Archive pour juin 2010

26
Juin
10

The Shield, la nouvelle formation pour être flic

Pas facile de choisir le sujet de mon premier article. De quoi vais-je parler ? Cinéma, comics, jeux vidéos, météo… Après maintes réflexions (ou pas), j’ai décidé de parler du meilleur cop show de ces dernières années (en toute objectivité), je parle bien évidemment de The Shield. Peu connu de ce côté de l’Atlantique, il s’agit pourtant d’un véritable petit bijou signé Shawn Ryan dont il est difficile de parler tant la série est complexe, à l’instar de son (anti)héros.

On suit donc le quotidien assez violent d’une unité d’intervention dans le district malfamé de Farmington, quartier fictif de Los Angeles. A sa tête, Vic Mackey, inspecteur Harry mais version chauve et balaise. Un personnage qui ne cesse de surprendre tant il sort des clichés habituels : flic pourri (mais pas totalement) convaincu de faire plus de bien que de mal et essayant d‘être un bon père de famille. Le reste de la Strike Team (Brigade de Choc en vf) est composée de Shane Vendrell, redneck cumulant les conneries, Curtis « Lem » Lemansky, le monsieur muscle & cool de l’équipe et Ronnie Gardocki, le plus introverti des quatre. La série ne néglige pas pour autant les autres protagonistes, comme le nouveau capitaine David Aceveda aux ambitions politiques féroces (et en guerre permanente avec Mackey), Julian le « rookie » de service qui a du mal à concilier vie professionnelle et vie privée (ses remises en question, la découverte de son homosexualité…) ou encore mon préféré, l’inspecteur Dutch Wagenbach. Tête de turc du commissariat, handicapé sociale mais aussi profiler spécialiste des interrogatoires et tueurs en série. Il forme un duo complémentaire avec Claudette Wyms, une femme noire qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Car la grande force de The Shield, c’est de brosser le portrait d’une galerie de personnages, en toute subtilité, les confrontant à l’horreur du quotidien. Shaw Ryan ne les condamne jamais, tandis que le téléspectateur verra ses certitudes ébranlées au fil de la série, à l’instar de ses personnages. Le manichéisme n’a pas sa place ici, il n’y a ni gentils ni méchants, juste des hommes faisant des choix et devant en assumer les conséquences. Ou pas. A noter le travail incroyable effectué sur le scénario. Chaque épisode donne envie de découvrir la suite, sans pour autant tomber dans les cliffhangers à la Prison Break. On s’attache très vite aux membres de la Strike Team, se passionnant pour leurs enquêtes et magouilles. Plus la série avance, plus on se demande comment tout cela va finir. Mais The Shield ne serait pas The Shield sans ses intrigues secondaires. Les affaires de Dutch et Claudette sont aussi passionnantes (si ce n’est plus !) que celles de Vic et de ses hommes. Dans la lignée de NYPD Blue, ces storylines, parfois inspirées de faits réels, illustrent à la perfection le quotidien souvent dingue de ces hommes. On atteint un équilibre parfait entre enquêtes quotidiennes et les intrigues / magouilles de la Strike Team.

Malgré ses airs de série « bourrine », le show ne cesse d’évoluer durant 7 saisons et livre une réflexion assez intéressante sur la nature humaine, le bien et le mal tout en brisant les clichés habituels du genre. Il est bon de préciser que The Shield s’apprécie sur la longueur, par le développement de ses protagonistes et une continuité très importante. Il est fréquent qu’un personnage revienne quelques épisodes plus tard et certaines intrigues ne trouveront leur conclusion qu’au bout de 7 saisons. Si vous n’êtes toujours pas convaincu après ça…

Comme si cela ne suffisait pas, The Shield est aussi révolutionnaire sur le plan technique. Avec sa caméra à l’épaule façon documentaire lors des interventions musclées, technique peu employée à la télé en 2002, l’immersion est totale. La bande-son plutôt agressive (rock, rap suivant les événements et personnages) et l’image légèrement granuleuse renforcent le caractère unique du show. Si on ajoute qu’il est plutôt rare de centrer une série sur des policiers ripoux, on comprend mieux le succès de la série. N’allez pas croire cependant que The Shield n’est que ça, ce serait vulgariser une œuvre plus subtile qu’en apparence, aux nombreuses qualités. Comme son casting exceptionnel, avec un Michael Chiklis parfait et inoubliable. Il en va de même pour Walton Goggins (que l’on verra prochainement dans le remake de Predators), CCH Pounder (Avatar) et Jay Karnes, qui mériterait une récompense. Des noms pas très connus mais qui crèvent l’écran. A noter l’apparition de quelques guests au cours de la série : Carl Weathers (Apollo Creed dans les Rocky), Glenn Close (alias Cruella D’Enfer),  Forest Whitaker (Le Dernier roi d’Ecosse)…

