Archives de l'auteur pour xidius

21
déc
09

Critique Ciné : Avatar

Un scénario et un monde qui a bouillonné dans l’esprit de son créateur dès ses 14 ans, 10 ans de développement, 4 ans de production, un budget d’environ 330 millions de dollars, 500 avec le marketing, la création de plusieurs technologies pour les besoins du film dont une toute nouvelle technique de rendu 3D et d’effets spéciaux photo-synthétiques, l’utilisation de la performance capture, l’annonce d’un film révolutionnaire… A moins de vivre dans une caverne depuis 3 ans, nul n’a pu échapper à ce nom qui est désormais sur toutes les lèvres : Avatar. Projet somme du réalisateur canadien James Cameron qui revient derrière la caméra 12 ans après Titanic et son succès n’ayant jamais connu d’égal, le film est annoncé depuis très longtemps comme celui qui va définitivement faire basculer le cinéma dans l’air du numérique, tournant une page pour aller vers de nouveaux horizons riches en possibilités. Alors que le film vient de sortir, il est temps de faire un constat de l’œuvre de toute une vie et après deux visionnages dans des conditions différentes (VO 3D et VF IMAX 3D), peut on dire que l’attente en valait la peine?

James Cameron a toujours désiré mettre sur pellicule un univers de SF riche venant entièrement de son imaginaire mais n’avait à vrai dire pas les technologies pour le faire auparavant. De son propre dire, il tenta déjà dans les années 90 de mettre au point ce projet pharaonique ce qui lui était impossible au vu des possibilités techniques d’alors. C’est lorsqu’il a vu le Gollum du Seigneur des Anneaux qu’il a comprit qu’enfin, Avatar pourrait naître. Dès lors, beaucoup se sont mis à penser que le long métrage serait simplement une vitrine technologique impressionnante mais n’ayant pas grand chose à raconter, ce qui arrive tout de même assez souvent avec ce genre de long métrage quand bien même ici on doit parler de révolution. Et Cameron, menteur ou prophète? Il n’y a aucun doute à se faire la dessus et le film se charge de nous le faire comprendre fissa : ici, la révolution est bien présente et sert constamment l’univers fabuleux crée par son géniteur. Le film nous emmène en 2154 avec Jake Sully, marine ayant perdu l’usage de ces jambes, sur une planète lointaine appelée Pandora sur laquelle se trouve un minerai rare pouvant sauver une planète Terre en péril. Problème, la planète est peuplée d’êtres appelés les Na’Vis et qui s’opposent à ce que leur terre soit exploitée. Sully va alors infiltrer le peuple local à l’aide d’un Avatar, un être fait d’ADN humain et Na’Vi qu’il peut contrôler entièrement à distance. Mais tandis qu’il découvre peu à peu la planète et ses habitants, la question de la viabilité de sa mission va se poser, l’homme tombant amoureux de la planète et d’une jeune femme Na’Vi…

Puisqu’il faut en parler obligatoirement, parlons en maintenant, de la révolution technologique. Le plus important apport du film constitue l’animation en performance capture et le rendu photo réaliste des personnages. Et force est de constater que le réalisateur ne nous avait pas menti. Soyons clairs et nets : jamais on avait vu au cinéma des êtres virtuels aussi bien faits et aussi crédibles. Les Na’Vis ainsi que toute la faune et la flore de Pandora ont bénéficiés d’un soin hallucinant, rendant l’ensemble plus vivant que jamais grâce à un travail de lumière et de texture absolument bluffant et qui certes peut se révéler à de très rares moments perfectibles mais qui marque un pas indéniable dans le domaine, bluffant à de très nombreux passages tant on a du mal à cerner ce qui est virtuel et ce qui ne l’est pas, problème qu’on retrouvait systématiquement auparavant.
Mais surtout, Avatar se montre révolutionnaire sur l’animation de l’ensemble. Les personnages modélisés respirent la vie et bougent, parlent, agissent ou se déplacent comme jamais auparavant, si bien qu’on retrouve non seulement le trait mais aussi le jeu des acteurs à travers leurs avatars, notamment Sam Worthington dont la comparaison est assez facile. Si on avait toujours vu des petits problèmes concernant la synchronisation labiale ou l’animation des yeux, ici le film écrase n’importe quel soucis d’animation et démonte définitivement que désormais plus aucun problème d’animation existe, ce qui est prouvé par des séquences étonnantes, notamment un baiser plus vrai que nature et dont la beauté emporte tout sur son passage. Pour ce qui est enfin de la 3D, là encore Avatar nous fait oublier tout ce qu’on a pu voir auparavant. Dans tous les films en relief qu’on avait pu voir dernièrement, notamment Coraline, Là-Haut, U2 3D ou encore Le drôle de Noël de Scrooge, on avait systématiquement droit à des effets nous arrivant en pleine tronche et tombant devant notre nez, rappelant bien au spectateur qu’il était devant un film 3D. Surtout, même si certains films se révélaient pertinents dans leur utilisation de la technologie, on avait pas encore vu de film faisant oublier cette dernière qui était parfois utilisée comme un grand huit mais avait toujours tendance à rappeler sa présence. Jusqu’au miracle Avatar.  C’est simple : au bout de 5 minutes de film que ce soit en 35 mm ou en IMAX, on oublie totalement la 3D tant celle çi sert la mise en scène et permet une immersion encore jamais vu, prenant le spectateur et le plongeant littéralement dans l’univers de Pandora, lui donnant le vertige lors des séquences de vol ou lui donnant l’impression d’être entouré de verdures lors des passages en forêt. Et pourtant, le film réussi aussi le tour de force d’être aussi marquant en 2D qu’en 3D, le metteur en scène ayant avant tout penser à faire un grand film classique et à utiliser la 3D comme un plus indéniable certes, mais sans pénaliser les spectateurs contraints de le voir de manière classique. Mais attention, réduire le film a une simple vitrine technologique serait offensant et quand on connaît le narrateur hors paire qu’est Cameron, on était en droit d’attendre énormément. Et pour être servi, on a été servi…

