Archive pour septembre 2011

28
Sep
11

Critique: Real Steel

Avec Real Steel, Hugh Jackman, Dakota Goyo et Shawn Levy nous entraînent dans un univers futuriste, mais pas si lointain, dans lequel les robots ont remplacé les boxeurs, pour des combats toujours plus brutaux. Charlie Kenton, ancien boxeur déchu car humain, se reconverti en entraîneur pour robots de combats, dont le manque de discernement le pousse à accumuler les dettes… Jusqu’à l’arrivée inopinée de son fils dans sa vie.

Réalisé par Shawn Levy, avec Hugh Jackman, Evangeline Lilly, Kevin Durand. En salle le 19 octobre 2011.
Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Un scénario classique dans les blockbusters américains : l’enfant prodigue qui débarque sans prévenir pour bouleverser (positivement) la vie de l’un de ses parents. Jusqu’à là, rien de bien nouveau (on est dans une production Disney après tout).

Toute la qualité de ce film vient justement de cet équilibre entre le côté doucement mielleux de Disney, et l’univers ultra violent des combats de robots. La boxe trouve réellement sa place au milieu de l’intrigue, puisque le film est centré sur cet univers : entraînement, enchaînements de bases, mouvements… On en apprend réellement sur ce sport, notamment grâce à un Hugh Jackman plus à l’aise que jamais sur le sujet, puisqu’il pratique la boxe depuis de nombreuses années.

Le scénario parfois léger et bancal est soutenu par l’excellent jeu des acteurs, notamment celui du jeune Dakota Goyo, qui réalise une véritable performance pour son jeune âge, et réussi à être drôle et touchant dans son affection pour les robots, et hilarant dans ses scènes de danse (dans lesquelles certains croiront voir un chanteur canadien anciennement méché dont je tairais le nom, pour le bien être de la communauté).

Le film réussit sans problème à tenir le spectateur en haleine grâce aux nombreuses scènes de combats, sans pour autant choquer les âmes sensibles (on reste dans le divertissement familial), et, malgré quelques longueurs, le rythme reste fluide, notamment grâce à la qualité des effets visuels et sonores, qui rendent robots et combats plus vrai que nature. Les effets spéciaux sont particulièrement bien maîtrisés, et apportent une réelle plus value au film, complétant à la perfection le duo Jackman / Goyo.

Alors certes, le concept de l’ancien champion de boxe (de basket, de football…etc) qui se reconverti en entraîneur pour un looser qui va finalement devenir champion est un scénario vu, revu et re-revu au cinéma. Pourtant, avec Real Steel, Shawn Levy réussit à remettre au goût du jour un concept qu’on pensait éculé, et réussis à en faire une histoire (presque) touchante, malgré les clichés et scènes dont le film aurait pu se passer. A voir si l’on aime les histoires familiales, les robots, les combats, où Hugh Jackman, tout simplement.

Loun Steel

25
Sep
11

La Minute Rock #16 : Pink Floyd

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures, et quand on cherche du bon vieux rock bien rétro, on a tendance à se tourner vers les groupes qui ont vécu. Et le groupe de cette semaine est culte, et a marqué de son empreinte les décennies de 1960 à 1990. Ce groupe, ce sont les Pink Floyd, qui a connu un immense succès pendant des années et encore aujourd’hui, déclenche des grands moments de nostalgie chez certains. Le rock à papa est de retour dans la Minute Rock et ça va cartonner !

Ce n’est pas pour rien que Pink Floyd s’est crée dans les années 60 car le style des débuts du groupe est considéré comme planant, voir psychédélique. Rappelons que c’est l’époque où la jeunesse se dévergonde, un moment propice pour le rock qui prend un souffle nouveaux au fur et à mesure que la société brise les chaînes du conservatisme bien pensant et oppressant. Pendant que les Beatles présentent le Sergent Pepper et que les Stones voient des arc-en-ciels partout, Roger Waters, Syd Barett et David Gilmour s’initient au rock, à la folk et au Rythm&Blues, mais ce n’est qu’en 1966 que le groupe est fondé et qu’il se produit à Cambridge. Leur musique se démarque alors par leur style psyché-rock, qui fait sensation au Royaume-Uni avec leur premier album The Piper at the Gates of Dawn, mais qui n’arrive pas à s’exporter.

