10
Sep
08

Revue de concert : Coldplay

Hier, vers 16h, à Paris, devant la salle de Bercy. Bizarrement, il y avait plein de gens qui faisait la queue. Et pour cause, le soir même avait lieu le premier des deux concerts parisiens d’un groupe qui ne fait que du plagiat (n’est ce pas Veurdge?) appelé Coldplay. Et autant le dire, les britanniques étaient attendus au tournant, surtout après le mauvais souvenir laissé aux fans en 2005 pour la tournée Twisted Logic avec un Bercy mitigé et un concert complétement foiré à l’Olympia, à cause d’un groupe mauvais ce soir là qui avait recommencé plusieurs chansons & s’était planté à plusieurs reprises…Tellement mauvais que le groupe lui même avait reconnu la nullité du concert…Sauf que depuis ils ont sortis Viva la Vida & Death and All his Friends, album qui a cartonné et dont vous ne pouvez pas louper le single titre Viva la Vida diffusé en boucle sur les radios. Un album qui concerne un petit peu la france puisque la pochette n’est autre que le célèbre tableau de Delacroix, « La liberté guidant le peuple »… Premier signe d’affection de la part du groupe ou le début d’une thérapie pour oublier les boulettes de 2005? Qu’importe la réponse, le public français était là, moi aussi et la salle attendait impatiemment de voir comment la bande de Chris Martin allait se démerder, surtout après une première partie catastrophique. Pour la petite info, c’était Albert Hammond Jr., le leader des Strokes en solo qui nous a fait un truc plat, avec une sono mal balancée qui mettait la basse trop en avant et la voix du chanteur en retrait. Commençait bien cette histoire…

21h45 pointe le bout de son nez et après une chanson de Jay-Z balancée dans la salle, visiblement pas appréciée, voilà que Le Beau Danube Bleu, morceau classique qu’on ne présentera plus, est envoyée dans les écouteurs. Etrangement, le public est récéptif et se trémousse. Seulement voilà la chanson se termine et PAF, la salle est plongée dans le noir, la lumière se lève derrière le rideau qui trône devant la scène décorée par le tableau de Delacroix et voilà que résonne Life in Technicolor, introduction instrumentale du nouvel album qui démontra une véritable efficacité à chauffer le public, qui parti au quart de tour et claqua immédiatement des mains en hurlant le plus fort possible. Pas de doute, le public était chaud et attendait le groupe. Et voilà que le rideau se leva et transition direct sur Violet Hill, très bon morceau sur lequel, malheureusement, Chris Martin se met à la guitare acoustique en concert à la place du piano de la version studio. Du coup, le morceau n’est pas aussi punchy que sur l’album mais sur le coup, la réflexion faite est très simple : Chris Martin avait une voix au top et les 4 britanniques sont heureux d’être là, chacun se trémoussant avec le sourire. Un groupe qui fait pas la gueule, c’est déjà classe ! Fin de la chanson et voilà déjà une intro de faite. C’est parti pour une heure et demi de concert…

Aussitôt la chanson finie, Chris Martin fait ce qu’il aurait déjà du faire précédemment : se mettre sur le piano. Les lumières se baissent et le groupe part direct sur un de ses titres phares, l’excellent Clocks! Un titre magistral & majeur dans la discographie du groupe, lancé par une mélodie au piano simple certes, mais d’une efficacité redoutable. Même si le titre arrive très (trop?) tôt durant le concert, le public a indéniablement apprécié la chanson qui aura permis en plus de mettre l’un des gros éléments de mise en scène au niveau des éclairages : les lasers qui partent dans la foule! Un élément déjà vu mais qui fait toujours son petit effet et qui se fait rare dans des concerts de ce type. Un bon point. Coldplay, décidé à commencer le concert sur des valeurs sûres, continua par In My Place, titre ultra radio-diffusé et qui contrairement à mes attentes fût plutôt réussi en live grâce au public très sollicité par le leader du groupe qui semblait vraiment heureux d’être là notamment pour faire gueuler « YYYYEEEAAAAAAAAAHHHHH » au public durant la chanson. Le groupe se décida aussi à venir sur les deux « avancées » dans le public et les gens prochent de l’avancée gauche eurent la chanson d’assister à un duel Chris Martin/Jonny Buckland plutôt amusant. Applaudissements enjouées avant un autre titre qui joue lui aussi sur une mélodie au clavier simple mais très efficace, le très « spatial » Speed of Sound ! Pas forcément très entraînant mais tout de même acclamé et efficace en live. Vint ensuite Cemeteries of London, extrait du dernier album et plutôt attendu à Paris puisque très peu joué sur la tournée pour l’instant. Un titre qui fut l’occasion de sortir des gros ballons en guise d’écrans au dessus de la scène & des avancées et dont l’introduction ne rendait malheureusement pas aussi bien en direct que sur l’album mais dont les « LALALAAOOOOOWWWEEEEEEHHHEEEEE!!! » du titre furent scandés par la foule qui, et c’était une bonne surprise, semblait bien connaître le registre du groupe dans l’ensemble. Puis vint un Chinese Sleep Chant qui tomba plutôt comme un cheveu sur la soupe et passa vite fait bien fait (morceau qui fut pour le moins ponctué de lasers qui faisaient franchement bloquer !), un 42 très sympa et permettant au groupe de sortir un écran derrière la scène pour mieux voir Chris Martin faire des grimaces puis une très bonne surprise, l’un de ces titres somptueux dont le groupe à la recette : Fix You. Aussi magnifique sur l’album qu’en live, avec un chanteur qui prouva des qualités vocales indéniables et qui malgrè tout fit participer le public une fois de plus. S’ensuivi un Strawberry Swing mignon tout plein et dont les percutions vinrent en majeure partie des spectateurs décidemment conquis les 4 britanniques. Fin du morceau et surprise, la salle est plongée dans le noir et l’extrémitée de l’avancée droite, à côté de laquelle je me trouvais, s’illumine…

