortie du tome 4 de la série, toujours aux éditions Milady Graphics.

A vrai dire, je ne sais pas trop comment commencer cette chronique tellement ce quatrième tome est riche. L’histoire ? Bon, l’histoire continue dans le même style que le début de la série, si difficile à définir. Dans les 3 premiers tomes, Scott Pilgrim s’est battu avec un pirate indien aux pouvoirs mystiques, un acteur/skateur connu et un bassiste végétalien. Dans ce nouveau tome, il va enfin prendre un peu de vacances à la plage après toutes ses péripéties, en compagnie de toute sa bande ; Ramona, Kim Pine, Knives, le Jeune Neil, Stephen Stills et Julie Powers (qui est pas vraiment son amie, mais enfin bref). Mais ces vacances, de courte durée, vont laisser place à un mois d’Aout particulièrement mouvementé pour le jeune canadien. Il va renouer des liens avec une ancienne amie, il va devoir trouver un job, sur la demande de Ramona, et affronter à la fois son 4ème ex mais également un mystérieux ninja. Voilà, en gros, ce que ce cher Pilgrim va affronter dans ce volume 4, qui est sans doute le plus mature et le plus épique de la série (du moins ce qui est déjà sorti en France).

Bryan Lee O’Malley continue donc l’histoire de cette bande de jeunes canadiens, histoire qui mêle toujours autant teenage movie et pure délire geek. Voir même plus qu’auparavant. Car là où le 3ème tome était quand même un peu plus centré sur l’histoire passée entre Scott et Envy, avec quelques combats à côté, ici, ces deux aspects du récit vont avoir une importance à peu près équivalente tout le long, avec à la fois une alternance entre scène d’action et scène calme, mais également un mélange des deux donnant des scènes de combats aux enjeux dramatiques importants, alors que, il faut bien le dire, les scènes de combats des premiers tomes n’avait pas de grands enjeux. Cet aspect donne une sorte d’homogénéité au contenu, là où dans les premiers tomes, on tiquait toujours lorsque des éléments fantastiques apparaissaient durant une scène tout ce qu’il y a de plus banale. Serait-ce dû à l’habitude ? Surement.

Parce qu’effectivement, l’histoire fait vraiment appel au passé de Scott, mais un passé que l’on connait. Dans le tome 3, le personnage clé de l’intrigue était Envy, ex de Scott dont on savait peu de choses sur elle, et que l’on découvrait tout du long. Dans ce tome 4, c’est le personnage Lisa Miller qui ressurgit du passé de Pilgrim. Pour ceux qui ne se souviennent pas, c’est une des premières amies de Scott au lycée, que l’on a découvert lors du flashback d’intro du tome 2. Un personnage quelque peu familier, d’autant plus sympathique que l’on avait remarqué lors de ce flash back la proximité entre elle est Scott. Sa présence va amener une certaine fraicheur au récit, et va être un « élément perturbateur » entre Ramona et Scott. Mais ce ne sera d’ailleurs pas le seule élément. Comme d’habitude, chaque tome = un evil ex. Et ici, l’evil ex est… une fille ! Une situation qui va mettre mal à l’aise notre jeune canadien, et qui va fragiliser encore un peu plus la relation entre nos deux tourtereaux. Et si tout cela ne suffisait pas, un ninja inconnu, pas si inconnu que ça, va se mettre à attaquer Scott en pleine rue et à le pourchasser. Tous ses éléments, de comédie romantiques et/ou des combats endiablés ,sont toujours utilisés avec justesse, ne tombant jamais dans la facilité (surtout avec le thème de l’homosexualité, qui peut très vite devenir cliché) et apportant une maturité aux personnages et au récit.

Une maturité et une évolution qui peuvent également se noter dans les planches de Brian Lee O’Malley. Après quelques pages en couleur, ma foie fort sympathiques, avec un joli hommage aux écrans titre des Sonic, les « habitudes graphiques » de la série reviennent, avec un style toujours très cartoon, épuré, simple et efficace, en noir et blanc, et de plus en plus maitrisés. Les traits sont plus continus, moins hésitants, les visages beaucoup plus ronds qu’auparavant et les scènes d’actions sont beaucoup plus dynamiques. Une évolution graphiques qui se rajoutent à tout les bons points déjà cités de ce volume, à savoir des personnages toujours aussi bien développés, une histoire mêlant habillement tous les genres de la série, comédie romantique, combats, action, fantastique, pour donner le meilleur des 4 premiers tomes. Rien que ça !

PS: le blog Awesome & Awesome, qui est en quelque sorte le blog-fan-club de Scott Pilgrim en France, vous propose un concours avec Milady Graphics pour gagner justement le T4. Allez y !
PS2: si vous cliquez sur l’image juste au dessus, où Scott dit qu' »Absolute Zone c’est cool », vous pourrez lire une courte histoire en couleur de Scott Pilgrim. C’est rien, ça me fait plaisir.