Parmi les membres du groupe, Barett est le plus vulnérable, car sous l’emprise de LSD, il commence à souffrir de schizophrénie. Il n’est alors plus apte à jouer, et si il avait beaucoup contribué au premier album, ce ne fut pas le cas pur le second, A Saucerful of Secrets sorti en 1968. Jusqu’en 1973, le groupe s’adonne à des expérimentations musicales sans précédant, entre composition de bandes originales de film, entretenant des contacts avec le réalisateur de génie, Stanley Kubrick. On retiendra les albums qui ont marqué la carrière des Floyd, Atom Heart Mother en 1970 et Meddle l’année suivante. Là encore, le groupe se démarque des autres de l’époque pour son rock avant-gardiste et original.

Mais le meilleur reste à venir avec la succession de quatre albums qui ont fait la renommée mondiale du groupe, je veux bien sur parler de The Dark Side of The Moon, Wish You Were, Animals, et The Wall. le premier est un album-concept très connu pour le titre phare, Money, et pour sa pochette qui représente un prisme effectuant une décomposition de spectres lumineux. C’est un peu sous le fardeau du regret que l’album Wish YouWere Here, dont la chanson-titre évoque l’absence de Barett. Animals est un album assez porteur niveau opinions sur la société, le groupe étant aussi connu pour exprimer leur avis sur ce qui les entoure. Ce message est encore plus porté par l’album The Wall qui prône l’idée que l’artiste doit établir un mur entre lui et son être social (qui est trop dépendant pour être libre).

Malheureusement, le groupe se désunit peu à peu, Waters prend de plus en plus de liberté avec le groupe et veut passer sur le devant de l’affiche, éclipsant les autres membres du groupe. Cette influence de Waters se constate notamment dans l’album The Final Cut. Gilmour n’est pas de l’avis de son camarade et reprend les rênes en 1986, et ainsi commence le début de la fin pour Pink Floyd, qui n’a plus que son nom pour lui. La flamme du groupe s’éteint et même si certains ont tenté de la ranimer, aucun n’a réussi.

Le titre du groupe qui m’a le plus marqué est sans surprise le plus grand succès du groupe, la chanson mondialement connue et maintes et maintes fois reprise et remixée, Another Brick in the Wall. Énergique, portant un message méchamment rock et rebelle, cette chanson est un hymne à révolte contre l’oppression de la société qui pèse trop sur les épaules des jeunes, graciée par un très bon solo à la guitare.

Hey teacher, live the kids alone !

Marvel Boy, an another brick in the wall.

22
Sep
11

Atlantic BD

Le monde de l’édition de la bande dessinée américaine en France est en train de fondamentalement changer. Entre DC qui change de maison (Dargaud avec Urban Comics), des grandes boites qui décident de se mettre aux comics (Glénat), il y a également de nouveaux éditeurs, des outsiders, qui débarquent. Parmi ceux là, on trouve Atlantic BD, crée par Fabrice Sapolsky, ancien rédacteur en chef de Comic Box !