Le spectateur va découvrir la planète en même temps que Jake Sully qui est tout aussi vierge de connaissances envers Pandora que le public et c’est donc tout d’abord un grand récit initiatique sur la formation du personnage à toute une culture, une façon de penser. Le personnage est immédiatement attachant de par son handicap et aussi enjoué soit il par la seconde chance que va lui offrir son Avatar, il va parcourir Pandora avec un plaisir communicatif, James Cameron nous invitant à visiter un univers ultra cohérent, à la richesse visuelle hors norme et qui marquera tout le monde avec ses nombreux tableaux incroyables. On ne peut que se laisser prendre au jeu et être en admiration devant Pandora tant la planète totalement originale créée de fond en comble par le maestro est fascinante, avec sa flore vivante et en interaction avec son peuple tout comme les différentes bêtes aussi impressionnantes qu’amusantes, à l’image du massive Thanator auquel notre héros va faire face dans une poursuite grisante ou encore des petits singes vertes à doubles bras qui nous étonneront autant qu’ils nous amuseront lors d’une apparition rapide. Le créateur est perfectionniste et cela se ressent tant la planète est riche et possède de très nombreuses subtilités parfois ultra détaillées et minutieuses. Évidemment, Jake Sully va se poser des questions sur la légitimité de son rôle en découvrant tout cela et va s’imposer petit à petit en héros. Dès lors, on peut voir fleurir partout des critiques décriant un scénario très classique, trop classique et dont on devine aisément la fin. La question n’est pas là. Jamais le réalisateur scénariste n’a annoncé un scénario révolutionnaire car au contraire, Avatar a toujours été présenté comme un grand récit d’aventure classique. Et c’est bel et bien ce qu’il est. Car à la même façon qu’un Star Wars, qu’un Seigneur des Anneaux ou qu’un Matrix, on retrouve dans Avatar les grandes figures imposées du récit mythologique classique qui régit depuis des siècles les grands récits universels. On retrouve donc un homme découvrant un monde en péril et qui va s’imposer au terme d’une initiation comme son sauveur. A t’on reproché aux exemples précédents d’être classiques? Non. Et tout comme eux, Cameron livre ici un film universel et joue brillamment avec les codes de ce type de grand récit pour que le spectateur plonge totalement dans l’univers du film, accompagnant son histoire d’un sous texte écologique brillamment amené et transcendé par la mise en scène de bout en bout. Rares sont les réalisateurs qui sont capables de porter le spectateur durant 2h40 sans voir le temps passé et une nouvelle fois, James Cameron réussi ce défi haut la main grâce au souffle totalement épique qui traverse tout le film et qui permet au public d’être émerveillé de la première à la dernière minute.

