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Juil
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Heavy Rain, entre jeu vidéo et film

Amis lecteurs aujourd’hui nous allons parler d’un jeu vidéo. Et même si tu ne te sens pas l’âme d’un gamer, je te conseille de continuer à lire car ça risque quand même de t’intéresser. Parce que Heavy Rain est une oeuvre à part entière, un jeu vidéo que l’on a mélangé avec un autre média : le 7ème art. Le résultat est étonnant, novateur, parfois pertubant mais toujours fascinant. Edité par Sony, le développement est signé Quantic Dream (à qui l’on doit The Nomad Soul et Fahreinheit), un développeur français qui s’est fait pour mission de proposer des expériences de jeux différentes des standards habituels. Et tant pis si en dix ans ils n’ont travaillé « que » sur trois jeux. Au vu de leur dernier bébé, l’attente en valait le coup.

Nous sommes dans une petite ville très pluvieuse de la côte Est des Etats-Unis. Un endroit accueillant où sévit un tueur en série s’en prenant aux enfants. La police retrouve les corps 5 jours plus tard noyés dans de l’eau de pluie avec une orchidée sur la poitrine et un origami niché dans le creux de la main. Une nouvelle victime a été enlevée et c’est à vous de la retrouver. Parviendrez-vous à sauver le jeune Shaun Mars ? Le tueur aux origamis sera-t-il arrêté ? Qui vivra, qui mourra ? L’issue de cette histoire est entre vos mains… A vous de répondre à cette terrible question : jusqu’où iriez-vous pour sauver l’être que vous aimez ?

A priori le scénario peut paraître basique, influencé par Se7en et Saw entre autre. L’équipe de Quantic Dream va pourtant parvenir à rendre cette enquête passionante en multipliant les points de vue (le joueur contrôle 4 personnages) et en obligeant le joueur / spectateur à être constamment sur ses gardes. Car chaque choix, chaque action effectuée peut influencer le déroulement de l’intrigue de manière définitive. Vous ne trouvez pas d’indice sur la scène de crime ? Vous repartirez bredouille sans aucune piste pour arrêter le tueur. Vous mourrez lors d’un combat ? Tant pis, le joueur continuera avec un personnage en moins. Pas de game over ni de « recommencer la mission », vous êtes spectateur d’un très bon thriller mais également acteur à part entière. D’où une immersion total, encore plus que dans n’importe quel autre jeu ou film. Comme je l’ai déjà dit, cela est possible par un gameplay original. Pour qu’un personnage effectue une action, il faudra que le joueur la mime avec le joystick droit, lentement ou brutalement par exemple. La technologie Sixaxis de la manette PlayStation 3 trouve ici un vrai intérêt. En fonction de la situation il faudra parfois appuyer sur des touches lorsqu’elles apparaissent à l’écran (les QTE pour les connaisseurs), en enfoncer plusieurs simultanément ou encore appuyer frénétiquement dessus comme un malade. Rien de nouveau me direz-vous certes, mais original pour ce genre d’histoire. Le gameplay risque cependant d’en fatiguer plus d’un par son aspect répétitif et poussif, tout comme la démarche peu naturel des héros (comment peut-on marcher avec un balais dans le *** ?).

Si le scénario et le gameplay d’Heavy Rain séduisent malgré leurs défauts, la partie graphique mettra tout le monde d’accord. C’est beau avec une  modélisation des personnages très réussie et des environnements variés et inspirés (commissariat, appartements crasseux, décharge, métro…). Le sens du détail est impressionant, en particulier pour les personnages puisque Quantic Dream a utilisé la motion capture pour un plus grand degré de réalisme. La musique est quand à elle de qualité, faisant monter la tension du joueur à certains passages sans jamais en faire trop (non, non je ne vise pas Hans Zimmer allons…). Pour la durée de vie comptez un peu plus d’une dizaine d’heures suivant les choix du joueur. A noter qu’Heavy Rain propose 8 fins distinctes et 18 épilogues dont certains se retrouvent dans plusieurs fins. La rejouabilité est de mise si vous avez envie de découvrir l’incroyable travail des scénaristes.

Jeu graphiquement sublime au gameplay original, thriller à l’ambiance lourde et poisseuse… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le dernier né de Quantic Dream. Mais la véritable prouesse est de parvenir à impliquer le joueur du début jusqu’à la fin du récit et l’attachement qui né à l’encontre des personnages. Que ce soit Ethan Mars cherchant à retrouver son fils, l’agent du FBI Norman Jayden cachant un lourd secret, la journaliste Madison Paige ou le détective privé Scott Shelby, chacun apporte sa pierre à l’édifice faisant d’Heavy Rain un chef d’œuvre vidéoludique ET cinématographique (et je n’exagère pas). Certaines séquences risquent de mettre vos nerfs à rudes épreuves. Laissez-vous tenter par l’expérience…

Et histoire de vous donner encore plus envie

Pottio


1 Response to “Heavy Rain, entre jeu vidéo et film”


  1. 31/07/2010 à 14:19

    Salut,

    joli article, une mine d’information.

    Bravo


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