Morning Glory Academy, ou Morning Glories (titre original) est l’un des deux titres traduits d’Atlantic BD. Cette série de Nick Spencer, étoile montante de Marvel, et dessiné par Joe Eisma. La Morning Glory Academy est l’un des plus prestigieux pensionnats du pays. Mais un sinistre secret au parfum de mort et de mystère se cache derrière ces murs. Quand six nouveaux étudiants, brillants mais turbulents, y sont admis, ils basculent dans un monde mêlant folie, violence et pédagogie…
Pour être franc et honnête, Morning Glory Academy est LA bonne surprise de ce line-up de sortie. Nick Spencer n’est pas une étoile montante pour rien, et cette série publiée chez Image le prouve. Le scénariste montre déjà une certaine maturité dans son écriture avec ici un excellent scénario, qui joue habilement avec les codes de plusieurs genres, mêlant le teenage movie avec le thriller ainsi que plusieurs pointes d’horreur. La construction et la caractérisation des personnages est exemplaires, efficaces et là aussi, joue avec les clichés et les aprioris. Des personnages forts avec un concept déjà vu mais bien exploité, avec une touche d’originalité. Mais surtout une maitrise du suspense, bouleversant justement nos repères dans ce genre d’histoire.
Cette étonnante maitrise scénaristique est sublimée par les cadrages du dessinateur Joe Eisma. Une mise en page maligne, jouant sur les perspectives et l’espace. Une ambition et un talent pour le cadrage, mais des dessins parfois (souvent) inégaux, avec quelques cases brouillonnes. certains décors paraissent vides, certaines expressions sont assez improbables. Des fautes d’inattention, ou de précipitation peut-être, car son style reste peaufiné et se révèle par moment très efficaces.
Globalement excellent, avec un scénario à la limite du brillant et des dessins prometteurs mais parfois brouillon, cet ouvrage est le seul des 3 à ne pas être simplement une introduction, mais qui démarre déjà sur des pistes d’intrigues. Le duo, et la série, a encore du potentiel sous le manteau, et il ne demande qu’à exploser au grand jour !

Time Bomb, l’autre traductions du label, a été originalement publiée chez Radical. Ecrit à 4 mains par le célèbre duo Jimmy Palmiotti et Justin Gray (Jonah Hex), et dessiné par Paul Gulacy, la série est une série d’action/espionnage.
Une cité sous-terraine bâtie par les Nazis est découverte en plein centre de Berlin. Cette ville a été construite pour permettre à Hitler et ses troupes de survivre à une attaque nucléaire. Mais elle abrite également une bombe Omega, arme de destruction massive capable de détruire toute l’Europe. Déclenchée par mégarde (bande de looseurs), elle va provoquer la fin du monde dans moins de 24h. À moins qu’une équipe de mercenaires sans foi ni loi n’arrivent à remonter le temps de 24 h pour empêcher cela (L’ageeeence touuus risqueeees !). Mais ici comme ailleurs, les meilleurs plans ne se déroulent pas toujours sans accrocs.
Ce premier tome est une introduction très classique de film d’action, avec la présentation des personnages et des enjeux. Le tout est plutôt bien mené, par des scénaristes que l’on sent passionné et connaisseur de ce genre de film. Il n’empêche que cela ne reste qu’une introduction, et laisse donc sur sa fin. Le concept de la série, basé sur le voyage dans le temps (on voit déjà pointer des paradoxes temporels, mais passons) et plusieurs idées sont posées par ce tome 1, ne demandant qu’à être exploitées.
On le sait, les dessins, chez Radical, ne sont pas vraiment un point fort de leurs productions (Last Days of American Crime étant l’exception qui confirme la règle). Time Bomb est donc dessiné par Paul Gulacy, qui a bossé sur des séries comme Batman et Master of Kung Fu, et il faut avouer, c’est pas brillant. Les planches sont très inégales, avec de temps à autres des décors, des visages ou des cadrages qui sortent de lot, mais qui se révèle globalement moche. On remarque également quelques emprunts à d’autres artistes, avec des fulgurences de Butch Guice (les quelques cades muettes de ce tome sont ultra efficaces) ou  de Ethan Van Siver (on retrouve les visages assez improbables propres à l’artiste).
Globalement, ce premier tome est une introduction honnête qui se tient scénaristiquement, mais un peu faible graphiquement, qui sans casser trois patte à un canard, est assez intrigante, tout du moins suffisamment pour susciter une attente de la suite.

