06
Sep
11

Grind’house Night à l’Etrange Festival

Après plusieurs années à rêver d’y assister, j’ai finalement eu l’occasion de me rendre à l’Etrange Festival pour la Nuit Grind’House. Au programme, des films bizarres, gores et whatzefuck de minuit à 8h du matin, bref : un joyeux programme. Sur les quatre films projetés, deux n’ont pas vraiment retenu mon attention : Norwegian Ninja et 2019, après la chute de New-York. Je ne vous en parlerais donc pas (bon ok, j’ai dormi tellement j’ai trouvé ça naze). En revanche, les deux autres films m’ont vraiment enthousiasmée, et vont donc avoir droit à leur place dans cet article.

Hobo with a Shotgun

Un clochard fait régner la justice dans une ville grâce à son fusil à pompe.

La ville d’Hopetown est dirigée par un baron sadique, The Drake, et ses deux fils Ivan et Slick. Policiers corrompues, exécutions publiques et sanglantes, clochards torturés et massacrés et bimbos prenant des bains de sangs sont le quotidien des habitants, jusqu’à l’arrivée d’un SDF, dont le seul objectif est de réunir assez d’argent pour acheter une tondeuse à gazon, et qui se met à dos Slick pour avoir voulu sauver une prostituée. Il décide alors de nettoyer cette ville pour de bon.

Le projet de ce film est parti d’un concours de fausses bandes annonces, mais l’idée d’un clochard et de son fusil à pompe à réussis à séduire suffisamment pour créer un buzz et devenir un long métrage. Malgré le petit budget consacré au film, Rutger Hauer, qui incarne ce SDF, offre une prestation tout simplement époustouflante, dirigé par Jason Eisener qui prouve une fois de plus que le cinéma canadien peut être plein de bonnes surprises. Ils parviennent à eux deux à faire entrer le spectateur dans un monde à part, où le mal règnerait en maître, et où seul un exclu de la société serait prêt à donner sa vie pour des gens qui le rejettent.

Âmes sensibles s’abstenir, car le film ne fait pas dans la délicatesse et tous les tabous sont soulevées, de la violence par pur plaisir ou par jeu à la pédophilie. Sans oublier les gros plans sur les membres arrachés, écrasés, brisés et autres sanglanteries (non, je ne suis pas traumatisée du tout).

Le rythme endiablé de ce film ne laisse pas une seconde de répit au spectateur et blessures et cadavres s’enchaînent à une vitesse fulgurante. Le gore ne fait cependant pas oublier le vrai message du film : même si l’on est rien aux yeux de la société, on peut la sauver.

Tucker & Dale VS. Evil

Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau, alors que nos héros pensent que les jeunes font partie d’une secte et qu’ils sont là pour un suicide collectif ! C’est le début d’un gigantesque malentendu dans lequel horreur et hilarité vont se mélanger.

Dites adieu à tous les standars et stéréotypes que vous pourriez avoir sur les films d’horreurs, avant de voir ce film hautement parodique ! Eli Craig a décidé de s’attaquer à tous ces films d’horreurs, dans lesquels des étudiants (dont une ou deux bimbos blondes) partent fêter la fin d’année en campant dans une forêt sombre, sur le lieu exact où, 20 ans plutôt, une autre bande d’étudiants ont été massacrés par un sérial killer. Vous connaissez le pitch, inutile de vous raconter la suite. De même, deux pequenauds un peu glauques et pas très jojos sont forcément de dangereux criminels consanguins, violents, et complètements tarés.

Alors quand les deux genres se rencontrent, cela donne un mélange explosif inqualifiable, où tous les clichés sont totalement inversés. Par le fait, T&D est plus porté sur la comédie et l’humour que sur l’horreur, malgré les scènes gores. Attention, je sens d’avance ceux qui vont comparer T&D au Scary Movie de Evil Dead ou Massacre à la tronçonneuse, mais que nenni. Ici, l’humour n’est ni lourd ni déplacé, les sketches tombent toujours à pic et au moment où l’ont s’y attendait le moins. Tyler Labine est parfait dans son rôle de pequennaud un peu balourd, qui veut tellement bien faire qu’il enchaîne les catastrophes.

Une petite pépite, à regarder entre amis, sans modération.

Loun


1 Response to “Grind’house Night à l’Etrange Festival”


  1. 12/09/2011 à 12:54

    Très bon site. Je l’ajoute de ce pas à mon google reader.


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