Archive pour avril 2010

18
Avr
10

Xidius présente…Assassin’s Creed II

Ce qui n’est pas toujours très sympa quand on est sur PC, c’est le portage. Non seulement on a souvent un jeu en retard par rapport à la version console mais surtout, les trois quarts du temps, on est obligés de se taper un portage fait à la truelle, over bugué et limite injouable. Si le flairon du genre reste GTA IV, on a aussi le droit des fois à l’inverse, à savoir un portage en retard mais super bien optimisé et avec quelques bonus. Si Batman Arkham Asylum joue plus dans cette catégorie, le premier Assassin’s Creed en fait aussi partie. Et alors que le 2ème arrive enfin, tout semble parait pour avoir à faire au même genre de portage. Sauf quand Ubisoft décide de mettre du DRM contraignant le joueur à être constamment connecté à Internet pour jouer…

Xidius

13
Avr
10

Incontournables des 90’s…Play

Back to the incredibles ! Bonjour à toutes et à tous, je me présente! Xidius, créateur de la « Amazing & Musical Time Machine », inventée dans le but de vous permettre à vous, citoyens du 21ème siècle, de retourner quelques années en arrière et de redécouvrir les albums qui ont marqués la fin du siècle précédent. Aujourd’hui, un album dont vous avez sûrement entendu parler ou dont la musique vous a déjà chatouillé les oreilles puisqu’il se trouve que l’album du jour a été une source sans fin de réutilisations dans la pub et autre. Appelons donc Moby pour qu’il appuie sur Play !

Richard Melville Hall de son vrai nom n’était pas à son premier coup d’essai en 1999 puisque ce musicien livrait alors son 6ème album. Véritable touche à tout étant passé par le Punk, la techno ou encore l’éléctro, l’homme dont l’ami d’enfance était un certain Robert Downey Jr. fit son chemin durant toute la décennie 90, en passant de B.O de jeux vidéos à tubes éléctros (dont l’ultra célébré Hymn) avant de changer de maison de disque en 1999 et de livrer une bombe qui allait exploser les records de vente et dont l’influence fût telle que c’est le premier album de l’histoire de la musique dans lequel chacune des chansons est sous licence commerciale, pour utilisation audiovisuelle ou marketing. Quand on écoute l’album, on comprend vite pourquoi…

Honey et sa note entêtante de piano sonne déjà que le son est ultra accrocheur et pose ce qui va faire le génie de Moby sur tout son album. En prenant des rythmiques purement House et en y greffant des sons d’influences aussi variées que le Gospel, la Soul, le blues, le folk et le rock, le musicien livre une Pop à l’efficacité instantanée et dont la plus grande force sur cet album pourtant dense (18 chansons au compteur) est de réussir à faire de chaque chanson un véritable tube dont on se souvient très facilement. Car dans ce qui semble être un ensemble de chansons très complexes dans leurs constructions par la multitude de samples et autres, il se dégage étonnement une simplicité d’ensemble permettant de toucher un public ultra large. Ainsi, on se souvient tous de Find My Baby et de son « Wooooo! » avec les violons finales, Why Does My Heart Feel So Bad? en a touché plus d’un grâce à la voix incarnée d’Alan Lomax (qui chante aussi sur les deux titres précités et l’excellent Natural Blues), le refrain de South Side nous revient immédiatement à l’esprit et la transe de Machete nous a tous surpris tant elle tranche radicalement avec les autres morceaux, s’imposant comme un retour aux sources pour un auteur à l’œuvre ample, comme le montre encore Guitar, Flute & Strings, chanson instrumentale très posée. Le Bodyrock ultra pop et son refrain inoubliable a aussi marqué nos esprits (on ne compte plus le nombre d’utilisations variées de la chanson) et il en est de même pour le piano de Run On inspiré par le chant traditionnel God’s Gonna Cut You Down, également reprise par Johnny Cash. Mais parler de Play sans évoquer ces moments oniriques et atmosphères ultra relaxants serait un crime et là dessus, le bougre sait y faire comme il le montre avec My Weakness, Down Slow, Inside et surtout, le titre incontournable : Porcelain, avec ses violons tout aussi lancinants que fascinants.
Play est ainsi un disque qui a marqué l’insconscient collectif de par sa sur-utilisation dans nombre de domaines, chose qui lui a permis de cartonner à ce point. En l’état, c’est aussi l’une des preuves de la réussite de ce disque dont beaucoup de chansons vous reviendront en tête à son écoute et ce même si c’est la première fois.

