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Juil
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Critique: Cars 2

Comment dire…Comment commencer…Voyez-vous, je me trouve ici face à une telle déception que je ne sais par ou débuter cette critique. Grande fervente du travail de Pixar depuis des années, dire du mal de l’un de leur films me semble être la pire trahison que je puisse leur faire. Et pourtant, j’y suis dans le cas présent bien obligée.

Réalisé par Brad Lewis et John Lasseter Avec (VO) Owen Wilson, Larry The Cable Guy, Michael Caine, Emily Mortimer (VF) Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Lambert Wilson, Mélanie Doutey…
Dans Cars 2, Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier. Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits automobiles…

Cars 2 est affligeant, ou néanmoins très mauvais. L’exception confirmant la règle que Pixar est une machine à chef d’œuvres, en quelques sortes. Le premier opus de la franchise me laissait déjà assez perplexe, l’histoire ne me faisant pas rêver, et les personnages me semblant assez antipathique (McQueen en particulier). Faire un film complet sur un univers ou seules les voitures existent, pourquoi pas. L’univers pouvait être intéressant. Mais là ou l’on se retrouve face a un problème majeur, c’est lorsqu’une suite est annoncée. Comment pousser encore plus loin ce qui était déjà plutôt faible pour faire tenir le premier film ?

La première séquence de Cars 2 est en réalité plutôt sympa. On se retrouve embarqués dans un James Bond à la sauce voitures. C’est rythmé, drôle, et véritablement agréable. C’est seulement lorsque l’on retrouve les héros du précédent film que l’on commence à s’ennuyer ferme. Martin, la dépanneuse meilleur ami de Flash McQueen vole la vedette et se place au centre du film pendant cette interminable heure et demi. Très loin d’être intéressant, ou ne serait-ce que drôle, Martin nous saoule du début à la fin par sa stupidité notoire. Personnage le plus insupportable de tous les Pixar réunis, et complétement à l’ouest pendant tout le film, il réussit tout même à sortir de nul part le dénouement à l’histoire de pseudo espionnage que l’on essaie de nous faire avaler. McQueen devient un simple figurant dans son propre film. Il ne se passe rien, et ce, même pendant les courses.

Une fois passé l’étape d’acceptation que l’on n’aura pas droit ici à un film à émotions, à un film autant pour petits que pour grands, on essaie de se rattraper avec des choses plus simples. L’humour, par exemple. On part à la recherche de blagues pouvant nous sortir un peu de l’état végétatif dans lequel on se trouve. Malheureusement, rien n’y fait. On essaie de se rattraper sur les courses, mais il se trouve que même celles-ci ont fui le film. En d’autres termes, malgré tous les compromis faisables pour une personne normalement constituée, le film reste un échec.

Pour conclure, Cars 2, deuxième opus de la franchise la moins appréciable de Pixar, se casse les dents en oubliant de viser un publique varié. Seuls les petits garçons de moins de 7 ans étaient heureux en sortant de la salle. Les personnages, tout comme l’histoire laisse de marbre, ou donne même parfois envie de se taper la tête contre un mur. Le film est clairement le film a éviter si l’on ne veut pas perdre foi en le talent de Pixar pour nous faire rêver, quel que soit notre age.


2 Responses to “Critique: Cars 2”


  1. 1 yvan
    26/07/2011 à 14:14

    Déjà comment ne peut on pas aimer le 1, je suis persuadé qu’il est au delà de mes attentes,
    la critique est d’ une critique criticable.

  2. 28/07/2011 à 16:56

    Même si je suis un gros fan du premier (que je comparerais volontiers à Ratatouille, que j’aime beaucoup), je trouve que ce deuxième volet ne démérite pas forcément, même s’il est évidemment très très différent.

    En fait, le truc qui m’impressionne, c’est ce que la plupart des critiques ciné lui reproche. Pour la première fois depuis très longtemps, un Pixar n’essaie pas d’émouvoir ou de nous faire réfléchir. Depuis Nemo ou Monsters Inc., tous les Pixar avaient une morale plus ou moins bien amenée qui pouvait servir de « prétexte » aux adultes pour aimer le film. Ça validait le discours « oui, Pixar, ce n’est pas que pour les enfants parce qu’il y a quand même du fond/un deuxième degré de lecture/une certaine réflexion… blah blah blah ».

    Or, avec Cars 2, Pixar assume le fait que l’animation lui permet de faire un film d’espionnage avec des voitures, c’est-à-dire de baser tout un film sur un concept qu’ils mènent jusqu’au bout, sans second degré, sans ironie. Ils se forcent à établir une histoire d’espionnage dans un univers étrange en espérant produire des aventures assez impressionnantes pour qu’elles n’aient pas besoin d’autre justification. Et ça marche !

    Quand on compare avec la bande-annonce du Chat Potté (qui est passée juste avant le film), on a d’un côté Dreamworks qui n’arrête pas de te rappeler « hé, regarde, mon personnage en fait, c’est un chat… c’est drôle… des fois, il se comporte comme un humain… des fois, comme un chat… c’est drôle, hein ?! » et de l’autre, Pixar qui se tient à son principe « c’est un monde de voiture, créons une histoire d’espionnage plausible qui pourrait se passer dans un monde de voitures ». Personnellement, je trouve que c’est une immense preuve de maturité que de ne plus s’excuser de faire de l’animation, de ne plus chercher à souligner à gros traits que ce n’est pas que pour les enfants, qu’on peut faire un blockbuster d’animation qui va scotcher à leurs sièges adultes comme enfants…


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