Le réalisateur réussi ce tour de force avec une galerie de personnages forts, allant du héros auquel on s’identifie immédiatement à Neytiri, un personnage féminin incroyable et très touchant, ou encore au bad guy superbement interprété par Stephen Lang, apparemment pas mal décrié comme le méchant cliché mais dont la caractérisation est minutieusement effectué par de nombreux petits détails montrant un personnage plus riche qu’il n’y paraît. Emporté par l’évasion incroyable que procure Pandora, le spectateur va s’attacher et vivre avec les protagonistes de l’histoire grâce au perfectionnisme légendaire du réalisateur qui ici mieux que jamais livre une mise en scène qu’on ne peut jamais remettre en cause tant le rythme est parfaitement soutenu, tant tous les plans sont parfaits et riches en détails. Et si cela sera appuyé par les 45 dernières minutes de bataille absolument dantesques dans lesquelles le réalisateur écrase littéralement la concurrence en mettant notamment en scène une bataille aérienne entre une centaine d’aéronefs et un énorme bataillon de reptiles volants avec un sens de la lisibilité et du dynamisme scotchant le spectateur sur son siège, le véritable coup de maître reste les nombreux moments de grâce du film. Très peu de réalisateurs sont capables d’insuffler des moments de poésie purs dans un tel métrage et Cameron le fait encore une fois, entre des séquences de nuit dans la forêt dont la magnificence va vous émerveiller, entre un baiser de cinéma comme on voit peu souvent, se révélant simple et touchant ou encore des séquences de vols virevoltantes et aussi jouissives que somptueuses. Car au final, et c’est finalement ce qui est le plus important avec Avatar, c’est qu’il fait partie de ses rares films tellement épiques et sincères qu’on les vit littéralement.

On s’attendait à une claque visuelle et une fois de plus, toutes nos attentes ont étés surpassées. Avec Avatar, James Cameron livre un film comme on voit minimum tout les 5 ans, un véritable monument au message universel et étant si riche et si sincère qu’on lui pardonne immédiatement ses rares défauts (notamment une bande son pas toujours bien utilisée) et que l’on oublie le côté technologique servant totalement l’histoire, tant le long métrage est dense et généreux, à tel point que le véritable reproche qu’on lui fait en sortant est d’être trop court (le film a été ramené à une durée de 2h40 pour coller à la durée de l’IMAX  et ne pas proposer le film dans différentes versions mais on sait qu’une version de plus de 3H arrivera). Une fable titanesque à voir et à revoir qui mérite d’ors et déjà de devenir un énorme succès populaire et qui sera à coup sûr vécue pleinement par de nombreux spectateurs qui découvriront le sourire aux lèvres un univers fascinant et magique, démontrant bel et bien que James Cameron est un génie humble et surtout, un cinéaste majeur qui ouvre la voie du cinéma du 21ème siècle par un récit aussi simple qu’inoubliable.
Plus qu’un chef d’oeuvre : une date dans l’histoire du cinéma.

Xidius

20
déc
09

Xidius présente…Wallace & Gromit’s Grand Adventures

C’est bientôt Noël, la neige tombe à flot, le Père Noël révise une dernière fois son plan, les transports en communs sont en grève, les gens n’osent plus prendre leur voiture… Tout est réuni pour rendre cette période si spéciale une fois de plus réussie et il n’est pas question de faire voler en éclat la magie si “Peace & Love” de cette bien jolie fête. Quoi de mieux alors que d’arrêter de faire des jeux dans lesquels on tue à tout va? Et oui, à défaut de faire un jeu spécial Noël, on retrouve le duo le plus pâte à modeler de l’animation pour repartir dans des enquêtes farfelus avec le chien le plus classe du monde, ce bon vieux Gromit. Chaussez vos blousons, armez vos neurones et préparez la loupe, c’est parti.

Xidius

15
déc
09

Quoi de neuf Dr.Musique?

Bienvenido on Absolute Zona, entre amigo ! Cette semaine, du programme qu’il est bon, avec de la news, du clip tout frais, de la musique entièrement gratuite et même du porno. Comme quoi, tout part vraiment en live sur ce site.

On avait déjà le nom et la tracklist, on a désormais la pochette ! Heligoland, le nouvel album de Massive Attack, est toujours prévu pour le 2 février et non content de ne quasiment plus rien cacher sur son identité, le petit album nous livre son premier single! Après Pray for Rain & Splitting the Atom que vous pouvez écouter sur l’EP Splitting the Atom, ou Atlas Air, Flat Of The Blade et Girl I Love You découvertes en live (sous les appellations “Marrakesh”, “Bulletproof Love” &  “16 Seeter”), le groupe livre Paradise Circus dans un clip très hot puisque contenant du contenu pornographique. Mais ça n’empêche pas l’ensemble de défoncer, et ça s’écoute en cliquant sur la pochette !

Travailler comme batteur pour Trent Reznor, ça doit aider dans la vie. C’est en tout cas ce qu’on se dit quand on voit que le premier album de The New Regime, le nouveau groupe d’Ilan Rubin, ancien batteur des Lostprophets qui a assuré le rôle de dernier batteur de Nine Inch Nails, est proposé gratuitement et légalement sur internet via le site de NIN. Allez, c’est Noël, faisons des cadeaux aux lecteurs… Cliquez sur la pochette de Coup et découvrez mes enfants !