Xidius

11
Avr
10

Xidius présente…Metro 2033

Avec une semaine de retard, voici le nouveau Xidius présente qui va vous emmener dans un monde apocalyptique et ruiné, celui de Metro 2033! Comme il manque une émission (celle de la semaine dernière), il y aura bientôt une double ration de Xidius présente en une seule semaine (!) pour rattraper le retard et remettre les pendules à l’heure. Car Xidius présente, c’est bien l’une des choses faites les plus sérieusement sur ce site, non mais !

Xidius

10
Avr
10

Owl city débarque

Vous n’avez pas pu échapper à ce morceau, puisqu’il passe pratiquement en boucle sur certaines stations de radio ! Et il s’agit de « Fireflies » de Owl city. Ca tombe bien puisque le 1 mars est sortit le 3eme album de Owl city « Ocean eyes« .

La musique d’Owl city, qui cache derrière ce nom un certain Adam Young, est qualifié d’électro-pop. Plus pop qu’électro en tout cas. Blablattons donc de ce fameux ‘Ocean eyes’. Il y a du bon, il y a du moins bon. Le cd démarre bien avec ‘Cave in’ et ‘The bird and the worm’. Ca s’écoute tranquillement, c’est agréable et sur cette dernière, le synthé se fait discret, ce qui n’est pas forcément déplaisant … Parce que si, ensuite, sur ‘Hello Seattle’, le synthé est déjà plus présent, mais c’est pas désagréable puisque la chanson en elle-même est sympa, sur ‘Umbrella beach’ ça sera no comment en particulier sur le début de la chanson, où trop de synthé tue le synthé ! … Puis arrive ‘Fireflies‘ et c’est LA chanson de l’album. Inutile d’en faire la description, tout le monde la connait cette chanson. Le cd avait pourtant bien commencé, il se termine plutôt mal puisque même si ‘The tip of the iceberg’ relève le niveau des 3 dernières chansons, ‘Vanilla Twillight’ casse pas la baraque, et ‘Tidal wave’, même si déjà légèrement plus rythmé que la précédente, casse pas non plus la baraque. C’est pas de la grande musique, mais ça s’écoute. Un cd qui prend pas la tête, à écouter les yeux fermés pour oublier le reste, et ça c’est pas donné à tous les cds !

Meekko

08
Avr
10

Transmetropolitan, ou l’art et la manière de l’ouvrir grande.

Sous ce titre mystérieux, préparez vous chers lecteurs car cette semaine, on va parler de comic-book mais pas de simples comics à la con comme on en a tendance à en voir fleurir sur les étagères de la Maison aux Idées. On va parler du label Vertigo, branche estampillée adulte de chez DC Comics et qui a toujours su offrir liberté artistique et grande distribution à des artistes prestigieux, leur donnant la possibilité d’accoucher de leurs rêves les plus fous sur papier. Et là, autant dire qu’on va s’attaquer au sommet du panier déjà fleurissant de titres plus fous et incroyables les uns que les autres. On va parler d’un monstre de subversion, faisant passer les dernières œuvres de Mark Millar (90 % même) pour de la revendication de super marché, Kick-Ass comprit.
Mesdames et messieurs, le chef d’œuvre absolu de Sir Warren Ellis et Darick Robertson : Transmetropolitan.

Transmetropolitan est un comic-book crée en 1997 et dont la parution dura 5 ans. Scénarisé par Warren Ellis et dessiné par Darick Robertson, la série fut souvent rapproché avec l’un des autres chefs d’œuvres du label Vertigo, Preacher (de Garth Ennis et Steve Dillon) ce que l’on comprend tout à fait quand on voit le goût partagé des auteurs pour la subversion intelligente. L’histoire est celle d’un ancien journaliste appelé Spider Jérusalem exilé et ramené à l’ordre à cause de contrats passés jadis, ce qui le pousse non seulement à revenir en ville mais aussi à reprendre sa fonction, dans une cité futuriste de plus en plus décadente et dans laquelle on trouve tous les vices en se promenant seulement dans la rue. Véritablement halluciné et enragé face à ce monde malade, Spider Jérusalem va au travers d’une rubrique de journal virulente s’opposer aux dirigeants de cette société en vrac et petit à petit désamorcer les travers de tout ce bordel en faisant éclater la seule, l’unique et grande vérité.

