25
Mai
11

Critique: Insidious

Je l’avoue, je suis très loin d’être spécialisée dans les films horrifiques. Pourtant, avec toute la bonne volonté que j’ai pu trouver en moi, j’ai été voir Insidious, nouveau film de James Wan (Saw..) pour Absolute Zone. Et décidément, ce n’est pas demain que je me plongerais corps et âme dans ce style cinématographique.

Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l’aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l’âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l’oeuvre de forces maléfiques voulant s’emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s’aventurer dans l’au-delà …


Sous son aspect de fouteur de trouille monumental, Insidious est en réalité un film à couper en deux parties bien distinctes. Commençant par jouer sur le côté maison hanté enchainant situations stressantes et jump-scare inopinés, le film marche, et se pose dans une ambiance à donner une légère chair de poule. Pourtant, les personnages, qui nous sont très mal présentés, sont terriblement creux, et assez peu attachant, voir tout à fait énervant. C’est ainsi que l’on se retrouve presque à vouloir voir Rose Byrne ( içi en mère de famille pleurnicharde), se faire maltraiter un bon coup. La moitié du film passé, on en oublie presque le second enfant du couple et le nouveau né, laissés complètement de côté, et dont on ne parle plus par la suite. Dommage ? Oh que oui. James Wan, trop occupé à préparer l’arrivée de son train fantôme délaisse les trois quarts de ses personnages, dont l’enfant comateux du couple, base même de l’intrigue.

Insidious est en fait un énorme mix de tout ce que l’on à l’habitude de retrouver depuis des années dans le cinéma de genre. D’enfant troublant à démons maléfique, de spiritisme à fantôme, tout y passe, ou presque. Le problème ici étant que le tout est d’une incohérence assez flagrante. Même un épisode de Supernatural me fait mieux plonger dans ces univers peuplés de démons et autres créatures inquiétantes.

Bourré de références de temps à autres bien placés, donnant un petit sourire satisfait lorsque reconnues, le film manque en réalité d’originalité. On a beau aborder un sujet encore jamais traité à ma connaissance : la projection astrale, rien d’innovant en matière de mise en scène ou de réalisation est proposé, laissant alors très peu de chances de ne pas comprendre tout de suite les moindres détails du twist final, par ailleurs quelque peu capilotracté.

Au final, Insidious, malgré sa longue liste de défauts reste tout de même relativement sympa, et se laisse regarder comme on regarderait les décors de la Maison Hanté à Disneyland. La première partie du film étant tout à fait agréable, elle vaut tout de même le détour pour les sursauts bêtes et méchants qu’elle permet d’avoir. Quant à cette seconde partie qui se crash au sol sans retenue, on l’appréciera pour son démon-Dark-maul-griffes-de-la-nuit, faisant rire discrètement dans le noir de la salle.

Karine


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