Pour clore cet article, sachez que la série est inspirée d’événements réels, à savoir le « Rampart Scandal », une affaire de corruption généralisée ayant touchée le LAPD au milieu des années 90. Et la réalité s’avère bien pire que la fiction. Pour les intéressés, ça se passe sur le Wikipédia anglais, ici. Quand aux autres, vous n’avez plus qu’à découvrir l’univers de Vic Mackey.

Pottio, le bleu d’Absolute Zone

20
Juin
10

Les sorties comics de juin, ça envoie du lourd.

Ce mois de juin est surement le mois le plus chargé en sorties de l’année. Que ce soit du côté de Panini Comics, de Milady Graphics ou même de certains éditeurs qu’on aurait pas venu venir, tous sortent la grosse artillerie qui restera dans les rayons durant tout l’été. Petite sélection dans ce flot de sorties !

Commençons par le plus gros éditeur de comics en France, j’ai nommé Panini Comics. L’éditeur continue la majorité de ses séries, en sortant les tomes 2 de The Losers et Jonah Hex (Qui ont tous deux des macarons « La bande dessinée dont le film est tiré » alors que ils ont tous deux étaient repoussé à une date inconnu), mais également le tome 4 de l’extraordinaire série de Warren Ellis et John Cassady, Planetary. On peut noter également la sortie de Daredevil Noir, 4ème ouvrage de cette ligne (je reviendrai dessus dans quelques jours avec un invité) et la réédition de la première partie d’Avengers Forever, considérée comme la meilleure histoire des vengeurs.

Mais le vrai gros coup de poing de Panini, c’est le lancement d’un nouveau magasine bimestriel, attendu depuis un petit moment par les fans, déçu de la fusion des revues Superman et Batman à la suite du crossover Infinite Crisis, j’ai nommé Batman Universe ! (excusez, c’est l’émotion) Remettons les éléments dans son contexte : Batman est « mort ». Enfin, tout le monde le croit mort. Mais il a, en réalité, après avoir été touché par des rayons Omega de Darkseid (durant le crossover Final Crisis), atterrit dans le passé, à la préhistoire. C’est donc l’occasion rêvé de relancer le héros en France. Le premier numéro accueil une magnifique histoire en deux parties de Neil Gaiman et Andy Kubert qui rend hommage au personnage, mais également le premier volet de la série Batman: Battle for the Cowl signé Tony Daniel visant à designer un nouveau protecteur de Gotham. Ce nouveau magasine est le parfait ouvrage pour les lecteurs novices de se mettre à l’univers DC. Un must have ! Tant qu’on parle de Batman, Panini réédite l’œuvre de Grant Morrison et Dave McKean, Arkham Asylum. Bon, et parce que c’est cool, ya aussi Ultimate Spider-Man numéro 2, parce que c’est toujours aussi bien que le 1. (Quoi ? J’ai oublié Kick Ass 2 ? Nan nan, c’est juste que c’est nul.) Donc pour conclure, du gros, du trèèèès gros ce mois de juin chez Panini. (Je crois que je vais mettre quelques temps à tout avoir moi.)

Du côté de nos amis Milady Graphics, seulement deux grosses sorties, mais pas des moindres. Tout d’abord, le second volet des aventures du canadien Scott Pilgrim. Après un premier tome très très sympathique, qui installait une intrigue pour le moins originale et qui présentait ses personnages assez habilement, ce second tome, en rajoutant un passé au héros mais surtout en développant un peu plus la psychologie de certains personnages, rends l’histoire encore plus riche, tout en livrant également quelques scènes de combat assez savoureuses. L’ouvrage commence sur un flash back racontant le passé de Scott au lycée, une séquence un peu maladroite où les ellipses s’enchainent sans réelle cohérence mais qui va permettre d’expliquer un peu plus le comportement de certains personnages (notamment Kim). Comme pour le premier tome, ce second volet mélange toujours aussi bien le teenage movie et la gros délire geek avec des combats et des personnages toujours aussi bien écrit et attachant. Même si certains éléments arrivent sans prévenir, cela reste toujours aussi sympathique, fun et frais. J’attends avec impatience le 3° tome, mais surtout l’adaptation d’Edgar Wright.

