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Avr
11

Critique: Morning Glory

Si vous voulez voir une comédie romantique, n’allez pas voir ce film. Si vous voulez rire devant une comédie à l’américaine, n’allez pas voir ce film. Que dire ? J’ai beau avoir ce coté niais en moi qui me fait aimer certain films du genre, ici, non, ce n’est plus possible, ça ne passe pas. Parce qu’il y a un moment, il faut arrêter de chercher à taper dans tous les clichés par tentative de les éviter.

Bien qu’elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale.
Aussi, lorsqu’on propose à cette productrice TV de reprendre « Daybreak », la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter. Pour booster l’audience, elle décide d’engager Mike Pomeroy, le journaliste de légende de la chaîne. Mais le charisme de Mike n’a d’égal que ses caprices de star, et ses relations sont électriques avec Colleen Peck, sa co-présentatrice. Les coups bas hors-plateau s’accompagnent très vite de petites phrases assassines à l’antenne…
Dans le même temps, Becky craque pour un producteur de la chaîne, mais sentiments et travail ne font pas toujours bon ménage. Parviendra-t-elle à sortir l’émission de l’impasse et à trouver l’amour ?

Notre super-nana, héroïne du film jouée par Rachel McAdams, travaille à la télévision. Elle fait un job d’enfer, tout le monde l’aime, blah blah blah. Elle finit tout de même par se faire virer de son émission matinale, et se retrouve à devoir chercher un nouveau travail. Évidemment, comme c’est une nana super, elle sait rester positive, et tombe sur un emploi dans une autre émission matinale. Évidemment, sur place, complications, homme de sa vie, et tout le tralala de base auquel on aurait aimé voir une alternative réussie. On finira bien sûr sur un happy ending coucher de soleil tout ce qu’il y a de plus original.

Si le film ne place pas la romance entre McAdams et Wilson au premier plan et qu’on s’en voit soulagé, il prend les traits d’une leçon de vie nous apprenant que rester positif nous mènera sans aucun doute au succès. On nous propose donc de suivre la vie de cette optimiste working girl, qui, même si la vie ne lui sourit pas toujours, sait se tirer de toutes situations. De petite nouvelle sans autorité travaillant avec de véritables incapables, elle devient la productrice de génie qui a su renouveler son émission en engageant son idole (un Harisson Ford qui essaie tant bien que mal d’égayer ce film) et en tissant un lien presque père-fille avec lui. N’est-ce pas magnifique ? Je crois bien qu’en réalité, c’est un non.

Pendant les deux longues, très longues heures du film, on ne pense qu’a une chose : quand est-ce que ça fini ?  Ça devient effectivement vite lassant de se retrouver face à des personnages que l’on ne connait pas car scénaristiquement peu travaillés, des personnages auxquels on ne s’attache pas deux secondes. Qui plus est, on ne nous offre pas un chef-d’œuvre visuel, très loin de là, mais plutôt un plateau de tout ce qui se fait « en général ».

Pour conclure, même un fan de la pire comédie romantique s’ennuiera devant Morning Glory, et essaiera de rire tant bien que mal aux quelques répliques de Ford. Remercions donc ce cher Roger Mitchell, réalisateur, de nous avoir pondu un des films les plus ennuyants de 2011.


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