Jason Lytle, l’ex cerveau de Grandaddy, continue son bonhomme de chemin en solo. Le bonhomme aime la musique indé qui fait planer avec l’impression d’avoir ingurgiter quelques substances illicites et le plus beau dans tout ça, c’est qu’il est généreux. Il fait tourner le bonhomme ! Et oui, pour Noël, il offre un album de 7 chansons que vous pourrez attraper en cliquant sur la drôle de pochette ci dessus.

Enfin, pour tout ceux qui pensaient une bonne fois pour toute que Portishead avait définitivement arrêter avec l’album Third et bien apparemment non. Ils viennent de sortir Chase the Tear, un titre destiné à être vendu pour Amnesty International et vous pouvez l’écouter juste au dessus. Même si nous, on vous conseillerez de faire le bon geste…

Xidius, qui fait des cadeaux

14
déc
09

Xidius présente…The Saboteur

Espionnage, infiltration, sabotage, assassinat, destruction…Tout ce que l’homme a fait de plus beau, il l’a mis au service de la guerre. Et quand certains développeurs décident de reprendre la formule ultra efficace du GTA-Like pour l’adapter à la sauce résistance durant la Seconde Guerre Mondiale, et bien non seulement on peut mettre en action l’ensemble de ces domaines mais en plus, le projet donne sacrément l’eau à la bouche. Et puis au moins, on peut pas dire que Xidius bourrine toutes les semaines comme il l’a fait dernièrement…

Xidius, en retard.

13
déc
09

Alan Moore for Dummies.

Et oui. Dimanche soir, une nouvelle vidéo postée par Xidius sur Absolute Zone et pourtant, ce n’est pas un Xidius présente. Parce que le travail prime malheureusement parfois sur d’autres secteurs tels que le journalisme, l’émission de jeu vidéo la plus “computer-iste” du paf ne vous sera livrée que demain. Mais comme je refuse de m’abaisser à mes soucis personnels et d’abandonner les lecteurs qui viennent en quête de découverte, de savoir ou de divertissement, pourquoi ne pas leur offrir le fruit d’un travail acharné qui a occupé toutes les soirées de ma semaine et m’a même causé une nuit blanche? Surtout quand ça parle Comics.
Je vous livre donc une rétrospective rapide et concise de la carrière d’Alan Moore, auteur à la carrière monstrueusement riche et aux œuvres tout aussi titanesques puisque le monsieur est légèrement le papa de V pour Vendetta, From Hell ou encore Watchmen. Et si à la fin vous allez envie de lire des travaux du monsieur, faites le moi savoir, ça me fera très plaisir. A vrai dire, j’ai déjà convaincu une trentaine de personnes avec ça. De la propagande, en quelque sorte.

Xidius

11
déc
09

Dead Set, la claque venue d’Angleterre.

2009 n’aura pas été une année très prolifique pour tout fan de zombies qui se respectent, la production cinématographique n’aillant pas été très brave, entre un Zombieland programmé pour un public de 7 à 77 ans, un [Rec]² en carence de neurones (Et oui.) et…c’est tout. Les salles obscures étaient plutôt axées à bouffer du vampire sous toutes ses formes (Twilight, Morse, Blood, Thirst…) mais pour les morts vivants, il fallait se tourner ailleurs. Et si le direct-to-dvd nous a encore livrer son lot de petits films rigolos (Dead Snow et ses zombies nazis par exemple), force d’avouer que ceux qui cherchaient du mort vivant qui te rentre dans le lard, t’en colle plein la gueule et qui se révèle subversif bah… C’était pas la fête. Heureusement, et alors que la diffusion datait déjà d’un an en Angleterre, Ciné Cinéma Frisson nous a ressorti du placard une véritable bombe, mini série honorant les codes de son modèle et se révèlant d’une efficacité aussi impressionnante pour de la TV que jouissive. Mesdames et messieurs geeks, merci d’accueillir le messie télévisuel de cette année : Dead Set.

Le pitch de base de Dead Set est simple et pourtant étonnant. Alors que toute l’équipe de Big Brother, l’émission phare de télé réalité, prépare le grand prime de la semaine dans son studio isolé en bordure de Londres et rempli de fans, l’Angleterre fait face à un virus dévastateur qui touche rapidement la population et transforme les gens en infectés, des morts vivants assoiffés de sang. Et bien évidemment, il se trouve que le virus va arriver jusqu’aux studios de la chaîne E4… A priori, l’histoire de cette mini série de 5 épisodes, un de 3/4 d’heure et les 4 autres de 20 minutes, se révèle assez loufoque sur le principe. Quand on voit le résultat, on serait plutôt tenter de se mettre à genoux devant la force de l’ensemble.

