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Déc
08

Carl Lewis, l’athlète de l’impossible

C’est le premier juillet 1961  que Carl Lewis voit le jour à Birmingham, ville de l’Etat de l’Alabama. Il grandit dans la banlieue de  Willingboro, tout près de Philadelphie.

          (Carl Lewis a marqué la région, la preuve avec ce stade qui porte son nom)

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Le jeune Carl Lewis, dès son plus jeune âge, baigne dans un milieu d’athlètes: sa mère et sa soeur pratiquent ce sport à haut niveau. Assez paradoxalement, Carl Lewis, lorsqu’il débute l’athlétisme, n’est pas du tout prometteur, bien moins que ses soeurs et frères. mais ses parents, toujours présents dans le milieu du sport, l’encouragent à poursuivre dans une discipline particulière: le saut en longueur.

A neuf ans, il réalise un de ses rêves, il rencontre Jesse Owens, la légende noire de l’athlétisme américain, connu pour ces titres remportés à Berlin en 1936, sous les yeux d’Hitler. Pour Carl Lewis, qui vénère l’ancien champion, c’est le déclic. Il n’aura de cesse de vouloir le rejoindre dans la légende.

(Jesse Owens, un coureur de légende, et idole de Carl Lewis)

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Une immense carrière

C’est donc en tant que sauteur en longueur que Carl Lewis débute son ascension. Et il y est doué: durant ses années d’études, à la Willingboro High School, il devient un des tous meilleurs sauteurs de son Etat, puis du pays tout entier. En 1979, il bat le record de son école avec un saut à 8,13 mètres. Dès lors, Carl Lewis est un des meilleurs athlètes au monde dans sa discipline et il entend bien faire carrière dans ce domaine. Même s’il se qualifie pour les Jeux Olympiques de Moscou en 1980, il ne peut exprimer totalement son talent car les Etats-Unis boycottent l’événement.

Ceci dit, Lewis ne s’arrête pas là, et parallèlement au saut en longueur, il s’affirme sur le 100m comme un excellent sprinter. Cependant, si ses performances sont exceptionnelles, il est encore très loin des records du monde, que chaque athlète chasse, qui ont été réalisé à Mexico en 1968, mais dans des conditions particulières: en altitude, l’air rarifié permet de meilleures performances. Ainsi, le record du monde de Bob Beamon, en saut en longueur à 8m90 semble inaccessible… Pourtant, il s’en approche avec, en 1981, un saut à 8m76 , et au niveau de la mer.

En 1983, Lewis a pour la première fois l’occasion de se révèler: les premiers championnats du monde d’athlétisme sont organisés à Helsinki. En remportant trois titres, sur le 100m, le saut en longueur et sur le relais 4*100m, il s’affirme comme la star de l’athlétisme, un an avant les Jeux Olympiques, à Los Angeles.

(Carl Lewis, avant le départ du 100m)

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Ainsi, en 1984, à Los Angeles, Carl Lewis espère exploser dans son apays, où il est peu populaire, du fait de la faible couverture médiatique dont dispose l’athlétisme. Durant les Jeux, Carl réalise son rêve: il rejoint Jesse Owens dans la légende en remportant quatre médailles d’or (100m, 200m, 4*100m, saut en longueur).

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Peut-être par manque de motivation, les deux années qui suivent sont difficiles pour Carl Lewis. Une concurence émerge, avec le sprinteur canadien Ben Johnson, et même sur le saut en longueur, il est chahuté par Robert Emmiyan, qui a sauté plus loin que lui, à 8m86. Les championnats du monde de 1987 peuvent lui permettre de prouver qu’il est toujours le plus fort. S’il parvient à l’emporter sur Emmiyan, il est a=battu par Johnson, qui réalise 9,83 secondes tandis que lui réalise tout de même sa meilleure performance avec 9,93 secondes. Déjà, il explique sa défaite en soupçonnant Johnson de se doper. Il est vrai que ce chrono est pour l’époque, plus qu’étonnant.

En 1988, aux Jeux Olympiques, le point culminant est le 100m. Johnson et Carter se battent pour la suprématie du titre roi. Johnson l’emporte avec un chrono de 9,79 secondes sur Lewis, second, en 9,92 secondes. Seulement, un énorme rebondissement survient avec la disqualifcation de Johnson pour dopage. Tricheur, il perd sa médaille au profit de Lewis. Ironie de l’histoire, Johnson avait pourtant déclaré après sa victoire: « Ils peuvent battre mon record mais ils ne pourront jamais me prendre ma médaille d’or ». En outre, Lewis est sacré en longueur, comme à son habitude, et gagne l’argent sur 200m.

(Ben Johnson a beau lever la main vers le ciel, Carl Lewis récupèrera sa médaille)

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En 1991, Carl Lewis réalise la meilleure compétition de toute sa carrière aux championnats du monde de Tokyo. Sur 100m, il bat le record du monde en 9,86 secondes et devance tous ses adversaires. Avec le relais américain, il pulvérise le record du monde de la distance. Mais surtout  le concours du saut  en longueur qui va passionner les amateurs d’athlétisme. Les deux américains Carl Lewis et Mike Powell, le meilleur sauteur en longueur depuis 1990, vont se livrer un des plus formidables duels de l’histoire du sport dans son entièreté. Les deux hommes vont tout à tout prendre la tête en réalisant des sauts astronomiques. Avec 8m95 (record du monde actuel), Powell l’emporte sur Lewis, et met fin à série de 65 victoires consécutives de ce dernier sur cette distance.

(Le roi de l’athlé exulte)

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Ces championnats du monde sont l’apogée de la carrière de Carl Lewis. Même dans la défaite, cet athlète est exceptionnel. Après ce somment, Lewis glissera lentement vers la retraite, ses performances étant moins performantes, surtout en sprint, mais il gagnera encore deux autres titres olympiques grâce au saut en longueur, discipline qu’il domina outrageusement, remportant quatre titres olympiques consécutifs, de 1984 à 1996.

La légende

Carl Lewis aura marqué l’histoire de son sport et l’histoire du sport en général. Avec ses neuf médailles d’or, il est le sportif le plus titré des Jeux après Michael Phelps, mais lui ne concourait que dans quatre disciplines.

Physiquement, Lewis était grand, et mince, et ne correspondait pas du tout au profil du sprinteur type: musclé, tassé. Cette morphologie était par ailleurs parfaite pour le saut en longueur, où il brilla encore plus que sur 100m.

De plus, Lewis incarnait l’élégance lorsqu’il courait, aec une incroyable légèreté, qui n’est pas sans rappeller celle d’un Usain Bolt, l’actuelle star de l’athlétisme.

Carl Lewis a sa part d’ombre qu’il fait évoquer. A l’image de Ben Johnson, il aurait lui aussi été contrôlé positif à certains produits dopant en 1988. Mais aucun élément fiable n’a pu prouver cette accusation.

Vidéos.

La mythique finale du 100m de Séoul en 1988.

La finale du 100m à Tokyo en 1991.

Le légendaire concours du saut en longueur en 1991 face à Myke Powell.

 

Oceanlook.


1 Response to “Carl Lewis, l’athlète de l’impossible”


  1. 1 xidius
    10/12/2008 à 19:30

    Pile à l’heure ! xD


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