L’autre grosse sortie, c’est No Hero, de Warren Ellis et Juan Jose Ryp, 2nd partie de son triptyque sur les super-héros chez Avatar Press. L’histoire ce place dans un monde où un homme, Carrick Masterson, a découvert, dans les années 60, que la molécule du FX7 pouvait donner des pouvoirs aux individus. Il va alors former une super équipe qui s’appellera d’abord Levellers, avant d’être renommé la Front Line. En 2011, plusieurs membres de de cette équipe se font tuer. C’est alors que Joshua Carver se fait remarquer afin de devenir à son tour un super héros. Mais jusqu’où peut-il allé pour en devenir un ? Ce comics s’inscrit dans l’œuvre de Ellis comme celle qui pousse à bout le concept et le symbole du super-héros (symbole qui est ici réduit complètement à néant, comme dans la plus part  de ses œuvres). Ultra gore, mais sans être gratuit comme pouvait l’être Black Summer (critiqué ici pour ceux qui l’ont raté), le scénario est intelligent et amène une réflexion sur le monde d’aujourd’hui. Certes, cela ne vaut clairement pas certaines œuvres du sir comme The Authority, mais ça à la mérite de livrer une conclusion de haute volée (c’est le cas de le dire) et d’être de bonne facture.

Mais il ne faut pas croire, même les éditeurs pas habitués à sortir du comics s’y mettent afin de manger une petite part de ce marché qui semble si lucratif. On d’abord le droit chez Akileos à la fin de la série The End League de Rick Remender (également scénariste de Punisher) et est dessiné par le prodigieux Eric Canete. (Enter The Mandarin) La grosse surprise sort de chez Le Lombard, qui se met à la traduction avec Freak Angels, de Warren Ellis (encore lui !) et Paul Duffield. A la base, c’est un web comics, et l’éditeur français a eu la bonne idée de traduire cela et de le proposer dans une belle édition soignée. (mais si vous êtes un rat et que vous savez lire en anglais, cliquez ici.)

Du lourd, du très très lourd ce mois ci donc. Vous n’avez plus qu’à faire votre choix, (ou vous faites comme moi, vous braquer les vieilles que vous croisez et vous prenez tous). De toute façon, ya rien au ciné… Ah, Xidius me tape et me dit le contraire… Autant pour moi !

Bigorneau VS. The World

16
Juin
10

Entourage, enjoy the ride !

Des fois, il y a des choses, qu’on attend pas, ou même dont on ne connaissait pas l’existence, et puis un pote (en l’occurrence beust) vous en parle et, d’un coup, cette chose vous retourne une claque et vous rends tellement addictif que vous vous faites 6 saisons en 3 semaines. C’est le cas de la série Entourage, crée par Doug Ellin et diffusé sur la chaine HBO aux USA. Une série qui date de 2004, et qui pourtant, n’était jamais arrivée à mes oreilles. Donc avec un peu de retard, j’ai découvert cette série, qui arrive bien facilement dans mon top 5 des meilleurs séries américaines.

Vincent Chase est un jeune acteur originaire du Queens, qui va se rendre à Hollywood pour devenir acteur. Ses deux amis d’enfance, Eric Murphy (ou E), qui deviendra son manager et Turtle ainsi que son grand frère Johnny Drama, vont l’accompagner et vivre avec lui. Il va commencer par réaliser quelques spots publicitaires et va être repéré par Ari Gold, un agent qui va lancer la carrière du jeune acteur. Il va d’ailleurs rencontrer un succès incroyable assez vite grâce au film Head On, dont il partage l’affiche avec Jessica Alba, qui signe le début d’une carrière riche en rebondissement. Cette série est produite par Mark Wahlberg mais est surtout inspirée de ses propres débuts au cinéma. Vous l’aurez compris, cette série se déroule en plein cœur de la jungle Hollywoodienne et décrit tout la face cachée de cette industrie assez impitoyable.
Cette série étonne sur plusieurs niveaux. Tout d’abord, son originalité. La série dépeint Hollywood et ses travers comme aucune série avant. On suit au fil des saisons les 4 personnages soumis à la puissance de la machine Hollywoodienne, ainsi que ses rouages (les studios, les agents, les producteurs…) à tel point qu’on en viendrait presque à penser que le personnage principal est la ville plus que Vince. Parlons en des personnages tiens.

