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Critique: The Darkest Hour

J’ai toujours été de ces personnes optimistes au sujet des films à sortir. J’ai toujours mis un point d’honneur a trouver le truc intéressant dans la bande annonce la plus chiante qui soit. Pour Darkest Hour, je partais avec un bon sentiment. Hélas…

Sean et Ben sont à Moscou pour affaires, confrontés à un univers d’argent et de pratiques sans scrupules. Natalie et Anne s’y trouvent en escale involontaire alors qu’elles avaient prévu de se rendre au Népal. Les quatre jeunes gens se rencontrent par hasard dans la boîte de nuit la plus branchée de la ville où ils croisent Skylar, un homme d’affaires suédois qui a arnaqué Sean et Ben.
Ce haut lieu qui attire puissants et personnalités en vue bascule dans la terreur lorsque des aliens attaquent…
Après avoir vécu terrés quelques jours dans les sous-sols, les cinq survivants ressortent et découvrent une ville déserte. Le monde semble immobile alors qu’une force terrifiante et invisible les guette… S’ils veulent avoir une chance de survivre, ils vont absolument devoir découvrir qui sont ces êtres venus d’ailleurs et ce qu’ils veulent. C’est à ce prix qu’ils pourront les combattre, s’ils en sont capables…

Le concept même me plaisait bien : des envahisseurs invisibles, se nourrissant d’électricité. Je n’avais encore jamais vu ce genre de choses au cinéma. L’idée de ne pas pouvoir les voir, mais de les craindre me donnait déjà quelques frissons. Loin de mes attentes, Darkest Hour se pose en navet mineur de ce début d’année. Non pas que le film soit véritablement mauvais, disons juste que le concept est très mal exploité. Moi qui m’attendait à toute une reflexion sur le mode de fonctionnement de ces aliens si originaux qui me donnaient l’eau à la bouche, niet, nada, voire même que dale. On ne les verra au final presque pas du film.

Alors en soi, effectivement, c’est toujours plus logique de s’attarder sur notre joyeuse troupe de gai lurons, survivants miraculeux de l’attaque d’une boite de nuit moscovite. Parce que oui, un des points intéressants a rayer de ma liste est que pour une fois, le chaos ne prend pas place au USA. Pour une fois, on se souvenait que les USA n’étaient pas tout à fait le centre du Monde. Bref. Ils survivent donc, et commencent à bouger à la recherche d’un moyen de rentrer chez eux.

De là s’ensuit une suite de dialogues clichés, ridicules, et sans queue ni tête. Les personnages, joués par des acteurs n’ayant pas l’air de croire une seule seconde en la capacité du film à être bon, vagabondent, sans avoir l’air de savoir où ils pourront bien finir. Emile Hirsch, qui, je le pensais, serait le ticket gagnant du film, en arrive au point ou il ne sert qu’un rabais du strict minimum. Pas cool Emile, pas cool. On finit par ne même pas être choqué de voir des terminators russes exterminateurs d’aliens à coup de flingues basiques et tout pourris. « On est russes, on est des oufs, et on va mourir pour défendre notre patrie d’amour. Ouais gros ».

Vient alors le moment ou l’on se demande si l’on est pas en fait devant un direct to dvd d’un petit nanard pas très drôle. Puis on revoit les moyens déployés pour le film, et les larmes commencent à rouler sur notre visage.
Je finirais par cette lettre, adressée directement à ce grand homme qui a réalisé ce chef d’oeuvre de genre :

Cher Chris Gorak,

Je sais que c’est drôle d’essayer de nouvelles choses, mais parfois, il faut savoir se retenir. A l’avenir, si tu as envie de faire un teen movie tout en faisant un film de SF tout en faisant un survival tout en faisant je ne sais quoi d’autre pouvant te passer par la tête, reflechis-y bien. Ne te lance pas comme ça. Revise tes cours de mise en scène, je t’aiderais si tu veux, promis. Mais ne nous inflige pas des heures encore plus sombres que celles que tu nous as déjà fait passer.

Merci, des bisous.

The Darkest Karine


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