« Bigor wins the power of writing a blog ! »

07
Juil
10

Comic Con France saison 2

Depuis 11ans, la Japan Expo est le rendez-vous de tous les otakus et cosplayeurs de toute la France. Et c’est seulement depuis 2ans que, parallèlement, a été crée un Comic Con français. La première édition, plutôt timide, n’a pas fait grand bruit. Mais à l’annonce de la saison 2, j’ai sauté de joie devant le programme et les noms des artistes présents. J’ai donc décidé d’aller y faire un tour, durant les 4 jours, afin de découvrir cet événement et surtout, de rencontrer des artistes (et au passage Oceanlook, Trumper et toute la bande) Verdict sur cet évènement tout jeune.

Comic Con 2010

Cette année, le Comic Con accueillait des invités de prestige. De Frank Quitely (All Star Superman) à Leinil Francis Yu (New Avengers), en passant par David Lloyd (V pour Vendetta) ou encore Carlos Pacheco (Avengers Forever), la « Comic’s Alley » était bondée.  L’invité d’honneur de cette 2° saison, Mark Brooks, qui a réalisé l’affiche de l’évènement (ci dessus) était, par contre, le seul à avoir un système de ticket pour ses dédicaces. Étaient également prévus Jeph Loeb, Geoff Johns et Pascual Ferry, mais pour divers problèmes, ils ont annulé leurs venues. Les artistes étaient très accessibles et, en plus des magnifiques dédicaces qu’ils signaient, animaient des conférences  sur « Comment dessiner les super-héros » et sur les crossovers. (Celle de David Lloyd, à laquelle j’ai assisté, était vraiment très intéressante) Le problème, pour ces dédicaces, était le « manque » d’organisation et d’informations et la certaine précipitation que l’on ressentait par moments (changement de stand d’un coup parce que « le stand précèdent ne mettait pas en valeur les artistes » et que l’ancien est trop petit,  flou le plus total à la dernière minute pour savoir si tel artiste sera là ou non, et j’en passe) ce qui est assez dommage, et énerve facilement. Mais bon, après, organiser un salon avec autant de grands noms des comics n’est pas chose aisée, et on salue et remercie tout de même le festival pour cette belle affiche. Saluons au passage la WIP Agency qui, sur son stand, a invité un grand nombre d’artistes très accessibles et sympathiques également.

Autres invités du Comic Con, toute l’équipe de Hero Corp, dont son créateur Simon Astier, mais que je n’ai pas pu les rencontrer (pour des raisons de pass et de mauvaise organisation et communication sur l’évènement) Il y avait également toute l’équipe du Visiteur du Futur, web série crée par François Descraques (mais on y reviendra très bientôt) qui ont mis le feu lors de la conférence de Samedi (clairement l’un des meilleurs moments de ce Comic Con) en diffusant en exclu le teaser d’une possible saison 2, mais aussi lors du Quizz du Cahos avec la Flander’s Company. En dehors des rencontres, il y avait une très jolie expo pour les 75ans de DC Comics avec une sélection de couvertures emblématiques pour chaque époque, mais également une sur le travail d’Olivier Peru sur la série Hero Corp. Niveau stands, pas mal de boutiques étaient présentes (Pulp’s, Apo(k)lyps) et proposaient de la VO à prix cassés, mais aussi Panini Comics, qui proposait des titres kiosques et librairies en avant première (comme la première partie de Captain America Reborn, ou encore Batman Year One) Des éditeurs de jeux vidéos, comme Sega, étaient aussi présents pour présenter leurs nouveautés (Batman The Brave and The Bold le jeu ou le nouveau Sonic) Il y en avait pour tous les gouts !

Toute l'équipe du VDF

Vous l’aurez compris, ce Comic Con saison 2 fut riche, très riche. Mais quelque peu mal organisé. Je regrette grandement le choix de, en quelque sorte, interdire les dédicaces aux accrédités presse, mais bon… En tout cas, ce fut 4 jours vraiment géniaux, riches en rencontres (que ce soit les artistes, les clonewebiens ou les gens des files d’attentes ;)), et rendez-vous pour la saison 3 !

Bigorneau

PS: Absolute Zone fait son come back sur les réseaux sociaux. Devenez fan (enfin « aimez ») de la page facebook, et suivez l’actualité du site sur twitter.