Vincent Chase, joué par Adrian Grenier, représente très bien l’acteur qui a rencontré un succès très (trop) tôt et dont l’ego grandis petit à petit. A ses côtés, Eric Murphy (Kevin Connolly) essaye de gérer la vie de Vince en tant que manager un peu paumé mais qui essaye de s’en sortir, Turtle (Jerry Ferrara) profite de la bonne situation de son ami tout en lui rendant service et enfin Johnny Drama (Kevin Dillon) quant à lui essaye de sortir de son image de viking de la série Viking Quest et essaye tant bien que mal de percer dans la métier. Le casting est étonnement parfait tellement il sort de nulle part et tellement les acteurs donnent le meilleur d’eux même.
La plus grande surprise reste l’incroyable, que dis-je, le magnifique Jeremy Piven qui joue le rôle d’Ari Gold, l’agent complètement barré de Vince, qui offre à chaque épisode des moments cultes. (Il a d’ailleurs reçu 3 Emmy Awards consécutif en 2006, 2007 et 2008.) Cette série est également l’occasion d’accueillir un nombre impressionnant de guests allant de James Cameron à Scarlett Johansson. Cette série est surtout incontournable pour le fun en barre qu’elle procure : une joie de vivre, une envie de croquer le vie à pleine de dent et surtout des rires à la pelle. On peut rajouter à cela une narration simple (jamais de flash back, ni d’anticipation) mais terriblement efficace et une BO composée en grande partie de Rap US (mais du bon), et voilà une pépite télévisuelle à ne rater sous aucun prétexte !

La série en est à 6 saisons, la 7ème débutera sur HBO le 27 juin et sera composé de 12 épisodes. Une 8ème est d’or et déjà sur les rails, mais cette fois ci, pour seulement 6épisodes, afin de laisser place… à un film ! Entourage n’est donc pas prêt de s’arrêter, prenez le train en route, ça vaut le coup.

Bigorneau,  « Yipee Kay Yay, Motherfucker ! »

11
Juin
10

Empowered, une vraie super-héroïne ! (ou pas)

Le mélange entre culture américaine et nippone devient de plus en plus courant et à la mode. Cela avait commencé il y a un petit moment avec quelques références par ci par là (comme les ninjas dans Wolverine, ou Ronin de Frank Miller), mais depuis quelques temps, de plus en plus d’œuvres américaines font l’alchimie de ces deux cultures, avec une histoire très américaine dans l’esprit mais avec des dessins très inspirés par le manga. L’artiste Adam Warren (Gen13, Titans : Scissors, Paper, Stone, The Dirty Pair) est justement l’un des premiers à avoir réalisé des œuvres mélangeant ces cultures. Et Empowered s’inscrit dans cette optique, parodiant allègrement le monde super héroïque et ses codes avec un dessin très manga et cartoony. Cette série, sortie aux USA chez Dark Horse à partir de 2007, et qui en est déjà à son 5° tome, débarque en France chez Milady Graphics. Deux tomes sont déjà parus, dont le dernier très récemment. C’est donc l’occasion de parler de cette série, au bilan très mitigé…

L’histoire, c’est celle d’Empowered, blonde à forte poitrine, idiote, complexée et accessoirement super-héroïne. Et comme toutes les super-héroïnes, elle a un costume moulant. C’est même la source de ses pouvoirs. Le problème, c’est que dès qu’il se déchire, la miss perd ses pouvoirs. Et bien évidemment, il se déchire très facilement. Ce qui va entrainer un enchainement de situations cocasses où le personnage va se retrouver vulnérable. Et c’est tout le principe de l’œuvre.