Transmetropolitan, c’est l’art et la manière d’ouvrir grand sa gueule et de vomir à la tronche du monde la haine qu’on lui porte tout en lui balançant aussi férocement ses 4 vérités. Car si Spider Jérusalem est un vrai salopard et n’hésite pas à traiter tout ce qui bouge et à accessoirement balancer quelques coups d’agitateurs d’intestins de temps à autres (dont on vous laisse deviner les effets dévastateurs, surtout quand celui ci est en mode prolapsus ou volcan intestinal…), le bougre met toujours le doigt là où ça fait mal et se révèle si féroce grâce à son don naturel à toujours dénoncer des problèmes de sociétés graves, voir scandaleux. Et si il faut admettre que l’on se marre devant cette montagne d’humour noir et de répliques toutes plus impitoyables les unes que les autres (tels que « Si ça ne tenait qu’à moi, vous serviriez tous d’éponges à sperme à des prostituées victoriennes à l’heure qu’il est. » et j’en passe…), la force phénoménale dans l’écriture de Warren Ellis tient du fait que celui ci tout comme son héros n’est pas méchant en vain et dénonce à sa manière des problèmes de notre monde actuel dont la Babylone détraquée dépeinte dans son œuvre n’est finalement que le reflet. Du coup, même si on se marre toujours en premier lieu (le génie comique du scénariste n’est plus à prouver, surtout après ça et Nextwave…), la réalité nous fait toujours redescendre sur terre et lorsque l’on comprend ce qu’il en est réellement, la claque est déjà lancée. Au dessin, Darick Robertson fait des merveilles et surcharge son univers crasseux et baisé pour mieux faire ressortir les problèmes évoqués tout en prenant soin de systématiquement mettre l’accent là où il faut et de se révéler aussi pertinent que son scénariste.
En clair, ça fait très mal.

Pour lire Transmetropolitan, vous pouvez choisir la solution VF et vous offrir les 6 Big Books sortis chez Panini Comics qui a eu la douloureuse idée après trois tomes biens garnis de ralentir sur le nombre de pages de moitié (!) et de finalement sortir 6 tomes là où 5 aurait suffit. La où ça fait mal, c’est que le prix ne baisse pas et reste donc à 29€ par tome, même si la ré-édition des 4 premiers avec un papier de bien meilleure qualité (et une cohérence visuelle sur les couvertures balancée par dessus bord…) tente de faire passer la pilule. Vu que le dernier tome vient de sortir, vous ne devriez pas avoir de problèmes pour les trouver. Sinon, il reste la solution VO et ses 10 TPB que vous trouverez chacun environ à 10 €, ce qui adouci sérieusement l’addition.
Dans les deux cas, vous ne devez passer à côté de ce chef d’œuvre absolu de subversion dont l’actualité, bientôt 10 ans après la fin de sa parution, glace toujours autant le sang que l’humour acerbe et corrosif vous tordra les boyaux. Parce que franchement, lire une telle oeuvre qui affiche fièrement un beau doigt d’honneur avec une fuck you attitude aussi assumée et appropriée, ça deviendrait presque salutaire aujourd’hui.
Comme disent les américains, Absolute Masterpiece.

Xidius, pas cher mais moins que ta petite amie.

06
Avr
10

La découverte musicale du moment…Tribeqa

En retard, en retard, en retard… Absolute Zone serait presque devenu réputé pour ses retards à la chaine, et ses pluies d’excuses qui ne changent pas grand chose à la donne, il faut bien l’avouer. Mais tentons une nouvelle fois de plus de nous rattraper, après un Xidius présente invisible dimanche et qui sera là demain, voici une découverte musicale qui arrive avec une semaine de retard. Mais l’important… c’est qu’elle soit là ! N’est ce pas Tribeqa?

Tribeqa est un groupe d’origine nantaise formé en 2002 et composé de 5 membres. Après avoir signé leur premier album éponyme en 2008, ils remettent le couvert cette année avec un second skeud qui non seulement permet de faire découvrir leur musique aux retardataires (dont nous faisons partie!) et donc de se faire connaître grâce à une meilleure diffusion et promotion. Et à l’écoute de ce Qolors, autant dire que c’est une plutôt bonne nouvelle.

Le premier mot qui vient à l’esprit lors de l’écoute de la musique de Tribeqa est métissage. Et ici, le terme est utilisé à son sens le plus noble tant la musique atypique du groupe brasse très large et embrasse de nombreuses influences allant des Etats-Unis à l’Afrique ! On croise donc du jazz, du funk, du R’n’B, de la soul ou des influences africaines et le tout est imprégné par un groove incomparable. C’est d’ailleurs assez fou de voir combien tous ces genres se mélangent dans chaque chanson et à ce titre, Rose constitue une jolie entrée en matière. Évidemment, certains titres sont dominés par un genre précis (Sands of Time s’imposerait comme le croisement improbable entre gangsta rap et musique traditionnelle africaine, Groove Band transpire assez étonnement la salsa ou le flamenco, Sun rappelle les phases posées de Gotan Project, les différents sQit apportent leur lot de psychédélisme…) mais on est surpris devant la cohérence et la tenue de l’ensemble, le résultat étant frais et quasi hypnotique.
Ne boudons donc pas Tribeqa et offrons leur la reconnaissance qu’ils méritent car qu’on se le dise, le métissage a du bon ! (on clique sur la pochette et on écoute…)

Xidius




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