Black Box est la seule oeuvre crée spécialement pour Atlantic BD, écrite par Fabrice Sapolsky (dont le premier coup d’essai, avec David Hine, Spider-Man Noir, était plutôt sympa et prometteur), et dessiné par Thomas Lyle.
L’histoire, c’est celle de Ulysse Troy, archiviste à la Maison Blanche, qui va se retrouver plongé dans un flot de secrets et de révélations sur le gouvernement. Sans trop révéler l’histoire, l’oeuvre se veut un thriller sur base de secret et de conspiration (le tout rappelant Wikileaks).
Fort de son concept intelligent au potentiel assez élevé, Sapolsky commence sur de bonnes rails. Se dernier écrit son scénario de manière très télévisuel, avec une construction dynamique, accentué par les révélations à la chaine. Le scénariste, qui a fait des années d’études d’histoire, utilise ses connaissances sur la culture et l’histoire des Etats Unis afin de donner une cohérence, une légitimité. Le problème est que le scénario cède par trop de simplicité, de raccourcis et d’incohérences. Certains passages, assez improbables, sont justifiés à la truelle afin de passer au mieux à la scène suivante, ainsi que d’amener les enjeux prévus. D’autant plus que ce tome 1 ne reste qu’une introduction à quelque chose de plus ambitieux, qui pose des bases assez fragiles malgré ses ambitions.
La partie graphique quant à elle est assez faible. Il respire un goût d’inachevé dans les planches de l’artiste Thomas Lyle (absence d’encrage, visages et décors approximatifs, couleurs fades). Une certaines fragilité dans ses planches qui, malgré tout, là aussi, proposent certains cadrages ambitieux et des découpages dynamiques, avec cette volonté (encore une fois très télévisuel), de coller au scénario de Sapolsky.
Moyen, malgré ses quelques bonnes idées et un fort potentiel qui reste inexploités, Black Box appelle inexorablement à un second tome. Une équipe jeune (dans sa collaboration) qui doit évoluer pour donner plus d’impact à la suite de son œuvre.


Atlantic BD arrive donc sur le marché avec un catalogue de trois titres, de genres variés (action, thriller horrifique et thriller historique) qui a pour vocation d’évoluer, de s’agrandir afin d’accueillir de plus en plus de séries qui n’ont pas la chance d’une publication VF mais également, des ouvrages originaux.
Beaucoup ont critiqué sur internet le peu de pages des albums de l’éditeur, et c’est une critique légitime. Pour du comics, le ratio est assez bas comparé à Delcourt qui fait le double/triple de pages pour 1 ou 2€ plus cher. C’est d’autant plus frustrant de lire 1 ou 2 épisodes des séries proposées car elle suivent un rythme particulier, commun à beaucoup de comics mainstream actuels, qui sont pensés en TPB de 4/5/6 numéros. Mais derrière, il y a la volonté de fournir un véritable travail éditorial. Le format est agrandi, il y a une unité graphique entre chaque œuvre d’un point de vue de la maquette et de la qualité des ouvrages. On reprochera tout de même un traduction assez hasardeuses avec des fautes incroyables («un voyages»). Si l’on voit ses œuvres du point de vue d’un lecteur de franco-belge, le rapport qualité/prix est bon, malgré la plus petite taille des objets ainsi que le contenu très américain dans le style (qui ne sied pas toujours, du moins graphiquement, aux attentes de ce lectorat). Si l’on voit ça du point de vue d’un lecteur de comics, le rapport est très faible mais l’édition est soignée et les séries ne sont pas de gros hits outre-atlantique (ce qui amène une fraicheur au label)
Le line up d’Atlantic BD est donc varié, avec un vrai boulot de la part de l’éditeur. Mais son problème fondamentale est la cible visée. En effet, le risque est de rater les deux cibles (lectorat comics et franco-belge), malgré les qualités des ouvrages. La boite à au moins l’honneur de proposer des séries qui peuvent se révéler être d’excellents outsiders, et défendre une vision du #9èmeArt propre au fondateur du label Fabrice Sapolsky, à savoir que la BD n’a pas de frontière et n’a pas besoin d’être catégorisé)

