01
Déc
11

Batman Arkham City, le jeu aux (en ?) mille morceaux

Sortie il y a quelques semaines déjà sur consoles, Batman Arkham City vient tout juste de se dévoiler sur PC. Une bonne raison pour en parler tant le jeu tient presque toutes ses promesses… si on excepte la pire escroquerie du 21ème siècle dans le domaine des jeux vidéo : les DLC. Analyse d’un des meilleurs jeux de l’année mais aussi d’une belle arnaque de plus en plus répandue.

En 2009 le grand public avait été agréablement surpris avec la sortie de Batman Arkham Asylum, une sorte de GTA-like dans l’univers de Batman où la ville était remplacée par le fameux asile. Enfermé avec tous les cinglés qu’il affronte au quotidien, le justicier allait devoir remettre de l’ordre dans tout ça, aidé à distance par Barbara Gordon (ex Batgirl) et le commissaire Gordon, spécialiste quand il s’agit de se faire enlever à deux reprises par la même personne. Au final on se retrouvait devant un jeu sublime, à la réalisation exceptionnelle, avec un gameplay presque parfait et un doublage de même niveau (VO et VF confondues). Autant dire que les 2 années suivantes ont été longues mais l’attente en valait le coup.

Si le premier épisode était déjà une belle synthèse de l’univers du Dark Knight, trouvant le mixte parfait entre comics, films, dessins animées et création originale, cette suite va encore plus loin. Surpassant l’original, Arkham City le relègue même au rang de simple essai dont la transformation a lieu ici même. Car il ne s’agit pas d’un simple séquel, qui reprendrait la recette d’origine en la transposant dans un plus large environnement, mais bel et bien d’un chapitre entier de la vie du Chevalier Noir. Un épisode qui se suffit à lui-même et qui n’a pas à rougir des précédentes adaptations. Si au cinéma nous avions Batman Returns, dans le jeu vidéo il faudra désormais faire avec Arkham City.

1 année s’est écoulée depuis la prise d’assaut de l’asile. Quincy Sharp, ancien directeur et désormais maire de Gotham City, a décidé de mettre en place Arkham City, une ville prison construite sur les bas-fonds de Gotham. Un projet mené par le mystérieux docteur Hugo Strange et que certains voient d’un très mauvais œil. Passé les premières minutes exceptionnelles du jeu, nous voilà de retour dans le costume de Batman histoire d’en apprendre un peu plus sur ce qui se trame par là et sur ce qu’est devenu le Joker…  Si le pitch de départ est alléchant, renforcé par une mise en entrée grandiose, il faut bien avouer que le scénario est le gros point faible du soft. Toujours écrit par Paul Dini (qui a travaillé entre autre sur Batman The Animated Series en 1992), il manque quelque chose pour qu’on décolle réellement de notre siège. Un peu rageant quand on voit l’énorme travail effectué sur le background et le sens du détail de Rocksteady. A quoi est-ce dû ? Le jeu est plus ambitieux dans tous les domaines et peut être que Paul Dini n’a pas su bien l’anticiper au cours de l’écriture. De plus, il est délicat d’écrire un scénario cohérent sachant que le joueur peut à tout moment se détourner de la trame principale pour s’occuper des missions secondaires et autres quêtes annexes. En dépit de cela, on prend beaucoup de plaisir durant les 12-15 heures de jeu nécessaires pour en voir le bout.

Car pour le reste c’est un quasi sans faute. Les graphismes sont somptueux et confèrent une vraie identité au titre. Le doublage est toujours aussi réussi, le système de combat enrichi, de nouveaux gadgets font leur apparition… Les énigmes de l’Homme Mystère sont présentes mais plus complexes, des biographies, extraits audio et concept art sont à débloquer et surtout, surtout on peut également contrôler Catwoman à certains moments du jeu. Si l’idée ne m’avait pas forcément séduit au départ, il s’agit d’un des gros plus du jeu. D’autant que, à l’image de Batman, des combos, gadgets et trophées de l’Homme Mystère sont à débloquer pour la miss. Un jeu complet donc, avec deux modes supplémentaires en dehors de l’aventure principale : les cartes de combat où il s’agit juste de bourriner contre un certain nombre d’ennemis et Prédateur où il faut éliminer des ennemis dans une pièce avec quelques défis (du genre « attaquer un ennemi depuis un rebord »). Autant dire que celui-ci a plus d’intérêt.

Enfin, il faut aussi saluer un autre domaine dans lequel AC excelle : les DLC payants. Costumes, défis supplémentaires avec de nouveaux personnages (Robin et Nightwing, il ne manque plus que Batgirl et… Alfred) il y en a pour tous les goûts, à condition d’avoir le porte-monnaie bien rempli. Mais là où je pousse un gros coup de gueule c’est quand je vois que toutes les séquences avec Catwoman sont vendues sous la forme d’un DLC à 10 € alors qu’on remarque bien qu’elles s’insèrent parfaitement dans l’intrigue. Enlever une partie du jeu pour mieux le vendre après coup, une pratique qui risque fort de se généraliser. D’autant que pour profiter de ce contenu il vous faudra être connecté au PlayStation Network même après installation. Et que dire de ce message à la fin du jeu sur des costumes débloqués (ho joie !!!) sans préciser qu’il s’agit en faites de DLC à acheter.

Où est-ce que j’ai foutu ma carte bleue moi…

Pottio


2 Responses to “Batman Arkham City, le jeu aux (en ?) mille morceaux”



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