23
Juin
09

Incontournables des 90’s…Psyence Fiction

Le BAC, les exams, le ventre balloné, t’as vu aussi comment on mange, tout ça… En ce moment vous êtes en stress et vous vous dites que vous touchez à la fin, vous arrivez à un tournant ou tout simplement que les vacances approchent ou non. Bref, vous avez besoin de vous prendre du bon sang dans la tête. Et tandis qu’Alex pompe joyeusement les articles musicaux de votre cher Xidius, celui çi revient à fond la caisse avec un son phénoménal, celui du fantastique Psyence Fiction de UNKLE.

UNKLE, c’est un groupe formé en 1994 par le producteur James Lavelle qui fera ici avec DJ Shadow la première pierre d’un collectif déjà mythique. Commençant tout d’abord par faire quelques démos, le groupe mettra tout le monde d’accord avec ce premier album en 1998, avant de servir en 2002 Never, Never Land puis ce qui est considéré à juste titre comme le second chef d’oeuvre absolu du groupe, War Stories. Le collectif a encore sévit l’année dernière avec l’excellent End Titles, Stories for Film, considéré comme l’un des meilleurs albums de l’année par… Absolute Zone ! (cure de rappel) Mais revenons sur le premier album…

Psyence Fiction. Dès le titre, on sait déjà qu’on va avoir à faire à un disque qui ne rigole pas. Et c’est très juste puisque la musique d’UNKLE est définie par les membres du groupe comme étant de l’Abstract Hip-Hop, genre expérimental et plus lyrique qu’à l’accoutumée. On vous la fera pas, la musique d’UNKLE se rapproche pas mal du trip-hop, mais en plus rythmé. Reste qu’au final, ce skeud est une méchante claque dans la tronche. Avec des collaborateurs comme Thom Yorke (Radiohead), Jason Newsted (Metallica), Richard Ashcroft (The Verve) ou encore Mike D (Beastie Boys) sur le disque, il aurait été étonnant que cela soit autrement. Débutant sur une intro pétée de samples multiples et variés (BO de films entre autres…), ce Psyence Fiction démarre sur un Guns Blazing (Drums of Death, pt. 1) à la rythmique puissante et dont le flow incomparable de Kool G Rap donne une dimension psychotique à l’ensemble.  Rythmique soignée et partitions de guitares entétantes qualifieront le démarrage de l’album avec trois excellents titres (Unkle (Main Theme Title), Bloodstain & Unreal) avant de sortir la somptueuse Lonely Soul, confidence sombre & lyrique dont la partie finale vous donnera la chair de poule à coup sûr, en partie à l’aide de Richard Ashcroft juste parfaite sur le chant du morceau. Et si la pause pub imposée par la rigolote Getting Ahead in the Lucrative Field of Artist Management vous remettra rapidement de vos émotions, c’est pour mieux vous balancer le monstrueux riff de Nursery Rhyme/Breather dans la tronche avec une partie rythmique clairement sous acide et un Badly Drawn Boy dont la voix semble avoir été conçue spécialement pour le titre. Et quand vous aurez sorti les cierges pour Celestial Annihilation, délire trip-hop/éléctro franchement étrange, vous reprendrez un coup de batterie qui en cogne sérieusement plein la tête et de flow hip hop par dessus avec The Knock (Drums of Death Pt. 2) sur lequel la voix de Mike D et la basse de Jason Newsted font là encore des miracles. Viendra ensuite Chaos, une jolie pause à la simplicité désarmante grâce à la voix irrésistible d’Atlantique Khanh et qui sonne comme une pause salutaire. Enfin viendra l’ultime claque, Rabbit in your Headlights, superbe composition au piano avec Thom Yorke au chant, qui s’impose immédiatement comme l’une des meilleurs chansons de l’homme et dont il faut avoir vu le clip, l’un des meilleurs de l’époque. (et c’est très sérieux !) Vous ne serez pas encore remis du talent de la formation que sonnera déjà l’Outro paranoïaque de l’album… Et vous vous empresserez de vous procurer la discographie de cette formation majeure. Clairement, Psyence Fiction impose le style du groupe mais aussi son mode de fonctionnement : à savoir prendre les meilleurs au service d’un son hallucinant et toujours ultra pertinent. Un disque inoubliable tout comme les 3 autres, qui s’impose de lui même comme un Incontournables des 90’s!

Xidius, qui adore le riff de Nursery Rhyme/Breather.


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