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La Minute Rock #13: Warren Zevon

Bienvenue dans cette Minute Rock qui fête sa rentrée, comme beaucoup d’entre nous, et qui espère que les trois numéros hors-séries de ces vacances vous ont plu. Anyway, on recommence doucement avec un artiste qui, bien que très talentueux, n’a pas un grand public en France malheureusement. Cet artiste assez particulier, c’est Warren Zevon, un parolier et musicien célèbre aux États-Unis et très apprécié par des artistes comme Bob Dylan, Bruce Springsteen, Neil Young, rien que ça … Dans la Minute Rock, on aime le folk-rock et on vous le fait savoir !

Warren Zevon est un des ces artistes qui ont des choses à dire, et qui savent pertinemment comment le dire, avec des mots très justes, une intonation bien choisie, et des mélodies en apparence simples mais terriblement efficaces. On retrouve souvent un côté cynique bien senti dans ses chansons, qui abordent des thèmes sérieux comme la politique ou l’histoire (de son pays, bien sur). En plus de manier plusieurs instruments comme le piano, la guitare ou l’harmonica, le monsieur a une voix bien à lui, posée et qui pèse ses mots. Un régal pour les oreilles, pour qui veut bien réfléchir au-delà des paroles engagées de ses chansons.

Zevon est originaire de l’Illinois mais passe son enfance en Californie et lorsque qu’il devient convaincu que son avenir contient du rock, il part à New York commencé sa carrière de musicien. Il débute dans un duo appelé Lyme & Cybelle, puis enchaîne avec un album studio en solo : Wanted Dead Or Alive en 1969. C’est un échec. Il repart à Los Angeles en 1975 et acquiert des contacts avec des grands labels et avec ses nouveaux associés, il enregistre quelques chansons dont Mohammed’s Radio. Il commence alors à se familiariser avec le folk-rock, partageant les mêmes idoles que Dylan et sort son deuxième album, sobrement intitulé Warren Zevon, qui se vend modestement et qui sera, avec le recul, considéré comme un chef-d’œuvre par les critiques des années après.

Le succès est immédiat à la sortie de son album suivant, Excitable Boy, grâce à des chansons comme Werewolves of London ou Lawyers, Guns and Money. La critique acclame Zevon et le classe parmi les plus grands à s’être fait connaître dans les années 70. Puis sort Bad Luck Streak in Dancing School, qui déçoit assez le public et la critique, il est à cette époque de notoriété publique que Zevon fait face à plusieurs addictions mais il est aidé par ses proches et aussi par ses collaborateurs. Et le succès va decrescendo avec l’album suivant, The Envoy et ses problèmes conjugaux, ce qui le pousse à se retirer de la musique pendants des années, durant lesquelles il sombre dangereusement dans l’alcool et la drogue. Heureusement, il revient en 1987, épaulé par ses amis musiciens tels que Mike Mills (REM), Flea (Red Hot Chili Peppers), Bob Dylan ou Neil Young, pour sortir son meilleur album depuis des années, Sentimental Hygiene.

Son album suivant, qui est un concept album nommé Transverse City, ne fait pas unanimité et Zevon relance sa carrière solo seulement en 1991, avec Mr Bad Example, et la plupart des titres issus de cet album sont des succès commerciaux. Il profite de la popularité des émissions de télévision de plus en plus virulentes aux États-Unis pour se produire en live et en acoustique, enchainant tout aussi bien les concerts à travers le pays. Ce n’est quand 200 qu’il refait son deuxième come-back avec l’album Life’ll kill ya, qui se hisse au niveau d’ Excitable Boy. Un vrai succès. En 2002, le sort s’acharne sur Warren Zevon quand on lui annonce un cancer du poumon. Pendant quelques mois, le monde du rock s’arrête de tourner pour laisser à Zevon et à ses proches amis le temps d’enregistrer un dernier album, The Wind, incluant sa reprise de Knockin’ On Heavens Door, un titre très symbolique dans ce dernier album qui sera son plus grand succès. Peu après la sortie de l’album, le chanteur s’éteint à l’âge de 56 ans.

Parmi les chansons marquantes de la folk, certaines résonnent plus comme un hymne que comme une simple chanson, et c’est le cas avec une de mes musiques préférées, tout artistes et tout genre confondu, et elle s’intitule Don’t Let Us Get Sick, présente sur l’album Life’ll Kill Ya.

Don’t let us get sick
Don’t let us get old
Don’t let us get stupid, all right?
Just make us be brave
And make us play nice
And let us be together tonight

Excitable Marvel Boy.


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