11
Juin
10

Empowered, une vraie super-héroïne ! (ou pas)

Le mélange entre culture américaine et nippone devient de plus en plus courant et à la mode. Cela avait commencé il y a un petit moment avec quelques références par ci par là (comme les ninjas dans Wolverine, ou Ronin de Frank Miller), mais depuis quelques temps, de plus en plus d’œuvres américaines font l’alchimie de ces deux cultures, avec une histoire très américaine dans l’esprit mais avec des dessins très inspirés par le manga. L’artiste Adam Warren (Gen13, Titans : Scissors, Paper, Stone, The Dirty Pair) est justement l’un des premiers à avoir réalisé des œuvres mélangeant ces cultures. Et Empowered s’inscrit dans cette optique, parodiant allègrement le monde super héroïque et ses codes avec un dessin très manga et cartoony. Cette série, sortie aux USA chez Dark Horse à partir de 2007, et qui en est déjà à son 5° tome, débarque en France chez Milady Graphics. Deux tomes sont déjà parus, dont le dernier très récemment. C’est donc l’occasion de parler de cette série, au bilan très mitigé…

L’histoire, c’est celle d’Empowered, blonde à forte poitrine, idiote, complexée et accessoirement super-héroïne. Et comme toutes les super-héroïnes, elle a un costume moulant. C’est même la source de ses pouvoirs. Le problème, c’est que dès qu’il se déchire, la miss perd ses pouvoirs. Et bien évidemment, il se déchire très facilement. Ce qui va entrainer un enchainement de situations cocasses où le personnage va se retrouver vulnérable. Et c’est tout le principe de l’œuvre.

Pour tout vous avouer, avant même d’ouvrir le bouquin, j’avais un apriori négatif sur la série. Ça sentait vraiment le manga débile et porno sans intérêt à part pour les gamins de 10ans qui découvrent leurs corps et qui ne connaissent pas internet. Mais j’étais tout de même curieux par cette série qui durent quand même depuis 3 ans. Et finalement… C’est pas si mauvais que ça…

Il se trouve que le comic book est drôle. Entre la Super Bande qui est un ramassis d’égos sur pattes, l’héroïne principale aussi bête que ses pieds et qui arrive toujours à se mettre dans des situations improbables… Cette série étonne par son ton frais et comique. D’abord présentée comme une succession de petit sketch de 5pages drôle et sexy (mais le tout restant un minimum correct… du moins au début), plus l’on avance dans l’histoire, plus certaines éléments vont devenir récurrents (le sbire petit ami, la ninjette, le prince-démon…) pour finalement former une véritable trame narrative avec des enjeux (rarement importants, quoi que…). Et ça tiens à peu prêt debout. A peu prêt, parce que plus on avance, plus ça vire dans le hentai gratuit. De scènes plutôt sexy où l’héroïne est à moitié nue, mais toujours pour amener quelque chose, on passe à des scènes de sexe sans réelle justification (comme ce chapitre dans le tome 2 entièrement dédié… au postérieur de l’héroïne. Hé oui.). Certains diront que c’est le but de l’œuvre, mais je trouve dommage de gâcher un récit assez intelligent (oui oui, ya des éléments vraiment intéressant) qui parodie le comic ‘ricains tout en leur rendant hommage, avec des fantasmes bondages ou autre…

Encore heureux que le dessin reste très agréable. En effet, Adam Warren adopte un style manga-cartoony assez plaisant, tout en rondeur, en visage ultra expressif… et en noir et blanc, ce qui renforce l’aspect manga et rends de manière générale les scènes beaucoup plus dynamique.

Vous l’aurez compris, le plus gros problème de Empowered, c’est la contradiction entre les scènes débiles, gratuites et lourdingues (à force), et les scènes très bien écrites, qui apportent des enjeux et creusent la psychologie des personnages (comme la fin du tome 2, qui est à l’image de ce que devrait être la série) Mais malgré cela, il y a de bonnes idées, mais un côté hentai assumé (après, faut que ce soit son délire) (et je sais que c’est le votre, bande de coquinous !). Et puis de toute façon, le tome 1 coute que 12,90€ et fait 250pages, autant dire que c’est donné.

Bigorneau, qui aime la Wild Rubharb (ouais, aucun rapport)

13
Juin
09

Les « rapports bazar » de l’ami Xidius.

Entre collègues, l’entraide fait du bien…

Et quand mon cher Xidius fait une émission super bien, super super bien sur un autre blog (grrrrr), j’ai juste envie d’en parler!

Sur le Bazar (http://zebazar.wordpress.com/), Xidius fait à lui tout seul le rapport bazar, une émission de cinéma axée sur un film en particulier. Qui dit ambiance Geek, dit films Geeks et c’est pour ça que les deux premiers numéros parlaient de Watchmen et Speed Racer.

Mais trève de bavardage inutile, passons aux images, avec les deux premières émissions!

Oceanlook.




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