Pour tout vous avouer, avant même d’ouvrir le bouquin, j’avais un apriori négatif sur la série. Ça sentait vraiment le manga débile et porno sans intérêt à part pour les gamins de 10ans qui découvrent leurs corps et qui ne connaissent pas internet. Mais j’étais tout de même curieux par cette série qui durent quand même depuis 3 ans. Et finalement… C’est pas si mauvais que ça…

Il se trouve que le comic book est drôle. Entre la Super Bande qui est un ramassis d’égos sur pattes, l’héroïne principale aussi bête que ses pieds et qui arrive toujours à se mettre dans des situations improbables… Cette série étonne par son ton frais et comique. D’abord présentée comme une succession de petit sketch de 5pages drôle et sexy (mais le tout restant un minimum correct… du moins au début), plus l’on avance dans l’histoire, plus certaines éléments vont devenir récurrents (le sbire petit ami, la ninjette, le prince-démon…) pour finalement former une véritable trame narrative avec des enjeux (rarement importants, quoi que…). Et ça tiens à peu prêt debout. A peu prêt, parce que plus on avance, plus ça vire dans le hentai gratuit. De scènes plutôt sexy où l’héroïne est à moitié nue, mais toujours pour amener quelque chose, on passe à des scènes de sexe sans réelle justification (comme ce chapitre dans le tome 2 entièrement dédié… au postérieur de l’héroïne. Hé oui.). Certains diront que c’est le but de l’œuvre, mais je trouve dommage de gâcher un récit assez intelligent (oui oui, ya des éléments vraiment intéressant) qui parodie le comic ‘ricains tout en leur rendant hommage, avec des fantasmes bondages ou autre…

Encore heureux que le dessin reste très agréable. En effet, Adam Warren adopte un style manga-cartoony assez plaisant, tout en rondeur, en visage ultra expressif… et en noir et blanc, ce qui renforce l’aspect manga et rends de manière générale les scènes beaucoup plus dynamique.

Vous l’aurez compris, le plus gros problème de Empowered, c’est la contradiction entre les scènes débiles, gratuites et lourdingues (à force), et les scènes très bien écrites, qui apportent des enjeux et creusent la psychologie des personnages (comme la fin du tome 2, qui est à l’image de ce que devrait être la série) Mais malgré cela, il y a de bonnes idées, mais un côté hentai assumé (après, faut que ce soit son délire) (et je sais que c’est le votre, bande de coquinous !). Et puis de toute façon, le tome 1 coute que 12,90€ et fait 250pages, autant dire que c’est donné.

Bigorneau, qui aime la Wild Rubharb (ouais, aucun rapport)

07
Juin
10

L’univers Ultimate est mort… Longue vie à Ultimate Comics !

L’univers Ultimate, c’était 4 séries, des dizaines de mini-séries, et surtout, un premier crossover immonde qui a plus foutu le bordel plutôt que de donner un réel plaisir de lecture. Mais malgré ça, l’univers Ultimate, c’est tout de même 133 épisodes de Ultimate Spider-Man, avec des hauts et des bas, mais toujours aussi plaisant à lire, et surtout 2 saisons d’Ultimates (je vous en parlais ici), chef d’œuvre absolue revisitant avec brio les figures emblématiques de la Maison des Idées. Et on peut remercier Brian Michael Bendis et Mark Millar pour ces deux œuvres.  Et c’est ces 2 hommes qui s’occupent de relancer l’univers, avec l’aide de Warren Ellis, un autre grand nom des comics (même plus grand que les 2 précédents). On était donc en droit de s’attendre à de la bonne qualité. Et il ya du  bon. Mais surtout du moins bon. Critique des 3 titres Ultimate Comics, Ultimate Spider-Man (vol.2), Ultimate Avengers et Ultimate HS Armor Wars.

6 mois après la vague qui a ravagé tout Manathan et tué un grand nombre de héros, Peter Parker, qui a failli y passer aussi, a repris un cours de vie à peu près normal malgrès quelques radicaux changements. Nouvelle petite amie, nouveau job… mais surtout nouveau méchant en ville, ainsi qu’un nouveau mystérieux justicier. C’est sans compter bien sûr, la présence de Spider-Man au milieu des festivités.

Brian Michael Bendis, visiblement gêné par Ultimatum qui l’a empêché de continuer ses plans pour l’avenir de la série, se force presque, dans ce relunch, à ajouter de la nouveauté. Certains éléments sont très clairement là pour montrer que la situation a changé, cela étant, bien évidemment, pour attirer un nouveau public (public qui n’est pas venu, à en croire les chiffres américains). Du coup, on assiste à une avalanche de nouvelles situations.Cela étant, le scénariste n’étant pas un manche, il arrive tout de même à rendre le tout sympathique et fluide.