Non, je ne rêve pas!!! Chris Martin, Jonny Buckland, Guy Berryman & Will Champion viennent jouer à même pas 5 mètres de moi !!!!! Une seconde partie de show courte & plutôt déroutante puisqu’y étaient d’abord joués God Put a Smile Upon your Face & Talk dans des versions house avec notamment une batterie éléctrique. Le rendu est original, risqué mais pas forcément aussi bons que les originaux. Au moins ça aura eu le mérite d’être fait ! Et tandis que les trois musiciens retournèrent dans l’ombre, Chris Martin resta seul et nous servi une version acoustique piano de The Hardest Part du plus bel effet, montrant que l’homme est décidément un bon musicien avant tout. C’est alors qu’il partit en live pour nous jouer Postcards From Far Away devant des milliers de personnes attentives…C’est alors que quelque chose se trame sur scène…Oh que non, Will Champion se cache derrière une silhouette plongée dans l’ombre qui ressemble bien à deux tambours accompagnés d’une cloche. Et le moment que tout le monde attendait arriva…Chris Martin jeta un coup d’oeil suivi d’un sourire malin aux musiciens et le miracle tant attendu : les violons résonnèrent dans toute la salle, les gens hurlèrent et commencèrent aussitôt à scander « OOOhhhohhh ooohhhh OOOOOHHHh! », retardant le chanteur du groupe qui visiblement était plus concentré à ressentir l’effervescence de la salle qu’à commencer le premier couplet d’une chanson qui prouva définitivement sa popularité & sa force : Viva la Vida. LA réussite en puissance du dernier album, une chanson originale, puissante et qui s’inscrit comme un incontournable du groupe tant le public chantait durant les choeurs & se trémoussait sur le rythme des tambours de Mr Champion. Tambours qui furent réutilisés pour un autre titre du dernier album, Lost!, qui est assurément la moins réussie de ce dernier et pas tellement nécéssaire en concert même si une fois de plus les gens accompagnaient le mari de Gwyneth Paltrow au chant…C’est ensuite que le groupe quitta la scène…

…pour atterrir dans les gradins ! Oui, au grand étonnement général, les 4 fanfarons ont traversés les gradins pour arriver presque au fond de la salle d’où ils ont joués en plein milieu d’une salle ébahie l’un de leur plus grand titre : The Scientist,  qui sans son piano n’est pas aussi belle mais la situation étant bien spéciale, la magie opéra tout de même ! La seconde chanson jouée dans ces conditions était Death Will Never Conquer, qui passa comme une lettre à la poste avant que le groupe disparaisse… (Rappel : La chanson est gratuite sur le site officiel du groupe, voir cette news !) La salle fut plongée dans le noir & un remix de Viva la Vida eu pour mission de faire passer le temps même pas 2 minutes (avec un public qui chantait le fameux « Ohhh Oh OH OOOOOOHHHHHHH oooohhh » toujours au taquet) avant que le groupe ne réapparaisse en un éclair sur la géniallissime Politik, d’une efficacité simplement indiscutable tant le morceau est fort. Vint ensuite la petite surprise de la soirée… Reign of Love, seconde partie de la chanson Lovers in Japan sur l’album, fut jouée pour la toute première fois de la tournée ! La chanson est courte et pas renversante mais la surprise était tout de même sympathique mais pas autant que le morceau qui suivit… Lovers in Japan justement ! J’étais déjà persuadé que c’était l’un des meilleurs morceaux du dernier album et la version live n’a fait que prouver mes pensées! Le titre provoqua une nouvelle foie l’euphorie dans la salle, tout particulièrement lors des refrains durant lesquelles étaient projetés des papillons de papiers provenant du plafond… Un artifice qui retourna donc une nouvelle fois la fosse, avec un effet garanti! S’en suivi enfin Death and All His Friends, qui clôtura les extraits du dernier album joués en live et qui pour finir vit la scène ponctué d’un fond sur lequel était marqué…Viva. Ensuite le groupe s’avança et fit ses adieux. Enfin ça, c’est ce que les gens croyaient puisque qu’après 2 minutes passées dans le noir, ils nous refirent le coup de l’apparition en un éclair avec la seule & unique chanson extraite du premier album Parachutes jouée durant la soirée : Yellow ! Un immanquable toujours aussi marquant en concert devant sa simplicité et sa force. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, The Escapist sonna dans la salle & le groupe disparu une fois pour de bon…

