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Incontournables des 90’s…The Contino Sessions

Absolute Zone a beau connaître quelques carences en terme de publication à cause de rédacteurs plus ou moins absents (qui n’a pas remarqué la disparition provisoire de Bigorneau?!), je résisterais encore et toujours pour livrer mes articles et remplir ce qui s’impose comme l’une de mes missions sur Terre : vous replonger la tête dans les années 90, une période à la richesse musicale hallucinante souvent reniée par les fanatiques des 60’s, 70’s. Un jour, les articles de cette série seront reconnus par tous et lus par des millions de gens, ou peut être pas. Mais qu’importe, vous lisez cet article et vous avez raison, car vous allez (re)découvrir un album magique, The Contino Sessions de Death in Vegas !

Né en 1994 tout d’abord sous le nom de Dead Elvis en Angleterre avant de devenir Death in Vegas, cette formation s’est faite un nom avec l’album qui nous intéresse aujourd’hui en 1999 pour de nombreuses raisons. Sachez que depuis, deux autres albums (Scorpio Rising en 2003 & Satan’s Circus en 2004) ont vu le jour, et qu’actuellement le groupe semble inactif pour ne pas dire mort… Ce qui serait bien dommage à la vue de leur carrière, et en partie de ce disque…

Un album qui délivre une claque dès l’intro, avec une chanson hallucinante : Dirge. Débutant calmement sur une simple partition de guitare entêtante, elle hypnotise immédiatement l’auditeur dès que Dot Allison pose sa voix lancinante qui ne cessera de charmer jusqu’à ce que la chanson explose dans un final électrique composé de guitares distordues et d’une rythmique soutenue envoyant la chanson dans des sommets psychédéliques. Une chanson si marquante que vous avez déjà pu la croiser dans une publicité Levi’s ou dans des films comme Le Dahlia Noir ou La Dernière Maison sur la Gauche récemment. Et si vous êtes déjà sous le choc, vous n’allez pas être au bout de vos surprises, le groupe déployant tout son talent au service d’une palette sonore riche, allant de l’électro au l’indus en passant par le dub ou le pop/rock. Ainsi tomberez vous dans une pure composition de trip/hop avec Soul Auctioneer dans laquelle Bob Gillespie (Primal Scream) récite sa prière morbide, accompagné de lourdes basses et de sonorités électroniques en distorsion. Si vous aimez les ambiances sombres comme celle ci, autant dire que Death Threat est aussi fait pour vous, la chanson étant assez déstructurée et s’imposant elle aussi avec son lot de samples torturés et une atmosphère grave. Alors que l’on pourrait penser que le groupe donne définitivement dans le sombre, il surprend à nous éclaircir avec Flying, planant rayon de soleil lui aussi hypnotisant mais sonnant comme une pause rassurante, avant de mieux vous envoyer en pleine tronche Aisha, impressionnant délire rock ultra psychédélique construit sur un très bon riff de guitare passant en boucle, secondé encore une fois par une rythmique quasi parfaite, le tout permettant à Iggy Pop d’envoyer son lot de paroles noires avant de partir en transe totale et d’enchaîner les cris assourdissantes et les beuglements irréguliers. Vint alors une seconde pause plus jazzy et quasi mélancolique, Lever Street, composant notamment un orgue assurant à lui seul l’ambiance d’une chanson à la composition ultra pertinente. Pour mieux continuer dans cette voie calme et quasi spirituelle, le groupe reprend un inédit des Rolling Stones avec Aladdin’s Story, surprenante balade donnant le sourire et sentant bon le Peace & Love et le Flower Power. Mais Death in Vegas aime jouer avec son auditeur et le prouve encore une fois avec Broken Little Sister, une chanson dont le titre pose immédiatement le ton et se caractérisant par un son gras au niveau des cordes et de la voix de Jim Read, donnant un côté ouvert à vif à l’ensemble. Enfin, le groupe termine sur la superbe conclusion Neptune City, sorte de pot pourri du son Death in Vegas, avec sa basse grasse et lourde, sa rythmique appuyée, ses samples électros et ses sonorités orientales. Un album aux ambiances multiples, qui vous emmènera sans vous ménager dans un fascinant voyage musical que vous réitérerez certainement avec plaisir à de nombreuses reprises… Alors n’attendez plus, et cliquez sur la pochette !

Xidius, qui reste à Neptune City


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