20
Mai
11

Grandville Mon Amour

En ce mois de Mai où l’on fait ce qu’il nous plait, Milady envoie le paquet pour nous régaler d’excellentes BD ! Après un Supergod tout en symbolique et questionnement sur l’homme et sa conception du super-héros, voici le second tome de Grandville, intitulé Mon Amour.

Paris tremble. Le serial killer Mad Dog s’est échappé le jour même de son exécution. Et il n’a qu’une idée en tête : se venger de son ennemi juré, l’inspecteur LeBrock ! Epaulé par son amie le détective Ratzi, le fameux inspecteur de Scotland Yard va suivre la trace sanglante du tueur fanatique dans les rues sombres du Paris de la Belle Epoque.

Mon Amour est donc la suite direct du premier tome (chroniqué ici) et présente d’emblée, après un élément perturbateur relativement classique, un LeBrock complètement déprimé, cassé par les évènements tragiques du premiers. Mais ce dernier, ainsi que Ratzi, vont partir enquêter sur cette affaire qui va soulever énormément de roches qui cachent des anguilles. En effet, Mad Dof n’est pas un simple criminel, mais c’était un résistant durant l’invasion de l’Angleterre par la France. Ce donc les fondements de cette Angleterre, très steampunk et fantasmé, libéré du joug français, qui vont être ébranlé.

Comme pour le premier Granville, Sir Bryan Talbot nous passionne pour son duo de personnage, sorte de Sherlock Holmes et Watson animaux, avec une enquête rudement bien mené qui, dans son déroulement, ne réserve pas de grande surprise, mais qui se termine en apothéose. Le scénariste creuse encore l’univers mis en place en évoquant son passé peu glorieux et développe la psychologie de ses personnages, rendant LeBrock d’autant plus vulnérable que dangereux. Le tout, sans révolutionner le genre, reste extrêmement plaisant à lire. La représentation des personnages en animaux rend encore plus fantasmagorique l’histoire et l’univers, faisant plonger le lecteur dans un imaginaire riche de références.

Si Talbot n’est pas un génie du scénario, il en est un pour ce qui est du découpage et de la narration. Les planches sont sublimes, avec un dessin très cartoon combiné à des couleurs sombres, qui donne un ensemble très chiadé, qui donne une atmosphère très XIXème et steampunk à l’ensemble. De plus, la mise en page et le découpage sont exemplaires, le rythme est ultra efficace, tantôt donnant une impression de flottement lors de balades à Paris, tantôt donnant une impression de vitesse, de course contre la montre. Quant à l’édition, elle est très soignée, comme d’habitude chez Milady. On regrettera juste l’absence de bonus plus conséquents que deux pages en fin de volumes

Grandville Mon Amour est donc une excellente BD d’aventure et d’enquête, avec une bonne intrigue et de sublimes dessins. Ça ne se prends pour ce que ça n’est pas, c’est simple, beau et efficace.

Grandbigor


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