Bigor BD

18
Sep
11

La Minute Rock #15: Placebo

Des groupes de rock, il y en a à la pèle, aussi nombreux et différents que le nombre de genres musicaux qu’ils arborent mais certains se font plus remarquer que d’autres, ils osent plus et inversent les tendances en imposant leur marque personnelle qui faut leur succès et c’est parfaitement le cas avec le groupe britannique Placebo. La première fois que j’ai écouté un album de ce groupe, je me suis vite aperçu qu’il y avait quelque chose d’unique, à la fois dans les paroles empreintes de romantisme touchant au cœur de certaines réflexions et à la fois dans la musique définitivement rock, que ça soit punk, glam ou simplement alternatif. Un voyage à travers les styles et une imagerie provocante et unique en son genre, osant plus que d’autres groupes dans l’excentricité.Un cocktail rock et électrique est servi aujourd’hui dans la Minute Rock !

L’histoire de Placebo remonte au tout début des années 90, avec la rencontre entre le guitariste Brian Molko et le batteur Steve Hewitt, qui partage le même amour pour la musique et une grande connaissance musicale, dû à plusieurs années de pratique. Les deux hommes jouent dans des pubs dans le Grand Londres et convainquirent Stefan Olsdal de fonder un groupe avec eux, mais Hewitt quitte l’aventure pendant que  Robert Schultzberg rejoint le groupe qui devient un trio à part entière. Placebo enregistre ses premières chansons, empreintes d’un tendance punk et énergique, la marque de fabrique du groupe. Ils sortent leur premier single, Come Home et font la première partie de David Bowie sur l’Outside Tour. Enfin, en 1996, ils sortent leur premier album studio, Placebo. Celui-ci connait un grand succès, et fait beaucoup parler de lui, notamment par les paroles écrites par Brian Molko, à la fois sulfureuses et accompagnées d’un son dynamique qui rejoint plus celui des Pixies et Nirvana que celui des Cure, populaires à l’époque. La voix et le look androgyne de Molko fait sensation et personne n’y reste indifférent, certains apprécient grandement et d’autres rejettent.

C’est en 1998 que Placebo revient avec un nouvel album studio, Without You I’m Nothing, celui-ci est moins provocateur et parle à la fois d’amour, l’amitié et sur les expériences relationnelles de Molko, les textes s’apparentant grandement à ce qu’appelait Baudelaire, le spleen, surtout quand on pense que le groupe envie la France d’avoir porté de grands poètes comme Verlaine ou Rimbaud. Le son de l’album tend plus vers le glam rock, un bon mélange de punk, d’alternatif et de pop : la recette du succès pour le groupe qui donne tout en concert durant cette période et qui se permet quelques excentricités scéniques.

Le troisième album du groupe est un opus qui incorpore quelques genres nouveaux, à la fois gardant son esprit follement rock mais avec des touches de jazz, de hip-hop et d’électro (genre très en vogue au tout début des années 2000). Black Market Music ne fait pourtant pas l’unanimité, et même si il contient de très bons titres comme Special K, les crtiques s’accordent pour dire que Placebo a perdu de sa superbe et qu’il est temps de passer à autre chose. Un succès international, voilà ce qui attend Placebo avec son quatrième album, Sleeping with Ghosts, qui présente en 2002 un rock plus classique, plus épuré, avec des hits qui tournent en boucle sur les radios, comme The Bitter End, un vrai succès commercial.