Alors au final, ce concert?! Coldplay, souvent dénoncé comme un groupe se montant la tête et étant plutôt studio a démontré tout le contraire, en faisant un live de qualité, ponctué par un Chris Martin au top qui a chanté juste, avec une voix magnifique, de long en large (ce qui n’a pas toujours été le cas apparemment sur ce Viva la Vida Tour) et qui communiquait énormément avec le public et en français s’il vous plait la plupart du temps, ce dernier ayant quelques difficultés à parler notre langue mais en même temps, on le comprend ! Mais finalement, il y avait t’il des défauts à ce concert?! Certes, on pourra reprocher la durée de l’ensemble (1h40), ce qui semble court mais était très intense. On pourra reprocher aussi la set list, avec quelques titres remplacables (In My Place aurait pu laisser sa place à un Amsterdam ou à un White Shadows, tout comme Lost!) ou des choix peu judicieux (Clocks jouée en troisième chanson…) mais dans l’ensemble il y avait quand même d’excellents titres. Et si vraiment il fallait trouver un défaut… Je dirais 30 euros le tee shirt. (et j’ai quand même payé !). Non vraiment, ce soir le groupe était heureux de jouer, humble, et d’une humeur communicative devant un public déchaîné et conquis, avec une mise en scène sobre et faisant preuve d’originalité, en ayant très peu utilisé les écrans par exemple. Une vraie réussite qui prouve que le groupe a de beaux jours devant lui et qui nous rend impatient de voir la suite puisque le prochain album est prévu pour… l’année prochaine !

Set list : Life In Technicolor
Violet Hill
Clocks
In My Place
Speed Of Sound
Cemeteries Of London
Chinese Sleep Chant
42
Fix You
Strawberry Swing
—————- (B-stage)
God Put A Smile upon Your Face (Dance remix)
Talk (Dance remix)
The Hardest Part (Piano)
Postcards From Far Away (Instrumental)
——
Viva la Vida
Lost!
—— (gradins)
The Scientist
Death Will Never Conquer
———————
Viva la vida (remix)
Politik
Reign Of Love (1ère apparition sur la tournée)
Lovers In Japan
Death And All His Friends
——
Yellow
The Escapist

Xidius, qui vous a même fait une galerie photo.

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4 Responses to “Revue de concert : Coldplay”


  1. 1 oceanlook
    10/09/2008 à 21:52

    Hé ben elles sont bien belles tes photos!
    Bravo!
    ça devait être énorme quand même! Et cet article, il est classe, en tout cas c’est sympa de nous faire partager ce concert!

  2. 2 xidius
    11/09/2008 à 17:34

    Coldplay a posté une petite vidéo sur son site officiel montrant l’ambiance de la salle avant le premier rappel alors qu’ils passaient le remix de Viva la Vida…
    Ca se passe par là : http://www.coldplay.com/newsdetail.php?id=120
    La c’est déjà énorme mais si vous aviez vu quand ils la jouait…

  3. 12/09/2008 à 21:48

    hé bah d’abord ils ont quand même fait du plagiat une fois !

    Et sinon à part ça j’adore Albert Hammond Jr., j’ai ses 2 albums et je serais bien venu au concert juste pour lui.. En admettant que sa prestation ce soir là soit ridicule, il n’empêche que ce génie a sorti 2 chefs d’oeuvres studio et à su se distinguer du caca des Strokes.. À écouter quand même..

    Sinon, je ne doute pas que ce concert ait été immense, Coldplay c’est quand même pas n’importe quoi..


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