La chaîne E4 prend déjà un soin tout particulier à rendre l’ensemble crédible puisque non seulement la maison de Big Brother est celle d’origine et de plus, la présentatrice originale du show garde son rôle dans la série. En collant à la réalité, E4 s’immisce au cœur de l’une de ses émissions phares pour mieux la dynamiter de l’intérieur, car si la série propose évidemment de voir les personnages types de Big Brother (la blonde siliconée au Q.I aussi élevée qu’un moineau, les jeunes sportifs plus bourrins qu’autre chose ou encore le vieux beauf passant son temps à faire des réflexions ridicules,etc…)  se faire bouffer en ne lésinant jamais sur le gore (et ça déjà, ça fait plaisir!), elle se pose comme une autocritique de la TV réalité virulente et sans concession, E4 utilisant le zombie comme une métaphore aux spectateurs de ce type de show, ce que la série ne manquera pas d’ailleurs d’expliciter dans certains plans à la puissance évocatrice énorme. De plus, et parce que la chaine fait les choses biens, la réalisation de l’ensemble est de très haute volée et piochant dans des modèles comme 28 Jours plus Tard (on a fait pire tout de même…), elle se montre toute aussi efficace que son modèle, partageant d’ailleurs avec lui de nombreux points communs tels que le fait que les zombies soient des infectés, qu’ils courent ou encore que tout bêtement ça se passe en Angleterre.

Dead Set nous fait donc oublier une année d’une tristesse alarmante pour le genre et montre que oui, c’est possible de faire du divertissement intelligent et posant une réflexion sur les habitudes audiovisuelles du public, ce qui entre nous non seulement tient du miracle. Saluons donc bien haut les anglais pour leur courage, un tel projet étant impensable sur une aussi grosse chaîne en France, et remercions les en regardant une fois de plus cette jolie tuerie.
Messieurs, je vous félicite d’outre manche !

Xidius

08
déc
09

Incontournables des 90’s…Nevermind

Il faut admettre que quand on regarde dans le passé, on trouve parfois des horreurs qu’on aurait préféré oublier. Souvent, c’est pour une question vestimentaire. Et quand on revoit les années 90 et les vêtements portés à l’époque, que des séries comme Hartley Coeur à vif ou Hélène et les Garçons nous rappelle, on se dit que c’était pas toujours très beau. Pourtant, on était pas toujours pleinement conscients de notre habit. On avait même tendance à suivre le mouvement à la mode ou certains courants forts appréciés pour avoir l’air cool. Parmi l’un des mouvements les plus forts au début de ce siècle chez les adolescents, on a notamment eu celui nous faisant porter des jeans déchirés, des tee shirts trop grands et poussant les amateurs à être dans un état défoncé. Et ouais, le grunge c’était du rock’n roll tout en étant bien plus. C’était tellement underground que ça a été un véritable phénomène, porté par un disque au succès monstrueux… Nevermind de Nirvana !

Nirvana, c’est le groupe tombé au bon endroit au bon moment et qui surtout faisait la musique qui fallait à l’époque propice. Après un premier album Bleach qui n’aura pas retourner les foules tant que ça, la tornade Nirvana explose tout sur son passage en 1991 avec cet album Nevermind, étant 1er des charts devant Michael Jackson dans de nombreux pays et étant ultra diffusé que ce soit à la radio ou à la TV. Et si on n’expliquera pas la suite et le destin tragique de la fin du groupe, on va cependant se pencher sur le summum de leur carrière.

Nevermind est à vrai dire bien plus qu’un simple album en raison de son succès et notamment du premier titre de l’album, mondialement connu et que vous avez assurément déjà entendu de nombreuses fois, l’ultra cultissime Smells Like Teen Spirit. Un côté décharné avec sa guitare saturé, sa ligne de basse programmée pour faire péter les enceintes sans compter la batterie de Dave Grohl qui martyrise gentiment son instrument tandis que l’icône Kurt Cobain vocifère gueule grande ouverte durant le refrain, voilà les ingrédients qui auront fait de cette chanson un tube interplanétaire et même le véritable hymne du mouvement. Et à vrai dire, la formule va être réutilisée tout le long du disque, que ce soit avec In Bloom et sa guitare bien défoncée durant les couplets (même si Cobain est compréhensible durant toute la chanson ce coup çi), Come as you Are avec une composition plus posée sur les cordes même si le rythme est toujours aussi rapide. Le gros riff montrant immédiatement l’inspiration du punk sur le mouvement et le groupe vient avec Breed, tout comme Territorial Passings qui marche sur la même structure tandis que Lithium permet au leader d’épiloguer sur l’un de ses sujets préférés : la drogue. D’ailleurs, ça parle de thèmes très joyeux à travers tout le disque comme la mort, la solitude, la souffrance, etc… Et quand bien même ça gueule pendant tout le reste du disque, Nirvana nous fait la surprise de terminer sur une ballade plutôt efficace avec Something in the Way, qui étonne de par son calme vis à vis du reste, signalant bien qu’on est arrivé à la fin!
Certains détestent, d’autres adorent. Il n’empêche que Nevermind permet de retomber dans le passé au détour d’un seul disque qui s’est imposé comme le symbole d’une génération et comme l’un des monuments d’un phénomène culturel qui sera mis à mal très rapidement par la musique industriel notamment. Enfin ça, c’est une autre histoire…