La fluidité est surtout due au nouveau dessinateur arrivé sur la série : Daivd LaFuente. Ce dernier, auteur de la mini série Hellcat mais aussi d’un annual du premier volume d’USM, apporte un style « manga » qui colle plutôt bien au récit, très penché ado-kikoo-lol-superhéros par moment (mais bon, il est au lycée, donc c’est un jeunz !). A la fois tout en rondeur (c’est simple, on dirait que Spidey à un casque sous son masque (ou pris la grosse tête)) et en dynamisme, son dessin apporte tout de même de fabuleuses scènes d’action ultra efficaces. Et pour rajouter une couche à tout ça, Justin Ponsor y ajoute ses couleurs assez claires pour un résultat très agréable à lire (encore heureux).

Au final, ce Ultimate Spider-Man (vol.2) #1 est une très jolie surprise, plaisant et plein de promesse pour la suite, mais toujours un poil trop cher (à côté d’un Spider-Man qui fait le double de page pour le même prix).

Annoncé comme le dernier Ultimates HS avant de laisser la place à un Ultimate Avengers HS plus approprié, ce 11° numéro de la revue accueil la première série post-Ultimatum : Ultimate Armor Wars. Réalisée par Warren Ellis, habitué des mini-séries Ultimate, et Steve Kurth, cette saga en 4 partie s’inspire grandement de la saga Armor Wars originel, de David Michelinie, Bob Layton et Mark D. Bright (réédité récemment par Panini Comics).

Après la vague d’Ultimatum, Tony Stark revient à New York pour récupérer du matériel se trouvant dans d’anciens bureaux de son entreprise. Mais il va être doublé par un autre individu en armure, se faisant appeler le Fantôme. Aidé par Justine Hammer, la fille de son père (bah ouais), Iron Man va alors partir en croisade contre ceux qui ont dérobé sa technologie.

Premier récit complet se déroulant après les évènements qui ont tué la ligne Ultimate pour ensuite la faire renaitre, Ultimate Comics : Armor Wars a tout de même un gout de déjà vu, mais surtout, de déception.

Warren Ellis (La trilogie Ultimate Galactus, Ultimate Human) met en scène un Tony Stark toujours plus alcoolique contre son pire ennemi : sa propre technologie. Peut-être est-ce due à la taille du récit, trop court, mais cette mini-série est bourrée de raccourcis scénaristiques trop visibles. On regrettera que Ellis n’exploite pas davantage le trafic de la technologie Stark afin de laisser place à l’histoire d’amour entre Tony et Justine (qui sent le réchauffé à 3 kilomètre et qui n’apporte pas grand chose au récit, à part lors du final) et laisser uniquement quelques petites et timides scènes d’action sans grand intérêt. Et c’est surement la chose que l’on regrettera le plus d’ailleurs.Le potentiel assez jouissif de votre de grosses batailles entre Stark et sa technologie utilisés par d’autres est totalement fichu en l’air par la direction prise par l’histoire. Une histoire qui va creuser dans le passé de Stark, ce qui n’est pas vraiment utile non plus. Malgré ça, on repèrera ci et là quelques bonnes idées du scénariste, hélas non exploitées par la suite.

Pour ce qui est du dessin, le dessinateur Steve Kurth fait le boulot, et même plus. Ses planches sont assez réussis et diablement efficace, et son style n’est pas sans rappeler un certain Brian Hitch. Seulement, il subsiste toujours quelques problèmes de proportion et quelques détails, assez gênant comparé au niveau du reste.

Malgré tout les défauts que l’on peut trouver à cette mini série de commande, par un Warren Ellis plutôt inspiré mais qui n’a pas la place de s’exprimer, le tout reste une lecture passable, vite lu et vite oublié.

L’histoire début seulement trois semaines après les évènements d’Ultimatum. Alors que Hawkeye et Captain America déjoue les plans de l’AIM, un mystérieux personnage nommé Crâne Rouge va révéler à l’étoile américaine qu’il est… son fils ! Cap va réagir assez brutalement à cet annonce et  va s’enfuir, devenant alors un fugitif. C’est alors que Nick Fury va monter une équipe afin de retrouver le symbole des USA.

