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Fév
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Critique: 127 Heures

Dès la sortie des première images de 127 heures, j’attendais de Danny Boyle un chef d’œuvre. J’attendais un film dépaysant, un film qui fait voyager. Un film qui coupe le souffle par ses images. Ensuite, j’ai lu l’histoire d’Aron Ralston, l’homme dont l’histoire du film est tirée, et j’ai pensé à un magnifique huit clos.

Réalisé par Danny Boyle, avec James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara…
Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.

Il est seul et n’a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région.
Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…

On part à la rencontre de celui avec qui on va passer les deux prochaines heures. Un jeune homme, solitaire et un peu dingue, sympathique et fêtard, qui ne prend rien au sérieux. Aron Ralston, qui depuis son plus jeune âge traine dans les roches du Colorado. Il connait son chemin, et joue même aux guides avec les jolies filles qu’il croise. Dans cet environnement, il est chez lui. Et c’est là qu’il restera emprisonné pendant 127 heures, le bras coincé sous un rocher, avec aucune solution pour se dégager, des vivres et de l’eau déjà bien entamés.

Je pense que chacun aura un avis très personnel sur ce film, et de ce fait, je tiens à prévenir que mon avis n’engage que moi et, possiblement, mon insensibilité maladive. 127 Heures est un film sur un survivant, un homme qui, par la simple force de sa volonté, a réussi à s’en sortir face à une situation aussi dure. Mon problème ici, est qu’au lieu de se plonger complètement dans son esprit, dans sa tête, dans son calvaire en quelques sortes, on se retrouve à le regarder d’un point de vue tout à fait extérieur, et on finit par ce dire que ce mec est un simplet. Au final, on le voit mal équipé, mal préparé, fuyant juste des problèmes de bas étages en partant sans réfléchir dans cette aventure ridicule qu’est un week end dans les canyons. James Franco a beau être excellent dans ce qu’il fait, le rôle qu’il joue n’appelle pas franchement à l’empathie.

Les différents flashbacks, rêves et autres hallucinations nous coupent complètement de ce qu’il ressent. Tout est mis au hasard, sans véritable sens, de manière très confuse, et c’en est gênant, voire limite irritant. Les effets sur les photos qu’il prend ou autres en rajoute une couche et on finit par plus se focaliser sur ses effets douteux et lourds que sur l’histoire et le personnage. James Franco tente donc bien que mal d’attirer l’attention sur lui, ce qu’il réussit, sans pour autant livrer, contrairement à ce que tout le monde pense, la meilleure prestation de toute sa carrière.

Au final, seuls les plans d’expositions sont léchés, travaillés, et offrent ce sentiment de dépaysement que je recherchais. La lumière est magnifique, les décors sont naturellement incroyables. On en demande pas beaucoup plus, et pourtant, Boyle n’a pas pu s’empêcher de faire des sortes de timelaps et autres effets inutiles.

Pour finir, 127 heures était pour moi un des films à plus gros potentiel de ce début d’année, potentiel quelque peu gâché par ce surplus visuel caractérisant de plus en plus le cinéma de Boyle. Un film à voir, mais qui ne comble pas franchement les attentes, et qui ne sera surement pas votre coup de coeur 2011.


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