Xidius

06
déc
09

Xidius présente…Serious Sam HD : The First Encounter

La subtilité a beau avoir du bon, parfois il faut savoir rentrer dans le lard pour faire le ménage. Et quand la planète Terre cours à sa perte face à une armée de monstres belliqueux téléportés depuis un autre dimension, pourquoi mettre en place des plans stratégiques quand il suffit d’envoyer Serious Sam, cousin germain de Duke Nukem et du Painkiller, pour aller faire le ménage dans le sang, la joie et la bonne humeur, fusil à pompe au poing? C’est parfois si simple…

Xidius, el burrino.

05
déc
09

Critique ciné en avant première: [Rec]²

2006. Un teaser affole le web qui crée le buzz autour de cette vidéo dans laquelle l’on voit en caméra infrarouge des spectateurs espagnols sursauter et hurler dans une salle de cinéma face à ce qui s’annonce comme étant un chouette film d’horreur. Quelques mois plus tard, le succès est là et [Rec] séduit autant les spectateurs que les critiques avec sa mise en scène ultra immersive, plongeant le public dans un cauchemar à l’efficacité n’ayant d’égal que l’intelligence de mise en scène. Jaume Balagueró & Paco Plaza sont propulsés sur le devant de la scène et le succès est tel que les américains, ce peuple ne sachant pas lire des sous titres, orchestre à la vitesse de la lumière un remake copié/collé : En Quarantaine. Avec un tel succès, il était difficile de croire qu’on allait plus entendre parler des deux petits génies à l’origine de ce très sympathique premier film et non content de les revoir derrière la caméra, ils reviennent carrément avec un [Rec]² ! Les réalisateurs ont même eu la gentillesse de présenter un mois en avance le film à Paris la semaine dernière, invitant une salle pleine à craquer à réagir vivement au film, en applaudissant, criant, riant, etc…
Les lumières se ferment et c’est reparti pour un tour dans l’immeuble glauque…

Le problème avec un tel film, avant même que celui ci commence, est de succéder à son prédécesseur en gardant toute l’intelligence et la malice qui le caractérisait. De l’aveu des réalisateurs, le but du premier épisode était avant tout de construire le cauchemar le plus crédible possible, ce que le film avait réussi à faire en réussissant là où bien d’autres tels que Cloverfield avaient échoués : surpasser fondamentalement les problèmes de la caméra portée et notamment le paradoxe de l’homme qui filme tout en se faisant attaquer ou qui pose son objectif là où il faut au bon moment alors qu’il découvre la scène en même temps que le spectateur, ne sachant pas ce qui va arriver. En posant comme postulat de base une équipe de journalisme déterminée à faire un reportage immersif et donc un caméraman prenant tout ce qu’il peut filmer pour garder un témoignage des évènements vécus (surtout qu’ici la situation tournait au vinaigre de manière assez impressionnante), les deux réalisateurs avaient réussi le tour de force de donner de la crédibilité à une situation somme toute délirante, et à emmener le spectateur avec eux dans un grand huit brutal et fort réjouissant. Par la même occasion, ils mettaient en pratique une mise en scène originale et atypique, leur permettant de contourner quelques peu les codes du genre même si il faut bien admettre que les pics horrifiques étaient tout de même très classique (le coup de la caméra faisant un 360° dans la trappe, qui ne l’a pas vu venir?). Bref, quand un tel film exploitait son concept à 200% et utilisait à merveille le principe de la cassette retrouvée, comment enclencher un deuxième opus fonctionnant aussi bien et étant aussi malin?