En 2006, Placebo est prêt à tourner la page sur ses styles passés, et le renouveau de leur public les pousse à se moderniser, à évoluer. Cette (r)évolution se fait avec l’album Meds qui se révèle beaucoup moins provocateur que ses prédécesseurs, et moins excentrique, le groupe décidant de faire oublier leur image « travestis » qui avait fait tellement scandale mais qui, paradoxalement, avait contribué grandement au charisme et au succès du groupe.  L’album est donc à la fois acclamé et décrié, mais est quand même celui qui se fera le plus écouté par le public lambda, notamment avec de très bons titres comme Meds, Infra-Red ou Song to Say Goodbye (musique lourde de sens sur les intentions musicales du groupe qui dit au revoir au Placebo du passé). Placebo renait en 2008, avec une monture du groupe qui se renouvelle qui se lance vers de nouveaux horizons avec Battle for the Sun en 2009. Un nouveau départ qui se démarque des autres albums dans le sens où celui-ci est plus épique dans certains chansons, moins dépressif que Meds qui ressemblait à une gueule de bois mise en musique.

Des textes transcendants, accompagnés par une musique bien rock comme il faut, explorant de nombreux genres et qui arrive toujours à bien s’en tirer, et une réputation qui fait délicieusement scandale, voilà ce que Placebo représente. Unique en son genre, le groupe fait pour moi parti des bases de mon éducation musicale, avec la découverte de l’album Sleeping With Ghosts et du single mondialement connu The Bitter End.

Sex, Drugs, Complications & Marvel Boy.

14
Sep
11

Critique: Glee ! On Tour – Le Film 3D

Avant toute chose, je tiens a préciser que je n’avais jamais spécialement regardé la série Glee. Dès le premier épisode, j’ai été lassée par le côté chorale mignonette. Autant dire que j’avais un gros a priori sur le film avant même d’entrer dans la salle. A priori qui est allé en s’amplifiant durant tout le film.

Réalisé par Kevin Tancharoen, avec Dianna Agron, Chris Colfer, Darren Criss…
Le phénomène GLEE arrive enfin au cinéma et en 3D pour un concert exceptionnel ! Découvrez le Glee Club sur scène et en coulisses pour vivre et partager l’expérience GLEE comme jamais.

Glee 3D est un film retraçant le concert de la chorale de la série, entrecoupé de passages backstage, durant lesquels les acteurs / chanteurs ont l’occasion de s’exprimer sur à quel point ils sont géniaux, à quel point leurs seins rendent bien en 3D (véridique !), et caetera. De nombreux passages sont également consacrés aux fans, et c’est là que le bâs blesse. Car si les chansons (même si je désapprouve le côté concert de reprise) sont relativement entraînantes et bien interprétées (malgré le côté Starac), les parties consacrées au fans sont VRAIMENT exagérées.
Si l’on excepte les hurlements stridents dignes d’un concert de Justin Bieber, presque supportables en comparaison, les séquences tournées sur quelques fans virent carrément dans l’émotionnel raté. Entre chaque chanson, on rencontre des personnes qui expliquent pourquoi et comment Glee les a aidé à reprendre confiance en eux, à mieux s’accepter, ou encore à mieux accepter les autres.

Alors certes, l’un des objectifs de Glee était de montrer que l’on pouvait être spécial, même si l’on est un nerd, une poupée barbie ou une star du foot, mais ces séquences émotion offrent un rendu surfait qui les décrédibilise et apporte énormément de lenteur à un film qui aurait pu être punchy (et que j’aurais pu apprécier sans)…
Glee 3D est un film qui bouge, mais reste particulièrement niais et mièvre sur base de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Ceux qui apprécient la série devrait aimer le film, mais je le déconseille fortement à tous ceux qui seraient réfractaires à la série ou encore aux films musicaux.

Loun On Tour 3D !