Mark Millar revient à l’univers Ultimate, et on était en droit de s’attendre à quelque chose qui ressemble à peu prêt à Ultimates. Le problème étant que en plus d’être très bien écrit et magnifiquement mis en image par Brian Hitch, c’était inattendu. Là, en plus d’être attendu, c’est nul. Le scénario est assez mal écris et enchaine les incohérences, comme par exemple la raison totalement injustifié pour laquelle Cap s’enfuit. Certains éléments contredisent même son travail sur Ultimates. Malgré une scène de combat assez sympa et qui pose la problématique du premier arc, le récit se révèle inintéressant. On peut toujours jeter la pierre à Jeph Loeb qui a saccager l’univers Ultimate, il n’empêche que Ultimate Avengers ne rappelle en rien Ultimates, si ce n’est uniquement nous rappeler quel période c’était.

Pour le début du titre, Marvel a fait appelle à Carlos Pacheco, connu pour son magnifique travail sur la série Avengers Forever (considéré comme l’une des meilleures histoires de Vengeurs). Là encore, on était en droit de s’attendre à en prendre plein les yeux. Et encore une fois, on est déçu. Le dessin est assez moche, à part pour certaines planches assez dynamiques. Alors que son style sur Avengers Forever ou Superman était frais et très sympathique, ici, il fait plus penser à du Greg Land torché en 2min. On est là encore, très loin du Brian Hitch de Ultimates, tant certaines planches passent pour du boulot d’amateur.

Vous l’aurez compris, ce Ultimate Avengers 1a (il existe un 1b, mais juste la couverture change) est une réel et grosse deception, nous faisant regretter le Mark Millar du début des années 2000 où il avait encore quelque chose à prouver.

En conclusion, cette nouvelle ligne Ultimate déçoit par son manque d’originalité. Si il n’y avait qu’une série à retenir, c’est Ultimate Spider-Man, même si on préférais voir Bendis sur la série régulière. D’autres séries arrivent, comme le New Ultimates de Jeph Loeb et Frank Cho, ou encore le très attendu Ultimate X de Jeph Loeb et Arthur Adams.

Antoine Bigorneau, the new boss of the Zone.

07
Juin
10

Mourir pour mieux renaître.

C’est la fin d’une époque pour Absolute Zone.
Vous avez sûrement constater que le site vient de vivre une longue période de stand-by complet, une traversée du désert qui prend fin aujourd’hui mais qui a lourdement affecté le site qui va désormais prendre une nouvelle direction.
Oceanlook et Xidius ont créer ce site il y a deux ans pour faire partager des infos et leurs avis sur de nombreux sujets qui nous tiennent à cœur et nous pensons que toute l’équipe l’a fait à fond et avec passion durant 1 an et demi.
Seulement nous nous sommes progressivement écarter du site pour diverses raisons et désormais, chacun de nous prend des chemins différents.

Oceanlook a pour projet de faire un site sur l’actualité sportive et nous lui souhaitons bonne chance, tandis que nous n’hésiterons pas à vous tenir au courant de l’évolution de ses plans.

Xidius fera une dernière vidéo de Xidius présente pour clôturer la boucle mais il est d’or et déjà rédacteur à part entière du site CloneWeb, pour lequel il écrit des critiques et présente l’émission du site.

De leurs côtés, Trumper tient toujours son blog & Meekko n’a plus vraiment d’activité sur internet.

Et il reste Bigorneau. Coup de chance, Bigorneau reprend le site en main et va en faire son terrain de jeu, dans lequel il traitera des thématiques qui lui sont chères, à commencer par les comics, qui seront le sujet principal traité sur le site.

Ainsi, Absolute Zone renaît de ses cendres et repart de plus belle sous une nouvelle direction alors que nous espérons que vous apprécierez cette dernière, tandis que nous vous remercions pour votre fidélité et votre soutien durant tout ses mois, notamment pour nos productions maisons Critika, Xidius présente ou le reportage à Angoulême. Nous laissons la place à Bigorneau et lui souhaitons bonne chance, même si on sait déjà qu’il va assurer! Quand aux autres, ils feront sûrement quelques apparitions de temps en temps sur le site.

Quoi qu’il en soit, Absolute Zone is back!




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