Le film démarre et le nouveau postulat de départ étonne : on va suivre une escouade d’élite prête à rentrer dans l’immeuble pour découvrir ce que sont devenus les éventuels rescapés et défourailler le restant d’enragés désireux de bouffer tout ce qui bouge. Et évidemment…l’un d’eux filme. Si le principe est tout de suite plus poussif que le premier, il est cependant contre balancé par le fait que chaque membre de l’équipe possède une petite caméra sur son casque, ce qui permettra durant le film d’afficher lors de quelques scènes le point de vue précis d’un des membres lorsqu’il est envoyé en repérage… Le duo cherche ainsi à multiplier les points de vues pour complexifier son récit, ce qui n’est pas une mauvaise idée à la base même si il faut admettre que là encore le problème est de tenir la longueur du point de vue de la justification ce qui semble être le cas. Les 4 hommes rentrent alors dans l’immeuble en compagnie d’un guide plus ou moins mystérieux dont les objectifs ne semblent pas très clairs et durant les 25 prochaines minutes (la première demi heure quoi), le film tient bien la cadence. Si la surprise est évidemment retombée et qu’on sait pertinemment que nos 5 bonshommes vont faire quelques rencontres tourmentées, l’ensemble a le mérite de surprendre sur quelques points (ils montent direct au fameux dernier étage…) et de se révéler muscler, le film prenant alors durant cette première partie le parti d’être bourrin et d’être au premier film ce que le Aliens de Cameron était au 8ème passager de Ridley Scott, à savoir une suite gonflée à la testostérone et à l’adrénaline. Très vite donc, ça arrive dans tous les sens, ça flingue généreusement et on assiste même à une embuscade pour le moins cocasse et efficace, le métrage se révélant assez fun durant cette demi heure. Oui mais voilà. A force de vouloir tout péter vite fait bien fait, les policiers pètent leur caméra en passant, détruisant le cœur de leur dispositif filmique au bout de ses 30 premières minutes encourageantes. Et vu qu’il reste encore une heure de film, il faut bien trouver une autre caméra donc un autre point de vue. Et comme on dit… Là, c’est le drame.

Les deux réalisateurs avaient ils vraiment envie de faire cette suite ou était-ce par obligation? C’est la question qu’on est en droit de se poser quand on découvre les prochains protagonistes que nous allons suivre dans cette histoire infernale : trois couillons adolescents. Ne faites pas les surpris, si vous avez vu la bande annonce vous le saviez et la magnifique affiche (hum) mettait déjà bien la puce à l’oreille. Vous allez donc suivre 3 adolescents au QI véritablement aussi poussé que celui de votre poisson rouge (et encore), qui vont s’incruster dans un immeuble mis sous quarantaine et surveillé par toutes les forces de l’état en passant par… une bouche d’égout. Il faut dire que c’est tellement cool, d’aller vagabonder dans un immeuble entouré de flics, pompiers et autre… A vous donc de suivre des têtards débiles s’en sortant quand bien que mal et qui préféreront continuer de filmer leur pote en train de se faire dézinguer la tronche et tendre un flingue à leur ami pour que celui çi se charge du problème plutôt que utiliser le flingue eux mêmes! Vous l’avez compris, une fois cette première demi heure passée et le changement de cadreur effectué, [Rec]² sombre dans la connerie grotesque et flingue toute crédibilité, enchaînant alors un ensemble de scènes toutes plus débiles les unes que les autres, la stupidité des personnages n’ayant d’égal que la faculté du scénario à méticuleusement piétiner tout ce qui faisait la qualité du premier épisode. Car si cette suite flingue dans les grandes largeurs le réalisme de l’ensemble et ne laisse finalement plus aucune chance d’y croire ne serait ce qu’une seconde dans sa seconde puis dernière partie, elle va consciencieusement désamorcer l’autre point fort du précédent : le mystère. Si [Rec] était aussi terrifiant notamment dans son dernier quart d’heure, c’est parce qu’il avait l’intelligence de laisser planer le mystère. L’utilisation de la caméra infra rouge diminuait le champ de vision, le dernier étage était extrêmement glauque et laissait entrevoir d’horribles secrets et surtout, parce qu’on en savait peu et que le monstre final était seulement très vite aperçu, l’ensemble était très malsain et d’autant plus terrifiant que non identifiable car comme on dit, l’inconnu inspire la peur. C’est donc pour approuver cette démonstration que [Rec]² a décidé de faire carrément l’inverse. Ainsi, TOUT ce qui était laissé en suspend dans le premier opus est explicité ici, laissant place à une histoire fantastique empruntant tellement à l’Exorciste de Friedkin qu’on y voit même des gamins marcher au plafond et balancer des saloperies avec une voix d’adulte. Pour l’originalité, on repassera, notamment quand en plus on doit se taper un prêtre ridicule prétextant être en mission pour Dieu et indiquant toutes les 5 minutes à la caméra de bien tout filmer, histoire de donner un reste de légitimité à l’ensemble. Surtout, le monstre final totalement difforme et seulement aperçu dans le premier (l’horreur était suggérée laissant l’imagination faire le reste) n’aura plus aucun secret pour vous puisque vous aurez la chance de le voir en face caméra et même d’observer sa chevelure de rêve ou son regard flamboyant en gros plan, la bête venant faire coucou à la caméra, avant de laisser place à un climax que l’on voyait arriver à 3 kilomètres et qui se révèle rigolo à défaut de terrifiant. Ce qui est bien le problème…