11
Sep
11

La Minute Rock #14: Radiohead

Des anglais, encore des anglais, toujours des anglais … À croire que l’Angleterre a le monopole des groupes musicaux à succès et de qualité. Car le groupe dont nous allons parler maintenant est originaire d’Oxford, sauf que cette fois le rock alternatif est le domaine de prédilection de ce groupe, dont les membres sont les fiers représentants de ce style musical pour le moins à part (comme son nom l’indique). Formé en 1985 mais réellement connu en 1993, ce groupe ne ressemble à aucun autre, et c’est tant mieux : petit voyage dans le monde de Thom Yorke de ses comparses !

Ce qui est bien avec l’alternatif, c’est que ça brasse plein d’autres genres musicaux, ce qui fait que l’on pardonne de nombreuses excentricités aux groupes qui s’alignent dans ce genre musical. Tantôt rock, tantôt pop, tantôt mélancolique, le son du groupe est à la fois inattendu mais reste reconnaissable entre mille, en partie pour le travail remarquable que nous offre Thom Yorke à chaque hits du groupe. On a beau dire, l’éducation réunit les gens, et c’est encore plus vrai tant l’on voit de groupes se former au lycée comme ce fut le cas pour Radiohead, qui s’appelait encore On Friday. Des répétitions de lycéens qui amenèrent ensuite à des représentations locales dans les premières années et en 1991, la chance fut de leur côté (outre leur talent) et le groupe signe chez EMI et arbore le nom que l’on connait tous.

De fil en aiguille, le groupe enregistre son premier EP Drill qui leur donna l’occasion de faire de nouveaux morceaux pour leur premier album, Pablo Honey. Le single phare  de l’album, Creep, n’est pas diffusé immédiatement à la radio car jugé trop dépressif mais qu’à cela ne tienne, le titre est diffusé à l’échelle mondiale et connait un succès sans précédent, le clip de la chanson parut fréquemment sur MTV, la chaîne emblématique des années 90. Puis, le groupe prend du galon et murit musicalement, abandonnant les mélodies faciles et gagnant un vrai style bien spécifique avec l’album The Bends en 1995. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le groupe s’élève au rang d’icône musicale avec leur très acclamé OK Computer, avec des titres géniaux comme No Surprises, Karma Police ou encore Paranoid Android. Malheureusement, la trop grande célébrité du groupe étouffe celui-ci et on devra attendre deux ans pour que le groupe ressorte un nouvel album.

Sauf que ce n’est pas un album qui marque le retour du groupe mais bien deux albums, aux sonorités différentes, mais avec une ligne directrice forte, Kid A et Amnesiac sortent en 2000 et 2001. La chanson Morning Bell est présente dans ces deux albums mais interprétée différemment, suivant le style respectif de chacun. La mixité des genres arrive en 2003 avec l’album Hail To The Chief. Le groupes est vraiment touche-à-tout et explore bon nombre de nouveaux sons tout en inspirant d’autres groupes comme Coldplay ou Placebo. L’album qui synthètise vraiment les styles groupe est définitivement In Rainbows, sorti en 2007 et qui reste l’un des albums du groupes les plus accessible et le plus intéressant à écouter. Enfin, le groupe a sorti son dernier album en date le 19 février 2011, accompagné d’un clip ayant fait sensation sur internet, celui de Lotus Flower mettant en scène Thom Yorke, qui … danse.

Je vais pas paraitre très original quand je vais vous dire que ma chanson préférée de Radiohead, c’est No Surprises, présente sur l’album OK Computer bcar c’est bel et bien ce titre qui a fait connaitre cet album et qui a été reprise tellement de fois à la fois en tant que cover (par Regina Spektor notamment) et en tant que musique présente dans des séries américaines, son utilisation la plus marquante fut celle dans Dr House, dans le le premier épisode de la saison 6, qui montre notre docteur favoris se remettre difficilement de son état mental qui lui jouait des tours depuis quelques temps.

Marvel Boy, membre de la Karma Police.




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