Ainsi, [Rec]² échoue sur toute la ligne. Malgré une utilisation de la caméra toujours aussi ingénieuse, le film montre les limites de sa forme en se révélant totalement con sur le fond et en essayant tant bien que mal de justifier le fait qu’un débile filme tout ce qui se passe, sauf qu’utiliser un mongol répétant toutes les 5 minutes qu’il faut absolument tout filmer tue le concept même. Même si le film se révèle ambitieux en apportant de nouvelles choses telles que la multiplication des points de vue, le scénario over bordélique annule tout effet en le rendant caduque et se charge surtout d’approfondir l’histoire avec la finesse d’un bulldozer en explicitant tout de façon ultra cliché. Devant une telle débandade, on en vient à tirer comme conclusion que les deux réalisateurs n’avaient pas tellement envie de faire le film qui se révèle par moment efficace sur la forme mais finalement totalement vain et quand on sait qu’un troisième épisode est déjà prévu, on se trouve de nouveau face à la bonne surprise devenue par la suite une franchise machine à fric détruisant tout intérêt, ce qu’on avait déjà vu ces derniers années au cinéma (qui a dit Saw?). Dans tous les cas, que tout ceux qui souhaitait voir avec [Rec]² un film d’horreur réellement flippant et viscéral ne s’attendent pas à des miracles, le film reflétant parfaitement l’état actuel d’un genre qui a petite mine car nous avons une fois de plus l’exemple d’une phrase qu’on a tendance à souvent retrouver ces temps ci au cinéma : A trop vouloir en faire, on fini souvent par faire n’importe quoi. Et une franchise de niquée, une de plus!

Xidius

03
déc
09

La découverte musicale du moment…Wolfmother

Il n’est pas là mardi parce que le boss décide de poster une journée en retard, il n’est pas la mercredi parce que Bigorneau fait un article et on va pas l’en empêcher… Il est donc là jeudi. Mais qui ça? L’article musicale de la semaine bien sûr ! Et figurez vous qu’à l’origine, j’étais censé parler des Them Crooked Vultures. Puis figurez vous que j’ai écouté l’album, qui m’a laissé froid. Comme le hasard fait bien les choses, Meekko en a parlé récemment et donc du coup, j’ai refouillé le calendrier des sorties avant de tomber sur du rock, du vrai, du bien. Du Wolfmother même.

Et oui, encore un nom étrange lorsque l’on traduit et qui est rarement énoncé dans nos biens beaux médias. Et pourtant, les petits gars de Wolfmother sont réunis depuis 2000 et ont creusé leur petit bout de chemin jusqu’au succès en 2006 avec leur premier album éponyme, célébré par des critiques enthousiastes et un public chaud à chaque passage du groupe en festival. La réputation monte et ça se paie même le luxe de prendre un petit Grammy Award pour le tube Woman ainsi qu’une pluie d’autres récompenses qui arrivent d’à peu prêt toutes les cérémonies de la planète. Évidemment, les petits gars sont attendus au tournant avec le passage fatidique du deuxième album. Il arrive de l’espace, et il leur permet de confirmer en beauté… Mesdames & messieurs, Cosmic Egg !

Une basse qui ronronne grassement, une rythmique qui assure le rythme impeccablement, une guitare qui s’installe avec un son dont l’écho est quasi spectral avant de tout faire péter dans de grands riffs qui envoient du lourd et des solos qui chatouillent les cordes comme il faut. Wolfmother, c’est le groupe de hard rock qui partirait presque avec un morceau à l’ambiance proche d’une transe électrique sur son nouvel album avec California Queen. Mais ce qui fait que l’ensemble marque immédiatement l’esprit, c’est aussi (surtout?) la voix d’Andrew Stockdale qui sonne bon les 70’s. Une voix haute, indiquant immédiatement qu’on est pas là pour se prendre la tête, on est là pour une seule chose : le Rock ! On compare le groupe à Led Zeppelin, à Black Sabbath, à Deep Purple, aux White Stripes ou même aux Doors. (faut aller la chercher celle là…). Que nenni, si Wolfmother sent les inspirations nombreuses et variées, le résultat est encore une fois là : Cosmic Egg envoi son lot de chansons qui déboitent comme il faut, à l’instar des tubesques New Moon Rising, Sundial, le très classe Cosmic Egg ou encore Pilgrim. Vous êtes nostalgique et vous souhaites changer la bande son de votre prochaine virée en Harley sur la Route 66? Wolfmother est tout indiqué les mecs. Alors maintenant, vous cliquez sur la pochette !

Xidius